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L'enfer c'est ... les autres

Je suis fier(e) de toi

Il y a longtemps de cela, lors d’une discussion avec Choupinet, celui-ci m’avait confié que sa plus grande blessure concernant ses parents était le fait que ceux-ci ne lui aient jamais dit qu’ils étaient fiers de lui.

Ca m’avait fait mal pour lui mais d’une force …

 

Comme tous les enfants j’aurais des choses à reprocher à mes parents si je voulais mais le moins que je puisse dire c’est qu’ils m’ont toujours valorisée, soutenue et encouragée. Qu’ils m’ont montré de nombreuses fois à quel point ils étaient fiers de moi et confiants dans mes capacités.

Alors puisque j’ai eu la chance de recevoir, je transmets.

Je ne suis pas forcément douée pour exprimer mes sentiments mais dire à mes proches à quel point je suis fière d’eux, ça je sais faire.

 

J’ai un ami qui en début d’année s’est lancé dans un chemin pas facile : une année de cours, de stage, d’évaluations, de stress. Au bout, un classement déterminant pour le choix du poste.

Et sa mère de lui répéter qu’il n’y arriverait pas. Ou de lui demander insidieusement ce qui se passe s’il ne va pas au bout de ses cours … Tout à fait ce qu’il faut entendre surtout dans les périodes de fatigue ou de doute qui sont le lot de ces chemins difficiles.

Et moi a contrario de lui dire qu’il allait y arriver et avoir un bon classement, qu’il était fait pour ce métier. Et d’hurler de joie en recevant le sms m’indiquant qu’il avait fini 3e de la promo. Je suis fière de lui comme une maman juive.

J’ai encouragé le Best Friend pendant son changement de poste, lui montrant à quel point le seul argument qu’on pouvait vraiment lui opposer (son jeune âge) était une anerie sans fondement et je suis fière qu’il soit aujourd’hui DRH d’une belle boîte.

 

Le binôme (que j’encourage aussi tellement je sais qu’il est un trésor encore en friche) me dit souvent que je ne suis pas objective parce que ce sont mes proches. En gros que j’encourage sans discernement alors qu’au contraire je pense être très lucide sur ceux que j’aime.

 

Je crois que c’est quelque chose que je sais bien faire (et tant mieux), juger rapidement les autres.

Leurs forces, leurs faiblesses, leurs qualités, leurs défauts. Si bien qu’en général je sais assez bien deviner si quand ils entreprennent quelque chose ils ont les capacités pour réussir ou pas.

Alors oui quand je pense que quelqu’un a les qualités et/ou les capacités pour faire quelque chose j’encourage, j’incite, je pousse, j’essaye de démonter la modestie mal placée et l’auto-censure qui tue.

Quand je pense le contraire en général je ne dis rien. Parce que je crois que l’estime de soi est une chose fragile, qu’il faut préserver et qu’on ne doit pas dire n’importe comment à quelqu’un qu’il n’a pas les capacités de faire quelque chose. De l’importance du choix des mots encore et toujours …

 

Il ne faut pas croire cependant, quand je pense quelqu’un « a fait de la merde », je ne mâche pas mes mots pour le faire savoir. Néanmoins il y a une grande différence entre ne pas avoir les capacités pour faire quelque chose et faire n’importe quoi.

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