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J’aime bien twitter des trucs trashiques (à la fois trash et tragique)

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Il y a aussi de chouettes moments

Il y a peu je twittais ironico-nonchalamment « 2 frères qui se battent au couteau devant la chambre où leur père se meure. Cette journée s’annonce prometteuse. ».

(Par moment je me demande quand est-ce que j’ai commencé à trouver ça normal?)

Une réaction à ce tweet m’a marquée, celle de Framboize qui me dit que souvent quand elle me lit elle a envie d’aller tuer des gens.

Au delà du fait que je considère avoir désormais totalement réussi ma vie puisque capable d’inciter les autres à se changer en tueurs psychopathes, ça m’a amené à quelques réflexions sur ce qu’on arrive à exprimer notamment via le net.

 

Je twitte/blogue (et même raconte de ma douce voix) souvent le pire de ce que je peux voir dans mon travail, ce qui me crucifie (et crucifie les autres), ce qui me réduit en miettes, ce qui me révolte.

Mais en creux de ces moments vraiment horribles à vivre il y a … de véritables moments de grâce. Des moments très chouettes, voire carrément magiques, où on s’attend à voir des licornes débarquer, de la guimauve pousser et des coeurs voler dans les pièces.

J’aimerais donner la même place dans mon discours à ces moments là qu’aux moments atroces. Mais ce n’est pas le cas, j’en ai parfaitement conscience. Et ça ne sera sans doute jamais le cas.

 

Je m’interroge pourquoi et je ne trouve pas bien de réponses.

Pas de réponse simple en tout cas.

Outre l’exemple spécifique que je cite, nous arrivons bien plus à mettre en lumière les aspects négatifs de nos vies que les aspects positifs, bien plus à crier notre déception/colère/déprime qu’à afficher publiquement nos joies et notre bonheur.

 

Je pense qu’il est bien plus difficile de susciter la même émotion que celle que nous ressentons dans les moments de grâce que de faire adhérer les autres à notre colère, à notre révolte ou à notre tristesse. Sans doute parce que les mots sont moins percutants, moins incisifs, que nous ne pouvons recourir au cynisme, à l’ironie ou à la moquerie. Sans doute aussi parce que de crainte de susciter les critiques, de ne pas assumer ce côté culcul, la pudeur viendra en voiler l’expression.

Sans compter que les moments de grâces recèlent souvent toute leur beauté dans l’intimité entre ses protagonistes, voire l’intimité de sa propre tête et de ses propres émotions, ainsi que la douce tranquilité qui les constitue, sont difficiles à rendre percutantes par des mots.

 

Et puis ces moments-là sont tellement précieux qu’on veut les garder jalousement pour soi plutôt que de les exposer (partager?) aux autres.

Ca ne veut pas dire qu’ils n’existent pas.

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