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Cogito

Le miroir

Un de mes livres préférés (en fait c’est le premier tome d’une trilogie mais ne me cassez pas les pieds) est « le miroir de ses rêves » de Stephen Donaldson.

(Oui c’est de la fantasy)

Le livre s’ouvre sur l’héroine – d’ailleurs je réalise que la plupart de mes livres préférés ont des héroines et pas des héros – qui vit seule, coupée du monde, dans un immense appartement que son père lui a payé mais qui la délaisse complètement à côté de ça. Et elle a accroché des miroirs partout chez elle par peur de … disparaître tant elle manque de regards qui la feraient exister.

 

Régulièrement ma famille paternelle me donne l’impression d’être complètement transparente tant ils oublient sitôt informée tout ce qui me concerne.

La Guadeloupe a été un rappel rude comme un seau d’eau froide jeté à la figure .

Mais depuis les piqures de rappel se font régulières.

Heureusement contrairement au personnage de roman dont je parle plus haut, même si ma famille paternelle me donne l’impression d’être transparente il n’y a aucun risque que je disparaisse. Il y a longtemps que j’ai appris à exister par moi-même et s’il serait bien prétentieux de dire que j’existe seule tout du moins ai-je trouvé d’autres yeux dans lesquels exister que ceux de ma famille.

 

Néanmoins ma famille est loin d’être toxique.

Un ami, actif sur internet – moins que moi néanmoins – (je déconne il blogue une fois quand il y pense les nuits de lune rousse quand un nain dans à poil sur une place), me disait il y a peu que c’était fou le nombre de gens qui considéraient leur famille comme toxique, une vraie épidémie.

Ma famille a ses manquements, comme toutes les familles et j’ai appris à faire avec. Même si ma grand-mère paternelle était vraiment une personne toxique, elle a la bonne idée d’être morte depuis quelques temps maintenant et si elle avait toujours été vivante j’avais appris longtemps avant sa mort comment me protéger d’elle. D’ailleurs je dois reconnaitre, quoique cela me coute, que la personne que je suis devenue doit beaucoup à ma grand mère paternelle. (D’ailleurs la personne que je suis devenue doit bien plus à des femmes qu’à des hommes mais cela mériterait un article à lui seul)

J’imagine qu’on considère d’autant plus sa famille comme « toxique » qu’on doit en supporter les manquements, sauf à décider de rompre les liens ce qui n’est somme toute jamais évident, contrairement à nos amis qui sont la famille qu’on choisit et dont on peut se débarasser relativement aisément quand on juge un de leurs actes insupportables.

 

Alors je ploie la nuque quand ma famille semble manifestement avoir oublié un événement important de ma vie. Je pourrais me battre et protester, leur rafraichir la mémoire au lieu de les laisser me diluer.

Il faut choisir ses combats.

Alors je laisse glisser, ne me laissant presque plus toucher par cela mais c’est peut-être ce qui fait que je ne fasse pas partie de ceux qui considère leur famille comme toxique.

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