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Cogito

Jamais aussi simple que l’on croit

Oui c’est mon Bullet journal professionnel … ^^’

 

Je ne sais plus exactement quand j’ai décidé ça.

Dans le courant de l’année dernière ? A la fin ? Au début de celle-ci ? Je n’arrive pas à me souvenir précisément.

Ce n’était pas une « bonne résolution de début d’année » ça c’est sur. Mais bon c’est facile d’en être sûre, je n’en prends jamais.

 

Bref ! Toujours est-il qu’un jour j’ai décidé d’arrêter de travailler le soir et/ou le week-end de chez moi. C’était pas tous les soirs ni tous les week-ends mais régulièrement en période de rush je répondais à un mail, je finissais un document à rendre, j’avançais une présentation que j’avais à faire. Donc un jour, j’ai décidé d’arrêter. D’une part, parce qu’on me disait que ça n’était pas normal – enfin non on ne me le disait pas comme ça frontalement mais j’avais souvent des retours, des remarques qui le sous-entendait -, d’autre part par ce que j’en avais marre de faire des heures « non payées » alors que je suis déjà pas payée cher. Et puis je me disais que j’avais besoin de retrouver du temps pour moi, on me le répétait assez. Sans compter que ramener du travail à la maison, ça n’était peut-être pas très sain.

Alors je me suis débrouillée pour faire tout ce que j’avais à faire sur mes heures de travail officielles et me tenir strictement à « plus jamais rien depuis chez moi ». 

 

Sauf que … 

Sauf que depuis le début de l’année je me retrouve d’un coup à gérer 4 gros projets et à devoir jongler entre chacun. Et bien sûr chaque intervenants sur les différents projets pensent que je ne suis dédiée qu’à lui seul et attend donc je ne me consacre qu’à ça et que je réponde/réagisse instantanément sans tenir compte du temps effectif que j’ai à lui consacrer ni de mes autres impératifs. Et bien sûr la loi de Murphy le voulant, toutes les sollicitations tombent en même temps suivi par d’immenses plages de vide. Ou tout du moins de « moins plein ». Mais je m’en tenais à mon strict « pas de travail depuis chez moi ». Et je voyais mes listes de tâches à faire s’allonger sans fin dans mon Bullet Journal pro, je voyais mes réponses aux mails se décaler d’au moins une semaine, je voyais les choses moins prioritaires traîner jusqu’à devenir ultra-prioritaires.

 

Depuis plusieurs semaines, je dors mal. Souvent je me réveille en pleine nuit le cœur battant. Stress et anxiété. J’ai mis ça sur le compte de tout ça. Mais en rentrant de ce grand week-end de Pâques où j’ai réussi à pleinement déconnecté avec tout et me changer les idées j’ai réalisé aux pensées qui me revenait pendant le voyage du retour au fur et à mesure que je me rapprochais de mon domicile qu’il était un peu facile que je mette tout le compte de mon état de santé.

Différer les choses parce que je n’ai pas eu le temps de les traiter/finir ne me convient pas et m’interdire obstinément de le faire de chez moi ne fait qu’amplifier les choses. J’ai beau les noter dans mon Bullet Journal, je ne les y dépose pas, elles me polluent la tête inconsciemment et me reviennent en mémoire de manière récurrente à la faveur d’une association d’idées ou d’un rappel de mon inconscient, avant que je ne les oblige à reculer en me disant « non ça tu as dit que tu t’en occupais mardi ». Et ce bruit de fond mental finit par générer une anxiété majeure alors que si je règle les choses rapidement, je reste sereine.

 

Donc je vais recommencer à faire ponctuellement certaines choses depuis chez moi. On verra si ça me permet d’être un peu plus sereine. Je sais que le mieux serait que j’arrive à tout faire sur mes heures de travail ou tout du moins sur des heures payées mais pour l’instant l’organisation de mes journées rend ça impossible et j’ai bon espoir que les projets finissent par ne plus en être un jour prochain et par rouler plus ou moins. Ne criez pas au burn-out trop vite.

