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Cogito

Comment j’ai renoncé au JT

Finalement vendredi midi – ou plutôt à 12h55 devrais-je dire,  à l’heure de la grande messe télévisuel, je me suis décidée à rallumer ma tv.

Pour voir.

Et me reconnecter un peu avec cette actualité que j’avais complètement abandonnée pendant que j’étais à l’autre bout du monde, entendant avec beaucoup d’ennui et de désintéret parler de tweet à l’origine d’un épisode d’Amour Gloire et Beauté, de la mort d’un commentateur sportif et d’élections.

(Mais finalement bien peu d’élections)

S’il y a bien deux choses qui ne m’ont absolument pas manqué pendant mon voyage c’est le fromage et la tv.

 

Donc j’ai rallumé la tv.

Oh pas longtemps … 3 mn, 3 mn 1/2 ? Par là.

 

Ca fait un moment que je me dis que je pourrais me passer de la télé et surtout que je devrais m’en passer.

Ces derniers temps je la regarde trop souvent pour mieux critiquer ce que j’y vois. M’imposant un spectacle qui me répugne en croyant ressortir que ce que mon cerveau regarde ne laisse absolument aucune trace … utopie évidemment.

Etudiante j’ai vécu sans avec beaucoup de plaisir.

Pourtant j’ai toujours aimé me tenir au courant de l’actualité mais de plus en plus – et maintenant avec une quasi certitude – je sais que la tv ne me donne pas les informations et l’actualité auquelles j’aspire. Et que je peux les trouver ailleurs, écrites, sur support papier ou numérique.

Les réseaux sociaux me permettant même d’être au courant de ce que je ne veux pas savoir sans avoir à aller chercher l’information moi-même … magie de l’évolution de la diffusion des informations.

 

Dégoût de la tv-spectacle, du news-show.

Qui t’impose ses images hypnotisantes remplies de larmoyance et écoeurantes de sentimentalisme liées à des faits divers sordides – et qui jouent de ça – mais sans t’apporter de quoi nourrir tes neurones et analyser les choses.

De la forme beaucoup, du fond pas du tout. Finalement Le Lay n’a jamais été aussi juste qu’en parlant de « temps de cerveau disponible ».

Ou alors on est plus dans le gavage de cerveau. Il est plus difficile de prendre de la distance par rapport aux images qu’aux mots, de décrocher d’elles quand on referme vite un mauvais texte, de survoler des images comme on lit en diagonale.

 

Dégoût du nombrilisme.

Finalement après avoir rapidement fermé la tv, je me suis forcée à la rallumer à nouveau. A regarder tout pour être sûre de juger correctement.

Passés les sujets franco-français larmoyants (ya une histoire avec des gendarmes non? J’ai pas bien compris) vraiment traités finement (« oui l’émotion est grande pour cette cérémonie à laquelle le premier ministre participe donc » WOUH!) et sans racolage (« des collégiens auraient violés une de leur camarade de 13 ans 1/2, tout l’établissement serait sous le choc » je pense qu’on va bientôt faire un décompte du nombre de viols qui auront eu lieu chaque jour avec une description détaillée); au bout de 20 minutes donc de lavage de cerveau au karcher de la peur il y a enfin eu des sujets « intéressants » à mon sens : une découverte sur le non vieillissement cérébral grâce à la progeria, la présentation d’un projet de bateau innovant afin d’étudier les mers et océans.

Dur dur de parler d’autre chose que de … « LA France ».

 

Donc oui c’est décidé, j’arrête. J’arrête le rituel de l’information du soir (et parfois du midi) sur les grandes chaines.

J’irai voir ailleurs si l’herbe est plus verte, dans des contrées déjà explorées telles Arte ou Euronews.

Et sinon j’irai piocher dans l’écrit.

Discussion

2 Responses to “Comment j’ai renoncé au JT”

  1. Ca fait des années que j’ai arrêté. Si je regarde parfois le 20 heures, c’est en tant que blogueur politique pour savoir ce qu’on raconte « au peuple » (et je ne le fais que le week end quand je suis chez ma mère ou, parfois, au bistro).

    Posted by Nicolas | 24 juin 2012, 08:17

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