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Geysers et sac à dos

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Geysers et sac à dos : 2-3 trucs sur l’Islande

Hello les aminches !

Pour clore cette page islandaise, tout (ou presque) ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’Islande … sans le savoir. Mais dans lequel j’ai glissé 2-3 photos, histoire de ne pas être mortellement ennuyeuse (ah je vous jure qu’on ne me dise pas que ce n’est pas du service 4 étoiles sur ce blog!).

 

[Pour ceux qui auraient raté vraiment beaucoup d’épisodes, j’ai déjà raconté mon voyage en Islande : épisode 1, épisode 2, épisode 3, épisode 4 et épisode 5]

 

Avant toute chose, l’Islande c’est pour qui ?

→ Pour ceux qui aiment les grands immenses espaces naturels …

→… et qui ne craignent pas une certaine solitude.

→Qui ne détestent pas conduire / ne sont pas malades en voiture.

→Et ne sont pas allergiques aux chaussures de randonnée.

→Et qui ne réclament pas de passer leurs vacances à bronzer au soleil par 30° (néanmoins je rappelle que j’ai pris un coup de soleil moi pendant mon voyage).

 

Voilà. Clairement si la seule chose qui vous intéresse pendant vos vacances ce sont les vieilles pierres et les musées sur l’art de la poterie en Mésopotamie (c’est une fan de musées et de châteaux qui vous parle hein) ou que vous ne supportez pas l’idée de porter un petit pull en août, ou que vous êtes malade en voiture au bout de 2mn, ou qu’il vous faut minimum 50 personnes autour de vous pour vous sentir bien, il vaut peut-être mieux choisir une autre destination que l’Islande (surtout vu le prix).

Sinon pour les autres, c’est passer tout le séjour les yeux grands ouverts et le nez collé aux vitres de la voiture et vous arrêter en plein milieu de la route principale de l’île pour faire LA photo (si à ce moment-là vous avez une voiture derrière ET une voiture en face qui l’empêche de doubler vous n’aurez vraiment pas de bol). Mais aussi une foule de randonnées à pouvoir faire, et peut-être approcher un glacier comme vous ne l’avez jamais fait. (Dans tous les cas même si vous ne faites pas de vraie rando il vous faudra les chaussures de rando, on crapahute vite 10mn sur un sentier rocailleux pour avoir LA vue)

 

Bloubloublou

Bloubloublou

 

Et si tu devais (re)faire ton trajet tu changerai/ajouterai quoi ?

J’ai trouvé qu’en 10j on avait vraiment le temps de faire le tour de l’île et de voir une foule de choses. Mais je n’ai pas pu tout faire ni tout voir évidemment. Il m’a manqué :

⇒ le Landmannalaugar. Une zone apparemment plus que splendide de l’Islande (je vous laisse aller voir les images sur Google mais attachez vos mâchoires avec une lanière avant) mais difficile d’accès. Même avec un 4×4 à priori la route est hard, du coup il y a la solution de la desserte par les cars islandais mais ça demande 2 ou 3j.

⇒ La péninsule de Hvammstangi (dont je parle ). J’aurais aimé avoir le temps – prendre le temps – d’en faire le tour. Rouler à 30kms/h sur une route caillouteuse en croisant maximum 2 voitures en une heure.

⇒ Les fjords de l’ouest. Là vu la route ça aurait demandé BEAUCOUP de temps mais c’est le coin le moins peuplé de l’Islande. J’aurais aimé voir ça.

⇒ La péninsule de Reykjanes au sud ouest de Reykjavik. Il parait que c’est un résumé de tous les paysages de l’Islande, j’aurais bien voulu vérifier ça en fin de séjour mais je n’en ai pas eu le temps.

⇒ Les hauts plateaux évidemment. Aller à Krafla et les autres volcans de ce coin-là. Je n’ai aucun regret à avoir cependant, même si j’avais eu le 4×4 exigé par les routes de cette région-là, en raison de l’éruption du Bárðarbunga, elles étaient complètement fermées et la zone inaccessible.

Noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir oh oh !

Noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir oh oh !

 

Et si on n’a pas les moyens de passer 10j on fait quoi ?

Je pense qu’avec un week-end de 3j on peut facilement renifler l’air de l’Islande avec au choix …

√ le fameux cercle d’Or (en choisissant si possible une période pas trop touristique). Du genre une fois arrivé à l’aéroport, départ pour dormir à Laugarvatn. Passer une journée sur le Þingvellir – Gullfoss – Geysir et dormir à Reykjavík pour y passer quelques heures le lendemain avant de rentrer.

ou

√ la péninsule de Reykjanes. Et ça tombe bien l’aéroport international islandais (Keflavik) est situé sur cette péninsule. Ainsi que le Blue Lagoon. Mais au delà de ça il parait que c’est sublime. Et le lendemain on visite Reykjavík.

C'est si beau, c'est l’œuvre du petit peuple non ?

C’est si beau, c’est l’œuvre du petit peuple non ?

 

Bon et on met quoi dans la valise concrètement ?

♣ Dans la catégorie VRAIMENT INDISPENSABLE :

– des chaussures de rando imperméables (j’avais lu que c’était mieux si elles avaient des semelles Vibram car la roche volcanique bouffe les semelles. Je ne peux pas le confirmer, les nôtres sont toutes Vibram).

– un blouson coupe-vent ET imperméable. Et pas à moitié imperméable. Il doit pouvoir résister à des trombes d’eau pendant des heures. Testez le avant, ça serait bête de vous rendre compte qu’il ne fait pas le job sous une pluie diluvienne alors qu’il ne fait que 11° et qu’il y a un vent à décorner les bœufs. Sous peine d’avoir franchement froid. (Moi j’avais une veste Shell 3 en 1 – avec une doublure polaire amovible donc – de marque que j’avais testé avant)

– un sur-pantalon. Ne faites pas l’impasse, ça va vous sauver la vie contre la pluie et/ou le vent. Nous on avait acheté ceux de Décathlon qui ont très bien fait le job (à priori si on les porte sur un jean ils se déchirent, mais de toute façon proscrivez le jean en Islande!).

 

♣ Dans la catégorie c’est vous qui voyez :

– on va vous dire et vous allez lire partout de proscrire le coton au profit de la laine et des textiles synthétiques (type produits de randonnées). J’ai fait un choix un poil différent. Déjà parce que je déteste le synthétique et que ne porter que ça pendant 10j me paraissait impensable. Ensuite parce que je me connais bien, j’habite la montagne, j’ai l’expérience du froid humide ET je savais que mon blouson résisterait à tout. Du coup j’ai mixé tee-shirts et pantalons en coton et en synthétique, polaire et pull en laine.

Après évidemment si vous partez pour un trek ou de grandes randonnées, c’est différent.

(PAS DE JEANS !!! Ca garde le froid et l’humidité !)

 

Sinon si comme nous, vous décidez de faire des activités, renseignez vous avant mais les islandais sont très bien organisés et connaissent leur pays. Ainsi pour le snorkeling, l’eau étant à 2° on avait une combinaison sèche très isolante qu’on portait par dessus un simple tee-shirt et un pantalon et on n’a pas eu froid. Pour la sortie en bateau pour voir les baleines on nous a fourni des grosses combinaisons de pêcheurs à enfiler par dessus nos habits. Etc.

Ca a un petit côté cornes du diable :D

Ca a un petit côté cornes du diable 😀

 

Maintenant que vous ne rêvez que de partir, parlons gros sous !

