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Barcarolle

Que sont nos affections devenues?

En début de semaine, je me suis plongée par hasard dans mes favoris twitter (non-utilisateur de twitter ne fuyez pas trop vite, ça pourrait vous intéresser). Au départ je cherchais une information que je pensais avoir noté par ce moyen là (un favori twitter c’est comme un marque-page de votre navigateur, vous mettez de côté un tweet pour y revenir plus tard) et je me suis donc retrouvée à éplucher ce qui représente en fait toute une part de mon histoire sur twitter.

(Pour rien puisque je n’ai pas retrouvé l’info cherchée, mais je l’ai retrouvé autrement !) (c’est qui l’patron non mais !)

 

Chacun faisant ce qu’il veut, je mets de côté deux types de tweets : ceux qui comportent une info qui m’intéressent et sur laquelle je veux revenir plus tard, tweets dont je fais régulièrement le tri, et ceux qui me touchent. En général des petits messages affectueux qu’on m’adressent et que je garde longtemps pour m’en souvenir les jours gris.

Qu’on m’adressait devrais-je dire.

Parce qu’en remontant dans le temps je me suis rendue compte que ces petits messages d’affection, de tendresse, d’attention, de liens émotionnels avaient disparu. Ces messages soudains et inattendus qui disaient « tiens j’ai vu ça, j’ai pensé à Shaya », ces petits trucs qui réchauffent.

Et l’un dans l’autre pas que de twitter mais de quasiment toute ma vie numérique.

 

Alors depuis lundi je cogite. Parce que c’est un constat éminemment douloureux.

Est-ce que c’est réellement l’affection, le lien affectif avec les autres, qui a disparu?

 

C’est un peu plus compliqué que ça je crois.

Oui les marques d’affection de certaines personnes – forcément ceux à qui j’ai l’impression d’avoir le plus donné – ont disparu, par éloignement, par lassitude, par les remous de la vie, par « oubli » que sais-je ? Peut-être aussi parce que je ne suis pas moi-même la personne la plus démonstrative de la planète ni forcément la plus attentive, que j’oscille constamment entre l’impression d’être trop envahissante et la volonté de ne pas être trop distante. Que je n’ai pas su « entretenir la flamme ».

Mais elles se sont aussi « déplacées ». Fini le temps de la place publique, il faut se cacher. Dans le placard, dans le tiroir, sous le lit ou le tapis. Là où aucune trace visible ne sera laissée. Aucun souvenir aussi. Ne surtout pas montrer qui compte plus que les autres. Parce qu’il traine toujours – de plus en plus en fait – quelqu’un prêt à exploiter la moindre faiblesse ? Et tant pis si …

 

Quelle différence entre ne pas penser à quelqu’un et ne pas dire qu’on a pensé à quelqu’un ?

Bloguer sans citer ceux qu’on apprécie, twitter sans parler à ses amis …

 

C’est tuer la complicité et le lien se délite.

Discussion

4 Responses to “Que sont nos affections devenues?”

  1. Je ne sais pas trop quoi répondre à ça. J’ai l’impression d’en distribuer autant qu’avant, des petites marques d’affection, que ce soit en privé ou en public (sur Twitter, je fais peu ça sur mon blog). Pas forcément aux mêmes personnes, on s’est parfois accrochés trop fort pour se retrouver, et j’ai fait de nouvelles rencontres, noué de nouveaux liens. Là où je faisais avant partie d’une petite bande qui rigolait bien et partageait pas mal de choses, j’ai désormais plus de relations de personne à personne, où je ne fais pas partie d’un groupe en particulier.

    Posted by Anna Musarde | 30 janvier 2014, 14:53

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