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Archive for avril, 2019

Les années se suivent…

Courber

… et se ressemblent.
Les débuts d’année en tout cas.

Puisque je suis sur le point de m’envoler pour me faire dorer la pilule – comme je l’ai fait à peu près à la même époque l’an dernier – et que le mois d’avril s’achemine tranquillement vers sa fin, je crois que je peux tirer un bilan de ce début d’année. Un bilan croisé avec le début de l’année dernière.

Je l’avais écrit – difficilement – , mais avec le début de l’année, la Fatigue a fait son retour. Différente de l’année dernière. L’année dernière je la qualifiais de tsunami, dévastatrice, cette année elle était serpent enroulé autour de ma colonne vertébrale qui s’amusait à resserrer ses anneaux pour me rappeler qu’elle était bien là.

En février j’écrivais qu’elle desserrait son étreinte. Oui elle avait un peu relâché la pression … mais c’est maintenant qu’elle vient de me laisser, de vraiment me laisser, que je respire à nouveau librement – à peu près à la même période où le tsunami s’est retiré l’an dernier – malgré mon bon gros rhume de 8 jours qui m’a pourtant bien lessivé, que je réalise à quel point j’en étais encore loin.
A quel point elle a entravé mes mouvements et alourdit mes membres, combien elle s’est installée insidieusement en me faisant finir mes journées effondrée sur le canapé, les muscles du dos douloureux d’avoir résisté.

Deux années successives mais une même temporalité …
La différence d’intensité c’est aux médicaments que je l’attribue. Pour le reste … je crois qu’il faut que je me résigne à ce que les débuts d’année prennent cet aspect. J’attends une année supplémentaire pour en avoir la certitude. J’ai demandé à ma médecin s’il y avait une raison à cette récurrence, une explication liée au froid et à l’hiver. Elle n’a pas su me dire, mais je n’attends pas d’elle qu’elle puisse tout m’expliquer.

Néanmoins, elle a décidé que désormais nous nous verrions en début d’année, histoire de m’obliger à prendre cet arrêt qu’elle juge nécessaire dans cette situation et qui me laisse moi dubitative parce que le repos n’améliore rien de mon point de vue mais elle dit que ça me permettra de souffler même si ça ne règle pas le fond.

En attendant la crise semble être passée, ça me laisserait 8 mois pour me préparer. On va en profiter.

Je me fatigue

8 jours – dont 5 avec fièvre – c’est le temps qu’aura duré ce rhume. Enfin ce qui ressemblait à un banal rhume au départ avant de ressembler un temps plutôt à une sinusite.

A posteriori, et si j’avais su que ça durerait aussi longtemps, je me dis que j’aurais dû m’arrêter. Ces derniers jours ont été un vrai calvaire, rajoutant de la fatigue à la fatigue, se lever le matin a été une vraie gageure, assurer les journées un vrai défi.

Je ne l’ai pas fait parce que … parce que ma stagiaire, parce que les 3 semaines de vacances qui arrivent, parce que le week-end qui va suffire, parce que à quoi ça sert de s’arrêter le lundi alors qu’on est malade depuis le mercredi soir ?

J’aurais dû m’arrêter ok …

Mais même en me disant ça et même en sachant que ça aurait été mieux je ne peux empêcher une petite voix triomphale, pleine de fierté, dans ma tête de dire : « Tu l’as fait finalement non ? Tu as tenu ? Alors pourquoi tu aurais dû t’arrêter hein ? »

Dans mes innombrables défauts il y a … l’entêtement.
C’est aussi une qualité qui me sauve souvent je crois. Mais franchement parfois ça me dessert d’une force cette façon que j’ai de ne. jamais. vouloir. rien. lâcher.
Une obstination totale même envers moi même.
Ne jamais réussir à me dire « ok très bien tu n’es pas à l’article de la mort mais tu vas t’arrêter quelques jours quand même » sans le vivre comme un atroce aveu de faiblesse et craindre l’accusation de fainéantise.
Ne pas non plus pouvoir m’empêcher de ressentir une immense fierté a posteriori d’avoir réussi à tout faire et tout tenir alors que franchement sur le moment j’en ai bavé. Comme si j’étais en perpétuel défi contre moi-même.

Je me fatigue.

Cigares et mojito

J’arrive !

« Ça fait longtemps que vous n’êtes pas partie à l’étranger ! » m’ont dit mes « vieux » patients. Ceux qui me connaissent depuis assez longtemps pour se souvenir de la dernière fois où je suis partie donc. Et un peu des fois d’avant.
Enfin « longtemps » …
Techniquement la dernière fois que je suis allée à l’étranger c’était en janvier de cette année mais j’imagine que Venise et l’Italie c’est presque la France et en tout cas pas suffisamment loin dans la tête de mes patients. Je les ai trop habitués à plus loin que ça ;).

Donc d’après leurs standards c’est le Pérou mon dernier voyage à l’étranger. Et longtemps c’était ……… il y a 3 ans.
C’était hier …
C’était dans une autre vie … (bref…)

J’ai hâte de ce voyage. Encore plus depuis que je suis justement passée en mode « voyage » : préparant ma valise et épluchant mon guide pour l’apprendre par cœur. Mon corps et encore là mais ma tête est ailleurs …

J’ai besoin de ce voyage aussi. Besoin de partir loin, de couper avec le quotidien, avec les gens, de ne m’occuper que de moi et d’oublier les problèmes des autres. Besoin de changer de culture, de langue, de climat. La promesse de température autour de 30° et d’enfiler shorts et débardeurs en avance sur la France étant une cerise supplémentaire (même si au bout de 2 jours je râlerai d’avoir chaud).

Mon corps a besoin de ce voyage. En deux semaines, j’aurai enchaîné la gastro et une méga crève. Signe que je suis crevée et que mes défenses immunitaires sont à la traîne. Que j’ai besoin d’ailleurs.
(Et de m’asseoir sur le mépris de ceux qui ne bougent jamais envers ceux qui voyagent)

Besoin de déconnexion aussi et ça tombe bien pour le coup Cuba s’avérera parfaite, internet y étant rare, cher et (très) lent.
La seule frustration sera probablement de ne pas pouvoir partager mes photos au fil de mon séjour. Je pourrai le faire après comme on m’a dit … certes mais je me connais, je n’aurai pas le même élan, il n’y aura pas cette spontanéité comme quand je mets le soir les photos des lieux qui m’ont émerveillée dans la journée. C’est rigolo les habitudes qu’on se crée même en voyage.
Je reprends toujours mes photos de voyage après … pour constituer mes livres photo et là c’est complètement différent dans la façon de faire, de trier et d’analyser. Plus intime.
Alors peut-être que ce voyage sera tout simplement ainsi, plus intime.
Mais j’ai quand même trouvé le # pour symboliser ce voyage, des fois que … Ce sera donc #CigaresEtMojito !

Cuba on m’a dit beaucoup de toi, on m’a promis beaucoup de toi, j’attends beaucoup de toi.
Dans tous les cas … j’arrive bientôt !

Shaya ailleurs …

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