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Incas et lac Titicaca

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Incas et lac Titicaca : le récapitulatif

Allez il est temps de clore ce chapitre péruvien (soupir) avec tout ce que vous devez savoir sur le Pérou (sans savoir encore que vous devez le savoir!) (même si je vous en ai déjà dit pas mal en préambule), avant que vous ne réserviez votre billet d’avion !

 

[Pour ceux qui auraient été sur la lune dernièrement et qui auraient raté les épisodes précédents : le préambule, les super tops, les tops, les flops et les regrets du voyage]

 

Mais pour commencer une petite carte du périple comme on me l’a demandé afin que vous visualisiez mieux les choses …

 

Alors ça y est vous rêvez d’aller au Pérou et surtout au Macchu Picchu, vous êtes prêts à faire chauffer la carte bleue pour réserver, mais quand même …

 

Pour qui le Pérou n’est vraiment pas fait ? (ou avec conditions/aménagements)

√ Assurément pas pour les gens qui ont des maladies pulmonaires. Parce qu’au risque de me répéter – mais je préfère le faire tant dans mon groupe il y avait de gens manifestement pas au courant – faire le Pérou, faire le sud du Pérou mais n’en faire que le nord ne vaut pas le coup, c’est monter à au moins 4500m d’altitude. Et donc avoir nettement moins d’oxygène dans le sang (puisqu’il y en a moins dans l’air). Pour vous donner une idée, à 4500m d’altitude j’étais à 80% de saturation en oxygène. La normale c’est 99-100%. Schématiquement, en dessous de 90% en France on vous colle sous oxygène, voire même avant. Donc si à la base vous avez déjà une insuffisance respiratoire chronique, vous renoncez au Pérou. Désolée.

√ Si vous avez une maladie cardiaque … au minimum parlez en à votre médecin. Et dans tous les cas, ne jouez pas au con. Le système de santé péruvien est … médiocre, le nombre de centre de santé qualifié pour ce type de problème est réduit. Le guide me racontait qu’un de ses clients d’un groupe précédent avait fait un infarctus lors de son séjour au Pérou … ce monsieur était appareillé pour de l’apnée du sommeil et il était venu au Pérou SANS son appareil ! *se prend la tête dans les mains*

√ Réfléchissez y sérieusement si vous avez le mal des transports. Je ne sais pas à quel point la carte ci-dessus va vous parler en terme de kilomètres, et elle ne dit rien de l’état des routes (médiocres). Mais nous avons fait le trajet Lima-Arequipa en 2j et ça représente 1000kms. Et comme la Panamerica n’a rien de nos autoroutes français (même si elle est assez droite, quand vous quittez la côte pour monter sur Arequipa c’est de la montagne et je n’exagère pas) j’ai calculé que nous avions fait environ 20h de car en deux jours … Donc comment vous dire si vous êtes malade au bout de 30mn de voiture ? Par ailleurs ça s’allège un peu après mais on fait quand même beaucoup de car.

Une des solutions possibles c’est de faire ce trajet Lima-Arequipa en avion, un certain nombre de circuit le propose ainsi. Mais ça oblige à renoncer aux îles Ballestas et à Nazca. A vous de voir ….

√ Je l’ai déjà évoqué en parlant du Macchu Picchu mais si vous avez le vertige, vous devez réfléchir avant de vous engager dans ce voyage. Je ne vais pas vous dire de renoncer parce que je pense possible de le faire avec quelques précautions et adaptations mais je ne souffre pas moi-même de vertige donc vous devez y réfléchir au préalable, ça serait dommage vu que c’est le point d’orgue du voyage !

Ce n’est marqué nul part dans aucun guide que j’ai consulté ni aucun descriptif de voyage, personne ne vous mettra en garde et j’ai réellement engueulé mon guide de ça en lui demandant s’ils n’avaient jamais de problème et il m’a dit que « ah oui oups ça arrive fréquemment de devoir évacuer des gens sur civière parce qu’ils ont fait des malaises hi hi », et pourtant le Macchu Picchu est particulièrement vertigineux. Déjà pour y accéder. Même si ce n’est plus l’aventure comme me le racontait quelqu’un qui y est allé il y a 30 ans, qui avait dû sauter du train à un certain kilomètre puis marcher toute une journée et dormir là bas … ben c’est quand même encore bien l’aventure. Au delà du train de luxe qui vous emmène dans la ville au pied du Macchu Picchu (Aguas Calientes) il faut prendre une navette et c’est parti pour 20mn de grimpette acrobatique sur une route … en terre, hyper étroite (même moi j’ai serré les fesses quand on croisait une navette qui redescendait) et littéralement à flan de précipice puisque vous prenez 600m d’altitude en 20mn et n’espérez pas la moindre rambarde de protection. Néanmoins je pense que ça peut se faire en ayant le vertige pour peu qu’on soit prévenu et qu’on s’asseye côté couloir et non pas côté fenêtre et qu’on regarde devant soi. De même sur le site même du Macchu Picchu, vous prendrez forcément un guide (enfin je vous le conseille si vous y allez par vous même sinon vous n’aurez aucune explication), prevenez le ! Ils connaissent parfaitement le site (c’est impressionnant), sauront vous éviter les endroits particulièrement vertigineux comme le mirador qui domine le site et où on voit jusqu’en bas de la vallée là où coule la rivière. Parce que dans le site même du Macchu Picchu, malgré les montagnes environnantes, l’impression de vertige est vraiment moindre.

Et évidemment vous renoncez à toute idée de grimper le Wayna Picchu et sa pente à 60% (et si vous avez besoin d’une piqûre de rappel vous retournez voir mes photos).

 

Qu’est-ce qu’on met dans sa valise ?

Aaaahhhh c’est un petit peu compliqué là. On m’a souvent demandé depuis mon retour quel temps j’avais eu. Le problème c’est que la météo à Lima, à Arequipa, à Puno et à Cusco est assez différente à chaque fois, aussi à cause de l’altitude qui joue énormément sur les températures. Sans compter l’effet El Nino qui touche sévèrement le Pérou. Ca a été le cas depuis l’automne 2015 et la météo était seulement de retour à la normale en mai quand j’y suis allée. Moi je voulais partir plus tôt au Pérou, heureusement un ami météorologue m’a hurlé « naaaan pas trop tôt, pas avant mai, ya El Ninoooo ». Et puis il ne faut pas penser que les saisons soient les mêmes que les nôtres – loin de là – ainsi l’été est humide/pluvieux et l’hiver sec. Mais là encore renseignez vous bien avant de partir, ça change beaucoup d’une ville à l’autre.