♦ Une précision (importante) avant d’aborder ce sujet : ma mère et moi sommes parties dans le cadre d’un autotour (self-drive en anglais).

Un quoi ?

Le principe d’un autotour c’est qu’une agence de voyage s’occupe de vous réserver les logements (et la voiture et le vol parfois mais pas toujours) et après vous organisez vos journées comme vous l’entendez.

On m’a demandé le pourquoi de ce choix (en mode « les vrais baroudeurs ne se seraient jamais abaissés à ça » … ok ben je m’en fous).

Eh bien d’une part quand j’ai commencé à vraiment bosser sur ce voyage, un déménagement s’annonçait pour fin juillet ainsi que le mariage de ma soeur mi-juillet et je commençais à me dire que tout gérer en amont allait s’annoncer compliqué. Et pile à ce moment-là je suis tombée sur une super promo pour cet autotour sur internet. Ça m’a paru un bon compromis entre le désir d’être libre et de ne pas subir un voyage organisé et le fait de me libérer de l’organisation logement – location voiture – réservation du vol. Mais en fait le truc qui m’a vraiment décidé pour cet autotour ce sont les activités inclus dedans (snorkeling, rando glacier, voir les baleines, balade en cheval et rafting). Je l’ai déjà dit je voulais que ce voyage soit un souvenir marquant pour ma mère et je me suis dit que ça allait bien y contribuer (alors qu’en partant par nous même nous ne ferions jamais ça), d’autant plus que ma mère rêvait depuis des années de faire du rafting …

Alors nous sommes parties via cet organisme (oui c’est cher dis donc) mais en fait je l’ai trouvé à un SUPER prix sur vente-privée (et Green Aventure travaille avec Artic Adventures ce qui permet d’avoir un prestataire local et un contact – ils ont un département français – en cas de souci sur place). Évidemment vous faites bien comme vous voulez et je ne touche rien de leur part mais nous on en a été très contentes.

Tout ça pour dire que les fourchettes de prix pour les logements que je vais vous donner ce sont celles que j’ai constaté en regardant / demandant mais le fait est que je n’ai pas eu à gérer cette partie sur place.

 

♦ Puisqu’on en est à parler (gros) sous, on ne va pas se mentir l’Islande n’est pas la destination la moins chère. Pour autant je m’attendais vraiment à pire et je pense qu’avec de l’organisation et un respect « strict » de ne pas dépenser à tout va on peut s’en tirer. Parce qu’une fois passé le (gros) budget logement / location de voiture, il reste l’essence, la nourriture et … c’est tout puisque tous les sites naturels sont accessibles gratuitement (pour l’instant). Sauf si vous décidez de faire des activités ou de remplir votre valise de pulls en laine à ramener.

-> Nous, pour réduire le prix du voyage, on a accepté de dormir en « sleeping bag accomodation », c’est à dire qu’on a emmené nos sacs de couchage, on nous fournissait le lit avec un drap dessus mais pas de couette moelleuse (et parfois pas d’oreiller rhaaa) et on a dormi dans des maisons d’hôtes / auberges de jeunesse plutôt que dans des hôtels. (Bon des fois la distinction n’est pas facile à faire, à Laugarvatn on s’est retrouvé dans un hôtel qui faisait aussi auberge de jeunesse) Néanmoins de ce que j’en ai vu même dans ce système il faut bien compter 40 à 60€ la nuit … par personne … Mais l’avantage secondaire c’est qu’il y a toujours une cuisine où on peut se faire à manger pour le soir et petit déjeuner et préparer le picnic du lendemain midi.

-> On avait comme voiture de location une Toyota Yaris (pour faire la route n°1 ça suffit amplement), on a fait exactement 2262kms avec en 10j et en essence on a dépensé 190€.

-> En nourriture, pour deux, sachant qu’on s’est fait tous nos repas (sauf à Laugarvatn et le dernier soir à Reykjavik) et qu’on a fait quasi toutes nos courses dans des Bonus (l’équivalent de nos Lidl) on a dépensé 170€. C’est sûr on a mangé pâtes et riz à la sauce tomate, jambon blanc et harengs en boites de conserve mais on ne s’est pas ruinées. (De toute façon les islandais mangent majoritairement de la junk food à l’américaine et ça se voit alors n’y allez pas pour la gastronomie même s’ils ont des spécialités locales comme le puffin, le requin faisandé ou le mouton)

-> En argent liquide, nous étions parties chacune avec 200€ … et nous sommes rentrées avec quasiment la même somme. En fait nous sommes arrivées un vendredi et les banques ferment vers 16h jusqu’au lundi matin. Du coup nous avons décidé que l’une d’entre nous ferait un gros retrait de 150€ environ et que nous aviserions après pour changer notre argent. Et finalement nous n’avons rien changé … Les 150€ ont servi à payer les faux frais (cartes postales, 1eres petites courses dans Reykjavik pour manger le 1er soir, dernier repas avant de partir, don pour l’entretien des WC ou des sites), auxquels il faut rajouter 40€ payés en euro (oui les islandais acceptent parfois les euros, n’hésitez pas à demander) à Laugarvatn pour un petit déjeuner et une soupe aux légumes la veille au soir mémorable (tellement c’était bon). Le reste nous l’avons payé en carte bleue, y compris les 40€ d’entrées aux bains de Myvatn.

Et c’est tout …

Glacier(s) partout

Glacier(s) partout

 

Et si on ne veut pas dormir dans une auberge de jeunesse ou louer une voiture ?

Lors de notre séjour nous avons croisé des français qui avaient loué un camper aménagé dans lequel ils dormaient. Ça peut être un bon plan…

Par contre j’ai vraiment eu mal au cœur pour tous ceux qui le faisaient en tente. L’Islande est balayé par les vents et la pluie n’y est pas rare. Les voir monter la tente sous la pluie le soir et dans le vent et me dire qu’ils allaient passer une nuit très humide et froide … Non je ne peux pas le recommander.

Idem pour les cyclistes. On n’a pas eu une journée sans vent. Ça me parait vraiment rude à faire et du genre à gâcher le séjour en fait.

(Mais vous faites bien comme vous voulez)

Faut aimer les cascades aussi !

Faut aimer les cascades aussi !

 

Pour finir quelques conseils, infos et sites utiles en vrac

♥ Je ne sais pas si certains d’entre vous l’ont vu mais mon APN – dont je suis pourtant ravie depuis le temps que je l’ai – a parfois eu du mal à gérer les couleurs lors de la prise de photos. Notamment en raison de ce noir de la lave omniprésente. En même temps le pays est tellement sublime, ça serait dommage de rater ses photos. (Dans le même genre prévoyez les cartes mémoires et les batteries de rechange en conséquence. J’ai jamais pris autant de photos en 10j moi)

♥ Il vous faut impérativement quelqu’un qui parle l’anglais. Les islandais parlent TRÈS bien anglais et s’attendent à ce que vous fassiez de même. Ils n’imaginent même pas que tout le monde ne parle pas aussi bien qu’eux. Pour preuve la tête qu’ils tiraient à chaque fois que je leur disais que ma mère ne parlait pas anglais et qu’il fallait que je traduise… Et en plus ils ont un accent … islandais (i.e ils bouffent la fin des mots) qui m’a fait un poil ramer au début. Sans compter que les activités m’ont obligé à utiliser des mots que je n’aurais jamais imaginé utiliser un jour (je veux dire, tu as déjà imaginé dire « piolet » en anglais ?).

