// archives

En pages Marcel !

This tag is associated with 2 posts
bibliothèque remplie de livres

Bilan des livres 2019

bibliothèque remplie de livres
La flemme c’est quand tu reprends la même image que l’an dernier ^^’

J’avais pris un plaisir fou à écrire mon bilan des livres de l’année 2018, c’est donc en toute logique que j’ai décidé de remettre ça cette année.

2019 a été une année riche et réjouissante au niveau lecture.
J’avais un peu l’impression de tourner en rond niveau lecture, de rester sur la même liste d’auteurs, de ne rien découvrir de nouveau qui soit vraiment enthousiasmant, et que les écrans me prenaient trop de temps et d’énergie au détriment de la lecture.
J’avais amorcé une sortie de tout ça en 2018, qui ne s’est pas démentie en 2019. Je suis sortie de ma zone de confort de lecture, j’ai renoué avec les bibliothèques de mon agglomération dont je m’étais un peu lassée (aussi parce qu’elles ont beaucoup évolué dans leur fonctionnement), j’ai prêté des livres et on m’en a prêté, j’ai parlé de livres avec une foule de personne, je me suis laissée tenter par les conseils de lecture de Causette ou de My Little Book Club.

Ceux qui me suivent sur Instagram ont pu suivre tout au long de l’année mes lectures (mais pas forcément bien mises en valeur) mais là il s’agit de faire ressortir mes grands coups de cœur de cette année !
En pages Marcel !

1_ Journal d’un vampire en pyjama de Matthias Malzieu

Il était dans ma liste de livres à lire depuis longtemps. Sans que je saute jamais le pas. Et puis c’est Lizly qui m’en a reparlé et je me suis dit que vraiment il fallait que je le lise. J’y suis allée en toute légèreté, je savais que ça parlait de maladie mais ça n’est vraiment pas un sujet qui me fait peur. Finalement ça a plutôt été une grosse claque. Je n’imaginais pas me projeter autant dans ce que l’auteur écrit de la maladie, des soins, de l’entourage.

2_ Mistral perdu ou les évènements d’Isabelle Monin

C’est un de ces livres dont je me demande après coup comment ils ont pu m’arriver dans les mains et comme ma vie aurait été moins belle si ça n’avait pas été le cas. Ce livre est magnifique. Magnifique de par la façon dont l’auteure manie les mots, manie le Verbe. Magnifique par la délicatesse de cette histoire qui raconte l’absence, le vide, la trace indélébile de cette sœur avec qui on a tant partagé et qu’on a un jour perdu, de comment on continue à vivre avec ça, malgré ça.

3_ Rendez-vous avec le crime de Julia Chapman (et tous les suivants de la série « les détectives du Yorshire »)

Attention ces romans policiers sont terriblement british ! Et terriblement bons et addictifs ! On y rit beaucoup malgré les tentatives d’assassinat et les empoisonnements. Il y a de l’humour et de l’Agatha Christie dans ces enquêtes. Et surtout les personnages, et l’environnement du Yorkshire, sont terriblement bien construits et attachants. Je n’ai pas encore lu le tome 5 mais j’ai tellement hâte de retrouver Samson et Delilah !

4_ L’aile des vierges de Laurence Peyrin

Fans de Downton Abbey, ce livre est fait pour vous ! On y renoue avec ces grandes familles aristocratiques anglaises (sur le déclin) et leur domesticité : les intrigues, les luttes de pouvoir, les rumeurs. Un vrai bonheur. Mais ce livre va bien au delà de cette ambiance Downton Abbey, il parle des convictions (fortes parfois) dans lesquels on élève des enfants et comment ils se les approprient ou les rejettent. Il parle aussi de la condition des femmes en ce milieu du 20e siècle, des choix qu’on fait et du prix à payer pour ça.

Du coup, emballée par la plume de l’auteure et l’histoire, j’ai lu tous les autres livres de cette auteure que j’ai pu trouver. Avec plus ou moins de bonheur. J’ai adoré « Ma chérie » en y retrouvant tout le sel de l’Aile des vierges. J’ai détesté « La drôle de vie de Zelda Zonk » et sa suite « Hanna » dont l’héroïne capricieuse m’a paru absolument insupportable (je n’avais pas eu autant envie de tarter une héroïne de livre depuis « Une vie » de Maupassant).

5_ La fille au sourire de perles de Clemantine Wamariya

Ouh quelle énorme claque que ce livre. Enorme. Enorme. Enorme.
Et c’est loin d’être agréable la plupart du temps.
On est loin du récit habituel du survivant à un génocide. Plein de résilience, d’espoir, de belles rencontres et de pardon. Celui là est plein de colère, de fureur, de haine même. Il remet en cause l’action des humanitaires lors des conflits, il dit l’immense difficulté de se construire après un pareil traumatisme, il dit les liens irrémédiablement brisés, il dit la rancœur qui ne s’éteint pas.
Il dit. Crûment. Violemment. On n’en sort pas indemne. Mais c’est nécessaire.