Néanmoins pour vous donner une idée, à Lima (niveau de la mer) nous avons eu un temps chaud et humide, à Nazca un temps très chaud (35°) et très sec, à Arequipa (2400m d’altitude) beau et chaud, à Puno (3800m) beau mais froid le soir/la nuit, à Cusco (3400m) orageux et froid le soir. Nous avons ainsi eu de 35° sur la côte pacifique en journée à -5° la nuit au lac Titicaca … Mais nous avons toujours atteint au moins les 18-20° la journée en fait. En conséquence de quoi dans votre valise il vous faut du petit tee shirt et short léger à la polaire et l’imperméable. Voire si vous dormez dans une communauté du lac Titicaca de quoi empiler les épaisseurs pour avoir chaud la nuit.

Et prenez de vraies bonnes chaussures de marche. Les trottoirs – quand ils existent – sont généralement défoncés et dangereux, l’éclairage public chiche ou inexistant, les rues pas forcément mieux que les trottoirs.

 

Quelles sont les surprises ? (bonnes ou mauvaises)

⇒ Quand j’ai dit autour de moi que je partais au Pérou, une des inquiétudes majeures ça a été « mais vous allez manger quoi là bas? » (très français ça :D). Je m’étais préparée à manger poulet-patates pendant 15j comme c’est à priori LE plat péruvien. Et bien en fait je n’en ai pas mangé une seule fois et j’ai surtout HYPER BIEN MANGE !!!! Mais vraiment ! J’ai trouvé la cuisine péruvienne très fine et délicate. Avec quelques coutumes rigolotes comme le fait qu’au plat chaud quasi systématiquement en accompagnement de la viande vous avez droit à féculent + féculent. Donc riz + pomme de terre ou riz + fève ou pomme de terre + fève etc… j’ai d’ailleurs eu plus souvent droit au riz qu’aux pommes de terre alors qu’ils ont 300 variétés de pommes de terre (déception). Ils mangent assez peu épicé, il n’y a que dans le Papa à la huancaina qu’il y avait du piment mais il est très doux et franchement allez y les yeux fermés. Quelque fois il y a des petits pots sur les tables avec un mélange de … trucs coupés en brunoise, là par contre c’est fort, goûtez avant d’en mélanger à vos plats.

Sinon vous devez AB-SO-LU-MENT manger du ceviche !!! Bien préparé c’est une tuerie absolue !!!

On a mangé aussi du cochon d’inde, personnellement j’ai trouvé ça très bon et je n’ai absolument pas été traumatisée d’en manger n’ayant personnellement jamais eu de cochon d’inde (et ayant mangé des criquets en Thaïlande). En plus il était coupé, ça m’a fait plus bizarre de les voir entier en brochettes ^^.

Dans les trucs que j’ai adoré il y a également l’alpaga, un « cousin » du lama qui a une viande très délicate et qu’ils savent fort bien préparé en sauce.

Par contre à ma grande déception … j’ai très peu mangé de quinoa alors que je pensais en manger nettement plus (j’adore ça), sans compter que j’ai constaté avec horreur que la plupart des gens du groupe ne savait absolument pas ce que c’était. Qu’ils n’en aient jamais mangé, encore … j’aurais pu comprendre mais qu’ils me regardent comme un poulpe mort en me demandant ce que c’est parce qu’ils n’en ont jamais entendu parler, ça m’a tué. De même je pensais manger des mangues et il n’en a rien été (sniiiiif) et j’ai eu un mal de chien à trouver du chocolat (mais miam miam il était boooon!).

Niveau boisson alors le Pérou à son coca cola local (enfin racheté par la marque américaine désormais) qui n’a rien à voir avec le Coca auquel nous sommes habitués : il est jaune fluo et il a un goût de bubble gum. Personnellement j’ai détesté mais faites vous votre idée. De même la chicha est à goûter mais je n’ai pas vraiment aimé non plus 😉 Je vous souhaite par contre d’avoir l’occasion de boire à l’apéro un vrai bon pisco sour bien frais et bien dosé, une merveille (piégeuse mais tellement bonne).

Bref ne vous inquiétez pas, on mange très très bien au Pérou !

⇒ Dans les éventuelles mauvaises surprises il y a que souvent dans les hôtels, même d’un certain standing puisque nous avons toujours dormi dans au moins des 3 étoiles, l’eau chaude est parfois … aléatoire. Ainsi nous sommes arrivés à Arequipa très tard après une journée éprouvante de car et pas la moindre goutte d’eau chaude … le lendemain à 8h il y en avait par contre. Mais à 12h il n’y en avait plus. Etc … Bref c’est l’eau chaude de Schrödinger, surtout que si vous êtes en voyage organisé vous avez peu la main sur vos horaires donc peu de flexibilité pour vous doucher. Alors quand il fait 35° je n’ai pas trop de mal à me prendre une douche froide mais quand il fait plus froid ou pour me laver les cheveux, c’est plus compliqué. Mon conseil c’est de prévoir dans sa valise un gant de toilette pour les jours où la douche chaude est inexistante et la douche froide inenvisageable, et de se laver les cheveux dès qu’on a un créneau eau chaude (et un sèche cheveux … autre problème :D)

⇒ Le Pérou est un pays riche d’artisanat et peu cher pour nous autres européens (1 sol = 0,30€) mais on a jamais la garantie absolue de ce qu’on achète. Que ce soit pour l’argent ou la laine d’alpaga par exemple. Malgré les affirmations des vendeurs et les étiquettes/logos à l’air très officiel estampillant les objets. (nb : dans un centre sur les lamas et autres camélidés on nous a dit que les tissus très colorés qu’on voit partout au Pérou ne pouvait être en aucun cas en laine d’alpaga – donc encore moins en laine de bébé alpaga – la laine d’alpage ne prenant jamais la couleur de cette manière)

 

En vrac

§ Le Dollar est la monnaie de référence. Même si quand j’y suis allée, le pays était stable y compris sa monnaie (le sol), ça n’était pas le cas il n’y a pas si longtemps et j’ai vraiment senti la fébrilité du pays en y étant en pleine élection présidentielle. Par ailleurs, le Pérou observait avec inquiétude ce qui se passait au Venezuela, craignant la contagion. Il est possible qu’on vous demande de régler certaines choses en dollar (les vols par dessus les lignes de Nazca par exemple) mais il arrive aussi que les euros soient parfaitement acceptés (ça a été le cas quand j’ai acheté mes bijoux en argent). 

§ C’est « rigolo » comme quand j’ai parlé du Pérou, on m’a énormément renvoyé au lama (comme en Thaïlande à la prostitution …) . Pourtant le lama est loin d’être l’animal emblématique du Pérou. C’est la vigogne, qui est un animal superbe d’ailleurs. Je n’ai donc vu aucun lama cracher sur qui que ce soit (par contre j’en ai vu un foutre un coup de boule). Néanmoins le lama est un animal très stressé (d’où les crachouillis) et donc quand il couche ses oreilles vers l’arrière, c’est qu’il vaut mieux vous éloigner et le laisser tranquille.

