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Shaya

Shaya has written 597 posts for En Shayalandie

Cigares et mojito

J’arrive !

« Ça fait longtemps que vous n’êtes pas partie à l’étranger ! » m’ont dit mes « vieux » patients. Ceux qui me connaissent depuis assez longtemps pour se souvenir de la dernière fois où je suis partie donc. Et un peu des fois d’avant.
Enfin « longtemps » …
Techniquement la dernière fois que je suis allée à l’étranger c’était en janvier de cette année mais j’imagine que Venise et l’Italie c’est presque la France et en tout cas pas suffisamment loin dans la tête de mes patients. Je les ai trop habitués à plus loin que ça ;).

Donc d’après leurs standards c’est le Pérou mon dernier voyage à l’étranger. Et longtemps c’était ……… il y a 3 ans.
C’était hier …
C’était dans une autre vie … (bref…)

J’ai hâte de ce voyage. Encore plus depuis que je suis justement passée en mode « voyage » : préparant ma valise et épluchant mon guide pour l’apprendre par cœur. Mon corps et encore là mais ma tête est ailleurs …

J’ai besoin de ce voyage aussi. Besoin de partir loin, de couper avec le quotidien, avec les gens, de ne m’occuper que de moi et d’oublier les problèmes des autres. Besoin de changer de culture, de langue, de climat. La promesse de température autour de 30° et d’enfiler shorts et débardeurs en avance sur la France étant une cerise supplémentaire (même si au bout de 2 jours je râlerai d’avoir chaud).

Mon corps a besoin de ce voyage. En deux semaines, j’aurai enchaîné la gastro et une méga crève. Signe que je suis crevée et que mes défenses immunitaires sont à la traîne. Que j’ai besoin d’ailleurs.
(Et de m’asseoir sur le mépris de ceux qui ne bougent jamais envers ceux qui voyagent)

Besoin de déconnexion aussi et ça tombe bien pour le coup Cuba s’avérera parfaite, internet y étant rare, cher et (très) lent.
La seule frustration sera probablement de ne pas pouvoir partager mes photos au fil de mon séjour. Je pourrai le faire après comme on m’a dit … certes mais je me connais, je n’aurai pas le même élan, il n’y aura pas cette spontanéité comme quand je mets le soir les photos des lieux qui m’ont émerveillée dans la journée. C’est rigolo les habitudes qu’on se crée même en voyage.
Je reprends toujours mes photos de voyage après … pour constituer mes livres photo et là c’est complètement différent dans la façon de faire, de trier et d’analyser. Plus intime.
Alors peut-être que ce voyage sera tout simplement ainsi, plus intime.
Mais j’ai quand même trouvé le # pour symboliser ce voyage, des fois que … Ce sera donc #CigaresEtMojito !

Cuba on m’a dit beaucoup de toi, on m’a promis beaucoup de toi, j’attends beaucoup de toi.
Dans tous les cas … j’arrive bientôt !

Vous serait-il possible de la fermer svp ?

Keep calm and breath

Un matin, au réveil, en ouvrant mon flux instagram j’ai découvert cette image de Sketches in Stilness (que j’aime beaucoup d’une manière générale) et ça m’a fait comme une petite révélation : « c’est tellement ça ».

Je suis fatiguée de l’avis des autres. Et je suis fatiguée qu’ils me l’imposent constamment.
Oh je ne dis pas que je suis toujours parfaite en la matière loin de là. Ça doit m’arriver quelque fois, ça m’arrive surement quelque fois. Mais j’essaye d’éviter d’imposer aux autres ce que je pense du gouvernement en place, de celui d’avant, et de tout un tas d’autres sujets moins politiques mais pas moins polémiques … et je ne dois pas trop mal réussir puisqu’une fois, un ami proche, vraiment proche, m’a dit une fois « mais en fait je ne sais même pas pour qui tu votes » (plus beau compliment) alors qu’on avait parlé politique plusieurs fois ensemble (mais sans que je lui impose MON avis manifestement).

Ça ne veut pas dire que je n’en ai pas d’avis. Sur le réchauffement climatique, sur l’église, sur les fonctionnaires. Simplement que je le garde pour moi. Je ne ressens pas le besoin de l’étaler partout, je ne ressens pas le besoin d’en parler partout, ni de le confronter à celui des autres pour le renforcer ou me sentir détentrice de la parole sacrée et chargée de l’imposer.

J’évite aussi d’imposer mes opinions parce je sais qu’on ne m’en fera pas aisément changer. Et qu’on ne parle pas aux murs, pas plus qu’ils ne se parlent entre eux. Je me suis rendue compte récemment que j’étais franchement solide sur mes bases, que je mettais du temps pour construire mais avis mais que je n’en changeais pas facilement : j’ai fait quelques séances d’hypnose, une histoire de sommeil perturbée qui ne s’arrangeait pas comme je voulais depuis qu’une nuit de novembre 2015 je me suis réveillée avec un steak tartare à la place du mollet. Et j’ai raconté tout ça et tout ce qui concernait la Maladie à l’hypnothérapeute. Parce qu’il était évident pour moi que mes rapports compliqués avec le sommeil s’étaient noués là, dans l’abandon de la nuit où la Maladie avait porté sa première banderille. L’hypnothérapeute n’a pas pu s’empêcher de vouloir chercher une cause psychique à la Maladie, une explication, une raison, une trace dans mon histoire qu’il pourrait relier. Et je lui ai gentiment mais fermement fait comprendre qu’il ne fallait pas, qu’il n’en trouverait pas, qu’il n’en trouverait jamais. Que j’avais cherché un temps aussi au fin fond de mon cerveau avant de réaliser comme c’était vain, que ça ne changerait de toute façon rien. Il a fait marche arrière. Lui.

