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Dans ma valise

De la moiteur moite et humide

(La vie c’est con, j’ai deux chouettes billets tout prêts à être publiés, écrits pendant les heures de transport et la carte SD de mon appareil photo refusant de sortir de celui-ci je ne peux pas récupérer les photos pour mettre dans les billets avant mon retour en France … trop trop con)

Ya souvent un fantasme des tropiques. Genre ça serait merveilleux et magique et formidable parce qu’on y vivrait avec 25° et le soleil toute l’année.
Enfin ya souvent … moi je n’ai jamais fantasmé sur les tropiques. Je dois être trop terre à terre.
Et mon expérience me confirme que ce n’est pas si magique que ça.

D’ailleurs les tropiques c’est suer de partout. Tout le temps. Le jour comme la nuit.
Parce qu’il ne fait pas les 25° que tu fantasmes, non il fait plutôt entre 29 et 35°. Et là tu fantasmes moins.

C’est vivre dans la chaleur étouffante et moite qui te recouvre comme un linceul.
C’est être dans un hammam sans pouvoir t’en extraire au bout d’une heure ou deux.
C’est boire des litres d’eau et les sentir ressortir par tous les pores de ta peau pour inonder tes vêtements.
Par contre … contrairement à d’habitude, tu ne pues pas la transpiration (et tu ne vas jamais faire pipi). Parce que tu ne transpires que de l’eau, en continu, si bien que les bactéries n’ont pas le temps de se former.
Mais bon en fait je m’en fous. Moi au bout d’une semaine, je ne rêvais que de pulls, d’écharpes, de gants et de séjour dans un congélateur.

C’est aussi apprendre à vivre avec la clim. (ou le fan)
Son bruit lancinant et incessant. Les écarts de température qu’elle crée et qui épuise ton organisme autant que la chaleur citée plus haut.
Avoir toujours sur toi quelque chose pour y remédier, un gilet ou une étole, alors qu’il fait 35° dehors et que tu ne rêves que de te rouler nue dans la neige.

C’est haïr les vêtements que tu aimes tant en France, ceux qui sont près de ton corps et qui le mettent en valeur.
Sous les tropiques ils se transforment en gangue épaisse qui emprisonne et contient la chaleur et l’humidité. Tu auras vite fait de les abandonner au profit d’autres plus amples, plus légers, plus larges mais pas forcément moins couvrant.

C’est abhorrer le moindre contact avec un autre corps humain. Parce que source d’une chaleur supplémentaire malvenue, parce que aussi poisseux et collant que ton corps l’est.

C’est hésiter entre s’habiller en découvrant le maximum de peau et se faire dévorer par les moustiques (et risquer le palu/la dengue/la fièvre jaune) ou se couvrir plus pour s’en prémunir et mourir de chaud.

Enfin les tropiques – sauf à pouvoir se trimballer en maillot de bain toute la journée tout en restant à l’ombre – c’est plutôt cette sensation étrange (et répétée) de sentir une goutte d’eau descendre le long de ton dos, suivre le creux de tes reins avant de parcourir l’arrondi de tes fesses.
Et crois moi que c’est loin d’être aussi sexy que ça en a l’air.
Parce qu’au final tu renonces juste à toute dignité. Quand tu te retrouves avec les marques de transpiration au niveau des fesses, la dignité n’est plus d’actualité.

Autant dire qu’on est loin d’une pub pour Tahiti douche …

Discussion

2 Responses to “De la moiteur moite et humide”

  1. Tu glues, tu sues, tu poisses et tu attires les moustiques, oui oui. Sur le coup je me dis toujours ça. Et quand je rentre chez moi je trouve que c’était merveilleux (ce que c’est que le masochisme, quand même !)

    Posted by Nekkonezumi | 15 juin 2012, 21:21
    • Moi j’ai remarqué qu’on oubliait surtout. J’ai vécu ça en Inde l’année dernière mais j’ai oublié jusqu’à être ici. (Ecoute on a tous nos petites déviances hein!)

      Posted by Shaya | 16 juin 2012, 03:59

A vous les studios

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