§ Le Pérou c’est juste en dessous de l’équateur (la ligne et le pays mais je parle de la ligne là). L’une des conséquences de ça (en plus de « l’inversion des saisons » qui est bien différent de ça au Pérou) c’est que de même que si vous êtes allés aux Antilles un jour, eh bien à 5h soudain le soleil se couche brutalement. Pouf. Ça fait bizarre, je ne m’y fais jamais ^^’

Mais quand même le lama rasta c'est trop cool !!!

Mais quand même le lama rasta c’est trop cool !!!

 

 

Voilà j’ai probablement oublié des choses alors n’hésitez pas à me les demander en commentaires !

Alors prêts à partir ?

Incas et lac Titicaca : les bofs, les flops et les regrets …

Comme pour tous les voyages, il y a eu des ratés au Pérou. Des déceptions, des frustrations. Des choix qu’il a fallu faire ou qu’on a fait pour moi, des trucs que j’avais imaginé et qui se sont avérés bien loin de ce que j’avais imaginé etc … Mais finalement quand je fais la liste, je me dis qu’il n’y en a pas eu tant que ça.

Alors après les supers tops et les tops, il faut quand même que j’aborde ce qui m’a déçue.

Et puis après je vous ferai un billet récapitulatif avec tout plein de conseils pour boucler ce chapitre péruvien.

 

Les regrets

♠ Cusco

J’aurais dû mettre Cusco au minimum dans les tops. Voire dans les super tops. Et pourtant elle se retrouve dans les regrets.

J’ai eu un véritable coup de coeur pour cette ville que j’ai trouvé magnifique … ce qui est pour le coup vraiment rare au Pérou tant la plupart des villes se sont avérées vraiment moches à mes yeux d’européenne. Bien souvent, à Lima, à Arequipa, à Puno, vous n’avez guère que la Plaza des Armas, héritage de la colonisation espagnole, qui soit architecturalement intéressante. Le reste de la ville étant constitué de maisons en brique, pas finie, construite au petit bonheur et de rues cabossées pas entretenues. En fait on nous a expliqué que les péruviens investissaient vraiment peu l’extérieur de leur maison et en plus ils construisent en fonction de leurs besoins/argent donc ils font le rdc en prévoyant déjà le 1er étage mais concrètement celui-ci reste à l’état de projet pendant des années avec les poteaux et les barres d’acier qui sortent en tout sens. En tant qu’européenne, habituée à une architecture plutôt léchée, ça m’a vraiment fait bizarre. Après, je le comprends aussi parce que le Pérou est très souvent soumis à des gros séismes qui détruisent massivement, alors si tous les 10 ans il faut reconstruire sa maison, on n’a pas trop envie d’en faire des tonnes pour qu’elle soit belle extérieurement.

Mais Cusco diffère beaucoup de ça. Ancienne capitale de l’empire Inca, il en reste énormément de vestiges dans la ville et aux alentours. Les espagnols ont réutilisé ces bâtiments incas, leurs rues etc en imprimant bien sûr leur propre trace de manière harmonieuse. Evidemment, quand on sort de l’hypercentre on retrouve les maisons péruviennes classiques mais le centre architectural est bien plus important que je ne l’ai vu ailleurs. Et il est beau. Vraiment.

Mais …

Mais je n’ai fait que survoler Cusco. Je n’y suis restée que 2j et en plus c’était la fin du voyage, la fatigue se faisait sentir et je n’ai rien vu de ses richesses. J’ai vu sa beauté mais j’aurais voulu visiter la cathédrale et pas juste en voir l’extérieur. J’aurais voulu visiter l’église de la compagnie de Jésus et pas juste en voir l’extérieur. J’aurais voulu par dessus tout visiter le couvent St Dominique construit sur le plus célèbre temple inca : le temple du soleil, et pas juste en voir l’extérieur sans en plus en comprendre l’importance sur le moment. J’aurais tué toute ma famille pour visiter le Sacsayhuaman.

De tout ça je n’ai rien vu ou alors juste l’extérieur et j’en garde un goût de regrets amers malgré l’amour fou que je porte désormais à cette ville. (insérer ici des coeurs dans les yeux)

La iglesia de la compania de Jesus

La iglesia de la compania de Jesus

 

Un bout de la plaza de Armas

Un bout de la plaza de Armas

 

El convento Santo Domingo que j'aurais tant voulu visiter :(

El convento Santo Domingo que j’aurais tant voulu visiter 🙁 (on voit très bien le mur inca en pierre noire sans mortier)

 

Les beaux balcons de bois

Les beaux balcons de bois

 

Un autre bout de la Plaza de Armas

Un autre bout de la Plaza de Armas

 

Rue made in inca avec ces murs inclinés de part et d'autre en pierre sans mortier

Rue made in inca avec ces murs inclinés de part et d’autre en pierre sans mortier

 

Une des collines qui entourent Cusco

Une des collines qui entourent Cusco

 

Le bel arc-en-ciel au dessus de la cathédrale (à gauche) et l'église des compagnons de Jésus (à droite)

Le bel arc-en-ciel au dessus de la cathédrale (à gauche) et l’église des compagnons de Jésus (à droite)

 

♠ La Bolivie

C’est mon 2e gros / énorme / gigantesque regret mais pour le coup je le savais depuis le départ.

Dans l’idéal j’aurais fait Pérou ET Bolivie. Pas forcément toute la Bolivie mais au moins le salar d’Uyuni. C’est un rêve … absolu, oui écrivons-le, que de voir ça un jour. Mais ça n’était pas possible sur ce voyage-là, ni en temps ni en finance. Mais le lac Titicaca est commun au Pérou et à la Bolivie et apercevoir les montagnes enneigées de la Bolivie, ça m’a quand même bien bien tordu le bide.

J’aurai ma revanche !

 

Les bofs/flops

♠ Les communautés du lac Titicaca

Je savais que je n’allais pas aimer, je me connais ça fait 30 ans que je vis avec moi-même. Et donc je n’ai pas aimé. J’irai même jusqu’à dire que j’ai détesté. J’ai un vrai problème avec ce type de … d’excursions, on va dire ça ainsi. Une certaine ambivalence. Parce que vraiment je déteste. Je déteste cette intrusion chez les gens, je déteste ce côté Disneyland folklorique avec le petit spectacle et puis après on passe au magasin de souvenirs. En même temps j’ai bien conscience de l’apport financier que ça représente pour ces familles. Alors j’ai serré les dents et j’ai essayé de profiter quand mon cynisme me le permettait et de ne pas gâcher le plaisir de tout le monde ….