Discussion

5 Responses to “Jamais aussi simple que l’on croit”

  1. On me fait souvent remarquer que je bosse trop à la maison, que j’y fais des choses qui devrait rester dans les murs du bahut. J’ai même des collègues profdocs qui disent que les profdocs ne devraient pas ramener de travail à la maison excepté les lectures (et les visites en librairies, rencontres avec des intervenants…) Mais je me rends compte, comme toi, que certaines choses en attente me pourrissent mon temps libre, je les garde en tête, m’en inquiète. J’en prends donc mon partie : si une ou deux heures de boulot un vendredi après-midi me permettent de passer un week-end tranquille, que répondre à mes messages le soir fait en sorte que je m’endorme sans trop de difficultés, soit. En attendant de trouver comment fermer la case boulot de mon cerveau en dehors de mes heures de services.

    Posted by Lizly | 18 avril 2017, 10:34
    • Voilà je me dis pareil, si une ou deux heures de temps en temps me permettent d’être plus sereine tout le reste, tant pis. Je ne ramène pas de boulot à la maison dans le sens où mes patients et leurs histoires restent au bureau mais les projets sur lesquels je n’ai pas pu avancer ou pas assez, je n’arrive pas à m’en détacher.

      Posted by Shaya | 21 avril 2017, 11:23
  2. Ah le vaste sujet du travail à domicile! Je ne suis pas bien placée pour en parler, mais malgré tout moi je n’y vois pas d’inconvénient majeur, si derrière il y a contrepartie: certes niveau salaire c’est compliqué, mais à minima qu’on ne te fasse aucune remarque si tu dois fixer des rendez-vous médicaux pendant tes heures de travail, si tu as besoin de partir plus tôt/arriver plus tard etc….Mais la limite est ténue, fragile, délicate.
    En attendant moi ce qui m’importe, c’est que tu trouves la solution qui te va, et peu importe ce qu’en disent les autres, du moment que c’est ok pour toi!

    Posted by flofeenix | 18 avril 2017, 14:05
    • Partir plus tôt/arriver plus tard, si j’ai des heures à rattraper c’est possible mais dire que parce que j’ai bossé de chez moi je peux le faire, ça non … Mais là le fait est que c’est pour ma sérénité que j’en ai besoin, particulièrement en ce moment.

      Posted by Shaya | 21 avril 2017, 11:25
  3. Pour ma part, j’ai un emploi du temps, certes pas comme une personne faisant les 3/8 ou alors quelqu’un travaillant la nuit, mais cet emploi du temps ne me permet pas cette année de vraiment avoir du temps pour moi le soir, faire le ménage, les courses… Bref, faire des choses autres que le boulot.
    Il a fallu que je fasse des choix rapidement lorsque j’ai craqué et que je me suis retrouvé dans le même état qu’il y a presque 4 ans… A la limite d’un trop plein… J’ai donc appris à gérer mon temps autrement.
    Mon emploi du temps reste le même certes…
    Le matin, j’arrive très tôt dans mon établissement pour faire des choses administratives, des corrections…
    Ainsi, je peux le soir aller me défouler au sport, essentiel pour mon équilibre et surtout obligatoire si je veux tenir.
    Le week-end, il y a toujours un jour off. Si vraiment je dois bosser tout le we, la semaine sera difficile…
    On a besoin d’un vrai repos, d’une déconnexion.
    Je ne sais pas et je ne saurai jamais si j’ai fait un « burn out  » il y a presque 4 ans… Mais j’ai appris à écouter les signes qui me disent stop… Et surtout à faire ce break… À tout poser…
    Il faut vraiment penser à soi. Personne ne viendra prendre soin de toi et ne s’occupera de toi mieux que toi.
    Trouver son équilibre au milieu des exigences professionnelles et savoir dire non ou je ne peux pas là de suite…

    Posted by Bubulle | 23 avril 2017, 19:18

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