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Dans ma tête

L’accumulation

Mon professeur de psychopathologies à la fac disait « ranger son logement c’est ranger sa tête ». J’ai envie d’ajouter que « trier son logement c’est trier dans sa tête ».

Un déménagement se profile. Oh pas avant l’été. Mais l’été c’est demain, surtout quand on a un planning bien plein (et qui continue à se remplir).

Et en préparation dudit déménagement, j’ai commencé à faire du tri dans les placards, les armoires et les commodes.

 

C’est fou ce qu’on peut accumuler non?

J’ai retrouvé des choses dont je pensais m’être débarrassée depuis longtemps. Des choses que je ne savais même plus avoir. Des choses que je n’utilise jamais parce qu’elles ne sont en fait pas adaptées.

Contrairement à ma mère et ma grand-mère, je ne montre pas (pour l’instant) de prédisposition au syndrôme de l’écureuil, et je n’ai aucun problème à trier … par le vide. Même un peu trop. J’aurais tendance à jeter des choses qui pourraient encore s’avérer utiles, contrairement à la plupart des gens qui ont tendance à dire « oh mais non ça pourrait servir un jour ! ».

 

Je me demande bien quelle signification il faut mettre derrière cette accumulation de possessions, au delà de l’influence de notre société de consommation qui nous pousse sans cesse à acheter. Quand je regarde mon salon, je me dis qu’il pourrait y avoir au moins un tiers des meubles en moins sans cette accumulation.

Ma vaisselle est bien plus accessible depuis que j’ai mis le nez dans ce placard là. Et j’aime bien mieux mon entrée depuis qu’une bonne partie de la déco sur les murs a disparu.

En vérité plus je jette et plus je me sens légère. Comme si j’avais plus de place pour penser et vivre. Sans doute aussi parce que le vide – comme le silence – ne m’effraye pas. (Ah si … le vide entre les deux oreilles, ça ça m’effraye)

Et voir de la place dans les placards et les meubles me réjouit.

Que ne l’ai-je fait plus tôt!

 

Je trie régulièrement ma penderie. Par obligation, sous peine de la voir exploser. Mais pas vraiment le reste de l’appartement. Comme tout un chacun j’empile, caché derrière les portes des placards.

Mais quand on y pense on utilise presque toujours les mêmes objets. Et il y en a beaucoup pendant ce temps-là qui prennent la poussière et l’oubli.

Quand je vois le bien que ça me fait, je me dis qu’il faudrait mieux s’en débarrasser au fur et à mesure…

Discussion

2 Responses to “L’accumulation”

  1. Ça me fascine toujours de voir que certains sont capables de trier/vider alors que je ne le suis pas du tout… J’en suis incapable, je me dis toujours que ça pourrait servir. Comme le frigo, j’ai besoin que ça soit plein parce que là, je n’ai pas envie de saucisses, mais peut-être que demain, j’en aurai une fringale folle et si elles n’y sont pas je vais être hyper frustrée, pas le temps d’aller à la supérette d’à coté. D’ailleurs c’est pareil pour les m&m’s, les tablettes de chocolat, le fromage… ou le portable, c’est pas tant le fait de téléphoner que je paye avec mon forfait, que la « possibilité » de téléphoner si j’ai besoin/envie.

    Posted by poulpynette | 2 mai 2014, 21:04
    • Moi là si je m’écoutais, je me débarrasserai de presque tout (pas mes habits par exemple) et je repartirai de zéro. Evidemment pour des raisons financières ce n’est pas possible. Je crois d’ailleurs que Zermati m’a débarrassée de ce besoin de « posséder au cas où ».

      Posted by Shaya | 3 mai 2014, 10:29

A vous les studios

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