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Cogito

Le temps pour dire

Think ?

J’ai un rapport étrange – et difficile je crois – au « dire » par rapport aux autres personnes pour qui ça a toujours l’air plus simple.

Oh je parle dans la journée, beaucoup même, collègues et patients obligent. Je parle de la météo, de nourriture (beaucoup hin hin hin, ça reste un sujet hyper fédérateur en France), de la dernière expo vue, des fois je fais des blagues (mais souvent de manière involontaire car je suis cette nana qui n’arrive absolument pas à raconter de manière drôle une anecdote humoristique) …

Small talk.

Avec lequel j’ai beaucoup de mal souvent d’ailleurs tant il me pèse et m’agace parfois alors que je préférerais moi y substituer un peu de silence et de mots retenus, mais auquel je me plie, on ne peut pas toujours avoir des conversations profondes et intellectuelles, je n’ai pas forcément toujours les compétences et les connaissances intellectuelles pour ça qui plus est.

(A ce sujet, si vous voulez ambiancer vos small talking je vous conseille d’aller chercher sur ce générateur :D)

 

Mais si je parle beaucoup finalement, je dis peu.

J’ai du mal à dire à la base. Il faut souvent que je m’extirpe de force chaque mot. J’aimerais des fois que les choses soient plus simples, que dire soit facile et évident pour moi. Je me demande toujours comment c’est si naturel et facile aux autres d’imposer pensées et états d’âme à leurs interlocuteurs.

Sans compter les fois où je diffère le moment de dire parce que je juge qu’il n’est pas optimal, que mon interlocuteur est trop fatigué, pas assez réceptif, que j’estime que la lune n’est pas alignée avec Venus en triangulation avec Jupiter. Comme si LE moment optimal existait et qu’il suffisait que je l’attende pour qu’il advienne (nope) … Ça a en plus comme conséquence faucheuse de me faire généralement cracher le morceau au pire moment et de manière assez … brutale et inopportune.

 

Et surtout j’ai une temporalité bien spécifique – et pas forcément adaptée pour mes proches ce qui en fait clairement un de mes gros défauts – dans ma façon de dire. J’ai un temps pour dire les choses. Une fois ce moment passé, il est trop tard, je n’ai plus envie de dire. Mais alors vraiment pas. Je vais même rejeter de toutes mes forces toute tentative pour me faire dire quelque chose que je voulais dire … avant, mais plus maintenant.

Et bien sûr avant le bon moment … ce n’est pas non plus le bon moment.

Autant dire qu’il ne faut pas rater le créneau et que celui-ci est parfois assez court.

Discussion

4 Responses to “Le temps pour dire”

  1. Je me retrouve tellement dans ce que tu as écrit…

    Posted by Lizly | 17 mars 2017, 13:47
  2. Merci pour le générateur anti small talk. Je ne sais pas si je vais oser, pourtant je crois que ça nous ferait du bien parfois, à tous.

    Posted by Georgia | 21 mars 2017, 10:53
    • Oh moi il y en a un paquet que je me vois bien lancer surtout qu’elles ont l’air assez innocentes de prime abord, comme « c’est quoi pour vous une journée parfaite? » ou « vous vous voyez où dans 10 ans? » (le seul que j’oserais pas n’importe comment avec n’importe qui c’est le « hommes viriles, femmes sensibles : construction sociale ou prédisposition? »). Et je pense aussi que si on le faisait plus souvent ça nous ferait du bien à tous.

      Posted by Shaya | 21 mars 2017, 22:45

A vous les studios

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