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Cogito

Qui sème le vent récolte la colère

L'heure des choix

L’heure des choix

Il y a quelques temps (hum ok vu mon incapacité à lire un livre dernièrement ce « quelques temps » commence à dater) j’ai lu un livre qui s’appuyait dans son intrigue sur les neurones miroir. Ces neurones qui seraient impliqués (et tout est dans le conditionnel) dans l’empathie – voire d’autres émotions – et l’apprentissage par imitation.

J’y pense souvent depuis le début de l’automne.

 

La colère est une compagne fidèle depuis longtemps en ce qui me concerne. Un refuge même jusqu’à ce que je décide de reprendre la main et de la remettre à sa juste place. Je transformais presque tout en colère : quand j’étais triste, j’exprimais la colère; quand j’avais peur, j’exprimais la colère etc.

Depuis j’ai remis la colère là où elle doit être : l’expression juste d’une blessure infligée par autrui, d’une indignation et j’essaye d’y recourir à bon escient quitte à prendre parfois sur moi et à relativiser ce qui sur le coup m’a excédée.

Mais aujourd’hui encore quand je suis très fatiguée, c’est la colère – explosive et sans discernement – qui ressort immanquablement pour s’abattre sur mon entourage.

Heureusement si j’ai la colère facile, celle-ci s’éteint souvent aussi vite qu’elle s’est allumée (par contre quand ça n’est pas le cas, fuyez).

 

Pourtant depuis quelques mois je me suis rendue compte que j’étais souvent en colère « sans raison ». Ou plutôt que la colère que je ressentais avait été crée par le contact avec celle exprimée par les autres. Que ce n’était pas ma propre colère, pas même de l’empathie pour ce que je pourrais considérer comme une juste cause. Simplement de la colère crée par contagion, de la colère réaction à l’agression de la colère des autres.

Et les autres expriment beaucoup de colère.

Beaucoup trop.

Les réseaux sociaux sont un lieu privilégié pour ça, défouloir confortable pour exprimer sa frustration et son indignation. Mais pas seulement, les gens que je croise dans la rue ou au boulot expriment aussi beaucoup de colère, constamment à fleur de peau et sur la défensive. Prêts à mordre le moindre mollet pour un mot, un regard, un geste.

Et l’on tourne en rond : la colère rend l’autre agressif ce qui met lui même en colère quelqu’un d’autre …

 

Je crois que nous devrions nous méfier de cette sur-expression permanente de la colère. 

La colère c’est un feu de forêt, elle brûle tout et ne laisse que cendres derrière elle. Et surtout elle nous prend beaucoup d’énergie, de l’énergie que nous n’avons plus alors pour valoriser le beau, le positif.

Ayant réalisé ceci, j’ai décidé de me blinder pour ne pas laisser la colère des autres tout envahir et consumer mon énergie inutilement, et laisser de la place à autre chose.

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