♥ C’est un sur-coût évidemment mais si vous pouvez, faites en sorte d’avoir 2 conducteurs sur la voiture. Nous on a fait plus de 2000 kms en 10j, ça en fait un paquet. Et puis ça permet d’alterner si les conditions météo sont mauvaises. Enfin, ça permet à chacun de profiter des paysages sans que l’un soit lésé perpétuellement.

♥ L’Islande est un pays d’une propreté formidable. Je n’ai jamais eu la moindre mauvaise surprise aussi bien pour les literies que les sanitaires. Y compris dans les WC publics. Le seul endroit critique souvent c’est la cuisine, à cause des autres clients qui laissent l’endroit dégueulasse après eux … (l’enfer c’est les autres. Surtout les japonais et les français)

♥ Les islandais mangent mal. Ils « boivent » mal aussi. Quasiment pas d’eau en bouteille à la vente, par contre des sodas en veux-tu en voilà. Il faut donc sauter sur la moindre bouteille d’eau croisée. Sinon l’eau du robinet est potable (mais soufrée parfois :D) et l’eau des rivières aussi parait-il (j’ai pas testé).

♥ Je suis partie avec un chargeur allume-cigare pour mon téléphone et bien m’en a pris. Il n’y a pas toujours beaucoup de prises électriques dans les logements et s’il faut recharger la/les batterie(s) de l’APN et les téléphones on ne s’en sort pas !

♥ Le seul moment où j’ai utilisé le GPS c’est à Reykjavík. Pour le reste, j’avais acheté sur les conseils de MaO la carte Freytag de l’Islande (qui indique notamment les pompes à essence). Combiné avec la carte donnée par le loueur, ça a été parfait.

♥ Sinon joie absolue, j’ai eu du wifi partout (mais parfois pas dans le bâtiment où je logeais). Du coup, ça permet de consulter le site de la météo islandaise (ce sont eux qui causent volcanisme aussi) et le site de l’état des routes et de leur ouverture.

♥ Enfin si tu veux rêver avant de partir je te conseille ce compte instagram d’une islandaise. Ne me remerciez pas !

 

Et merci MaO pour tous tes conseils avant mon départ !!!!

L'Islande vous attend <3

L’Islande vous attend <3

Geysers et sac à dos : d’Akureyri à … Reykjavik

(Et oui c’est la fin !) (Oh mais noooon ! Il reste tellement de choses à voir encore en Islande, pourquoi es-tu partie si vite Shaya ???) (Je reviendrai !)

 

Jour 9

 

Pas mal de kilomètres à faire ce jour-là, toujours beaucoup de fatigue mais moins que la veille cependant, et surtout une extraordinaire descente en rafting au sud de Varmahlíð sur une rivière glaciaire qui a creusé des canyons dans la lave ainsi qu’une nuit formidable à Osár ….

… Mais avant tout ça nous avons donc fait la route entre Akureyri et Varmahlíð qui comme le reste de la région d’Akureyri m’a paru sans intéret. Personnellement sans les activités (balade en cheval et rafting) qui nous nous ont obligé à rester 2j dans le secteur, je conseillerai de faire l’étape Husavik – péninsule de Hvammstangi (♥) d’une seule traite. Ou alors de s’arrêter à Varmahlíð qui cache quelques secrets dans le coin (des bains d’eau chaude notamment). Mais entre, aucun intérêt.

 

Arrivées (franchement) en avance à Varmahlíð par rapport à l’heure du rafting, nous avons décidé de remonter vers Sauðárkrókur pour occuper le temps en trop. Et même s’il n’y a rien d’extraordinaire à voir à Sauðárkrókur – si ce n’est que la ville n’est pas vraiment au bout d’un fjord donc qu’il y a une énorme digue qui dit les tempêtes que la ville doit subir parfois – j’ai trouvé intéressant de faire ce détour. Les villes (villages) d’Islande sont généralement bien proprets, les maisons sont entretenues et même très bien quand on pense aux conditions hivernales, la tôle n’est pas rouillée, la peinture est éclatante … et Sauðárkrókur fait voler en éclat cette image. Il y a des maisons abandonnées qui tombent en décrépitude, et des maisons pas abandonnées manifestement mal entretenues par rapport à ce que j’avais pu voir avant. Il y a ce sentiment d’une ville qui se vide de ses habitants et que ceux qui restent lutte. Et finalement Sauðárkrókur n’est que le début, le peu (vraiment trop peu) que j’ai pu voir du nord-ouest de l’Islande est de cet acabit-là. Des fermes abandonnées, des gens qui galèrent.

Sauðárkrókur

Sauðárkrókur

 

Je n’ose imaginer dans la péninsule de Ísafjörður (et les fjords nombreux qui la composent) qui est l’endroit le moins peuplé d’Islande avec 7000 personnes seulement sur ce territoire.

 

Après cela nous avons rejoint Varmahlíð et filé un peu plus au sud pour faire notre descente en rafting. N’étant pas équipée d’une go pro évidemment je n’ai pas d’images (et je le regrette !) mais c’était formidable, notre guide népalais (oui oui) avait une connaissance incroyable de la rivière alors que c’était seulement le 2e été qu’il travaillait en Islande. Nous avons eu l’occasion de déguster un chocolat chaud fait directement à partir de l’eau d’une ruisseau … chaud donc qui coulait dans notre rivière glaciaire (elle-même à 2° … ).

Pour l’anecdote nous étions 7 dans notre groupe, 4 français et 3 belges (flamands). Sur les 4 français j’étais la seule à parler anglais bien que les 2 autres soient de mon âge, les 3 belges parlaient tous un anglais impeccable et un français plus que suffisant pour que nous puissions échanger … Notre guide népalais parlait aussi impeccablement anglais … Dire que j’avais râlé auprès de ma mère qu’il n’y avait jamais de français avec nous dans les activités pour m’aider à traduire, quand j’ai enfin eu des français ils ne pigeaient rien ^^’. Et pour dire le niveau, la fille française à un moment est venue me voir en me demandant très sérieusement « c’est où le Népal ? » … Bref !

 

Une fois rentrées du rafting nous avons filé sur la péninsule de Hvammstangi, rejoindre Osár.

La route est beaucoup plus belle est intéressante que sur la portion depuis Akureyri mais nous n’en avons pas trop profité, il était déjà tard et la portion entre la route 1 et Osár s’annonçait longue …

ET EFFECTIVEMENT ELLE ETAIT LONGUE !

30kms sur une piste bosselée et caillouteuse parcourue au plus vite à 50km/h (plutôt 30 surtout que la luminosité avait baissé) pour rejoindre cette ferme que le propriétaire – toujours fermier – a transformé en auberge de jeunesse/maison d’hôte (c’est pas très bien défini en Islande) tout en bois. C’est sublime. Et quel endroit merveilleux !!!

C’est magnifique. Isolé (ce qui n’est pas peu dire vu le reste de l’Islande). On se sent à la fois au bout du monde et au milieu de nul part.

In the middle of nowhere

In the middle of nowhere

 

Je suis amoureuse de cet endroit

Je suis amoureuse de cet endroit

Et cela nous réservait une belle surprise pour le lendemain …

 

Jour 10

 

Dernière véritable journée en Islande, le lendemain nous verra nous lever à 3h00 du matin pour prendre le mini-bus à 3h30 puis le bus de 4h pour l’aéroport afin de décoller à 6h direction Paris …

Mais avant cela …

 

Osár au réveil, toujours aussi magnifique. Et puis au moment de ranger nos affaires, j’aperçois sur la plage en face de notre fenêtre des trucs noirs qui n’y étaient pas plus tôt, je me jette sur les jumelles pas encore rangées dans la valise et HIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII DES PHOQUES !!!!