6_ Le manuscrit inachevé de Franck Thilliez

J’ai déjà parlé de Franck Thilliez l’an dernier. Cet auteur et ses polars ne m’ont jamais déçue pour le moment et cette fois encore il m’a épaté par sa capacité à se réinventer dans ce genre littéraire et par son système de poupées russes.
Même si je l’ai beaucoup détesté pour la fin de ce livre. L’auteur que j’adore détester.

7_ Il est grand temps de rallumer les étoiles de Virginie Grimaldi

J’ai aussi parlé de Virginie Grimaldi l’an dernier mais elle mérite une fois encore de figurer dans cette liste. Comme les précédents, son livre est drôle tout en traitant de sujets très sérieux et terriblement émouvant, les personnages sont attachants et l’histoire très originale. Il y a dans celui-là un petit truc en plus qui me l’a rendu particulier sans que je sache bien pourquoi, peut-être parce que ça parle de voyage et d’aurores boréales ?

8_ La vie qui m’attendait de Julien Sandrel

Un peu dans la même veine que le livre d’avant (et dans celle du livre suivant) c’est ce qu’on qualifie de feel-good book. Je n’aime d’ailleurs pas trop cette expression qui a une connotation péjorative alors qu’on peut évoquer des sujets très sérieux tout en ayant un livre qui nous fait du bien. Celui-ci évoque la maladie, le mensonge, le deuil, la vie qu’on se gâche soi-même. Et pourtant on en ressort ému et heureux.
Une vraie douceur.

Cette année j’ai aussi lu La chambre des merveilles du même auteur et pareil : courez-y !

9_ Toutes les couleurs de la nuit de Karine Lambert

Que fait-on quand on apprend que dans 3 semaines on aura perdu la vue ? Comment affronte-t-on cela ? Comment affronte-t-on la réaction de notre entourage ? Comment envisage-t-on son avenir ?
C’est le sujet de ce superbe livre à l’écriture toute en délicatesse.

10_ Un tout petit rien de Camille Anseaume

J’ai enfin lu ce livre environ 1000 ans après tout le monde. Si comme moi vous l’avez manqué, vous devez rattraper ça de toute urgence !
L’auteure écrit – décrit – tout en subtilité et en délicatesse (encore ! Je crois que c’est le mot de mes lectures 2019 « la délicatesse) ce moment où l’inattendu s’invite, où il faut faire un choix, seule mais pas vraiment, tout le monde ayant un avis et ne se privant pas de le faire savoir.

11_ La goûteuse d’Hitler de Rosella Postorino

Ah ce livre …
Inspiré d’une histoire vraie, il raconte la nécessité de survivre dans l’Allemagne nazie, l’absence de choix, la violence omniprésente et la peur. Il raconte aussi les manques, l’absence, l’amitié qui naît dans n’importe quelles conditions, les élans qu’on ne maîtrise pas ou qu’on ne veut pas maîtriser. C’est un livre magnifique et encensé. A raison.

12_ Timbré de Terry Pratchett

L’an dernier j’écrivais que j’avais lu le dernier livre à jamais écrit par Terry Pratchett. Et c’était très triste. Heureusement le hasard de ce livre que je voulais prêter à un ami m’a rappelé que si Terry Pratchett ne publierait plus jamais de nouveau livre il en avait laissé pas mal derrière lui qui pouvait être relu. Au départ je voulais juste en lire quelque page, pour m’assurer qu’il serait bien le candidat idéal dans la littérature pratchettienne pour séduire Dr Chouchou. Finalement une fois démarré, je n’ai pas pu m’arrêter et je l’ai relu entièrement. A ma plus grande joie. Terry Pratchett n’écrira plus de nouveau livre mais manifestement je pourrai relire l’ensemble de son oeuvre avec autant de jubilation que lors de ma toute première lecture. Bonheur infini.

13_ Retour à Birkenau de Ginette Kolinka

C’est un tout petit livre. 162 pages. Un tout petit livre mais d’une puissance incroyable. Comme une claque sèchement reçue. Ginette Kolinka fait là le récit cru de sa déportation et sa survie dans le camp de Birkenau quand elle avait 19 ans. De sa chance d’en revenir, de ce qu’on fait de ça après.
Ce n’est pas forcément agréable mais c’est assurément une lecture nécessaire.