Mes proches apprennent vite que le silence n’est pas un problème pour moi, que je peux me passer de dire et d’exprimer si on ne me donne pas l’espace nécessaire pour ça.
L’autre jour, au café, mes collègues disaient qu’elles trouvaient qu’en réunion on ne s’écoutait pas assez les uns les autres. Je rigolais en me disant qu’il nous faudrait un bâton de parole. Quelques instants plus tard, sur un autre sujet, deux d’entre elles m’ont coupé la parole en forçant le volume de leur voix pour couvrir la mienne et réagir à ce que je venais de dire sans me laisser finir ma phrase. Je ne l’ai jamais fini. Je ne dis pas que mon avis ne peut pas être intéressant, mais il mérite qu’on lui laisse de la place, je ne vais pas forcer à parler plus fort que les autres pour l’imposer.

J’aimerais bien qu’on me rende la pareille parfois.

Créer des liens durables

Carte postale noire sur laquelle il est écrit "il faut donner sans se souvenir et recevoir sans oublier"
Mes patients <3

C’est à eux qu’il faudrait demander évidemment, mais pendant longtemps je n’ai pas été une grande sœur très … impliquée auprès de ma petite sœur et de mon petit frère.

Je leur ai porté un amour fou dès le premier regard, là n’était pas la question. Et la différence d’âge ôtait tout risque de jalousie et tout enjeu de ce côté là. Mais j’ai longtemps eu un peu de mal à trouver ma place : je n’ai jamais vécu avec eux (contrairement à notre grande sœur), ça m’a toujours prodigieusement gonflé de jouer avec eux (ça me gonfle encore adulte de jouer avec un enfant alors ado je ne vous dis pas …), et j’étais une des grandes sœurs mais pas LA grande sœur puisqu’il y en avait une avant moi qui se positionnait en plus très fort sur ce secteur de référence et d’autorité.

Finalement, c’est en les voyant atteindre l’adolescence que j’ai voulu d’une part créer un lien plus fort avec eux en me disant qu’après il risquait d’être trop tard. Et puis j’ai aussi assumé de pouvoir avoir une place de grande sœur sans rien voler à la mienne. Au final je crois que j’ai pas mal réussi pour le moment et ça m’a donné de l’élan et à réfléchir pour d’autres liens …


Il y a eu mon Filleul déjà, fils de mon meilleur ami. Avoir un « statut » officiel m’a aidée à me sentir légitime pour avoir envie de jouer un rôle dans la vie de cet enfant pour qui je ne suis rien à part être l’amie de ses parents. D’autant que j’ai la volonté forte – comme pour les autres même si j’ai un statut différent – de ne pas juste être la marraine qui envoie un cadeau pour Noël et son anniversaire (comme mon parrain l’était). Je lui en envoie évidemment mais je ne veux pas avoir un lien purement « économique » avec lui alors j’essaye de trouver d’autres façons d’exister, ce qui n’est pas forcément évident avec la distance puisqu’on habite loin les uns des autres. Je suis d’ailleurs persuadée que les parents jouent un rôle évident, en me faisant exister auprès de lui …


D’eux même puisqu’au delà de mon Filleul il y a cet enfant de la mer et du soleil, qui m’envoie des cartes postales quand il va dans un musée et qui m’associe aux lacs <3. Et son petit frère à naître. Et le fils de ma meilleure amie qui devrait bientôt pointer le bout de son nez (que des garçons … je veux des filles !). Et j’ai du mal un peu à assumer d’avoir envie d’exister pour eux – j’ai peur d’empiéter et d’être maladroite par rapport aux parents alors que je ne suis rien à part une amie douce -, d’assumer de m’intituler « Tata Shaya » alors que je n’ai pas les liens du sang qui donnent droit théoriquement à ce titre. Mais est-ce qu’on a vraiment besoin des liens du sang pour être « Tata Shaya » ? Est-ce qu’on a vraiment besoin d’un titre pour se sentir légitime ?

Roseau

Au fond des montagnes, au premier plan des roseaux et entre un lac surplombé par quelques nuages blancs

Il aura fallu se faire roseau.
Il le faut encore.
Faire le dos rond, plier mais pas céder et attendre que ça passe, que ça aille mieux pour se redresser.
J’ai progressé sur ce sujet, par rapport à l’an dernier. Je courbe mieux l’échine. Probablement parce que j’ai moins à m’incliner, que la pression est moins forte. Peut-être aussi parce que j’ai appris.
Le contexte aussi est bien différent.

Avec le début de l’année, c’est la Fatigue qui a fait son retour. Insidieusement. Différente de ce que j’avais appris à nommer et à identifier l’an dernier.

Ainsi il semblerait que les débuts d’année se suivent et ne se ressemblent pas sur beaucoup d’aspects sauf qu’ils exigent physiquement leur prix. Et que celui-ci soit élevé. Tous les jours. Mais qu’en plus chaque pas de côté, chaque tentative de changement de rythme soit payé le prix fort. Ainsi ces 4j à Venise – pourtant si merveilleux – m’auront coûté très cher. En énergie. Pendant mais aussi a posteriori.