En effet la péninsule de Hvammstangi est réputée pour être un endroit privilégié pour voir des phoques. (Qu’on aperçoit plutôt au soleil à marée basse)

Et là ils étaient de plus en plus nombreux à s’étaler ventre au soleil face à nous. On a passé un long moment à les regarder avant de devoir partir.

Désolée on ne les voit pas bien, zoom trop faible

Désolée on ne les voit pas bien, zoom trop faible

 

J’ai vraiment regretté que nous n’ayons pas le temps de faire le tour de la péninsule de Hvammstangi, j’aurais vraiment aimé et je pense que c’est à faire (bon il faut du temps hein, la route n’est pas goudronnée).

 

Ensuite nous avons filé vers le sud et Reykjavík, retrouvant la pluie au passage que nous n’avions pas vu depuis la tempête (oui oui !). Le paysage entre Osár et Borganes s’avère très beau de nouveau (malgré le ciel bas) comme un dernier baroud.

Comme nous avions le temps – et que ma mère n’aime pas les tunnels – nous avons zappé celui entre Akranes et Reykjavík, décidant de faire le tour de Hvalfjörður et peut-être d’apercevoir Glymur … la plus haute cascade d’Islande (60m). Bon faire le tour a été très sympa, mais on n’a pas vu Glymur.

On dirait un crocodile non ?

On dirait un crocodile non ?

 

Même sous le gris c'est beau !

Même sous le gris c’est beau !

 

Une dernière pour la route ?

Une dernière pour la route ?

 

Et puis nous sommes retournées à Reykjavik.

Profitant de notre dernière soirée dans cette ville que j’aime vraiment énormément avant de retrouver Paris … sa puanteur, ses gens qui font la gueule ou t’emmerdent parce que tu as des valises …

 

 

Voilà, c’est fini ! *sortez les mouchoirs*

Je vous ferai un billet « pratique » comme promis sur le coût d’un voyage, les adresses des logements et des activités que nous avons fait pendant notre séjour. D’ailleurs si vous avez des questions, posez les ici, ça pourrait me faire penser à des choses pour mon billet (même si je n’ai vraiment pas la prétention de pouvoir répondre à tout !).

Geysers et sac à dos : de Myvatn à Akureyri

Jour 7

 

Myvátn est un endroit si riche de choses à voir que nous en avions garder sous le coude pour cette matinée …

Grimpette raide (vraiment, ils ont pris le point de départ, le point d’arrivée et ils ont tracé tout droit pour le chemin) tout d’abord du Hverjfall, splendide cratère dont on admire parfaitement la forme de loin tant elle domine la région.

Du noir encore (bizarrement on ne s’en lasse jamais vraiment), du lunaire et une vue sublime sur le lac Myvátn et sa région.

Hverjfall. Du noir.

Hverjfall. Du noir.

 

La région de Myvatn (la fumée c'est l'usine géothermique)

La région de Myvatn (la fumée c’est l’usine géothermique)

 

Myvatn au réveil

Myvatn au réveil

 

Ensuite nous avons rejoint Dimmuborgir (les chateaux noirs) qui a enchanté ma mère mais m’a laissé nettement plus de glace.

Ce sont d’étranges formations rocheuses liées à la remontée de lave en colonnes.

Dimmuborgir (1)

Dimmuborgir (1)

 

Dimmuborgir (2)

Dimmuborgir (2)

 

Puis nous nous sommes arrêtées à Skútustaðir voir les pseudo-cratères. J’ai trouvé ce lieu assez enchanteur aussi, la vue sur le lac Myvátn y est sublime aussi et si les gros cratères sont difficiles à appréhender, les pseudo-cratères (liés à la rencontre entre de la lave et l’eau du lac le tout faisant BOUM) sont visuellement plus cernables.

Un "pseudo-cratère"

Un « pseudo-cratère »

 

Myvatn en fin de matinée

Myvatn en fin de matinée

 

Un lac miroir sur la route entre Myvatn et Godafoss

Un magnifique lac miroir sur la route entre Myvatn et Godafoss

 

Après ça, nous avons rejoint Goðafoss, la cascade des Dieux car lors de la conversion de l’île au christianisme on y aurait jeté les représentations des Dieux païens. On m’avait plus ou moins dit que Goðafoss ne valait pas le coup, moi j’ai trouvé que c’était une très jolie cascade. Moins impressionnante que Dettifoss ou Gullfoss, moins puissante mais justement en ne nous étourdissant pas, en ne nous assommant pas, on en profite plus. Et j’aime bien sa forme de demi-cercle.

Godafoss

Godafoss

 

Ensuite nous avons rejoint Husavik – la route n’a ma foi aucun intérêt pour le coup – qui est une petite ville mignonne mais qui ne mérite guère le détour sauf … si on veut aller voir les baleines. C’était d’ailleurs notre programme de la fin d’après-midi. J’avais eu la chance d’en voir l’année dernière lors d’une excursion en Guadeloupe et j’avais trouvé ça merveilleux. Et là nous étions gâtées : grand soleil, mer d’huile, fjord magnifique. J’ai même pris un coup de soleil sur le visage … (n’espérez pas de photos de baleines, on en a vu mais j’ai foiré mes photos)

La côte nord de l'Islande

La côte nord de l’Islande

 

Le soleil de fin d'après-midi sur le fjord

Le soleil de fin d’après-midi sur le fjord

 

Jour 8

Petite journée en nombre de kilomètres, petite journée en choses à voir / à faire, et tant mieux … cette journée a été rude pour moi.

Beaucoup de fatigue au point que j’ai passé quasiment ma journée à dormir. Je crois que ce jour-là je paye. Ça fait un peu plus d’une semaine que nous sommes en Islande, encore un peu plus longtemps que nous sommes parties et je paye l’organisation des jours, la densité de ce voyage, d’être la seule à parler anglais et donc assurer toute la communication.

Mais aujourd’hui nous avions la chance de monter un de ces magnifiques chevaux islandais et de faire une balade le long du fjord qui part d’Akureyri. Un moment qui a été vraiment fort et extraordinaire alors que sur le papier j’étais moyennement emballée (surtout dans mon état de fatigue).

Ouuuh que tu es beau toi !

Ouuuh que tu es beau toi !

 

Mais vous êtes tous beaux !

Mais vous êtes tous beaux !

 

Encore un fjord ? (oui encore)

Encore un fjord ? (oui encore)

Après ça nous avons parcouru un peu le coin, nous sommes notamment remonté jusqu’à Dalvik pour voir, mais à part qu’Akureyri est la 2e plus grande ville d’Islande et qu’il y a un côté « retour à la civilisation », le secteur ne m’a pas paru fantastique.

(J’en profite pour vous coller mes photos animalières vu que c’était la bonne période)

On irait bien leur faire un câlin avec toute cette laine !

On irait bien leur faire un câlin avec toute cette laine !

 

Ouuuuhhh mais vous aussi vous êtes trop mignonnes !

Ouuuuhhh mais vous aussi vous êtes trop mignonnes !

 

Geysers et sac à dos : de Skaftafell à Myvatn

[Aparté]

Avant de reprendre la description de mon voyage et l’album photo qui va avec je voulais vous transmettre un petit truc en rapport avec les dénominations islandaises qui explique ces noms à rallonge qu’on croise. En parcourant un guide ou une carte, on se rend compte qu’on retrouve régulièrement certains mots (parce qu’en fait ce sont des mots oui) dans les noms de lieux ou autre. Ainsi en est-il pour « vátn » (lac), « jökull » (glacier), « foss » (cascade) ou « fell » (montagne) (sans compter « reyk » ou « laug »).

