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Me Myself and I

Fille des sciences dures

J’ai, je crois, ce qu’on appelle une solide culture scientifique.

Je m’en rends compte en ce moment.

De ces sciences qu’on qualifie de dures. Et encore, celle qui a ma prédilection n’est pas la plus dure de ces sciences dites dures : maths et physique. Je leur préfère la biologie.

Je suis d’un monde dans lequel les résultats de la recherche ne sont validés qu’après un parcours du combattant. Ils doivent être signés par plusieurs chercheurs reconnus de laboratoires reconnus, publiés dans des revues dont le prestige tient à la rigueur qu’ils mettent à contrôler la fiabilité et la qualité de chaque étude avant de la publier (même si ils leur arrivent de se faire avoir) et malgré tout ça en fait la communauté scientifique ne reconnaitra la véracité des résultats qu’une fois que plusieurs études auront été menées et convergeront dans le même sens … si possible avec une jolie méta-analyse à la clé pour bien mettre tout ça en lumière.

Ca demande du temps, de la patience mais jusqu’à ce que le chemin ait été parcouru en entier, personne n’ose affirmer quoi que ce soit. On se contente d’utiliser le conditionnel, des « il est possible » et autre « il se pourrait ».

 

J’ai tellement été baignée la dedans que je me rends compte que c’est comme devenu une part de moi-même. Comme si dans mon sang, des particules de cette culture du doute et de la preuve circulaient.

 

Et j’ai plongé il y a peu dans ce que personnellement j’ai du mal à qualifier de science tant cette culture du doute et de la preuve semble moins … stricte.

Un milieu dans lequel on ne cite pas ces sources … ou pas toujours … ou alors on se cite soi-même en source.

Un milieu dans lequel chacun affirme ce qui lui chante, s’appuyant en général sur son expérience et sa reconnaissance « nationale/mondiale » de spécialiste dans le domaine. Un domaine dans lequel un mot n’a pas la même définition pour tout le monde par manque de consensus (ou par égo sur-dimensionné?) ou alors une même chose est désignée par des mots différents en fonction des lubies de l’auteur (ou de son égo sur-dimensionné again?).

 

Malheureusement si je respecte cette « science » à la base, ce que j’en explore à tendance à la discréditer. Surtout pour moi, fille des sciences dures. Trop peu « sérieux », trop sujet à l’égo.

Dommage.

 

Discussion

2 Responses to “Fille des sciences dures”

  1. ça me fait penser que la science dure et ses chercheurs peuvent être discréditer par l’industrie pharmaceutique…

    Posted by despasperdus (@despasperdus) | 30 août 2012, 20:12
    • Oui c’est vrai, j’ai dit que la tromperie n’était pas exempte de ce milieu. Mais là je parle des études publiées dans les revues prestigieuses (The Lancet, Plos Medecine etc…).

      Posted by Shaya | 30 août 2012, 20:27

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