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Cogito

Savoir ce que l’on mange

Lors du scandale de la viande-de-boeuf-qui-en-fait-était-du-cheval (ou autre) j’avais écrit mes interrogations autour de notre façon de consommer et de savoir si cet énième scandale allait vraiment changer quelque chose.
(Quelques mois plus tard on peut se dire que non, non?)

J’épluchais les étiquettes depuis un moment mais le fait est que parfois souvent la liste me laissait vraiment perplexe encore …

Et dans une logique de cohérence j’ai décidé d’en savoir plus pour vraiment décider ce que je mange.

 

Quand j’ai besoin de savoir il n’y a pas 36 solutions (en tout cas moi je n’en ai pas 36) : rien ne vaut un bouquin!
Je me suis donc achetée un petit guide – qu ‘on m’avait recommandé – intitulé « décrypter les étiquettes » des éditions Larousse.

Petit pour l'emporter facilement avec soi au supermarché!

Petit pour l’emporter facilement avec soi au supermarché!

 

Je dois dire que je l’ai trouvé extrêmement intéressant. A mon grand regret seules les étiquettes alimentaires sont épluchées mais c’est déjà pas mal. Je ne peux pas dire que ce petit bouquin ait révolutionné mes connaissances puisque j’épluche moi-même les étiquettes alimentaires depuis un moment et que je suis arrivée seule à un paquet des conseils donnés (plus un produit contient d’ingrédients et plus il a été transformé donc plus il est susceptible de contenir des trucs bofs? Ouais je m’en doutais) mais j’ai quand même appris pas mal de choses.

Les mentions obligatoires pour chaque catégorie d’aliments (lait, chocolat, viande etc…) sont précisées et des pièges sont souvent indiqués. Après 40 vraies étiquettes de produits qu’on achète toutes et tous sont examinées et expliquées.

Enfin ce guide contient les codes pour repérer les pays de production/d’emballage et surtout une liste détaillée des additifs considérés comme potentiellement néfastes pour la santé.

 

Après avoir intégralement lu ce livre – un peu comme je lis mes guides de voyage en emmagasinant un max d’informations – je me suis fait la réflexion déprimante que même en lisant avec attention le détail des étiquettes il était quasiment impossible de savoir avec certitude d’où venait son aliment (sauf viande, légumes qui sont obligés de le dire) (mais ça peut être un mensonge, on a vu la tracabilité de la viande …). Il faut s’en remettre aux industriels et parfois ils n’indiquent absolument rien.

La deuxième chose que je me suis dit c’est qu’il faut toujours se méfier. Tout le temps. Des trucs estampillés bio (moi du bio qui vient d’Egypte, je préfère du pas bio qui vient de la ferme d’à côté), des trucs lights, des autres allégations nutritionnelles, etc…

 

Je trouve ça extrêmement déprimant sur notre monde actuel.

 

J’espère maintenant juste trouver l’équivalent pour les autres produits, afin de réduire encore un peu plus ma liste de courses!

Discussion

13 Responses to “Savoir ce que l’on mange”

  1. Il y a aussi la solution raisonnable, qui consiste à manger ce qui nous fait envie en se foutant complètement de ces fucking étiquettes. De même qu’il ne faut jamais lire les notices des médicaments.

    Posted by didiergoux | 7 août 2013, 09:54
  2. A part produire soi-même sa nourriture (et encore, qui sait d’où viennent les graines, et pour avoir des oeufs faut bien acheter une poule, va savoir ce qu’elle a mangé avant d’arriver chez toi…), on ne pourra jamais vraiment savoir ce qu’on mange. Pour les étiquettes, vu qu’ils mentent ou déguisent ou dissimulent toujours des trucs, j’ai laissé tomber l’idée de les lire à chaque fois, j’évite autant que possible l’huile de palme et les graisses hydrogénées, l’asparthame et autres édulcorants (plutot manger un seul yaourt entier sucré que deux à 0% sans sucre).
    Pour les médocs, j’ai encore plus simple, j’en prends aucun, j’ai droit à rien de toute façon, je suis en mode vache laitière et rien n’a été prévu à part du paracétamol (je vendrais ma mère pour reprendre de l’ibuprofène, mais je préfère encore avoir le dos en ruine que de refiler du lait nestlé à ma crapule).

    Posted by poulpynette | 8 août 2013, 14:04
    • Je suis d’accord qu’il est quasiment impossible d’être sur à 100% de ce qu’on mange. Mais la maladie qui me pourrit depuis quelques semaines est en partie liée à des perturbateurs endocriniens auxquels j’ai été exposée pendant ma vie foetale. On ne les trouve pas que dans l’alimentation c’est vrai.
      Mais ça fait réfléchir …

      Posted by Shaya | 8 août 2013, 21:03
      • Ben merde, heureusement que je suis plus enceinte, j’aurais trouvé matière à psychoter encore un peu. J’avais pensé à cesser de manger de la viande mal cuite, des fromages au lait cru, listeria, tout ça, mais les perturbateurs endocriniens, non seulement j’y ai jamais pensé, mais aucun médecin ne m’en a jamais parlé. Sauf un naturopathe pour me dire d’y aller mollo sur le soja et ses dérivés. Ou alors des trucs comme les produits de beauté, les vernis, les colorations, qui peuvent causer des mutations génétiques d’après mon bouquin de grossesse. Dans quel genre d’aliment, quelle sorte d’additif peut être un perturbateur endocrinien?

        Posted by poulpynette | 8 août 2013, 22:06
        • Aucun médecin ne t’en parlera jamais parce que le sujet est flou et mal connu encore. En gros le soja oui mais aussi les anti-oxydants (très fréquents dans les aliments), des substances plastiques (qu’on trouve dans les emballages mais dont on ne sait pas trop comment ils passent dans les aliments).
          Etc, etc, etc !
          Après oui c’est vertigineux quand on n’y pense et de tout temps l’homme a été exposé à des substances qu’il ne maîtrisait pas et on ne peut pas tout contrôler.
          Mais déjà limiter les choses en lisant les étiquettes, c’est quelque chose sur quoi on a prise.

          Posted by Shaya | 9 août 2013, 21:14
  3. même au magasin bio d’à côté, y’a du bio qui vient d’Espagne… ça m’énerve… y’a un max de fermes bio dans la région!!! et les tomates crues en hiver, moi, bio ou pas, j’en veux pas! Ah, et le Coca Zéro, « sans sucres », bourré d’aspartame et d’acésulfame K (E950 si ma mémoire est bonne 😉 depuis le temps que je dis à ma mère « pas de coca light! prends plutôt du sans caféine pour les nains, il a fallu qu’elle prenne du Zéro… grrrr… )… Sinon, j’ai enfin trouvé une mousse au chocolat (noir ou lait) sans gélatine, sans merdouille et qui dépote sa mémé (ça me saoule de la faire)

    Posted by Daydreamer Toulouse | 8 août 2013, 19:08

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  1. […] à long terme de ce type d’alimentation ? On ne sait déjà pas trop ce que l’on mange actuellement alors passer à la nourriture artificielle, vous me permettrez d’avoir quelques […]

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