La tentation d’aller voir mon médecin pour demander à être arrêtée a été présente chaque matin pendant des semaines. Des.Semaines.
Je n’ai jamais osé sauter le pas parce que … parce que le timing vraiment mauvais, parce que l’épidémie de grippe, parce que j’arrivais quand même à me lever, à travailler et à vivre même si ça me coûtait et que ça m’empêchait de m’autoriser à me dire que là vraiment il fallait que je me repose, parce que c’était « moins pire » que l’an dernier (sauf que rien ne peut être pire que l’an dernier) et que si c’était moins pire ça devait aller, parce que je n’arrive pas encore à m’autoriser à penser que la fatigue seule – sans fièvre, sans toux, sans vomissements, sans autres symptômes – puisse être un motif légitime pour m’arrêter malgré des résultats sanguins hyper pourris qui corroboraient de ce que je ressentais et qu’il faudra que je me fasse engueuler en avril prochain comme je vais immanquablement l’être par ma médecin – et peut-être de nombreuses autres fois derrière encore – pour peut-être qu’un jour j’arrive à penser que je peux et surtout que je dois.

Aussi parce que c’est maintenant que l’étau commence à se desserrer (c’est l’impression que j’en ai tout du moins) que je réalise à quel point il m’a étouffé …

J’ai mieux géré que l’an dernier vis à vis de mon entourage. Je me suis moins plainte aussi. Ou alors c’est simplement que la chape était moins lourde (merci les médicaments) (je préfère ne même pas imaginer la même situation sans), difficile à dire.
Difficile aussi de savoir le pourquoi de cette récurrence du début d’année, le froid, l’hiver, le manque de lumière ou une simple coïncidence ? On le saura l’an prochain ..


Ça va mieux, je relève la tête, j’arrive à le dire mais je suis encore fatiguée. J’espère que ça va continuer à s’améliorer.

Réduire mes déchets

On va se bouger pour essayer de sauver tout ça ?

C’est en lisant ce billet de Lizly, qui y évoquait son envie pour 2019 de mettre en place 12 actions pour réduire ses déchets ou ses émissions de CO2, que m’est venue à moi l’envie de vous parler déchets ici.

Parce que c’est un sujet qui m’interroge depuis plusieurs mois. Surtout en fait depuis que j’ai intégré le Nouveau Boulot et que j’ai été confrontée à cette collègue très très pratiquante du zéro déchets. Un peu « trop » pour moi même parce que son exemple au lieu d’être inspirant à tendance à me faire flipper (comme cette fois où nos autres collègues me racontaient qu’elles leur avaient ramené des gâteaux faits avec de la pelure de banane). Mais ça a au moins le mérite de me faire m’interroger sur mes propres pratiques et ce que je pourrais améliorer sans que ça me coûte trop, même je manque un peu d’inspiration justement qui ne nécessite pas de bouleverser tout mon mode de vie d’un coup (quelque chose de progressif m’irait mieux) et qui soit compatible avec une vie en ville et en appartement.


Ça me permet aussi de réaliser ce que j’ai déjà fait depuis quelques années (ou très récemment) :

– Je ne peux pas dire que ça ait été une décision consciente mais j’ai considérablement réduit mes achats depuis plusieurs années. Surtout les achats « kleenex » comme les vêtements qui changent d’une saison à l’autre et qu’on enterre au fond du placard rapidement. Je réfléchis beaucoup plus à l’usage à long terme de ce que j’achète : si je vais le garder longtemps, si je vais pouvoir le remettre, si je ne vais pas m’en lasser rapidement.

– Un des trucs très simple et dont je suis fière c’est d’avoir quasiment réussi à ne plus utiliser de coton à démaquiller : je dis quasiment parce que je n’ai pas encore réussi à m’en débarrasser pour le dissolvant et le vernis et pour les fois où il faut désinfecter une blessure. Néanmoins je suis passée de 4 cotons par jour rien que pour me démaquiller + 1 tous les 3-4j pour ôter mon vernis à juste 1 tous les 3-4j pour le vernis et ça change déjà pas mal les choses.

– Depuis très longtemps j’achète beaucoup de produits en vrac. Pas tout on ne va pas se mentir. Mais le riz, les pâtes (certaines, pas toutes), les lentilles, le sucre, la farine etc… tout ça je l’achète en vrac et je le stocke dans des pots en verre à la maison. Sauf que j’ai beau les acheter en vrac, ce sont des sachets en papier qui me permettent de ramener à la maison pour le moment. Mes magasins ne proposent pas encore de pouvoir amener ses pots. Il y en a bien un qui le fait dans la ville mais il a un choix de produits très (trop) limité, chers, et il est situé à un endroit absolument pas pratique pour m’y rendre régulièrement. Alors on m’a parlé de sac en toiles lavables pour remplacer les sachets papiers mais je n’arrive pas vraiment à me décider.

– Je suis loin de les faire tous, bien loin, mais je fais un certain nombre de mes cosmétiques maison. Chaque année un petit peu plus. Je ne pense pas un jour réussir à ne faire qu’avec des cosmétiques maison mais tout ce que je fais moi c’est autant de déchets en moins ne serait-ce que parce que je réutilise mes contenants. Après, il faut encore que je progresse là dessus car la plupart sont en plastique et j’aimerais les changer pour du verre quand ils seront en bout de course.

– Depuis des années (en fait du plus loin que mes souvenirs remontent) dans ma famille on donne autant de choses que possible : objets encore en bon état, livres, vêtements et je perpétue la tradition … J’avoue que j’aime bien en plus, j’aime trier ce que j’ai chez moi mais pas jeter, par contre donner en me disant que ça servira utilement à quelqu’un d’autre, ça me met en joie.

[edit]
– Depuis plusieurs mois j’utilise cette appli géniale qu’est Too good to go, ça permet de racheter à bas prix les invendus alimentaires des magasins. Et je trouve cette idée vraiment géniale et je suis contente de voir que de plus en plus de magasins participent par chez moi.


