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Me Myself and I

La fille aux livres

J’ai toujours aimé lire.

Tous ceux qui me connaissent le savent.

 

J’ai toujours passé énormément de temps le nez dans des livres, j’ai soupiré quand on me tirait de mes livres pour aller faire autre chose, j’ai chargé mes sacs à main et mes valises de livres, j’ai lu jusqu’à pas d’heure certaines nuits, j’ai été incapable de lâcher des livres, j’ai squatté des chaises longues pour lire pendant des heures, j’ai lu à table en mangeant (oui oui), j’ai lu en cours à la fac quand je m’ennuyais (oui oui aussi), j’ai maudit la tv de me happer dans ses programmes à la con me privant de livres, j’ai maudit ces gens qui voulaient absolument me parler alors que moi je voulais lire!

 

Et je me suis quand même toujours sentie un peu à part avec cette passion pour la lecture.

Mes amis – surtout à l’adolescence – avait plutôt tendance à détester les livres. Je suis la seule de ma classe à être allée au bout de Jane Eyre, lecture imposée en 5e, qui m’a réjouit.

J’ai eu la chance au collège de ne jamais être estampillée « l’intello de service », comme si aimer lire et/ou être intelligent était un tort, donc jamais emmerdée.

J’ai vu lire ma mère très peu, mon père encore moins, pourtant tous les deux sont réputés pour avoir énormément lu. (Bon sang ne saurait mentir) Mais jusqu’à peu ma grande soeur était allergique aux livres (hin hin jusqu’à ce que je la convertisse aux policiers/thrillers et maintenant on s’échange des conseils) et ça l’énervait de me voir lire autant. Depuis ma belle-mère et ma petite soeur ont relevé le niveau familial aussi.

 

Lizly me disait – pour tout autre chose – à quel point elle s’était construite toute seule par endroit, et cette réflexion m’a fait me dire moi à quel point moi je m’étais construite par les livres.

De la bibliothèque rose jusqu’à l’art de la joie de Goliarda Sapienza, en passant par Pratchett ou la Roue du temps, chaque livre m’apprend quelque chose et me fait réfléchir aussi éloigné qu’il puisse paraître de notre monde actuel.

 

Quand nous étions à Londres, ma grande soeur n’a pu s’empêcher de se lancer dans une violente diatribe contre ces gens toujours sur les réseaux sociaux et le nez dans leur téléphone. Pour mon plus grand amusement car elle ne sait rien de mon blog, de mon identité numérique, de mon twitter et du reste et que se faisant elle était en train de me traiter d’inadaptée sociale sans le savoir.

On pourrait en discuter longtemps de ce « réseaux sociaux = inadaptés » mais il y a une chose que les réseaux sociaux m’ont apporté. C’est cette petite communauté de gens « comme moi » (pour la lecture). A qui il suffit que je dise « Pratchett » pour déclencher une conversation enflammée, qui me comprend quand je dis que j’ai besoin de lire, qui n’imagine pas partir sans une vingtaine de livres, pour qui les livres ont été la source d’une foule d’émotions, de sensations, de réflexions et qui ont voyagé ailleurs grâce à eux etc…

Et ça, je n’avais jamais trouvé avant.

Shaya ailleurs …

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