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Cogito

Jusqu’à quel point sommes-nous notre propre ennemi ?

Combien de fois nous faisons nous une montagne de ce qui ne sera même pas une colline ? Combien de fois renonçons nous à faire quelque chose tant nous avons la certitude de ne pas y arriver ? Particulièrement quand il s’agit de changer un élément de ses habitudes, de son comportement.

 

Cette question m’intéresse à titre personnel, vous allez voir, mais à titre professionnel aussi. Je fais partie de ces acteurs de santé censés inciter à l’arrêt du tabac mais je ne suis pas tabacologue déjà et souvent les gens qui ont un cancer réagissent de deux manières totalement opposées : soit ils s’arrêtent d’eux-mêmes, soit ils disent que s’arrêter là ce n’est pas le moment avec tout ce stress à gérer etc…

Et … j’ai toujours du mal à les contredire sur ce dernier point.

 

J’avais parlé ici même de la nécessité que j’avais de devoir réduire ma consommation de thé et des problèmes (angoisses?) que cette nouvelle apportait. A fortiori parce que pour travailler sur la problématique de l’obésité je sais qu’il est souvent difficile de changer les comportements alimentaires dans la durée et que ça demande du temps. Donc je m’attendais à devoir lutter contre moi-même et des réflexes pris depuis des années, pendant … des mois.

Nouille que je suis.

En fait la transition thé du midi –> tisane du midi s’est faite sans douleurs. Bien aidée par des amies et un achat dissocié entre les tisanes du midi et celles du soir. Le plus compliqué finalement a été de perdre le réflexe, ce mouvement plus réfléchi, de se faire un thé le midi comme le matin ou à 16h.

 

J’aurais dû me douter que ça se passerait bien en fait.

L’année dernière sur une démarche personnelle, j’ai déjà supprimé le sucre de mon thé. Longtemps, très longtemps, j’ai mis 2 sucres par thé. Jusqu’au jour où ma mère m’a fait remarqué que buvant entre 3 et 5 thés par jour, j’avalais au passage entre 6 et 10 morceaux de sucre … ah oui quand même. Alors je suis passée à un sucre par thé mais sans jamais passer le pas de supprimer complètement. Je me disais que je n’allais pas aimé le goût, vraiment pas, que je ne m’y ferais JA-MAIS. Et puis lors d’une discussion avec une patiente devenue diabétique à cause d’un traitement (ça c’est le combo pourri, tu es soignée pour une maladie et le traitement t’en file une autre) elle m’a raconté comment elle avait d’elle-même complètement modifié son régime alimentaire pour s’assurer une glycémie la plus stable possible avec le minimum de médicament (nb : le diabète comme le cholestérol on sait qu’une modification du comportement alimentaire peut permettre de se passer de médicament). Notamment elle avait supprimé le sucre de son café. Elle m’a dit « les 2-3 premiers cafés sans sucre j’ai fait la grimace mais après on s’y fait et maintenant je ne m’imagine plus du tout mettre de sucre ». Si elle avait réussi pourquoi pas moi ? J’ai effectivement fait la grimace les 2-3 premiers thés. Et après j’ai retrouvé la subtilité du goût, les nuances. Aujourd’hui moi non plus je ne m’imagine plus mettre du surcre dans mon thé (sauf si c’est un Lipton dégueu en sachet) …

 

Et ça n’a pas été si difficile que ça. Pas plus que pour supprimer un thé.

C’est ma tête qui se l’était imaginée.

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