Ce que je pourrais envisager de faire :

– En fait ça, c’est plus que d’envisager de le faire, je voudrais le faire. Je voudrais virer tous les tupperwares en plastique de la maison pour les remplacer par du … du plus mieux bien! Du verre je sais pas, c’est lourd et ça casse, ça peut être embêtant. Des tupperwares en bambou ou en fibre de riz dont on vient de me parler ça pourrait si j’arrive à mettre la main dessus.

– Comme j’utilise déjà pour mes cosmétiques de la cire d’abeille, je pense que je ne vais pas tarder à passer le cap de la conception de wraps pour remplacer le film plastique alimentaire. Au moins une fois pour tester et si je suis convaincue et bien roule ma poule !

– Je réfléchis – mais j’en suis encore au stade de la pure réflexion – de peut-être envisager de mettre une bassine sur mon balcon pour y mettre les épluchures de fruits et de légumes afin de les jeter dans un composteur. Il y en a un facilement accessible depuis ma résidence mais … mais autant l’hiver ça ne posera pas de problème d’avoir des épluchures sur le balcon, autant l’été j’ai peur que ça pue et je me demande si je vais gérer la logistique de le sortir régulièrement. Et puis je me demande si ça aurait du sens parce qu’autant mon meilleur ami utilise son compost dans son jardin, autant je me demande si quelqu’un utilise le compost près de ma résidence.

– Je me dis que je devrais réfléchir également à fréquenter les friperies … c’est pas que j’ai du mal à porter des vêtements de seconde main, ça m’est arrivé souvent petite de récupérer des vêtements des enfants des collègues de ma mère qui avaient grandi mais j’ai clairement la flemme, mais alors une flemme de fouiller pendant des plombes dans les stocks pour chercher un truc qui me plairait et à ma taille. C’est comme les gens qui chinent, ya des gens qui adorent ça, moi ça me gonfle mais d’une force … Enfin je pourrais me forcer un peu j’imagine.


Les trucs pour lesquels je ne suis clairement pas prête encore :

– Je ne suis clairement pas prête à réutiliser mes épluchures de légumes. Pas de manière régulière en tout cas (la soupe de fanes de carottes ok), comme ce dont je vous parlais plus haut avec ma collègue qui amène au boulot des gâteaux faits avec des peaux de banane. D’une part parce que ça impliquerait de n’acheter que du bio et qu’à l’heure actuelle j’ai tendance à privilégier le local (raisonné) sur le bio (les deux n’étant pas forcément compatibles actuellement). D’autre part parce que ça demanderait – je trouve – de projeter hyper loin la gestion alimentaire. Clairement la gestion des épluchures par le compostage ça m’irait mieux.

– Je sais qu’il le faudrait mais pour l’instant je n’envisage pas du tout de me passer de tous cosmétiques industriels ni même de les réduire de beaucoup plus que je ne l’ai déjà fait. J’avoue que je suis toujours très agacée de voir la tonne d’emballage (pas que pour les cosmétiques d’ailleurs) mis autour d’un pauvre tube de crème et il me semble que certaines marques travaillent à remplacer le plastique par d’autres matériaux même si pour l’instant ce n’est pas probant (et qu’il y a une question de recyclage de mémoire). J’aimerais que plus de marques se saisissent de ce sujet et réfléchissent aux emballages et aux tonnes de déchets qui pourraient être évitées en changeant les conditionnements.

– La cup, la serviette hygiénique lavable, la culotte lavable pour règles. Pour plein de raisons essentiellement matériels et pratiques. Mais je culpabilise carrément à chaque fois que je jette un tampon dans les toilettes.

– C’est l’objectif ultime … mais pas à court terme : réussir à se passer de plastique. Complètement. L’étape suivante serait après de ne plus avoir de déchets. Mais ça j’en suis encore complètement loin.

Bilan des livres 2018 !

2018 touche à sa fin et il y a eu des livres en 2018 heureusement. Pas assez malheureusement. Jamais assez si vous voulez mon avis …
Mais enfin j’ai été bouleversée par quelques uns de ces livres, dans tous les sens du terme, et j’ai décidé qu’à défaut d’avoir eu le courage d’en parler au long de l’année, j’allais vous en parler maintenant.

(Merci le bullet journal qui permet de retracer tous les livres de l’année)

1_ La Passe-Miroir de Christelle Dabos

(Et je balance que pour le coup c’est la faute à Lizly) (merci ma douce <3)

En plus bim direct je commence à tricher ! Parce qu’en fait c’est une série de livre, et non un seul, que les 3 premiers ont été publiés pour le moment et que j’ai dévoré ces 3 premiers tomes sur le mois de janvier 2018 : Les fiancés de l’hiver, Les disparus de Clairdelune et La mémoire de Babel.
Et je ne vous cache pas que je languis de lire la suite … Je suis éminemment sensible à tout ce qui est du domaine de la fantasy, grande fan de Terry Pratchett et de Harry Potter mais les séries sont souvent décevantes … et celle-ci ne l’est pas.
Je suis toujours très très admirative de ces auteurs qui arrivent à imaginer de toutes pièces tout un univers, qu’il soit à la fois si loin du nôtre et parfaitement cohérent. J’aime en plus les personnages que l’auteure y déploie, leur complexité, leur richesse.

2_ Nuit de Bernard Minier

Je suis une grosse lectrice de polar aussi en plus de la fantasy. Je suis aussi très difficile dans ce domaine. Surtout pour les auteurs qui restent avec des personnages récurrents, je trouve qu’il y a trop souvent une facilité dans la construction de l’intrigue ou des incohérences.
J’avais beaucoup aimé les précédents livres de Bernard Minier (« N’éteins pas la lumière » m’a donné des cauchemars) mais j’ai trouvé « Nuit » vraiment formidable. Je n’ai pas vu arriver les choses jusqu’aux dernières pages (comme avec « Une putain d’histoire »), ce que j’attends d’un bon polar; j’ai adoré retrouver Servaz et changer de pays pour l’enquête; j’ai aimé me faire balader par le bout du nez au fil des pages.