14_ La fuite en héritage de Paula McGrath

Dernier livre que j’aurais réussi à lire en 2019 (difficilement pour cause de Tsunami et ce livre aurait mérité mieux que la lecture coupée que j’ai réussi à lui accorder) et quel livre !
2012, une gynécologue dublinoise hésite à quitter l’Irlande pour Londres face aux tensions qui agitent son pays autour de l’avortement.
2012, une adolescente dont la mère vient de mourir décide de fuguer pour échapper à la tutelle de ses grands parents dont elle ignorait l’existence jusque là.
1982, une adolescente rejoint Londres avec l’espoir d’intégrer une troupe de danse.
Quel est le lien entre ces histoires ? Parfois pour survivre, la seule chose à faire c’est fuir. Mais il y a un prix à payer aussi pour ça. Et parfois en fuyant on se retrouve.

Et puis il y a le livre de 2019 que je n’aurai pas réussi à finir : Archives des enfants perdus de Valeria Luiselli
Car oui, très exceptionnellement, cette année j’ai décidé de ne pas finir un livre ce qui ne m’était pas arrivé depuis 10 ans je crois. Mais je n’ai pas bien accroché avec l’écriture de ce road trip à travers les Etats-Unis, ce qui n’aurait pas dû m’empêcher de le lire si je n’avais pas été en plein Tsunami, écrasée de fatigue, et si – par ailleurs – j’avais pu renouveler mon prêt à la bibliothèque.
Tant pis !

Ça aura été une année riche en lecture comme je le disais, essentiellement des auteurEs (autrices ? Je ne m’y fais pas) à ma grande joie et je me souhaite que 2020 le soit tout autant et même plus encore ! Et je vous le souhaite !
Personnellement … ça s’annonce bien !
Bon réveillon à tous !

bibliothèque remplie de livres

Bilan des livres 2018 !

2018 touche à sa fin et il y a eu des livres en 2018 heureusement. Pas assez malheureusement. Jamais assez si vous voulez mon avis …
Mais enfin j’ai été bouleversée par quelques uns de ces livres, dans tous les sens du terme, et j’ai décidé qu’à défaut d’avoir eu le courage d’en parler au long de l’année, j’allais vous en parler maintenant.

(Merci le bullet journal qui permet de retracer tous les livres de l’année)

1_ La Passe-Miroir de Christelle Dabos

(Et je balance que pour le coup c’est la faute à Lizly) (merci ma douce <3)

En plus bim direct je commence à tricher ! Parce qu’en fait c’est une série de livre, et non un seul, que les 3 premiers ont été publiés pour le moment et que j’ai dévoré ces 3 premiers tomes sur le mois de janvier 2018 : Les fiancés de l’hiver, Les disparus de Clairdelune et La mémoire de Babel.
Et je ne vous cache pas que je languis de lire la suite … Je suis éminemment sensible à tout ce qui est du domaine de la fantasy, grande fan de Terry Pratchett et de Harry Potter mais les séries sont souvent décevantes … et celle-ci ne l’est pas.
Je suis toujours très très admirative de ces auteurs qui arrivent à imaginer de toutes pièces tout un univers, qu’il soit à la fois si loin du nôtre et parfaitement cohérent. J’aime en plus les personnages que l’auteure y déploie, leur complexité, leur richesse.

2_ Nuit de Bernard Minier

Je suis une grosse lectrice de polar aussi en plus de la fantasy. Je suis aussi très difficile dans ce domaine. Surtout pour les auteurs qui restent avec des personnages récurrents, je trouve qu’il y a trop souvent une facilité dans la construction de l’intrigue ou des incohérences.
J’avais beaucoup aimé les précédents livres de Bernard Minier (« N’éteins pas la lumière » m’a donné des cauchemars) mais j’ai trouvé « Nuit » vraiment formidable. Je n’ai pas vu arriver les choses jusqu’aux dernières pages (comme avec « Une putain d’histoire »), ce que j’attends d’un bon polar; j’ai adoré retrouver Servaz et changer de pays pour l’enquête; j’ai aimé me faire balader par le bout du nez au fil des pages.

Et du coup pour équilibrer les choses, en fin d’année j’ai lu « Soeurs » du même auteur … qui pour le coup a été une vraie déception. J’ai trouvé la construction de l’histoire fouillis, et pas suffisamment aboutie.

3_ La servante écarlate de Margaret Atwood

Ça faisait un moment que je me tâtais à regarder la série, comme des milliers d’autres personnes et j’ai fini par aborder tout ça par le livre. Et quel livre … je l’ai trouvé suffocant – peut-être parce que je suis une femme et que tout ce qu’elle y écrit est beaucoup trop réaliste pour ne pas me faire peur, peut-être parce que la construction du livre qui tait longtemps ce qu’il veut montrer fait monter l’anxiété – au point de parfois devoir poser le livre quelques heures, quelques jours avant de m’y replonger. J’ai d’ailleurs trouvé le livre beaucoup plus suffocant que la série, que j’ai fini par voir quelques mois après. C’est une véritable claque, un livre puissant.

