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Cogito

Oscillations

De droite à gauche et de gauche à droite

En ce moment j’oscille beaucoup. Voire j’ai la sensation d’osciller en permanence, sans moment stable.
Entre l’impression que je pète la forme et celle que je vais m’effondrer physiquement.
Entre l’impression de beaucoup trop m’écouter et celle que je devrais le faire beaucoup plus.

Cette période de canicule est comme je le redoutais rude physiquement pour moi. Tension dans les chaussettes (enfin elle baissait déjà dans les 15j avant), tachycardie par moment, sensation d’épuisement, jambes qui flageolent et tête qui tourne.
Ça me fait mal de le dire mais peut-être bien que j’ai rejoint le club des « personnes fragiles ».

Mais pas tout le temps.
Il y a des matins où je vais bien, des moments où un brin de fraîcheur me remet en route, il suffit parfois de quelques minutes allongées pour que cette baisse de tension et la faiblesse qu’elle induit ait disparu.

Du coup je ne dis rien à mon entourage. Ou alors juste que « je vais doucement » en ce moment. Alors qu’en fait il y a des moments où je suis vraiment mal, à deux doigts du malaise ou de l’effondrement; et des moments où je vais vraiment bien. Et pas tellement d’entre-deux.

Je ne dis rien parce que dire c’est reconnaître que … Que physiquement je suis tout sauf un roc, qu’il faut qu’ils fassent attention à moi (avec en plus tout le risque de déception autour de ce sujet).
Je ne dis rien parce qu’eux vont dire quoi ? De m’arrêter ? Je travaille dans un lieu climatisé, c’est encore là que je suis le mieux, si je pouvais j’y dormirai mais y être implique, oui, de travailler.
Je ne dis rien parce que … qu’est-ce que ça va changer de le dire justement ? Rien.

Alors autant se taire, courber le dos en silence quand je suis au bord de l’effondrement, en attendant que ça passe.

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