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Dans ma valise

Cigares et mojito : la fin du voyage

Voilà c’est la fin de l’album photo de Cuba.
J’aime bien écrire ces billets post-voyage. Ça prolonge un peu celui-ci je trouve de se replonger rapidement dans ses photos et ça permet de le vivre après, comme la préparation et l’anticipation permet de le prolonger en le faisant exister avant. Je suis contente aussi de partager mes photos avec vous.

J’ai l’impression d’être loin d’avoir tout écrit concernant Cuba, peut-être que j’y reviendrai dans quelques mois, j’ai l’impression d’avoir oublié de parler de tellement de choses mais évidemment c’est impossible.
Par contre, les jours passant, je me dis que ce voyage me marquera probablement beaucoup plus que ce que j’avais imaginé en le vivant.

Je vais refermer le chapitre par un billet un peu fourre-tout mêlant réflexions et conseils.

La question majoritaire qu’on m’a posé à mon retour ça a été : « c’était bien ? » … et j’ai été très embêtée pour répondre à cette question. Oui c’était bien dans le sens où je me suis vraiment régalée pendant ce voyage mais Cuba demande une réponse beaucoup plus nuancée et complexe que « oui c’était génial ». Réponse que j’ai donc été incapable de donner, il a fallu que j’explique le contexte de l’île, que je nuance au delà de mon propre séjour qui a été sans nuages. Je crois que je l’ai fait aussi pour casser le côté « voyage de rêve » que Cuba semblait faire naître dans certains esprits. J’ai été surprise avant mon départ par le nombre de fantasmes que mon futur voyage semblait faire naître, il y a un imaginaire fort autour de Cuba et de tous mes voyages c’est la première fois que j’y ai été autant confronté, un imaginaire positif. J’ai aussi été surprise par le nombre de personnes qui dans le vol de retour vers la France (rempli de français donc) exprimaient leur déception face à leur voyage. Je pense qu’il y a un lien fort entre les deux.

Transport en commun cubain
A Cuba on marche ou on monte à cheval ou dans une carriole
Ou alors en bici-taxi
Et on attend (que quelqu’un veuille bien vous prendre en stop)

Je n’ai pas été déçue par Cuba, je m’étais renseignée avant et j’avais déjà cassé cette image d’Épinal d’une île des Caraïbes, couverte de palmiers et de sable blanc, où le rhum coule à flots ainsi que la musique et où tout le monde chante et danse en se baladant dans des vieilles voitures américaines. La réalité est moins … rose et le réveil doit être brutal pour certains oui face à la pauvreté et au délabrement de l’île, aux gens qui se déplacent encore en carriole ou qui attendent des heures au bord des routes que quelqu’un veuille bien les prendre en stop. Alors oui sauf à vouloir s’enfermer dans un hôtel au bord d’une plage sans rien (vouloir) voir de l’île il vaut peut-être mieux éviter Cuba si on ne supporte pas cette vision de la pauvreté. C’est rude, vraiment rude, il faut se préparer à l’idée qu’aller à Cuba c’est aller dans un pays sous-développé (ce sont les cubains qui le disent) et ça oblige à se mettre au clair vis à vis d’un certain nombre de choses, notamment sa culpabilité d’avoir tant quand il manque eux de tout. Moi je trouve toujours que ça remet les idées en place. Bref Cuba c’est comme l’Inde, pas une destination dans laquelle on s’engage à la légère.

(A côté de ça, Cuba c’est de la joie et de la bonne humeur, du lâcher-prise à la mode cubaine, des cocktails oui, de la musique, des beaux paysages, de belles rencontres et une démonstration de solidarité et de la débrouillardise)

La « Tumba Francesa » sorte de Menuet apporté à Cuba par les colons français fuyant Haïti après la révolte des esclaves

L’autre question récurrente concernant mon voyage concerne … la nourriture. So french !
Personnellement ça a plutôt été une bonne surprise ! Probablement parce que je m’étais préparée au pire. On m’avait dit « on ne va pas à Cuba pour la nourriture » et donc je m’étais préparée à un régime alimentaire peu réjouissant digne de celui connu en Islande.
Finalement j’ai été plutôt ravie de constater que la nourriture était simple mais bonne et bien préparée. Je n’ai jamais mal mangé. Après c’est vite répétitif : riz à tous les repas, haricots rouges régulièrement, choux/concombres/tomates en crudité, porc ou poulet ou poissons/crevettes et en dessert flan au caramel (et parfois ananas ou mangue !). Effectivement au bout de 15j on commence à se lasser mais je trouve VRAIMENT malvenu de s’en plaindre alors que les portions sont plus que généreuses quand eux ils manquent réellement de tout.

Cuba c’est aussi des moments WTF où je me suis bien marrée avec une douchette à côté des toilettes dont je me suis bien demandée l’utilité (à la japonaise ?) (ah non en fait c’est pour se laver les pieds … en plein milieu de la salle de bain alors qu’il y a une douche et pas d’évacuation dans le sol ?) ou cette passion pour les Christ assis, complètement dépressifs et déprimants (mais qui me font rire à chaque fois que je regarde les photos).

Alo oui cer déprime christique
C’est pas la pêche encore
Toujours pas …

En résumé avant de partir à Cuba il ne faut pas oublier que c’est :
– Cher
– Pas pour tout le monde (assurément pas si vous ne supportez pas la pauvreté)

– Une dictature communiste
– Une île des Caraïbes de 1200 kms de long environ donc si vous voulez des glaciers et une foule de paysages variés … il faut peut-être réfléchir à une autre destination.
– Une foule de questions et peu de réponses

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