Les femmes de la presqu'île de Llachon

Les femmes de la presqu’île de Llachon

 

De la couleur beaucoup :D

De la couleur beaucoup 😀

 

Une petite fille de la communauté Uros

Une petite fille de la communauté Uros

 

Une famille de la communauté Uros

Une famille de la communauté Uros

 

♠ Les dîners touristiques

Ca aussi je savais que j’allais détester et il faut bien reconnaitre que j’ai été extraordinairement préservée quand même sur ce voyage là mais j’y ai quand même eu droit DEUX FOIS.

Et à chaque fois … j’ai dû lutter contre un incoercible fou rire devant le ridicule du truc (parce que vous ne croisez déjà aucun péruvien en poncho alors un péruvien en poncho qui danse c’est … très très wtf) pour ne pas gâcher la soirée des autres qui eux avaient des étoiles plein les yeux. L’alcool aide beaucoup dans ces moments là.

 

♠ Arequipa

Arf quelle déception cette ville qu’on m’avait tant fait miroiter. Arequipa la blanche, Arequipa la magnifique … ben moi je suis restée sur ma faim concernant cette ville. Blanche la plaza de Armas oui mais le reste de la ville … non. Magnifique ? Ben …….. belle oui mais magnifique pas tant que ça. Il y a quelque chose que je ne saurais expliquer qui n’a pas collé entre cette ville et moi.

Incas et lac Titicaca : les tops !

Pérou épisode 2!

Après vous avoir donné mes supers tops du voyage, on va passer aux tops. Ces choses qui m’ont enthousiasmée pendant le voyage … mais un peu moins que ceux du billet d’avant. Parfois parce que c’était moins un sujet qui m’intéressait, parfois tout simplement parce qu’on ne peut pas vivre dans l’émerveillement absolu en permanence.

Et puis contrairement à la liste faite précédemment, dans celle-ci il y a des moments, des choses intangibles, impossibles à photographier ou à rendre viseullement mais gravés dans ma mémoire et que je vais essayer de retranscrire en mots.

 

♦ Dormir sur le lac Tititcaca

Je vous ai parlé du lac Titicaca dans les supers tops du voyage mais j’évoquais alors le lieu. J’ai eu la chance de passer une nuit dans une communauté du lac Titicaca et si j’ai détesté le côté disneyland de notre intrusion dans cette communauté (j’en reparlerai dans mon prochain billet), j’ai adoré avoir la chance de dormir sur le lac.

A priori peu de touristes le font, la plupart se contentant d’un tour sur le lac (la visite de l’île de Taquile, à fuir d’après les retours) et puis s’en vont. Mais moi vraiment je garde un souvenir incroyable de ma nuit sur le lac, pour l’avoir vu sous d’autres lumières déjà comme je le disais mais aussi (et beaucoup) pour l’expérience. Parce que cette nuit là (et pas que cette nuit là) il a fait – 5°, on a dormi dans des maisons en torchis (mais attention avec un intérieur doublé en roseau!), sans chauffage ni eau chaude, avec 5 couvertures sur le lit qui pesaient 1 tonne chacune et des bouteilles en plastique remplies d’eau bouillante au pied* (et 10 couches de fringue sur le dos). Et oui ça reste un sacré souvenir … bien bien bien loin des hôtels 3 étoiles.

Voilà le genre de maison dans laquelle j'ai dormi sur le lac Titicaca

Voilà le genre de maison dans laquelle j’ai dormi sur le lac Titicaca

 

* (nb : si vous dormez comme nous dans une communauté du lac Titicaca et qu’on vous donne une bouteille d’eau chaude le soir ce n’est pas pour que vous vous laviez les pieds mais pour faire bouillotte) (nb 2 : expérience à ne pas reproduire chez vous, leur plastique est différent du notre, nos bouteilles fondraient)

 

♦ les îles Ballestas

Ahlalalala quel moment aussi que celui de la visite des îles Ballestas. D’autant plus que c’est la 1ere vraie visite que j’ai fait au Pérou. Alors ce lieu vraiment spécial, un peu hors du temps et fantomatique, les espèces animales observées de si près, la lumière de ce site et la couleur du Pacifique … c’était vraiment un moment mémorable.

Et puis ce géoglyphe de cactus/chandelier dessiné dans le sable, qui daterait de 200 ans avant J.C, dessiné par la civilisation de Paracas, qu’on aperçoit si bien, c’est complètement fou.

Les piafs squattent

Les piafs squattent

 

Le désert de Paracas et le Pacifique

Le désert de Paracas et le Pacifique

 

Il y a le ciel, le soleil et la mer (et le fameux cactus)

Il y a le ciel, le soleil et la mer (et le fameux cactus)

 

Allez je vous le mets en plus grand :D

Allez je vous le mets en plus grand 😀

 

Un petit bout des îles Ballestas. Le blanc c'est le guano des oiseaux qui sont ici chez eux

Un petit bout des îles Ballestas. Le blanc c’est le guano des oiseaux qui sont ici chez eux

 

Le paradis des oiseaux ... et des manchots de Humbolt <3

Le paradis des oiseaux … et des manchots de Humbolt <3

 

Et des otaries manifestement très très stressées

Et des otaries manifestement très très stressées

 

♦ le musée archéologique de Lima

Je suis trèèèèès musée ! Très très très très musée ! J’adooooore les musées je pourrais y passer ma vie ! Pourtant celui là, j’y suis allée un peu à reculons. A tort.

Alors oui évidemment c’est un musée hein, pas un parc d’animation. Mais celui là vraiment il est super, surtout quand comme moi on a la chance d’avoir un guide en français pour expliquer les collections. L’intérêt le plus évident de ce musée c’est de nous ouvrir les yeux sur l’histoire du Pérou, sa richesse et surtout les différentes civilisations – franchement méconnues en Europe – qui se sont succédées avant les Incas (ça techniquement vous devriez connaître quand même) : Nazca, Chavin, Paracas, etc…

Les riches tissus des civilisations Nazca et Paracas

Les riches tissus des civilisations Nazca et Paracas (1)

 

Les riches tissus des civilisations Nazca et Paracas (2)

Les riches tissus des civilisations Nazca et Paracas (2)

 

♦ couvent Santa Catalina d’Arequipa

C’est un lieu vraiment … à part que ce couvent de plus de 20 000 m2, village au coeur de la ville d’Arequipa. Une architecture bien à part également, chose bien rare au Pérou. Une histoire aussi qui à titre très personnel me fait frémir, hop ma fille au couvent et tu n’en sortiras plus jamais.

Je crois que la traduction n'est pas nécessaire ?

Je crois que la traduction n’est pas nécessaire ?