Et du coup pour équilibrer les choses, en fin d’année j’ai lu « Soeurs » du même auteur … qui pour le coup a été une vraie déception. J’ai trouvé la construction de l’histoire fouillis, et pas suffisamment aboutie.

3_ La servante écarlate de Margaret Atwood

Ça faisait un moment que je me tâtais à regarder la série, comme des milliers d’autres personnes et j’ai fini par aborder tout ça par le livre. Et quel livre … je l’ai trouvé suffocant – peut-être parce que je suis une femme et que tout ce qu’elle y écrit est beaucoup trop réaliste pour ne pas me faire peur, peut-être parce que la construction du livre qui tait longtemps ce qu’il veut montrer fait monter l’anxiété – au point de parfois devoir poser le livre quelques heures, quelques jours avant de m’y replonger. J’ai d’ailleurs trouvé le livre beaucoup plus suffocant que la série, que j’ai fini par voir quelques mois après. C’est une véritable claque, un livre puissant.

4_ La couronne du berger de Terry Pratchett

On ne va pas se mentir, ce n’est pas le meilleur des Pratchett. Très probablement parce qu’il n’a pas eu le temps de finir de le retravailler, de le dégrossir complètement, de le polir pour n’en garder que le plus mordant et le plus drôle. Mais si ce n’est pas le meilleur, c’est le dernier et on retrouve bien sa patte si particulière dedans.
A jamais le dernier donc et ça le rend forcément spécial.

5_ Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie de Virginie Grimaldi

Je lisais déjà Virginie quand elle n’était pas encore écrivain et qu’elle me faisait hurler de rire sur son blog. Et quand elle m’a fait pleurer comme rarement un texte m’a fait pleurer aussi.
Depuis qu’elle est publiée je me jette sur chacun de ses livres avec toujours un immense bonheur … sauf celui là. J’ai mis longtemps à le lire, plus d’un an après sa sortie. Car je savais que ce livre là me ferait pleurer comme aucun autre qu’elle avait écrit jusque là. Et j’avais raison, j’ai pleuré comme rarement je l’ai fait en lisant un livre. Mais de tous ceux qu’elle a écrit jusqu’à présent, je crois que c’est vraiment le plus beau. Et assurément l’une de mes plus belles lectures de l’année.

6_ Rêver de Franck Thilliez

Encore un maître du polar que j’aime tant … Et qui ne m’a pas déçue cette fois encore.
Un des trucs que j’aime tellement dans les livres de Thilliez ce sont ces éléments médicaux qui se mêlent, quand il part d’une maladie bien précise et qu’il tisse son intrigue autour de ça. C’est ce qui se passe cette fois encore, et Thilliez qui emmêle le temps et s’amuse à perdre son lecteur dans le temps mais aussi à la frontière entre le réel et l’imaginaire …

7_ La pluie avant qu’elle tombe de Jonathan Coe

J’avais renoué quelques semaines avant avec Jonathan Coe grâce à « La vie très très privé de Mr Sim ». J’avais tellement aimé (et le mot est faible) « Bienvenue au club » et « Le cercle fermé ». Je piaffais donc d’impatience de retrouver sa plume … et quelle déception ça a été que « La vie très très privé de Mr Sim » … je n’y ai rien retrouvé de ce qui me faisait tant aimer Jonathan Coe. Mais j’ai persisté avec « La pluie avant qu’elle tombe » et heu-reu-se-ment. Là j’ai retrouvé le Jonathan Coe que j’aime ! C’est drôle, c’est doux, c’est puissant, c’est mystérieux. Il faut accepter de se laisser emmener sans savoir où. C’est génial.

8_ Le mythe de la virilité d’Olivia Gazalé

Le livre le plus « sérieux » de ma sélection 2018. Et le plus féministe aussi. Mais je l’ai trouvé tellement formidable, précis, éclairant que j’ai failli l’offrir à tout mon entourage pour Noel. (Mais je me suis abstenue, je n’étais pas certaine qu’ils apprécient … et pourtant)
Cette promenade dans l’histoire de la virilité, de la domination masculine sur les femmes et sur les conséquences négatives que ça a autant pour les femmes … que pour les hommes. La plume est vive, drôle, précise.

9_ Le lambeau de Philippe Lançon

J’ai failli mettre ce livre sur ma liste d’envies pour Noel. Et puis ça m’a paru vraiment bizarre vu le sujet …
En plus les louanges innombrables que j’avais lu et entendu autour de ce livre me faisaient craindre qu’elles soient plus dû à notre culpabilité face aux victimes du terrorisme qu’à la qualité du livre. Evidemment il n’en était rien … C’est un livre sublime, une claque immense et une caresse. C’est tout en élégance, en finesse, en pudeur.
Je pense que c’est le livre le plus beau, le plus envoûtant et le plus marquant qu’il m’ait été donné de lire cette année.

