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Cogito

10 minutes de pause

Moment de beauté

Depuis quelques temps … je médite.

Ça me donne étrangement envie de hurler de rire, et ça donnera sans doute envie de rire à un certain nombre de personne de mon entourage. Et si je continue, c’est que j’aime vraiment bien ça.

Ohhh ça ne fait pas longtemps que je médite, 3 petites semaines seulement que je m’y suis mise. Autant dire qu’il est est difficile d’en tirer la moindre conclusion et surtout si ça durera.

Il faut dire que je n’en attendais rien, que j’y suis venue complètement par hasard, l’occasion d’un essai qui s’est transformé. Je n’attends pas de la méditation que ça change ma vie, ni que ça fasse baisser ma tension, ni que ça m’aide à gérer de l’anxiété, ni que ça guérisse toutes mes maladies. Je n’attends pas que ça change ma vie.

 

Pourtant je m’y tiens.

Essentiellement – et à ma très grande surprise – parce que ces 10 mn de méditation quotidienne m’offre l’occasion d’avoir 10 mn … rien qu’à moi. Si vous m’aviez demandé avant, je vous aurais dit que j’avais la chance d’avoir plein de temps « à moi ». Parce que pas d’enfants, parce que j’organise mon temps relativement comme je veux, parce qu’en dehors du travail j’ai peu de contraintes, parce que si je donne beaucoup aux autres pendant que je travaille j’essaye vraiment de m’accorder des temps où je m’enferme dans ma bulle pour me ressourcer moi, parce que j’adore lire et que j’essaye de prendre du temps pour ça régulièrement, parce que je me tiens à minimum deux séances de sport par semaine, parce que je ne me prive pas d’écrire des mails et des sms à mes amis, parce que …

Sauf que ça n’a rien à voir, c’est ce que je réalise depuis 3 semaines.

 

Déjà parce que me dégager 10 mn, 10 petites minutes, rien qu’à moi, sans risque d’être interrompue, et bien c’est déjà un vrai défi alors qu’au départ je pensais que ça serait hyper facile. Qu’est-ce que c’est 10 minutes ? Pourtant, un certain nombre de fois je me suis retrouvée à faire ma séance de méditation sur mon lit, avant de dormir, parce que je n’avais pas réussi à libérer 10 mn ailleurs.

Et pour moi c’est d’ailleurs tout ce qui se noue autour de cette séance, pas forcément ce qui se noue pendant parce que par ailleurs j’ai réalisé rapidement que « l’exercice » de méditation m’était facile – mon expérience de la sophrologie et mon besoin d’être seule avec moi-même aidant beaucoup – que de réussir à me convaincre d’accepter de prendre 10 mn de « retard » dans mon planning pour m’accorder ses 10 mn de méditation quotidienne.

 

Ce qui change beaucoup aussi par rapport aux autres types de « temps pour moi » c’est qu’il ne peut pas être interrompu. Dans les faits, il peut l’être, évidemment, mais ça m’est arrivé deux fois d’être interrompue en pleine méditation et j’ai trouvé ça vraiment vraiment TRÈS TRÈS TRÈS désagréable. Et ça m’a extrêmement contrariée aussi. Cette sensation qu’on ne peut même pas me foutre la paix 10 mn. Me laisser à moi ces 10 mn sans chercher à me les voler. Et j’ai réalisé que quand je lis ou que je regarde un film ou autre, on peut aisément (et on ne s’en prive pas) me demander d’interrompre (plus ou moins temporairement) cette activité pour faire autre chose censément plus urgent. Qu’il n’est pas audible – même pour moi puisque régulièrement j’interromps de moi-même cette activité – que ce temps de lecture/de podcast/de cuisine/de musique ne soit que ça et que rien ne vienne l’interrompre sur une durée préalablement fixée. Et j’ai réalisé que ce mélange de colère et de frustration que je ressens quand on interrompt une de mes séances de méditation, je la ressens dans une moindre mesure quand je dois interrompre un moment de lecture par exemple, mais que je l’étouffe.

 

Ce qui rend ce moment de pause d’autant plus nécessaire.

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