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Cogito

Qui s’en fout?

Au hasard de mes pérénégrinations internétiques (un mail entraine un clic qui entraine lui même un autre clic etc…) je suis tombée sur cet article qui m’a fait comme l’effet d’un coup de pelle dans la figure.

Même si chacun peut se sentir concerné par cet article et le message qu’il contient – sauf si on n’utilise aucun réseau social d’aucune sorte mais il faut reconnaitre que l’espèce commence à se faire rare – je crois qu’en tant que blogueuse, la réflexion à avoir autour de ce thème est encore plus importante à avoir.

 

Quelle valeur (je ne parle pas financièrement) produit ce blog? Qu’apporte-t-il?

(Ah oui voilà le genre de questions qui font mal à la tronche)

Je suis une blogueuse « n’importe quoi », je l’ai toujours revendiqué. J’écris ce que je veux, comme je veux, quand je veux et surtout sur quoi je veux. Sur des sujets futiles, sur des sujets d’actu, sur des sujets plus graves. Ce que je veux donc, sans les « contraintes » d’une ligne éditoriale précise.

Mais quel intéret? Qui s’en soucie?

J’ai toujours dit que je bloguais pour moi. C’est vrai, je blogue d’abord pour moi, pour le plaisir que j’y trouve et quand je ne le fais pas c’est qu’il n’y a pas de plaisir.

Mais dire que je ne blogue que pour moi serait mentir. Sinon je tiendrais un journal intime, pas un blog. Quand j’écris ici je garde toujours à l’esprit que c’est public, que ça peut être lu, que ça sera lu (mais étant schizophrène, je suis toujours très étonnée quand je me rends compte que quelqu’un de précis l’a lu) et ce blog est en fait bien loin du journal intime que je pourrais écrire.

Mais je ne l’utilise pas en vecteur de savoirs non plus il faut reconnaitre. (Je me demande du coup bien ce que les gens qui le lisent viennent y trouver.)

Sans doute que l’on se rapproche plus d’un carnet de réflexions, de souvenirs parfois. Réfléchir pour réfléchir. Parce que je n’ai pas la prétention que ce blog puisse changer quoique ce soit ou influencer en rien, parce que je n’ai jamais cherché à m’en servir pour briller et devenir « célèbre ». Je me méfie de tout ce qui brille.

 

Ce blog n’a pas de valeur, il n’est qu’une source de plaisir pour moi, ce qui parait faible foncièrement comme raison pour le tenir. D’ailleurs j’ai déjà pensé à le clore. Rarement en fait. Une fois de manière très sérieuse. J’avais même choisi le titre du billet (que je conserve précieusement pour le jour où je sauterai le pas) mais j’évite de prendre des décisions sur lesquelles il est difficile de revenir de manière précipitée et l’agacement qui me poussait à fermer mon blog a cédé devant une sérieuse réflexion. Je n’ai toujours pas tranché si le jour où je déciderai d’arrêter, j’écrirai ce fameux dernier billet. N’est-ce pas juste une façon de s’attirer l’attention générale et d’entendre le monde crier « noooon ne fait pas çaaa ». Vanité.

Inversement contrairement à ce qu’on pourrait penser ce blog me prend relativement peu de temps. Le temps d’écrire un billet, peu ou pas construit, sans références donc vraiment peu consommateur de temps. Je ne suis pas comme ce que décrit le billet, à documenter sans cesse : prendre tout en photos en me disant que je le mettrais sur mon blog, ou sur Instagram ou raconter toute ma vie sur FB.

Le réseau social sur lequel je passe (passais?) le plus de temps c’est Twitter et ce qui me prend le plus de temps finalement c’est la relation aux autres. Pas documenter ma vie, je crois, échanger.

 

Il n’empêche, ne devrais-je pas plutôt m’investir dans une activité qui aurait du sens que ce blog?