10_ Anatomie d’un soldat d’Harry Parker

Je triche un peu pour finir (après avoir triché au début ^^) puisqu’au moment où j’écris je n’ai pas encore tout a fait fini de le lire, il me reste encore une petite centaine de pages (mais que d’ici le 31 à minuit ça devrait être fait).
Ça pourrait être un livre banal ou un livre larmoyant. L’histoire d’un soldat amputé des deux jambes après avoir été blessé par une bombe artisanal lors d’un déploiement dans un pays jamais nommé mais qui ressemble furieusement à l’Afghanistan. Mais l’histoire est racontée par petits bouts par les objets qui croisent la route de ce soldat, le fauteuil roulant sur lequel il entame sa rééducation, le garrot qui sert aux premiers secours, le respirateur qui le maintient en vie, la lettre envoyée par une amie etc… C’est prenant, percutant et formidable.


Eh ben je dois dire que j’ai la lecture éclectique et que ça me réjouit de le constater dans ce billet de blog !

La solitude du malade

Seule

Il y a quelques jours de cela, j’ai passé mon contrôle technique trimestriel à l’hôpital. Même s’il y a toujours un fond d’appréhension à ces rdv (quelles mauvaises nouvelles pourraient tomber ?), j’ai toujours plaisir à retrouver mes médecins. J’ai conscience de la chance que j’ai d’avoir crée une chouette relation de confiance avec elle. A double sens puisque j’ai confiance en elles mais je leur ai montré qu’elles pouvaient avoir confiance en moi également, que j’étais concernée par ce qui se passait et que j’étais capable d’interroger ce qu’elles me disaient mais aussi de comprendre leurs arguments et leur raisonnement et de suivre leurs recommandations et les traitements prescrits sans pour autant me prendre pour une spécialiste du sujet … Preuve en est puisque j’arrive à chaque consultation avec ma petite liste de questions et que j’ai eu un grand moment de solitude à l’automne lors de la vaccination contre la grippe.

C’était une visite sans enjeux. Pour moi tout du moins puisque aucun changement ne s’était profilé depuis la dernière fois et que les résultats des analyses de sang faites en amont indiquaient que tout allait bien (et que je sais les lire). Pour mes médecins il en allait un peu autrement.

Néanmoins ces visites me laissent toujours un goût …. un peu acide. Pas à cause de mes médecins. Mais parce que ça me renvoie violemment au fait que je sois seule face à la maladie. Il y a bien des personnes qui étaient au courant que j’avais ces rdv et qui m’ont demandé comment ça s’était passé mais c’était difficile pour plein de raisons de débriefer avec elles. Et j’aurais vraiment besoin de pouvoir débriefer ces rdv avec quelqu’un. J’aurais besoin d’en parler, d’avoir l’avis de quelqu’un d’autre dessus, de repasser la conversation pour revoir ce que j’aurais pu rater ou mettre en avant les éléments importants selon moi mais en ayant le garde-fou d’un avis extérieur pour ne pas m’emballer pour rien. Après j’ai bien conscience que je demande la lune parce qu’il me faudrait quelqu’un qui connaisse suffisamment les enjeux et l’historique pour suivre ce qui se dit, qui ait suffisamment de connaissances médicales et physiologiques pour être capable de rebondir sur tout ça sans que j’ai à tout réexpliquer et qui se sente un minimum concerné par tout ça.

Quand je suis sortie de mon rdv, j’ai appelé ma mère, qui m’a écouté poliment pendant 5mn sans jamais avoir la moindre réaction, comme si ceci était somme toute très anecdotique. Alors j’ai laissé tomber et j’ai raccroché. Mon père aussi était au courant de ces rdv aussi, il ne m’en a pas touché un mot jusqu’à ce qu’après Noel on s’appelle et qu’il s’étonne que je me sois couchée si tôt le soir du Réveillon et que je lui rappelle que je n’avais pas beaucoup de marge au niveau de la fatigue et pas les moyens de m’offrir une nuit écourtée. Là il a osé me demander comment mes rdv s’étaient déroulés … Je n’ai évidemment pas envie d’être résumée à la Maladie et qu’on m’en parle du soir au matin. Il y a même des jours où on pourrait m’en parler et que je m’y refuse parce que ça ne serait pas le bon moment. Mais qu’on ne m’en parle jamais ça me donne juste l’impression que c’est nié par tout le monde et complètement tabou …


Il y a quelques semaines, longtemps après tout le monde, j’ai enfin lu « Le lambeau » de Philippe Lançon. J’avais tergiversé longtemps avant d’oser me lancer, peu sûre de réussir à encaisser ce qu’il y aurait forcément dans ces pages.
J’avais tort. 

J’ai trouvé ce livre absolument sublime (peut-on vraiment dire cela quand on sait le sujet traité ?), j’ai été envoûtée par l’élégance de l’écriture de Philippe Lançon, par sa finesse, par sa pudeur. Par l’absence de larmoyance (ça ne se dit pas ? Je l’invente!) dans ce récit qui aurait pourtant eu bien des raisons d’en contenir. J’ai admiré le recul qu’il lui a fallu pour écrire ce livre, j’ai aimé ses digressions et ses aller-retours entre l’avant attentat et l’après, les liens qu’il tisse au travers de sa vie.

J’ai dévoré son livre en quelques jours et pourtant j’ai cru à un moment, vers les 3/4, que je n’arriverai pas à le finir. Philippe Lançon y parle très justement tout au long de ces pages de la temporalité du malade au long cours et de cette réalité en marge qui l’habite pleinement et qu’on lui reproche souvent : ne pas se préoccuper de ce qui préoccupe le reste du monde, de son égoïsme/égocentrisme autour de ce sujet – la maladie et les soins qui l’accompagnent – qui dans le fond n’est vraiment important que pour lui, de se complaire dans ce statut, de ne pas vouloir tourner la page (mais comment pourrait-on la tourner quand la maladie ne vous oublie jamais et s’arrange bien souvent pour que vous non plus vous ne puissiez pas l’oublier en constituant vos matins, vos midis, vos soirs et parfois vos nuits ?) …

De manière totalement inattendue, assez désagréable, et déroutante, ce livre me renvoyait à ma propre histoire et à la Maladie. Et me rappelait que dans le fond on est toujours rapidement seul face à celle-ci.