Le guide qui nous a fait la rando sur glacier m’a fourni l’explication : les islandais donnent des noms aux lieux selon 2 principes, le 1er est descriptif, ainsi « Svináfell » signifie « la montagne cochon » car la montagne qui surplombe le village aurait une forme de cochon (j’ai bien regardé, j’ai pas vu le cochon mais ok mettons); le 2d tient compte des lieux à proximité, ainsi la langue glacière qui se dirige vers Svináfell s’appelle … le « Svináfelljökull », littéralement « le glacier de la montagne cochon » et la montagne à côté de Svináfell s’appelle … Svináfellfell « la montagne de la montagne cochon ». Comme l’a dit le guide quand on parle l’islandais c’est très pratique. Nettement moins quand on ne le parle pas (mais repérer certains mots récurants aide).

[Fin de l’aparté]

 

Jour 5

 

Pas (trop) le temps de traîner aujourd’hui, l’étape du jour comportait 370kms à faire et la côte Est de l’Islande avec ses fjords magnifiques.

De même qu’entre Vík et Skaftafell, sur le papier la route paraît compter peu de sites intéressants à part les petits ports qui peuplent les fjords. Erreur …

 

Malgré le nombre de kilomètres à réaliser nous n’avons pas manqué de refaire un (long) arrêt à Jokulsarlon ♥ … (on y a même vu un phoque qui nageait au milieu des icebergs mais je n’ai pas réussi à le prendre en photo) (d’une manière générale je suis nulle en photos d’animaux « rares », je suis tellement émerveillée que j’oublie d’en faire des photos) (par contre des photos de moutons j’en ai)

Jokulsarlon (bis)

Jokulsarlon (bis)

 

Puis donc direction les fjords et avant cela nous avons longé longtemps le Vatnajökull et les nombreuses langues glacières qui en descendent. Personnellement je ne me suis jamais lassée de ce spectacle. La côte est belle, spectaculaire par moment, offre des paysages superbes tout en noir et en âpreté sur une eau de mer d’un bleu sublime. Comme pas mal d’autres endroits en Islande la végétation est mise à mal, bousculée.

La côte Est (1)

La côte Est (1)

 

Un des glaciers aperçus en passant

Un des glaciers aperçus en passant

 

La côte Est (2)

La côte Est (2) (ya le signal de Batman non ?)

 

Wouhhh

Wouhhh

 

La couleur de l'eau !

La couleur de l’eau !

 

Un machin géologique planté dans la mer

Un machin géologique planté dans la mer

 

Wouhhhh !!!!! (Encore)

Wouhhhh !!!!! (Encore)

C’était véritablement une étape de road trip, pas d’arrêts « trucs à voir », peu de présence humaine, mais les yeux grands ouverts à en prendre continuellement plein la vue.

 

Ensuite nous avons atteint les fjords de l’Est. Les eaux calmes et argentées qui les peuplent. Et le premier morceau de route non goudronnée sur quelques kilomètres (sans qu’on comprenne trop pourquoi) (à part qu’on est quasi au plus loin de la capitale …).

Un des fjords de l'Est

Un des fjords de l’Est

 

Un autre ...

Un autre …

 

Au delà des paysages superbes, j’ai trouvé les villages eux sans intérêts particuliers, en bonnes françaises nous sommes bien passées à Fáskrúðsfjörður, LE port d’attache des pêcheurs français pendant les campagnes de pêche en Islande. D’ailleurs les plaques des rues sont toutes traduites en français. Mais sinon …

 

Nous avons rejoint Egilsstaðir où nous logions pour la nuit, comme un retour à la civilisation après ces jours passés dans des endroits où les villages comptaient 3 maisons … et nous avons filé vers la forêt d’Hallormsstaður, le long du lac Lagarfljót (qui se termine à Egilsstaðir) (on dit que le frère de Nessie s’y cache mais je n’ai rien vu).

La forêt d’Hallormsstaður est la plus grande forêt d’Islande – quand on vient de France avec nos immenses forêts on comprend en la voyant le travail que les Islandais ont à fournir pour retrouver une vraie forêt, d’ailleurs un peu partout sur l’île on voit des mini-sapins replantés ce qui montre que toute l’île travaille à cet objectif mais je me suis demandée quel impact cela aurait sur leur écosystème – et l’endroit est très verdoyant après les lieux déserts traversés (et avant les hauts plateaux arides à traverser). Il était assez tard quand nous avons atteint le lac Lagarfljót, et je n’ai pas réussi à faire une vraie photo pour vous le montrer, mais ce lac est d’une couleur laiteuse, absolument pas transparente, qui rappelle le Blue Lagoon.

Lagarflot

Lagarfljot

 

Enfin Egilsstaðir a été le lieu de notre première – et seule (à part les images de la tv du pays) – manifestation un peu tangible de l’éruption en cours avec une lumière très particulière liée aux gaz qui s’échappaient. (Nous avons eu de la chance avec le volcan, depuis quelques jours une alerte au dioxyde de soufre lié à l’éruption est lancée sur Egilsstaðir, avec des conséquences possibles sur les gens)

Lumière bizarre

Lumière bizarre

 

Jour 6

 

Une foule – n’ayons pas peur des mots – de choses à voir ce jour-là et d’arrêts à faire !

Direction Dettifoss, dont la route était fermée pour cause de risque de jökulhlaup (énormes inondations liées à la fonte massive du glacier à cause d’une éruption volcanique subglaciaire) (jökulhlaup c’est quand même vachement plus court) jusqu’à la veille de notre passage (on a quand même eu beaucoup de bol sur ce coup-là), en traversant les hauts plateaux.

La route est absolument sublime, un enchantement permanent des yeux. Les traces du volcanismes sont omniprésentes, toutes d’anciennes coulées de lave et de cendres, rendant le paysage de nouveau aride.

Les hauts plateaux (1)

Les hauts plateaux (1)

 

Les hauts plateaux (2) (waaaah)

Les hauts plateaux (2) (waaaah)

 

On a aussi croisé les routes de l’intérieur fermées pour cause d’éruption ^^’

Ils ont des panneaux "éruption volcanique" ^^'

Ils ont des panneaux « éruption volcanique » ^^’

 

Dettifoss – en plus d’être une cascade qui donne vraiment le tournis par sa puissance – est située dans un paysage tourmenté au possible avec ces coulées de lave fracassées et ces empilements de blocs de basalte.

Un tout petit peu tourmenté

Un tout petit peu tourmenté

 

Dettifoss ... petite cascade de 44m de large ...

Dettifoss … petite cascade de 44m de large …

 

Ensuite nous avons roulé jusqu’aux portes du lac Myvátn, notre destination pour la nuit.

Et quelques kilomètres avant d’atteindre Myvátn, nous nous sommes arrêtées à Hverir (Námafjáll).

Comment décrire ce site … ? Comme si la lave environnante ne suffisait pas Hverir nous rappelle qu’ici plus que dans beaucoup d’autres lieux notre planète se manifeste. Du soufre qui colore la terre, et l’odeur d’oeuf pourri qui va avec, de la boue qui bouillonne, des solfatares qui crachent leur fumée … L’Enfer semble moins loin tout à coup.

Bloublou (à 100 degrés, faut pas y laisser trainer les doigts)

Bloublou (à 100 degrés, faut pas y laisser trainer les doigts)

 

Solfatare

Solfatare

 

Du soufre, des fumerolles etc...

