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Famille je te hais

J’irai revoir ma Normandie

Je sais c’est con … J’ai passé 15 ans à ne pas mettre les pieds en Normandie.

Fuyant le lieux où j’avais passé tous mes mois d’aout pendant les 11 années précédentes et tous les souvenirs (surtout les encombrants) accumulés.

Me trouvant toujours une excuse pour ne pas aller voir mon grand-père, ne pas traverser la France, ne pas retrouver les paysages et les odeurs que j’aimais tant.

Trop loin, trop cher, trop long.

 

Et puis mon grand père est mort.

Le jour de mon anniversaire, cadeau … délicat.

Et j’ai traversé la France en quatrième vitesse pour aller pleurer sur une tombe qui ne signifiait rien pour moi avec des gens qui signifient beaucoup pour moi.

Mais je n’ai eu le temps de rien. Ni de profiter des gens qui signifient beaucoup pour moi, ni de profiter de la présence délicate et inattendue de personnes venues me soutenir, ni d’aller en pélerinage sur les lieux de mon enfance : la mer, la campagne, les plages de galet, Fécamp et Etretat, le Havre et son port.

Comme si je n’étais pas vraiment allée en Normandie.

 

J’ai passé 15 ans à ne pas mettre les pieds en Normandie et en 9 mois j’y suis allée deux fois.

La deuxième fois dans une ville que je ne connaissais pas jusque là, où il n’y a même pas la mer, même pas l’odeur du sel.

J’y suis allée en coup de vent aussi, faire la fête et voir du monde.

Pas le temps non plus de voir, de ressentir, d’éprouver tout ce qui fait MA Normandie.

Comme si je n’étais pas vraiment allée en Normandie cette fois encore.

 

Et depuis quelques jours cette boule dans le ventre, comme l’impression d’un vide béant : une envie démentielle d’aller en Normandie. Dans MA Normandie.

D’en profiter, d’en jouir, d’avoir le temps de m’en gaver et de faire remonter tous les souvenirs de mon enfance à la surface.

Envie de me promener sur le port du Havre, si possible avec un temps agité, de sentir le vent qui emmêle mes cheveux, les embruns projetés sur mon visage, le sel qui tire ma peau. Simplement voir la marée qui monte ou qui descend. Courir sur les falaises d’Etretat, faire coucou aux vaches dans la campagne, visiter la fabrique de Bénédictine à Fécamp, faire la snob à Deauville et acheter du calva.

 

Rien que d’y penser … j’en crève.

Je veux retourner en Normandie.

Shaya ailleurs …

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