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Cogito

Far far away

Ce n’est pas faute de m’entrainer depuis … longtemps. (Trop longtemps à mon avis)

J’ai l’habitude d’avoir les gens que j’aime, loin de moi. Voire même dans un autre pays sur un autre continent. Je me demande d’ailleurs à partir de quand ça devient loin. Et a fortiori trop loin? Je crois qu’à partir du moment où tu ne peux pas faire l’aller-retour dans la journée, on est dans le loin.

J’ai même réussi l’exploit à un moment de les avoir tous à au moins 550km de moi.

(Heureusement j’ai réussi à en rapprocher géographiquement un de moi, je ne désespère pas de réussir avec les autres)

 

Mais à 500 km ou à des milliers en fait cela revient au même.

Quand se voir nécessite une logistique digne d’un déplacement de troupes armées, c’est l’enfer.

 

J’ai longtemps pensé qu’à l’heure des nouvelles technologies, d’internet et du mobile partout, ça n’était pas si grave ces kilomètres.

Je réalise que je me suis trompée. Ou peut-être juste que j’en ai marre.

Les nouvelles technologies ne sont que des pansements sur les relations humaines. Certes elles permettent de rencontrer, de découvrir, des personnes qu’on aurait jamais croisé autrement, je ne le nie pas et reste une de leur fervente défenseuse. Mais une relation humaine se nourrit de sourires, de colères, de discussions, de silences, de câlins, d’humeur jaugée de l’autre et de moments partagés.

Les nouvelles technologies ne donnent que l’illusion du partage. Mais en fait on ne sait de ce que l’autre vit que ce qu’il en raconte. Et on ne fait que le savoir … on ne le vit pas.

Difficile de juger correctement l’humeur de quelqu’un d’autre par internet ou par sms, difficile d’être en phase.

 

Le plus dur pour moi actuellement c’est de me dire que je ne peux rien faire contre ça.

Je ne peux pas tronçonner la France pour réduire les kilomètres et mettre ces gens à portée de ma main.

Oh je pourrais démissionner de mon travail actuel pour en trouver un près d’eux comme chacun d’entre eux trouve le moyen de me le demander.

Sauf que …

Sauf qu’ils réussissent l’exploit d’être disséminé aux 4 coins de la France au lieu d’être regroupé dans une zone géographique proche. Si bien que ça réglerait le problème avec l’un(e) d’eux mais assurément pas avec les autres et que je continuerai à être déchirée.

Sauf que je ne suis pas prête à faire cet immense sacrifice pour eux – même si le désir y est souvent – et que je ne suis pas sûre qu’au bout il n’y ait pas une énorme déception devant le sacrifice fait.

Sauf que je ne vois pas pourquoi ça serait à moi d’aller les rejoindre et pas l’inverse …

 

Il n’empêche que chaque jour je hais un peu plus ces kilomètres …

Discussion

2 Responses to “Far far away”

  1. Ça me fait penser à nos demandes de mutations. Je crois que je serai contente quand je serai à moins de 200km de la famille. Parce que les 600 bornes, on les sent passer c’est vrai. Et c’est vrai aussi que j’aurais pu rester seule à Bordeaux au lieu de venir ici rejoindre le koala, c’est le choix que j’ai fait, mais c’est pas pour autant que j’en ai sauté de joie en me déracinant… Ce qui m’a aidée, c’est que j’ai jamais pensé que ça serait définitif, j’ai toujours cru à notre retour (bon ok, au début je visais Bordeaux, maintenant je me contenterai de la Corrèze, plus abordable en terme de points).

    Posted by poulpynette | 1 septembre 2012, 14:10

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