 

Photo par Porfirio

Photo par Porfirio

Discussion

12 Responses to “Qui s’en fout?”

  1. Je suis une blogueuse n’importe quoi, et j’aime bien te lire, c’est comme avoir une copine au téléphone, ou se voir devant un café ou un mojito et de se raconter sa vie ^^ Et puis tu apportes quelque chose aux autres, même en étant une blogueuse hétéroclite, ton avis, ton point de vue, tes expériences …

    Posted by sushiesan | 10 juillet 2013, 07:29
  2. Je pense qu’on blog dans la même catégorie (celle que j’appelle « les blogs d’humeur », qui ont notre vie pour ligne éditoriale) J’aurais bien du mal à répondre à la question « Qu’est-ce que mon blog apporte aux lecteurs ? » Pourtant, je constate que lecteurs il y a, et même des lecteurs réguliers. Ils pèchent parfois une envie de lecture d’un livre commenté, un texte de fiction qui leur parle un peu. Que font-ils de mes humeurs ? Je suppose qu’ils prennent des nouvelles de moi. Qu’ils sont ces 20% qui « s’en fout un petit peu ».

    Si on me demandait, à l’inverse, « Qu’est-ce que mon blog m’apporte à moi ? », ce serait plus facile. J’écris « pour moi », sans réellement tenir un journal intime mais des textes qui ne sont pas destinés à être publier. Je rends public pour avancer, pour assumer, pour ne pas pouvoir nier, effacer. Mon blog est une mémoire personnelle qui devient collective. A un moment, j’ai pensé ceci, j’ai éprouvé cela. Mon blog est également un défouloir et gueuler un coup dans le vide n’est pas aussi agréable que recevoir les réactions d’autres personnes. Réactions qui vont dans mon sens… ou pas, qui m’aident à réfléchir, à prendre du recule.

    En bloguant, j’ai davantage le sentiment de fabriquer et entretenir des liens humains que de documenter ma vie.
    Et c’est à ce même titre que je viens te lire. Et réagir ^^

    Posted by Lizly | 10 juillet 2013, 09:30
    • J’aime vraiment beaucoup la fin de ton commentaire.

      Après comme je le dis dans mon billet, et je pense que tu es dans mon cas aussi, on ne passe pas notre temps à prendre des photos en se disant « on va le bloguer ». On fait nos photos et après on se dit « tiens et si je l’utilisais dans mon billet de blog? ». (Je vois bien qu’on utilise assez peu Instagram aussi)

      Posted by Shaya | 10 juillet 2013, 20:24
  3. Si il était logique avec lui-même, l’auteur de l’article devrait fermer son blog… Et toute sa vie internetique qui va avec !

    Posted by dadavidov | 10 juillet 2013, 09:31
  4. Il reste que “documenter sa vie”, c’est du petit nègre plutôt que du français, et que votre Damien Meschoses est un cuistre inopérant.

    Posted by didiergoux | 10 juillet 2013, 12:47
    • Je vous l’accord l’expression « documenter sa vie » ressemble fort à une traduction mot-à-mot d’une expression anglophone. Par contre je me demande pourquoi vous jugez aussi durement l’auteur? (Vraie question, ça m’intéresse)

      Posted by Shaya | 10 juillet 2013, 20:30
      • Eh bien, précisément parce que ce cuistre n’est pas capable de s’apercevoir qu’il parle en petit nègre ! Je ne peux pas supporter ce genre d’imbécile, d’escroc ne sachant rien à propos de rien (regardez sa tronche, bon sang : C’EST un escroc !) mais, apparemment, ramassant l’argent des pauvres qu’il réussit à arnaquer.

        Non, vraiment : je vomis ce genre de connard.

        Posted by didiergoux | 10 juillet 2013, 20:38
        • Allez allez on se détend, c’est pas bon pour votre coeur (sinon je vais m’en vouloir de vous avoir mis cet article sous le nez), il est loin d’être le seul dans ce cas. Malheureusement.

          Posted by Shaya | 10 juillet 2013, 21:02

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