 

Une ruelle de ce village dans la ville

Une ruelle de ce village dans la ville

 

Des cloitres de toutes les couleurs

Des cloitres de toutes les couleurs

 

Des cloitres partout des cloitres

Des cloitres partout des cloitres

 

Le cloitre des orangers, perspective

Le cloitre des orangers, perspective

 

Les peintures religieuses dans le déambuloire

Les peintures religieuses dans le déambuloire

 

Le cloître des orangers

Le cloître des orangers

 

La vue sur le Picchu Picchu et le Chichina, volcans dominants Arequipa, depuis une terrasse du couvent

La vue sur le Picchu Picchu et le Chichina, volcans dominants Arequipa, depuis une terrasse du couvent

 

♦ La Pachamama et le Pachatata : l’île d’Amantani

Le Pérou comme beaucoup de pays d’Amérique du sud est très catholique. Très très TRES catholique (à 98%). Et j’ai été très impressionnée personnellement de les voir exprimer intensément leur ferveur les 2 dimanches où j’ai été présente mais aussi en pleine semaine lors d’une quelconque fête religieuse.

Cependant … malgré ce catholicisme omniprésent on sent partout le parfum des anciennes croyances, y compris dans un syncrétisme amusant et surprenant.

Et l’une des anciennes croyances les plus vénérées encore au Pérou c’est la Pachamama, la Terre-mère (et son corollaire : le Pachatata).

J’ai eu la chance d’aller sur l’île d’Amantani – sur le lac Titicaca – qui est une île sacrée puisque s’y trouve le temple de la Pachamama et de la Pachatata. Les temples en eux-mêmes ne sont pas du tout impressionnants (on est loin du Parthénon) mais la spiritualité vibre dans l’air et l’île est vraiment très très belle et reposante, préservée aussi, on voit beaucoup moins qu’ailleurs la pollution et le côté Disneyland que j’ai fortement ressenti dans les autres communautés du lac. Et la vue sur le lac depuis les deux temples est vraiment superbe.

(Bon … par contre pour monter c’est vraiment chaud, on part de 3800m d’altitude pour atteindre 4300m et croyez moi qu’à cette altitude ces 500m de dénivelé vous les sentez bien bien passer, dès que la pente se fait un tout petit peu plus raide c’est pow pow pow)

Le temple de la Pachamama pris depuis le Pachatata

Le temple du Pachatata pris depuis la Pachamama

 

La "montagne" Pachamama

La « montagne » Pachatata

 

L'une des vues sur le lac

L’une des vues sur le lac

 

Et une autre depuis la Pachamama

Et une autre depuis la Pachamama

 

♦ L’église St Pierre-Apôtre d’Andahuaylillas (à mes souhaits oui. Après l’Islande je ne pensais pas retrouver des noms compliqués comme ça :D)

Je n’ai pas de photo de l’intérieur de cette église considérée comme « la chapelle sixtine des andes » car il était purement interdit de prendre des photos de son intérieur, les touristes étant indisciplinés et prenant des photos avec flash alors que ça abime les oeuvres. (Et bon sang ce que ça m’agaaaaaace ce type de comportement)

Cette église est vraiment magnifique et resplendissante, baroque mais pas ce baroque d’Europe que nous connaissons si bien, toutefois je n’approuve pas du tout la comparaison avec la chapelle sixtine personnellement, ça m’a même heurtée de l’entendre en fait tant la peinture m’a paru nettement plus grossière.

A defaut d'en avoir l'intérieur j'ai au moins la facade dans le soleil couchant

A defaut d’en avoir l’intérieur j’ai au moins la facade dans le soleil couchant

 

Ollantaytambo

Ville connue surtout pour être un point de départ du train pour le Macchu Picchu et c’est bien dommage. Elle mérite bien plus que ça et en tout cas plus qu’une simple traversée express vers la gare car c’est une magnifique ville inca qui en porte encore énormément de vestiges qui permettent de bien se rendre compte du talent de batisseurs des incas.

Oh les beaux canaux pour draîner l'eau et les beaux murs parfaitement ajustés typiques des incas

Oh les beaux canaux pour draîner l’eau et les beaux murs parfaitement ajustés typiques des incas

 

Les incas et leur passion des terrasse ;-)

Les incas et leur passion des terrasse 😉

 

Les murs incas

Les murs incas encore

 

Les rues incas et les murs inclinés vers l'intérieur

Les rues incas et les murs inclinés vers l’intérieur

 

Ne me demandez pas ce que ça fait là mais je trouvais ça trop cool :D

Ne me demandez pas ce que ça fait là mais je trouvais ça trop cool 😀

 

♦ décoller en avion de Cusco

Vous allez trouver sans doute étrange comme dernier top de ce voyage. Et pourtant ça va rester comme un de mes souvenirs forts de ce voyage même si je suis probablement la seule à l’avoir ressenti ainsi. Peut-être parce que j’ai très souvent pris l’avion. Peut-être parce que j’étais la seule assez concentrée pour le ressentir. Va savoir …

Cusco est une ville située à 3400m d’altitude et pour en repartir et rejoindre Lima nous avons pris l’avion. Jusque là rien d’étonnant. Sauf qu’à 3400m d’altitude la portance de l’air est moindre par rapport aux altitudes habituelles. Et que lors du décollage je l’ai vraiment ressenti, notre course d’élan a été longue … longue … longue pour un Boeing 747 à pleine puissance et je me demandais si un jour nous allions décoller (ce que nous avons finalement fait). C’était flippant même si manifestement la piste de décollage est conçue en conséquence et excitant en même temps de comprendre ce qui se passait et de savoir que je n’étais pas prête de le revivre. Surtout que derrière il a fallu prendre très rapidement de l’altitude pour dépasser les hautes montagnes qui entourent la ville. Un souvenir vraiment vivace. Mais je ne suis clairement pas prête à décoller de la Paz qui est encore un peu plus haut, à 3660m d’altitude.

Incas et lac Titicaca : les super tops!

Je me suis bien demandée comment vous raconter le Pérou.

Et puis finalement j’ai demandé sur Twitter si je racontais plutôt ce voyage de manière chronologique ou en vrac. Et c’est le vrac qui l’a emporté. Ce qui me va pas plus mal. Je vais donc faire un article sur mes super tops du voyage, un sur mes tops, un sur mes bofs et mes flops/regrets/déceptions. Et un dernier billet récapitulatif avec les conseils et autres infos pratiques. Néanmoins pour ceux qui voudraient une carte avec les différentes étapes pour se rendre compte du périple que ça a fait, dites le en commentaire et je l’incluerai dans le billet récapitulatif.

Ca vous va ? (Si ça ne vous va pas, c’est pareil)

 

Et comme je ne suis pas vache je vais démarrer par mes supers méga tops de ce voyage ! Ces trucs absolument démentiels qu’il ne faut rater pour rien au monde et qui m’ont donnée l’impression que mon voyage avait duré 1 mois tant c’était dense alors que quand je relis mon carnet de voyage je me dis « ah oui c’est passé vite en fait ».