Du soufre, des fumerolles etc…

 

(nb : ah … et des moucherons ! Comme dans toute la région de Myvátn ! Déjà à Dettifoss nous en avions eu quelques uns. Une VRAIE plaie)

 

Ensuite nous avons pris la route pour Krafla et nous sommes arrêtées à Leirhnjúkur (le parking à gauche juste avant d’atteindre Krafla).

Aaaahhhh … Leirhnjúkur ♥♥♥ ! (Avec Jokulsarlon, l’autre lieu d’Islande à ne pas rater à mon avis)

Vous ne pouvez pas ne pas consacrer un (très) long moment à cet endroit envoûtant. Il y a d’abord ces autres solfatares, ces montagnes de soufre orangées, cette mare bleue … et puis surtout, SURTOUT!, cette coulée de lave cordée datant de 1984 (30 ans tout pile donc), d’un noir profond, sur laquelle rien (mais vraiment) n’a poussé depuis … et qui fume encore par endroit. Oui 30 ans après.

C’est lunaire, invraisemblable, déroutant et fantastique.

Mon esprit a passé en vain tout le temps où j’ai déambulé sur ce site (il y a un chemin à suivre) a cherché à quoi se raccrocher. En vain. (D’une manière générale mon esprit a cherché pendant tout mon voyage en Islande à quoi se raccrocher. En vain.)

D'autres solfatares

D’autres solfatares

 

C'est beau non ?

C’est beau non ?

 

Coulée de lave cordée

Coulée de lave cordée

 

Petite coulée de lave ... (à perte de vue)

Petite coulée de lave … (à perte de vue)

 

Oui ça fume ... encore ...

Oui ça fume … encore …

 

Accessoirement ça m’a permis de prendre conscience qu’après une éruption volcanique, la végétation ne reprenait pas si facilement ses droits. 30 ans après, rien n’a poussé et un de nos guides nous a confié qu’il faudrait encore beaucoup de temps. On prend mieux conscience de la violence du volcanisme et de l’agacement (réel) des islandais face aux craintes plaintives des européens de voir leur trafic aérien perturbé par une éruption en Islande. Je me suis sentie franchement merdeuse quand un islandais m’a fait remarquer que les européens pleurnichaient à l’idée de ne pas pouvoir prendre leur avion pour partir en vacances mais que pour les islandais une éruption c’était la possibilité de très gros problèmes et d’une zone détruite pendant une centaine d’années, ce dont les européens se fichaient complètement …

(nb : de plus cet article [en] semble indiquer qu’on a appris depuis l’éruption de l’Eyjafjallajökull et qu’une situation similaire ne pourrait pas se reproduire) (ya des belles photos / vidéos de l’éruption)

 

Après ça nous somme montées jusqu’au Viti (qui veut dire Enfer, les islandais pensant que c’était l’une des portes qui permettait d’y accéder) de Krafla, le cratère d’un volcan en semi-activité qui est resté bouillonnant pendant plus d’un siècle après sa dernière explosion (1724). Là il était calme et on n’avait surtout pas envie qu’il se réveille. Je me suis surtout dit qu’il fallait se méfier et ne pas oublier que sous son air paisible ce « lac » cache une bombe …

Le Viti de Krafla

Le Viti de Krafla

 

Enfin nous avons rejoint le lac Myvátn et après cette journée chargée et remuante, nous sommes allées nous détendre dans les bains naturels de Myvátn

Je sais vous me détestez :D

Je sais vous me détestez 😀

 

Moment bonheur.

Très fréquentés par les touristes, et assez cher (20€ l’entrée) environ mais naturels, moins chers et moins marketing que le Blue Lagoon …

(nb : n’oubliez pas, en Islande avant de se baigner où que ce soit on attend de vous que vous vous laviez sous la douche entièrement nu(e) et les douches peuvent être communes (mais non mixte). N’y coupez pas sous peine de vous faire pourrir sévère et honnêtement tout le monde se foutant à poil dans les vestiaires, ça parait complètement naturel que vous aussi le soyez. Si vraiment vous bloquez, n’oubliez pas que ces espaces sont naturels, qu’il faut les préserver et que les islandais ne vont pas coller de la javel comme nous dans nos piscines …)

Geysers et sac à dos : de Laugarvatn à Skaftafell

Jour 3

Réveil … dans la tempête !

Annoncée depuis plusieurs jours, ce jour-là l’Islande subissait les foudres des restes d’un quelconque cyclone remonté depuis les côtes américaines via le Gulf Stream (si j’ai bien tout suivi). Une alerte météo avait été émise par le MET office islandais pour du vent à 120 km/h et des fortes pluies, particulièrement sur la côte sud … et ça tombait bien dis donc c’était pile la direction qu’on devait prendre !

Déjà à Laugarvatn plutôt à l’abri dans l’intérieur des terres, il tombait des trombes d’eau (enfin … ça s’est arrêté juste après que j’ai chargé la voiture … grrr) et ça ventait sec sec. Mais pas le choix, il nous fallait rejoindre Svínafell à côté du parc national de Skaftafell le soir-même et nous avions plein de choses à voir en route !

 

Effectivement dès que nous avons rejoint la côte sud, nous n’avons vraiment pas rigolé en raison de la météo et nous nous sommes fait de vraies frayeurs sur la route jusqu’à Vík. Heureusement il y avait peu de trafic malgré le fait que nous soyons encore relativement proche de Reykjavík (plus on s’éloigne de la capitale moins on voit de monde c’est le principe), la plupart des islandais ayant sans doute jugé à raison que l’intérieur de leur maison était plus accueillant.

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Allo oui cer tempête !

 

La route de la côte sud jusqu’à Vík comporte un certain nombre de belles choses à voir même sous le déluge et dans le vent. (Thanks le surpantalon et la veste shell 3 en 1 qui avait déjà passé avec succès l’épreuve des 3 orages d’affilée lors de la fête du lac)

Nous avons fait un premier arrêt à Seljalandsfoss … une cascade comme vous l’aurez deviné au nom !

On peut passer derrière cette cascade ce qui doit être très chouette un jour « normal » mais ce jour-là j’y ai renoncé (ma mère n’étant même pas descendue de la voiture), c’était à peu près le pire moment de la journée et le vent était tel que je tenais difficilement debout si bien que l’idée d’aller jouer sur les pierres glissantes m’a paru assez moyenne.

On dirait presque pas que c'est la tempête hein ? (Skeljalafoss)

On dirait presque pas que c’est la tempête hein ? (Seljalandsfoss)

 

Ensuite nous aurions dû faire un arrêt pour tremper dans une source d’eau chaude naturelle en pleine nature indiquée par une islandaise à Reykjavík mais il fallait marcher 15mn et vu le temps il a fallu y renoncer … (les bouuuuules !) (nan je vous l’indiquerai pas! NA!)

Du coup nous avons filé jusqu’à Skógafoss (encore une cascade oui oui mais la côte sud de l’Islande en compte un paquet, tous les kilomètres on en voit une le long de la route 1 mais on essaye de ne s’arrêter qu’aux plus belles), toujours sous le déluge. Malgré le fait que l’eau de cette cascade soit rendue boueuse par la tempête, je l’ai trouvé très impressionnante aussi. Il parait que par temps meilleur on voit le glacier au dessus.

