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Cogito

Etre aux autres (2)

Etrange lumière d'un soir estival

Etrange lumière d’un soir estival

« Tu n’es pas très sociable » m’a-t-on reproché il y a quelques temps après que j’ai décliné une invitation.

J’ai compris ce reproche. C’est vrai que je décline régulièrement les barbecues, les restos, les pique-niques et compagnie (surtout quand ça implique des collègues plutôt que des amis).

J’ai calculé il y a peu que je voyais en moyenne 15 patients par jour. C’est une assez bonne moyenne, l’écart-type est faible, un jour j’en vois 10, le lendemain 20 …

Donc oui en moyenne 15 patients par jour. C’est à dire chaque jour donner tout mon temps, toute mon attention à 15 personnes différentes en leur présence, les écouter pour ne rien rater, les soutenir, leur trouver des solutions quand c’est nécessaire. Et ça demande de l’énergie, beaucoup d’énergie.

A ça il faut rajouter les collègues – même si ce n’est pas tous les jours – et puis mon entourage qui arrive régulièrement en bout de course et j’essaye qu’ils ne subissent pas trop le fait de passer après les autres.

Au final chaque personne prise individuellement ne me vampirise pas mais tous sur une journée, si. Et je finis mes journées en n’ayant qu’une envie : de la solitude et du silence. Mais surtout : du temps (y compris du temps de cerveau disponible) pour MOI.

Donc oui régulièrement je décline les invitations de sociabilité, celles qui exigent de sourire et d’écouter parler les autres. Je n’ai pas besoin de voir du monde, j’ai ma dose tous les jours.

 

Cette semaine va être dure.

Elle va l’être parce que la fatigue accumulée commence à atteindre un niveau vraiment conséquent et que je supporte très mal la fatigue si bien qu’il n’est pas impossible que j’en pleure tous les soirs voire tous les matins. Et que je vais tout faire au ralenti. Voire que je vais commencer quelque chose et oublier en route ce que je faisais/devais faire.

Elle va l’être surtout parce que depuis le 7 juin je n’ai pas eu un seul putain de moment pour moi, même mes soirées on me les a prise, et que je sens que je commence vraiment à saturer des autres, de l’attention qu’ils exigent (sans le réaliser) de moi. Ca pique sévère dès le lundi et il reste encore 4j à tenir.

Vivement vendredi !

Discussion

4 Responses to “Etre aux autres (2)”

  1. Ah, le sentiment d’oursitude…

    Chez moi, c’est saisonnier: n’espérez pas (trop) me faire bouger pour sociabiliser entre novembre et avril (ou alors, il faut une bonne raison).
    Par contre, j’aime bien voir mes soirs et week-ends estivaux se remplir de barbecues, pique-niques et autres invitations à dîner. C’est pas forcément raisonnable (il y a la fatigue à supporter), mais c’est quand même super-agréable…

    (bon, après, je ne passe pas mes journées à recevoir des patients non plus où à interagir de façon continue avec des gens. Ceci explique peut-être aussi cela)

    Posted by skro9899 | 15 juin 2015, 12:46
    • Oui la saison y fait aussi, je suis beaucoup plus casanière l’hiver que l’été (non quand il tombe 15cm de neige, je ne sors pas désolée!). Mais clairement le fait d’être en contact permanent avec des gens est ce qui joue le plus.

      Posted by Shaya | 17 juin 2015, 22:20
  2. Au regard de l’énergie que tu as à déployer professionnellement, et tout ce que tu assumes, je ne comprends pas bien qu’on te le reproche.
    Je pense être quelqu’un de très sociable, mais je suis comme toi, même si c’est de façon moins fréquente (en fait je n’ai pas analysé plus loin), il y a des moments où j’ai clairement besoin de temps off. Idéalement pour moi seule, mais au minimum juste en famille….L’équilibre est si délicat à trouver!
    Courage pour cette semaine, tu as tous les droits de tout faire au ralenti, et de prendre soin de toi 😉

    Posted by Floh | 15 juin 2015, 16:20

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