Ils ne sont pas classés par ordre d’importance parce que c’est rigoureusement impossible pour moi de vous dire lequel je préfère entre tous …. (bon … OK petite mention spéciale pour le Macchu Picchu quand même, vrai gros coup de coeur (hiiiiiiii))

Attachez vos ceintures, prenez un cocktail à boire et échauffez les poignets, va falloir scroller pour rejoindre le Pérou !!!

 

les paysages péruviens: l’altiplano, le lac Titicaca, la côte pacifique

Après l’Islande, il y a un peu plus d’un an et demi, et ses paysages fabuleux et grandioses, je m’étais raisonnée qu’il me serait très difficile désormais lors de mes voyages d’être autant confrontrée à la Nature dans toute sa force, sa beauté et sa grandeur. Et je ne suis pas partie au Pérou en recherchant cela (contrairement à l’Islande). Le Pérou m’attirait pour son histoire et ses civilisations (Inca mais pas seulement), parce que c’était l’Amérique du Sud et que je n’y avais jamais mis les pieds et si je me doutais bien que l’Altiplano offrirait sans doute des spectacles grandioses, je ne pensais pas que le pays en lui-même en offrirait autant. Et surtout si variés.

Parce que le premier choc c’est en quittant Lima et en longeant la côte Pacifique que je l’ai eu.

Naïvement, je m’attendais à une côte … verdoyante. Bon ben pas du tout …

Ah oui dis donc c'est un peu ... enfin pas trop ...

Ah oui dis donc c’est un peu … enfin pas trop …

La côte Pacifique au sud de Lima c’est désert. Implacablement désert. 1000 kms de désert de sable plat, montagneux ou dunaire entre Lima et Arequipa, seulement entrecoupés de quelques oasis liées à l’eau descendant de la cordillère des Andes.

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Une dune de chaque côté et entre un mini plan d’eau

 

Des montagnes de sable

Des montagnes de sable

 

Au bout d'un moment, ça lasse tout ce désert quand même non ?

Au bout d’un moment, ça lasse tout ce désert quand même non ?

 

Et au milieu coule une rivière (et un peu de vert dans tout ce désert)

Et au milieu coule une rivière (et un peu de vert dans tout ce désert)

 

C'est quand même putain de beau non ? (si!)

C’est quand même putain de beau non ? (si!)

Mais si c’est la première claque que j’ai pris, ça n’a pas été la dernière.

 

Et la suivante dans mon circuit a été la plus grande : l’altiplano.

Un lieu … absolument incroyable, auquel mes photos ne rendront jamais justice. La lumière y est … pfiouuu incroyable! L’air d’une pureté incroyable (et d’une rareté) et cette immensité face à soi … Tout y est plus vaste, plus lumineux !

Je ...

Je …

 

Wahou (1)

Wahou (1)

 

Wahou (2)

Wahou (2)

 

Wahou (3)

Wahou (3)

 

Wahou (4)

Wahou (4)

 

Wahou (5)

Wahou (5)

 

Wahou (6)

Wahou (6)

 

Wahou (6)

Wahou (7)

 

Le "petit" lac de Lagunillas (wahou 17000)

Le « petit » lac de Lagunillas (wahou 17000)

 

Et puis après ça on en a remis une couche avec le lac Titicaca.

Peut-être parce que c’était juste après l’altiplano qui avait été une vraie claque visuelle, peut-être parce que le lac Titicaca est tellement immense (15 fois la taille du lac Léman) qu’on a du mal à en prendre la mesure, peut-être parce que la lumière à 3800m d’altitude est très brute et crue et qu’elle aplati … Bref je n’ai pas eu de coup de coeur immédiat pour le lac Titicaca. Il me faudra le voir sous une lumière différente et plus douce – au coucher du soleil et au lever du soleil – naviguer dessus et prendre un peu de hauteur par rapport à lui, l’encadrer de montagnes lointaines et blanches pour que son attrait apparaisse.

Le coucher du soleil sur le lac Titicaca

Le coucher du soleil sur le lac Titicaca

 

Lever de soleil sur le lac Titicaca

Lever de soleil sur le lac Titicaca

 

Les montagnes au loin au lever du soleil sur le lac Titicaca

Les montagnes au loin au lever du soleil sur le lac Titicaca

 

J'ai adoré cette lumière matinale

J’ai adoré cette lumière matinale

 

Au loin les montagnes boliviennes enneigées

Au loin les montagnes boliviennes enneigées qui domine le lac Titicaca

 

Le lac Titicaca depuis l'île d'Amantani

Un petit bout du lac Titicaca depuis l’île d’Amantani

 

 

les lignes de Nazca

Voilà bien quelque chose que je ne m’attendais pas à aimer autant. J’ai déjà vu des dizaines de reportage télé sur les lignes de Nazca, je savais que je ne les verrais jamais aussi bien que ces images capturées depuis le ciel. Alors j’avoue que dans le programme et en y arrivant je me disais « bwof ». Et puis je suis montée sur ce mirador, c’était la fin de la journée, le soleil était sur le point de se coucher, le lieu était magique tout seul et même si j’ai vu très peu à l’échelle du site qui est immense, voir ces mains dessinées sur le sol, cet arbre à l’envers et ces immenses lignes c’était … incroyable et extrêmement touchant.

Malheureusement j’ai pu faire très peu de photos et très peu de bonne qualité à cause du soleil franchement couchant.

Devant vous un arbre à l'envers et le départ d'un triangle en haut à gauche

Devant vous un arbre à l’envers (oui faut un peu d’imagination) et le départ d’un triangle en haut à gauche

 

Les mains (et en plus des fois j'ai mal cadré ...^^')

Les mains (et en plus des fois j’ai mal cadré …^^’)

 

Les mains bis

Les mains bis

 

 

Macchu Picchu

Ah le Macchu Picchu … Je mentirais si je disais que ce n’était pas le coeur de mon voyage. Ce que je voulais voir avant tout, ce dont j’attendais le plus avant l’Altiplano, le lac Titicaca et tout le reste. Le matin du grand jour, malgré la nuit trop courte, je dansais de joie et d’excitation sur le quai de la gare. Et puis, la fatigue de la fin du voyage, le monde à l’entrée du site (évident ! Je ne m’attendais pas du tout à ce que je sois seule mais c’était vraiment désagréable) (surtout vu le comportement de la plupart « han poussez vous vous gâchez ma photo ! » MAIS TU T’ES VRAIMENT CRU TOUT SEUL CONNARD? Bref) ont fait que je suis rentrée dans le site en me disant que j’attendais trop de cette visite, que j’allais être déçue, que j’allais pas aimé, que le monde allait me gâcher MA visite.