Calendrier de l’Avent 2018 des Gratitudes

Hiiii c’est Noweeel qui approche!

C’est sur Twitter que ça se passe normalement mais j’ai raté le début, pas envie de rattraper, pas envie de le faire là-bas mais bien envie de le faire ici, et puis pas envie d’en faire une par jour mais tout d’un coup. Parce que le calendrier de l’Avent de toute façon, ce n’est pas dans mes coutumes de Noel !

1_ Le Nouveau Boulot …
Il est arrivé quand j’en avais besoin, réellement, comme une bouffée d’oxygène, comme une éclaircie dans un ciel bien sombre depuis le début de l’année.

2_ La famille qu’on se choisit …
Il y a eu des moments vraiment difficiles en 2018 et des gens qui avaient déjà été là lors des moments difficiles des années précédentes se sont avérés tout aussi présents et peut-être encore plus. Parce que ce n’est pas facile d’être présents et compréhensifs dans la durée, quand mon état de santé ne fait que s’aggraver et qu’il n’y aura pas de retour en arrière, quand ça impacte tout le monde en plus de moi.

3_ L’émerveillement encore et toujours …
Devant un beau lever de soleil sur les montagnes, devant l’eau turquoise du lac, devant l’air iodé de la Manche, devant un lever de lune, devant la première chute de neige …

4_ Les moments à soi qui font du bien …
Les temps de lecture, les séances de méditation, les moments seules en pleine nature, les randonnées …

5_ Les moments avec les autres qui font du bien …
Ce pique-nique estival au bord de l’eau à regarder un petit gars s’éclater à décapsuler des bouteilles de bière (vides), ces restos, ces discussions, ces rires, ces échanges.

6_ Cette journée passée en tête à tête avec mon père cet été.
La première depuis …. tellement de temps que je ne m’en souviens pas. C’était calme, mot que je n’associe pas souvent à ma relation avec mon père, c’était doux.

7_ Tous les livres que j’ai réussi à lire cette année.
Pas assez, jamais assez, évidemment. Mais pas un qui ne m’ait déçu je crois, beaucoup qui m’ont amusé, encore plus qui m’ont fait réfléchir même s’ils ont parfois été ardus à lire.

8_ Toutes les fois où j’ai réussi à faire plaisir à quelqu’un.
Souvent avec pas grand chose, un sachet de thé ou un morceau de fromage offert, juste la volonté de faire plaisir, d’arracher un sourire, de donner un peu de réconfort.

9_ Les vadrouilles italiennes, à Turin et dans les Cinque Terre.
Moments doux, si doux, si faciles, si évidents.

10_ Préparer les futures vadrouilles.
Italienne encore mais aussi cubaine (peut-être).

11_ Tous les vernis magnifiques posés.
Les brillants, les pailletés, les changeants, les bleus, les rouges et tous les autres. Toutes ces fois où j’ai pris quelques instants pour admirer mes ongles à la lumière.

12_ Le plaisir de la cuisine que j’ai et qui ne se dément pas même si le temps vient parfois à manquer pour ça.

13_ Les cosmétiques maison.
Je suis loin (très loin même) de faire tous mes cosmétiques moi même mais j’aime beaucoup ajouter de nouvelles recettes chaque année et étendre doucement mais surement mon répertoire.

14_ Ce recul que j’arrive de plus en plus à prendre sur la colère. La mienne un peu mais surtout celle qui ne vient pas de moi, celle qui me « contamine ». Et c’est drôlement apaisant.

15_ Les petites attentions que d’autres m’ont prodigué.
Les liens envoyés en disant « ça m’a fait penser à toi », les photos de sapin de Noel, les cartes postales … 

16_ La « réconciliation » avec mes grands parents paternels.
Mais est-ce qu’on peut vraiment se réconcilier avec des morts ? En tout cas je me suis réconciliée avec un bout de mon passé et certains de mes souvenirs, c’est déjà ça.

17_ Les clins d’œil complices, les câlins réconfortants, les bras aimants qui réchauffent et qui protègent, les discussions qui nourrissent.

18_ Toutes les tasses de thé bues cette année.
Seule ou accompagnée, tous ces parfums humés qui m’ont parfois renversé tellement ils étaient merveilleux, tous ces moments d’émerveillement en prenant la première gorgée d’un nouveau thé qui s’avère absolument délicieux.

19_ Ces rituels de Noel qu’on s’instaure avec mes amies. La Chasse aux sapins de Noel qui n’a démarré que pour me réconforter l’année où Noel s’annonçait mal pour moi, la Ste Shaya du jour où l’on fait le sapin, le Secret Santa …

20_ L’apaisement (peut-être temporaire je ne me fais pas trop trop d’illusion) dans mon rapport avec la Maladie. L’acceptation qui semble se faire. Il faut dire que les traitements médicaux ont bien réduit les symptômes les plus gênants pour le moment. Ça aide.

21_ Les nouvelles collègues avec qui le courant passe tellement bien qu’elles en oublient que ça ne fait même pas un an que je suis là. Les anciens collègues aussi, certains tout du moins, qui te donnent envie de venir tous les jours parce que les rires, les sourires et les conversations qui réconfortent.

22_ Les vadrouilles auxquelles on rêve. Pour dans 2 ans ou pour un peu plus loin. Auxquelles on rêve un peu sérieusement ou franchement pour le fun. 

