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Me Myself and I

Le corps matyrisé

Je suis ce qu’on appelle « une petite nature ». Pas parce que je m’évanouie en voyant une goutte de sang ou que j’hurle devant une odeur pestilencielle mais bien parce que depuis toujours j’attrape tous les microbes qui trainent.

Pas d’années sans le traditionnel tryptique : gastro – grippe – rhume/bronchite.

Voire plus comme cette année de terminale où je n’ai pas eu moins de 5 gastro dans l’année. (Il faut dire que la première fut carabinée – au point de vomir du sang à force – et me laissa sans doute bien faible et fragile de ce coté là pour un moment)

J’ai longtemps espéré que ça s’améliore en partant du principe que ce qui ne me tuait pas me rendait plus forte et qu’à tout le moins chaque infection était sensée entrainer un surcroit d’immunité contre cette maladie là après.

QUE DALLE!

Même étudiante, je me suis chopée un paquet de virus et autres bactéries.

 

Finalement c’est depuis que je travaille que je semble enfin être moins malade ce qui reste un mystère pour moi vu l’environnement dans lequel j’évolue.

Et non le travail ce n’est pas la santé, ça c’est juste de l’intox.

 

L’autre jour je me disais qu’en plus d’avoir adopté certains réflexes de survie (comme me bourrer de miel dès que la gorge commence à se manifester à mon bon souvenir) j’avais peut-être réussi à vaincre les microbes … en les ignorant. Comme j’ai tendance à ignorer mon corps.

Je suis rentrée de Thaïlande avec ce qui ressemble fort à une tendinite du tendon d’achille gauche, une élongation musculaire du biceps gauche (non c’est pas politique!) et des douleurs au niveau de la voûte plantaire résultant d’un mauvais massage.

J’ai fait fi de tout ça, cavalant comme d’habitude et comme l’exige mon travail et mon lieu de travail, en essayant quand même de me ménager mais sans plus.

Depuis quelques jours une violente fatigue m’est tombée dessus en prime. J’en fais fi aussi pour changer. Me disant que ça passera.

Sauf qu’au bout d’un moment je ne sais plus qui est de la poule et de l’oeuf.

 

Une amie d’enfance avait une théorie concernant le fait que je sois toujours malade. Elle disait que je donnais tellement aux autres à prendre soin d’eux, à m’inquiéter, qu’au bout d’un moment je tombais malade. Comme si mon corps me présentait la facture ou qu’il voulait m’arrêter.

J’en viens actuellement à craindre de ne pas assez m’écouter et de trop m’inquiéter pour d’autres (qui en plus – comble – semblent s’en foutre royalement).

Je ne sais plus si c’est la fatigue qui me rend le boulot insupportable en ce moment ou si c’est le boulot qui est insupportable et qui me fatigue.

J’en viens surtout à me demander si un jour on ne me retrouvera pas, comme j’ai retrouvé ma mère il y a deux ans, assise les yeux dans le vague et en larmes, brisée par ce boulot et surtout les conditions dans lequel il s’exerce.

Les mois d’été sont souvent synonymes de calme pour les travailleurs, dans mon secteur ils sont surtout synonyme d’autant voire plus de travail avec moins de monde sur lequel s’appuyer pour le faire.

 

Beaucoup de questions, pas de réponse.

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