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Cogito

Des sillons tortueux de la vie

Anna se demandait l’autre fois dans un commentaire à quel point on choisissait vraiment ses amis.

Il y a peu, un soir, j’ai recherché sur mon ancien blog un commentaire datant de fin 2007. Un commentaire dont je me rappelais bien l’auteur, bien le contenu, mais seulement à peu près la date.
Évidemment ça m’a pris au moment où j’allais me coucher, quand l’ordi est éteint et qu’il ne me restait que le téléphone portable pour faire ça.
Très pratique…

À force de fouiner, j’ai fini par trouver le commentaire recherché – au passage je suis retombée sur les premiers commentaires de Poulpy <3 (va vraiment falloir se boire un thé ensemble) et mon dieu que c’est horrible de relire ses débuts de blog – et ça m’a fait comme un coup de batte dans la tronche.
(oui je sais je l’avais cherché)

L’auteur du commentaire m’y annonçait de manière pas très claire la naissance de sa fille et le prénom de celle-ci.
Quelqu’un qui n’était pas grand chose et pour qui je n’étais pas grand chose dans le fond, nous ne connaissions que par nos blogs respectifs…

Je dis souvent qu’un blog – mon blog – c’est pas grand chose. Juste des mots sur un support numérique. Rien d’important.
Sauf que derrière un blog il y a toujours une personne.

Je crois qu’on choisit ses amis. Autant qu’on puisse le faire alors qu’on ne peut pas plus se forcer à aimer quelqu’un qu’on déteste, qu’on ne peut se forcer à détester quelqu’un qu’on aime.
Il y a une part irrationnelle dans tout ce qui peut relier deux êtres humains, dans ce qui nous pousse plus particulièrement vers cet autre inconnu encore. Je suis le genre de personnes qui se fie à cette « première impression ».
J’ai la haine « animale » envers des gens que je connais à peine voire pas du tout, impossible à expliquer. L’inverse aussi.

Ce commentaire aura bientôt 5 ans. Cette petite fille dont on m’annonçait la naissance aussi. Aujourd’hui c’est la naissance de sa petite soeur que j’attends qu’on m’annonce.

Il y a 5 ans elle n’était qu’un prénom pour moi, son père qu’un pseudo. Aujourd’hui si je les voyais dans la rue – ensemble ou séparément – je les reconnaîtrais sans hésiter, j’irai les embrasser, leur faire des sourires. Et peut-être même lui lire à elle encore un livre – ou encore celui sur les sirènes – en l’asseyant sur mes genoux.

Je crois que je n’aurais jamais imaginé ça il y a 5 ans, et le réaliser aujourd’hui me bouleverse.

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