Skogafoss

Skogafoss (on voit un peu plus le mauvais temps)

 

Glacier que nous aurions dû aller contempler de plus près en suivant une petite route caillouteuse qui vous amène à son pied mais pareil nous y avons renoncé face à la météo (et on n’a pas fait coucou à l’Eyjafjallajökull).

C'est juste pour vous montrer le sale temps, vous verrez mieux les aiguilles basaltiques de Reynisdrangar tout à l'heure

C’est juste pour vous montrer le sale temps, vous verrez mieux les aiguilles basaltiques de Reynisdrangar tout à l’heure

 

Le temps s’est amélioré progressivement après ce moment-là, le vent finissant par diminuer, la pluie aussi. Au point que lorsque nous avons atteint Dyrhólaey, promontoire qui constitue la pointe sud de l’Islande et haut lieu des macareux (partis à cette époque, pour les voir il faut s’y rendre avant le 15 août), nous avons pu enfin vraiment en profiter et le soleil s’est même montré lorsque nous sommes arrivées à Vík … la ville la plus pluvieuse d’Islande ! ^^’

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Dyrholaey

 

On les voit mieux que sur la photo plus haut les aiguilles de Renisdrangar hein ?

On les voit mieux depuis Vik (sous le soleil) que sur la photo plus haut les aiguilles de Renisdrangar hein ?

(Nous avons pu voir les aiguilles basaltiques de Reynisgrandar mais nous avons raté les orgues basaltiques célèbres de ce coin-là)

 

La route entre Vík et Svínafell semble sur le papier moins intéressante car il n’y a plus « d’arrêts obligatoires » pour voir des choses.

En fait il n’en est rien.

A partir de ce moment-là on longe le Myrdalssandur (qui veut dire « sable meurtrier ») un désert de lave recouvert d’une espèce de mousse presque vert fluo …

Myrdarsaldur

Myrdarssandur

Puis on longe le Skeiðarársandur un désert (encore) de cendres volcaniques entrecoupées de fleuves descendants du Vatnajökull (ah oui « jökull » ça veut dire « glacier, une fois qu’on a compris des trucs de ce genre en fait l’islandais parait pas si compliqué).

Skeiðarársandur

 

Et il y a ses falaises noires impressionnantes un peu partout et ses paysages sublimes de toute façon.

Quelques falaises noires

Quelques falaises noires

Un magnifique paysage islandais comme on en croise tous les kms

Un magnifique paysage islandais comme on en croise tous les kms

 

Les deux déserts sont extraordinairement impressionnants tant visuellement qu’émotionnellement. Pendant des kilomètres et des kilomètres on longe ces étendus immenses qui masquent la mer, il n’y a pas une habitation, presque rien ne pousse (rien du tout sur le Skeiðarársandur) et les traces de l’activité volcanique sont omniprésentes. La seule trace de vie humaine c’est cette route n°1 que l’on suit et en plus dans notre cas on y a croisé VRAIMENT très peu de voitures. A tel point qu’à la fin je commençais à me demander si ça finirait un jour et à trouver ça un peu angoissant (pourtant j’aime les grands espaces infinis, c’est pour dire).

Photo prise le lendemain pour que vous vous rendiez compte de l'immensité

Photo prise le lendemain pour que vous vous rendiez compte de l’immensité

 

Et ça c’est fini … brutalement en arrivant sur le parc de Skaftafell et sur ses glaciers.

C’est une vision à couper le souffle – sans doute encore plus impressionnante quand les hauteurs sont dégagées – que celle de ses glaciers ÉNORMES (3 à cet endroit) quasi à portée de main ET au niveau de la mer. Parce que les glaciers j’en ai quand même l’habitude, j’habite à 1h de route de Chamonix, j’ai toujours le souffle coupé quand je passe sous le glacier des Bossons par la puissance qui s’en dégage. Et ben ceux là sont 10 fois pires. Plus larges, plus massifs, plus … plus tout !

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Coucou le glacier

 

Coucou LES glaciers côte à côte

Coucou LES glaciers côte à côte

 

Après ces très nombreuses émotions et ces magnifiques paysages qui nous en ont mis plein la vue, on a rejoint Svínafell à 5kms de Skaftafell – plus ou moins le seul coin de présence humaine dans le secteur – et notre logement pour les 2 nuits à venir ! (pfiou!)

 

Jour 4

Ce jour-là fallait pas rater le réveil parce qu’à 9h30 nous étions attendues à Skaftafell pour … une rando sur glacier !

Bon comme on avait jamais fait (oui je sais j’habite à 1h de Chamonix c’est la honte intersidérale) ça a été une initiation crampons – piolet et gambadage en toute sécurité sur le glacier Svínafelljökull (nb : tous les glaciers du coin sont issus du Vatnajökull – qui fait la taille de la Corse, vous imaginez ? J’ai beau le savoir, mon cerveau refuse d’apprivoiser cette idée – mais ils ont redonné un petit nom à chaque langue de glace pour les différencier) avec un super et trop mignon guide qui nous trimballait en vieux bus scolaire américain.

C'était géant!

C’était géant!

 

Mais même si ce n’était pas une « vraie » rando glacier c’était … WAHOU !!!!!!

Wahou !

Wahou !

 

En phase d'approche

En phase d’approche

 

Monter sur et parcourir un bout de ces géants en admirant le bleu de la glace et le noir des montagnes qui nous surplombait. Sentir ce petit air frais typique de la présence des glaciers (ceux qui savent me comprendront, désolée pour les autres).

Pour la petite anecdote, certaines scènes de Game of Thrones avec Jon Snow ont été tournées ici. (je laisse les aficionados chercher lesquelles)

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Jon ? Où te caches-tu ?

 

Revenues à Skaftafell pour midi, nous sommes ensuite allées voir la cascade de Svartifoss (oui « foss » toujours) que ma mère voulait absolument voir. C’est une cascade qui coule dans des orgues basaltiques, c’est sublime.

Svartifoss

Svartifoss

(Pour info parce que moi j’ai cherché partout dans les guides et le net en vain : le départ se fait du parking de Skaftafell, c’est fléché en bas à côté des panneaux explicatifs et tout le long, il faut compter 1/2h environ pour l’atteindre et on croise 2 autres cascades en route)

 

Après ça on a sauté en voiture (on n’est pas fatiguées!) pour rejoindre Jökulsarlon.

Ah … Jökulsarlon … <3

(Allez on révise : jökul(l) ça veut dire … ??? Glacier oui! Jökulsarlon ça veut dire « lagune du glacier »)

J’ai découvert Jökulsarlon par hasard en fait. Le vent s’était réveillé à nouveau et soufflait rude mais le soleil brillait et en longeant d’autres glaciers que ceux de ce matin j’ai voulu m’arrêter pour faire une photo sur l’un des nombreux petits parkings aménagés tout le long de la route n°1. Et en grimpant un monticule j’ai découvert …

Oh. My. God

Oh. My. God

Ça !

 

Ballottée par le vent, il est difficile de mettre en mot l’intensité de ce que j’ai ressenti à ce moment-là mais je me suis demandée quand est-ce que je pouvais espérer revoir une chose pareille dans ma vie. (Réponse ? Jamais)

 

On voit bien comment le glacier donne les icebergs

On voit bien comment le glacier donne les icebergs

 

On leur ferait presque un câlin

On leur ferait presque un câlin

 

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Je ne m’en lasse pas

 

Ok j'arrête !

Ok j’arrête !

Geysers et sac à dos : de Reykjavik à Laugarvatn

Hello le web mondialement mondial !