4_ La couronne du berger de Terry Pratchett

On ne va pas se mentir, ce n’est pas le meilleur des Pratchett. Très probablement parce qu’il n’a pas eu le temps de finir de le retravailler, de le dégrossir complètement, de le polir pour n’en garder que le plus mordant et le plus drôle. Mais si ce n’est pas le meilleur, c’est le dernier et on retrouve bien sa patte si particulière dedans.
A jamais le dernier donc et ça le rend forcément spécial.

5_ Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie de Virginie Grimaldi

Je lisais déjà Virginie quand elle n’était pas encore écrivain et qu’elle me faisait hurler de rire sur son blog. Et quand elle m’a fait pleurer comme rarement un texte m’a fait pleurer aussi.
Depuis qu’elle est publiée je me jette sur chacun de ses livres avec toujours un immense bonheur … sauf celui là. J’ai mis longtemps à le lire, plus d’un an après sa sortie. Car je savais que ce livre là me ferait pleurer comme aucun autre qu’elle avait écrit jusque là. Et j’avais raison, j’ai pleuré comme rarement je l’ai fait en lisant un livre. Mais de tous ceux qu’elle a écrit jusqu’à présent, je crois que c’est vraiment le plus beau. Et assurément l’une de mes plus belles lectures de l’année.

6_ Rêver de Franck Thilliez

Encore un maître du polar que j’aime tant … Et qui ne m’a pas déçue cette fois encore.
Un des trucs que j’aime tellement dans les livres de Thilliez ce sont ces éléments médicaux qui se mêlent, quand il part d’une maladie bien précise et qu’il tisse son intrigue autour de ça. C’est ce qui se passe cette fois encore, et Thilliez qui emmêle le temps et s’amuse à perdre son lecteur dans le temps mais aussi à la frontière entre le réel et l’imaginaire …

7_ La pluie avant qu’elle tombe de Jonathan Coe

J’avais renoué quelques semaines avant avec Jonathan Coe grâce à « La vie très très privé de Mr Sim ». J’avais tellement aimé (et le mot est faible) « Bienvenue au club » et « Le cercle fermé ». Je piaffais donc d’impatience de retrouver sa plume … et quelle déception ça a été que « La vie très très privé de Mr Sim » … je n’y ai rien retrouvé de ce qui me faisait tant aimer Jonathan Coe. Mais j’ai persisté avec « La pluie avant qu’elle tombe » et heu-reu-se-ment. Là j’ai retrouvé le Jonathan Coe que j’aime ! C’est drôle, c’est doux, c’est puissant, c’est mystérieux. Il faut accepter de se laisser emmener sans savoir où. C’est génial.

8_ Le mythe de la virilité d’Olivia Gazalé

Le livre le plus « sérieux » de ma sélection 2018. Et le plus féministe aussi. Mais je l’ai trouvé tellement formidable, précis, éclairant que j’ai failli l’offrir à tout mon entourage pour Noel. (Mais je me suis abstenue, je n’étais pas certaine qu’ils apprécient … et pourtant)
Cette promenade dans l’histoire de la virilité, de la domination masculine sur les femmes et sur les conséquences négatives que ça a autant pour les femmes … que pour les hommes. La plume est vive, drôle, précise.

9_ Le lambeau de Philippe Lançon

J’ai failli mettre ce livre sur ma liste d’envies pour Noel. Et puis ça m’a paru vraiment bizarre vu le sujet …
En plus les louanges innombrables que j’avais lu et entendu autour de ce livre me faisaient craindre qu’elles soient plus dû à notre culpabilité face aux victimes du terrorisme qu’à la qualité du livre. Evidemment il n’en était rien … C’est un livre sublime, une claque immense et une caresse. C’est tout en élégance, en finesse, en pudeur.
Je pense que c’est le livre le plus beau, le plus envoûtant et le plus marquant qu’il m’ait été donné de lire cette année.

10_ Anatomie d’un soldat d’Harry Parker

Je triche un peu pour finir (après avoir triché au début ^^) puisqu’au moment où j’écris je n’ai pas encore tout a fait fini de le lire, il me reste encore une petite centaine de pages (mais que d’ici le 31 à minuit ça devrait être fait).
Ça pourrait être un livre banal ou un livre larmoyant. L’histoire d’un soldat amputé des deux jambes après avoir été blessé par une bombe artisanal lors d’un déploiement dans un pays jamais nommé mais qui ressemble furieusement à l’Afghanistan. Mais l’histoire est racontée par petits bouts par les objets qui croisent la route de ce soldat, le fauteuil roulant sur lequel il entame sa rééducation, le garrot qui sert aux premiers secours, le respirateur qui le maintient en vie, la lettre envoyée par une amie etc… C’est prenant, percutant et formidable.


Eh ben je dois dire que j’ai la lecture éclectique et que ça me réjouit de le constater dans ce billet de blog !

Previously

janvier 2020
L M M J V S D
« Déc    
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031