Sauf qu’il n’en a rien été. Malgré le monde (bien bien dilué dans la grandeur du site une fois passé l’accès et limité puisqu’il n’y a que 2500 personnes/jour qui peuvent visiter le Macchu Picchu) et la fatigue, j’ai été complètement SUBJUGUEE par ce site incroyable ! Et je vous présente mes excuses car en dehors des photos panoramiques, je n’ai pas vraiment réussi à en saisir correctement la verticalité. (Nb : j’en reparlerai longuement dans mon billet récapitulatif mais si vous êtes sujets au vertige, réfléchissez vraiment avant de vous engagez dans cette visite – et donc dans ce voyage puisque c’en est vraiment un élément majeur – parce que vraiment c’est vertigineux. Grandiose mais vertigineux. Et je ne souffre pas personnellement du vertige donc si je vous dis ça c’est que vraiment …)

Car ce qui rend si beau ce site, au delà de la forêt luxuriante et de son vert (on est à la frontière avec l’Amazonie) , du blanc des nuages, du site inca en lui même c’est l’à-pic absolu de l’endroit où nous sommes. Aussi bien le lieu où a été construit le site même (on voit très bien la rivière en bas et on se demande comment les incas ont monté les graviers qui ont servi à combler les terrasses de culture qu’ils ont crée) que les montagnes qui l’entourent. Pour vous donner une idée, le Wayna Picchu surplombe le site inca, et dessus a été crée le temple de la Lune. On peut y monter (limité à 400 personnes/jour) mais la pente est de 60% !

Allez assez causé, place aux photos

L'espèce de gros dos d'âne dans le prolongement du site, c'est ça le Wayna Picchu

L’espèce de gros dos d’âne dans le prolongement du site, c’est ça le Wayna Picchu

 

Voilà voilà voilà (celle là vous pouvez cliquer pour la voir en grand)

Voilà voilà voilà (celle là vous pouvez cliquer pour la voir en grand)

 

Triple love

Le Love est total !

 

Coucou les gens tous petits !

Coucou les gens tous petits !

 

Les fameuses terrasses de culture (on voit bien la pente là aussi :D)

Les fameuses terrasses de culture (on voit bien la pente là aussi :D)

 

Une partie des pics qui entourent le site (sur la gauche de la photo)

Une partie des pics qui entourent le site (sur la gauche de la photo)

 

Laissez moi là jusqu'à la fin de ma vie svp

Laissez moi là jusqu’à la fin de ma vie svp

 

Le miroir céleste qui permet d'observer indirectement le soleil (donc sans se cramer les rétines) : donc le soleil et autour les nuages puisqu'on a eu une éclaircie pile à ce moment là

Le miroir céleste qui permet d’observer indirectement le soleil (donc sans se cramer les rétines) : donc le soleil et autour les nuages puisqu’on a eu une éclaircie pile à ce moment là

 

 

les salines de Maras

Va savoir dans quel reportage, j’ai vu ce site un jour. Mais j’avais décidé qu’il n’était pas question que j’aille au Pérou sans le voir tant j’avais trouvé ça beau à la télé. Et pour le coup, ce n’est pas facile de trouver un circuit l’intégrant, au final je n’en ai trouvé que 2. Mais je n’ai pas regretté de m’être « battue » pour le voir.

Là bas des familles andines exploitent l’eau très salée d’une source d’eau chaude (chauffée par un volcan à priori) qu’ils font circuler dans des mini piscines d’argile où l’eau sévapore afin de ne récupérer que le sel. C’est très très beau vraiment. En plus on a eu la chance d’arriver les 1ers sur le site et de l’avoir quasiment que pour nous, ça a rendu ça encore plus magique.

Les salines vues de tout tout là haut

Les salines vues de tout tout là haut

 

En zoomant un peu ...

En zoomant un peu …

 

En zoomant encore un peu plus

En zoomant encore un peu plus

 

J'aime beaucoup cette photo

J’aime beaucoup cette photo

 

Wouuuhhh

Wouuuhhh

 

Pfioulalala je m'en remets pas !

Pfioulalala je m’en remets pas !

 

Le petit tas de sel prêt à être récupéré

Le petit tas de sel prêt à être récupéré

 

Bon ben on va peut-être s’arrêter là pour aujourd’hui ?

Incas et lac Titicaca : préambule

Hello le web mondialement mondial ! Oui ça y est je suis rentrée du Pérou.

Et je vais pas mal vous en parler ces prochains temps (je préviens pour ceux que la revue de mes voyages et de mes albums photos lassent), j’espère bien vous faire rêver devant mes photos de l’Altiplano, des lignes de Nazca, du lac Titicaca et du Macchu Picchu !!!! Et que vous vous mettiez tous à courir en tous sens en hurlant « JE VEUX Y ALLEEEEER ».

Mais avant ça ….

Avant ça je vais vous planter l’envers du décor. Je VEUX vous planter l’envers du décor. Ce qu’on ne voit pas sur les photos idylliques. Le côté pile de la pièce d’or. La face sombre du Pérou. Parce que comme l’a dit dès le début le guide avec beaucoup d’humeur « le Pérou, c’est pas l’Pérou! ». Parce que le Pérou n’est pas un pays facile comme l’était l’Islande. Au contraire. Parce que je veux en dire les défauts et la rudesse avant de vous avoir mis tant d’étoiles dans les yeux que vous ne l’entendrez plus ou que vous ne voudrez plus l’entendre.

 

♣ Le Pérou c’est pauvre.

Je m’y attendais hein. Mais clairement pas autant.

Allez savoir pourquoi, j’imaginais l’Amérique du sud plus riche que ça, le Pérou en tout cas. J’aurais été moins étonnée de trouver ces spectacles là en Bolivie ou en Equateur (surtout après le tremblement de terre) ou au Brésil. Peut-être le vieux mythe de l’or, la construction par les Incas etc… Et pourtant … sur mon échelle de la pauvreté, le Pérou c’est pas l’Inde … mais vraiment pas loin. Pour dire. Elle s’étale un peu moins mais elle suinte tout autant.

Le Pérou c’est donc les bidonvilles, les enfants en costume traditionnel pour réclamer une piécette après une chanson ou une photo, les regards envieux …

Malheureusement de cette pauvreté découle nombre de choses.

Bidonville pris à la volée depuis le car

Bidonville pris à la volée depuis le car

 

♣ Le Pérou c’est dé-gueu-lasse.

C’est assez incroyable mais le pays quasi entier est une décharge à ciel ouvert. Le long des routes s’égrènent un chapelet de bouteilles en plastique et de sacs poubelles déversés. Au loin vous contemplez la beauté incroyable de l’Altiplano et quand vous baissez les yeux, à vos pieds il y a toute la laideur de notre monde. Même dans une réserve nationale censée préservée la nature … Et je trouve ça absolument INCOMPRÉHENSIBLE de bousiller une telle beauté ainsi. A fortiori quand son dernier voyage a été l’Islande, ses paysages tout aussi incroyables et son respect absolu de la nature …. Au début de mon voyage, je me suis dit que nos voyages passés impactaient beaucoup nos voyages futurs, y compris sur l’environnement et le respect de celui-ci.