Les trolls, les elfes et les volcans ne m’ayant pas gardé en Islande malgré mes suppliques désespérées (j’ai bien réussi à faire entrer en éruption un volcan mais ça n’a pas suffit) je vais vous bombarder ces prochains jours de billet et de photos sur l’Islande (hem … j’en ai juste fait 1465 … trois fois rien). Autant dire que ça va être un poil monomaniaque.

De plus je vais faire ce que je ne fais jamais habituellement quand je rentre de voyage, je vais vous raconter celui-ci linéairement : 2j par billet. D’une part parce que ce voyage a suscité beaucoup d’enthousiasme et d’envie via les photos que j’ai posté sur Instagram (et Twitter par ricochet) et il me parait important de ne pas perdre ceux qui ont suivi mon périple en photos en mélangeant tout. D’autre part parce que vous avez tous commencé à mettre des sous de côté pour partir en Islande à votre tour (je vous ai vu sortir votre tirelire!) et que mon tour de l’île me paraît une bonne base de travail pour ceux qui voudrait se concevoir leur propre voyage.

Je ferai un billet à part (à la fin) pour parler des aspects pratiques (coût, logements, avion, quoi mettre dans sa valise) et faire un espèce de résumé.

Et je vous présente mes excuses par avance, mes photos et mes mots ne rendront jamais justice à ce pays et ses paysages. Multipliés par 10 tout ce que vous verrez.

 

On y va ?

Allez en valise Simone ! Ca va envoyer du rêve !!!

(Va falloir scroller je vous préviens)

 

Jour 1

Premier contact avec l’Islande avec notre atterrissage à Keflavík au milieu d’un paysage caillouteux, noir et désolé, sans végétation si ce n’est une espèce de mousse. Et sous la pluie. Et dans le vent. Ça a eu le mérite de nous mettre dans l’ambiance immédiatement. Rien que le trajet entre Keflavik et Reykjavík est déjà un vrai dépaysement et j’ai passé les 3/4h de route le nez collé à la vitre. (Et cette question sans réponse : tout le long de la route il y a des pierres entassées qui ressemblent à des silhouettes et je me suis demandée qu’elle en était le sens) (si quelqu’un a la réponse qu’il se manifeste !)

Arrivées à Reykjavík en début d’après-midi un vendredi (2h de décalage avec la France), nous avons largué nos bagages dans notre logement pour la nuit et sommes allées gambader dans la capitale la plus au nord du monde. Il bruinait et le temps était couvert (mais je pense qu’à Reykjavík il doit pleuvoir / bruiner souvent) mais je suis tombée instantanément amoureuse de Reykjavík. Bien que capitale, c’est une ville assez petite – on est très loin de Paris ou de Londres – et très reposante. On y perçoit déjà l’humour, le calme et cette attitude tranquille qui m’ont paru caractéristique de l’Islande et des islandais. Reykjavík comporte beaucoup de petites maisons, les façades sont colorées et luttent efficacement contre la grisaille, les murs tagués sont nombreux et la ville était franchement vivante.

Reykjavik

Reykjavik

 

Reykjavik sur mer

Reykjavik sur mer

 

Je ne m'en lasse pas

Je ne m’en lasse pas

 

Nous sommes allées voir le lac, ainsi que le port et surtout le Harpa : un bâtiment salle de concert et centre de congrès très design et que j’ai trouvé merveilleux malgré l’absence de soleil. Je n’ose imaginer sous le soleil.

J'aime ces jeux de lumière

J’aime ces jeux de lumière

 

Sur le port

Sur le port

Jeu de verre

Jeu de verre

 

 

Puis nous sommes allées voir la Hallgrímskirkja (oui à mes souhaits et vous n’avez pas fini) : la cathédrale moderne de Reykjavík qu’on aperçoit de loin devant laquelle trône une statue de Leifur Eiriksson (découvreur du Vinland). J’ai été assez bluffé par ce bâtiment, je voue en général une haine assez féroce aux bâtiments modernes qui sont atrocement moches, mais celui-ci s’est révélé sobre et magnifique. La preuve qu’on peut faire de l’architecture moderne qui ne soit pas un calvaire pour les yeux.

 

Cette cathédrale a une forme de fusée en orgues basaltiques

Cette cathédrale a une forme de fusée en orgues basaltiques

 

Oui c'est moderne mais beau

Oui c’est moderne mais beau

 

Et sobre. Avec un énorme orgue

Et sobre. Avec un énorme orgue

 

Jour 2

En voiture !

 

 

Ce jour-là nous avons pris la direction du MAGNIFIQUE parc du Þingvellir (Thingvellir). C’est un endroit absolument fabuleux où nous avons passé un long moment. Son lac, sa végétation lumineuse. Nous avons eu la chance de le voir sous un soleil entrecoupé de quelques nuages et d’y découvrir notre première cascade.

 

Empilements de pierre surplombant le lac du Þingvellir

Empilements de pierre surplombant le lac du Þingvellir

 

Notre première cascade (aucune idée de son nom)

Notre première cascade (aucune idée de son nom)

 

Paysage du Þingvellir

Paysage du Þingvellir

 

Þingvellavátn

Þingvellavátn

 

Ca se voit que j'ai adoré ? (devant vous la faille tectonique, quelque part sous l'eau)

Ca se voit que j’ai adoré ? (la rivière Silfra devant vous)

 

Nous y avons aussi fait du snorkeling (plongée avec tuba) dans la rivière Silfrá (qui veut dire rivière argentée si j’ai bien suivi) qui coule au dessus de la faille tectonique qui sépare le continent européen du continent américain dont l’eau était à … 2° (je vous rassure nous avions une combinaison histoire de ne pas mourir congelées en 2s). Ça a été un moment absolument magique même si je n’ai pas de photo à vous montrer et je le regrette bien.

 

Ensuite nous avons rejoint Laugarvátn où nous logions ce soir là (nb : « vátn » ça veut dire « lac » en islandais) et nous avons filé sur Geysir et Gullfoss (nb : « foss » ca veut dire « cascade »).

 

Laugarvatn (faut aimer les lacs en Islande aussi)

Laugarvatn (faut aimer les lacs en Islande aussi)

 

J’avais peur d’être déçue par Geysir. Ça n’a pas été le cas. Clairement ne prévoyez pas d’y passer 50 ans mais en déambulant au milieu des fumerolles et de cette eau qui bout, ponctué par les jaillissements du geyser Strokkur, je me suis dit qu’il était difficile de ne pas être mystique dans ce pays et que je comprenais qu’ici on croit aux elfes et au reste. Qui plus est nous y sommes arrivées vers 18h, le site était quasiment vide, la luminosité baissait ça a rendu ça encore plus magique et on se rappelle que sous nos pieds la Terre se manifeste plus qu’ailleurs.

 

Ca fume de partout

Ca fume de partout

 

C'est combien de temps pour faire cuire un oeuf dur ?

C’est combien de temps pour faire cuire un oeuf dur ?

 

Et nous avons terminé cette journée par Gullfoss considérée comme l’une des plus belles d’Islande. On n’est pas allées à côté de la cascade, on n’en voyait pas l’intérêt, j’ai trouvé cette cascade beaucoup plus belle et impressionnante d’en haut, mais à priori ça amuse beaucoup les touristes. Pareil qu’à Geysir en fin de journée c’était quasi désert et très chouette du coup. J’imagine bien que quand il y a un troupeau de touristes, on en profite moins. (Mais du coup on n’a pas vu le fameux arc-en-ciel)

 

Faut juste pas avoir envie de faire pipi

Faut juste pas avoir envie de faire pipi

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