23_ Tout ce que j’ai appris cette année. De l’anecdote rigolote ou insignifiante à la grande Histoire. De l’information professionnelle confidentielle à celle qui nous concerne tous. Du savoir au savoir-être ou savoir-faire. Tout ce qui m’a fait grandir encore et m’a enrichi un peu plus.

24_ Que les grands drames de cette année nous ait encore épargné moi et ceux que j’aime. Pourvu que ça dure encore longtemps …



Bon ben ça sera déjà pas mal pour cette édition !

Sur une échelle de 0 à 10 …

… 0 signifiant pas du tout et 10 le plus fort que vous puissiez imaginer, vous êtes à combien ?

 

Live and let die

 

Plus le temps passe et plus je suis embêtée quand quelqu’un me demande – sincèrement – comment je vais.

Parce que « ça va » ou « ça ne va pas », ça manque de nuances.

Et que j’ai besoin de nuances.

 

Surtout sur un sujet … toujours le même …. la fatigue !

A la question de savoir comment je vais, j’hésite toujours à répondre franchement sur le sujet de la fatigue.

Parce que je n’aime pas inquiéter mon entourage et que j’aurais envie de toujours répondre « yeah ! Tout va super bien! «  je serais tentée de toujours répondre « je suis fatiguée ». Sauf que je ne suis pas toujours fatiguée de la même façon ou tout du moins pas à la même intensité.

Mon état de base depuis plusieurs mois concernant la fatigue sur une échelle de 0 à 10 c’est 3. Tout le temps. Et manifestement je ne m’y suis pas encore habituée parce que j’ai quand même envie de répondre « je suis fatiguée ».

Actuellement (= au moment où j’écris ces lignes), j’estime ma fatigue autour de 5-6/10. Je sens nettement la différence au quotidien mais ça reste gérable, bien loin du 9/10 atteint l’an dernier pendant les fêtes. Dans tous les cas « je suis fatiguée ». Sauf que ça n’a rien à voir entre les 2, et que la nuance « je suis un peu fatiguée / je suis fatiguée / je suis très fatiguée » je ne suis pas certaine que ça parle suffisamment à mon entourage.

 

Du coup je vais peut-être instituer un nouveau rituel :

_Comment tu vas Shaya?

_Je suis à 5/10 en fatigue mais sinon ça va.

 

Je ne suis pas sûre sûre qu’ils soient prêts.

Jolie Turin

Symbole de la ville

 

« Mais … pourquoi vous allez à Turin? » m’a-t-on demandé, manifestement stupéfait par ma destination de long week-end.

J’ai ricané, oui c’est vrai, pourquoi ? Mais en vérité je suis assez mal placée pour le faire puisqu’il n’y a pas si longtemps de ça, à peine plus de 6 mois, j’avais moi-même de Turin, la vision d’une ville industrielle et sans charme.

A tort …

Enfin, pas complètement, industrielle elle l’est mais assurément pas dans son centre ville historique.

 

Personnellement, j’ai trouvé l’architecture de Turin magnifique. Douce. Cohérente.

Le castello

 

Le palais royal

 

L’ (ancienne) université

Une sensation de grande harmonie au sein du centre ville mais aussi une absence de sensation d’écrasement (ce qui est souvent le cas dans les grandes villes je trouve) et d’une ville très aérée et « verte » grâce à ses parcs.

Surannée également avec ses vieux trams, ses immeubles défraîchis …

#Défraichi (un peu quand même)

 

Je l’ai trouvé un peu déroutante aussi. Je m’attendais à une architecture proche de celle de ma région, une idée confuse née de cette histoire commune avec la Savoie. J’avais d’ailleurs une foule d’idées fausses concernant Turin. Je pensais entendre parler du Saint Suaire à tous les coins de rue par exemple, il n’en a rien été. Et je pensais adorer le chocolat chaud et le bicerin, et il n’en a rien été non plus ^^’.

Une certaine idée du bicerin (version évoluée avec des morceaux de chocolat à la pistache sur la crème fouettée) (me suis contentée des cappuccino après)

 

J’ai adoré la ville de Turin, son ambiance, sa vivacité.

Son histoire aussi avec ses vestiges romains, ses palais royaux et ses églises baroques.

La cathédrale

La porte Palatine (vestige romain)

Son côté pratique avec ses kilomètres (18 quand même) de rues en arcade qui permettent de déambuler au sec les jours de pluie.

Celles-ci n’étant pas les plus belles (mais les plus belles j’ai oublié de les photographier)

 

Dans le pilier une « boutique »

 

Et des bouquinistes

 

Et puis son musée égyptien … Ah son musée égyptien.

*soupirs*

On m’avait dit « si tu ne dois visiter qu’un seul musée à Turin, tu DOIS visiter le musée égyptien », ce à quoi j’avais répondu vaguement « mouais … » tant les collections égyptiennes des grands musées me laissent sur ma faim. Et j’ai compris pourquoi en visitant ce musée égyptien : une vraie muséographie, pas juste une exposition d’un tas de pièces, une mise en relation de l’évolution des pratiques funéraires et de l’art à travers le temps grâce à quelques pièces magnifiques et fort bien choisi, un audioguide formidablement fait (inclus dans le billet) … j’ai passé 2h30 dans ce musée absolument magique et j’en suis ressortie amoureuse.

Si vous ne devez visiter qu’un seul musée à Turin, vous DEVEZ visiter le musée égyptien ! 😀

(Par contre je vous conseille VRAIMENT d’acheter vos billets à l’avance par internet, vous payerez 2€ de plus mais vous vous éviterez 1h30 à 2h de queue, moi pour 2€ j’achète)

 

Ramses II !

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