En même temps, va trouver l’ombre d’une poubelle au Pérou … il n’y a clairement pas de volonté publique et nationale d’améliorer les choses. Probablement même pas le début d’une prise de conscience du problème. Là aussi ça m’a rappelé l’Inde – on se raccroche aux références qu’on a – et ce souvenir de cette femme qui ne comprenait pas qu’avec mon amie nous nous enquiquinions à conserver nos déchets alors qu’il suffisait de les jeter par la fenêtre du train.

 

♣ Le Pérou c’est un Etat défaillant.

Pour vous donner une idée, la Poste péruvienne n’émet plus de timbres depuis 4 mois, personne ne sait vraiment te dire pourquoi mais bon c’est ainsi. Si bien que j’ai été obligée de ramener mes cartes postales pour les envoyer depuis la France. (Bon ben du coup tu relativises drôlement le fonctionnement de notre propre Poste)

A côté de ça, les péruviens te disent par exemple – et en tant que française le choc a été totale – qu’heureusement que les routes sont entretenues par des compagnies privées (qui font payer des péages) parce que si c’était l’Etat qui s’en occupait …. pfioulalalalala ! (Ah … ok …)

Et puis il y a toute la partie corruption et compagnie :ceux qui y vivent (et qui ont un certain recul sur leur pays) le disent mieux que moi et j’ai été éminemment préservée pendant mon voyage de ça. Mais pas complètement en fait, puisque notre car a pris une amende car il s’était garé le long d’une plage et qu’il fallait pas (j’ai jamais vu de panneau l’interdisant mais mettons) … ladite amende correspondait à la moitié de la paye mensuelle du chauffeur ce qui est juste ÉNORME pour s’être simplement garé à un endroit où il ne fallait pas. On a payé. Parce qu’il n’aurait jamais pris cette amende si son car n’avait pas été plein de touristes. Parce qu’à côté de ça, les péruviens grillent allègrement les feux rouges, les interdictions de dépassement et compagnie et les flics n’en ont juste rien à carrer.

 

♣ Le Pérou c’est des problèmes de sécurité. (je n’ai pas su comment formuler ça autrement pour regrouper tout ça)

Alors oui il y a ce à quoi vous allez penser immédiatement, des agressions. Notamment en prenant les taxis qui appellent leurs potes qui viennent vous dépouiller voire pire. Ce sont des quartiers où il est déconseillé d’aller, même la journée. C’est du narcotrafic là où la coca pousse. Ce sont des vols et des regards franchement envieux (la pauvreté, remember ?). Et sans devenir parano, puisque nous n’avons au final jamais eu aucun problème, les deux soirs où une fille avec qui je me suis bien entendue et moi on a voulu sortir faire un tour dans l’une des villes où nous étions, le guide a été clair : c’était non. Et pas un « non » négociable.

Mais au delà de ça, il y a aussi … il y a aussi que le Pérou manque terriblement d’infrastructures, peu de routes ou alors dans un état pas terrible voire en terre, vraiment peu de trains à l’échelle du pays (qui fait 3 fois la taille de la France) et qui coûtent un rein, 170$ (DOLLARS!) pour faire l’aller-retour au Macchu Picchu . Si bien que même la Panamerica – THE route du pays – ressemble plus à une de nos départementales (de montagnes, ça tournicote sec par endroit) qu’à un de nos autoroutes, avec dessus un trafic de dingue vu que c’est l’axe majeur du pays. Et que les péruviens conduisent comme des barbares, doublent dans une côte sans visibilité, zappent les feux rouges etc. Ya qu’en Inde (encore eux!) que j’ai vu un trafic plus chaotique. J’ai passé des jours à me demander comment il n’y avait pas plus d’accidents. Avant d’apprendre dans la douleur qu’il y en avait plein – et pourtant j’avais vu les petites croix/chapelles à la mémoire des défunts qui jalonnent la route – puisque comme je l’ai raconté sur Twitter (mais bon en pleine nuit je ne crois pas que grand monde l’ait vu) sur le seul dernier gros trajet, entre Puno et Cusco, on a vu 3 accidents dont le dernier était mortel et s’est passé juste devant nous. Et dans mes souvenirs du Pérou il y aura pour toujours gravé l’image de cette voiture encastrée sous un camion et de ces 2 corps broyés dans la tôle fracassée pour lesquels il n’y avait plus rien à faire.

 

 

Au delà de tout ça, le Pérou est un voyage physiquement épuisant. Et je pèse mes mots. Ca fait 4  jours que je suis rentrée et je n’ai pas commencé à récupérer. Je pensais qu’après l’Asie en pleine mousson, ces 35° degrés et 90% d’humidité, rien ne surpasserait ça. J’avais tort.

Néanmoins contrairement à pas mal d’autres personnes, je me doutais que ce serait dur. Mais je n’imaginais pas à quel point … En fait c’est impossible à imaginer tant qu’on ne l’a pas vécu Au delà des 12h de vol et des 7h de décalage horaire, on est monté assez brutalement jusqu’à 4500m d’altitude. Presque le sommet du Mont Blanc. Et franchement il faut l’encaisser. Au minimum – comme moi quoi, sans mal des montagnes en plus – vous vous retrouvez à souffler comme un boeuf en montant un étage. Mais quand je dis souffler comme un boeuf, c’est que vous êtes au bout de votre vie. Quand on vous dit qu’il va falloir marcher quelques heures et monter 400-500m de dénivelé, vous avez envie de pleurer et vous pensez ne jamais y arriver (bon finalement j’y suis arrivée)(et ça valait le coup). Alors que chez moi c’est une petite promenade 400-500m de dénivelé. Et s’il est impossible de s’y préparer physiquement sauf à multiplier d’aller en haute altitude avant son départ – et que le mal des montagnes peut frapper indifféremment les jeunes, les vieux, les sportifs, les pas sportifs, ceux qui sont déjà allés en altitude sans être malade etc… – il faut s’y préparer psychologiquement. Parce qu’on prend vraiment un coup sur le casque. (Par contre ça va bien bien m’aider à comprendre ce que vivent et ressentent mes patients BPCO)

Oui c'est haut (et encore on aurait pu faire pire)

Oui c’est haut (et encore on aurait pu faire pire)

 

Bon …. maintenant que je vous ai montré le revers de la médaille, on part rêver ?

La formidable et sublime vue sur le lac Titicaca en haut de cette fameuse "balade" de 500m de dénivelé, à 4300m d'altitude

La formidable et sublime vue sur le lac Titicaca en haut de cette fameuse « balade » de 500m de dénivelé, à 4300m d’altitude

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