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Cogito

Ce que l’on peut pour les autres ?

(Vous pouvez cliquer pour l'avoir en grand et le lire en anglais)

(Vous pouvez cliquer pour l’avoir en grand et le lire en anglais)

 

C’était dans le magazine de la compagnie aérienne qui me ramenait de Cusco à Lima.

Ecrit en espagnol mais aimablement traduit en anglais (je vous invite vraiment à le lire si vous lisez l’anglais) (désolée pour la qualité de l’image au smartphone dans un avion c’est compliqué) – j’arrive à commander une bière et râler quand il manque des serviettes dans ma chambre mais je n’aurais sans doute pas saisi les subtilités du texte en espagnol – il parlait de la relation client dans une entreprise et du drame d’en arriver à devoir inclure dans les scénarios des services clients le « bonjour » et le « merci, au revoir », tant on oublie qu’en face ce sont des personnes humaines.

 

Mais surtout il y a cette phrase qui m’a fait l’effet d’une véritable claque « Comment seraient nos relations humaines si au lieu de pointer du doigt et exiger nous commencions par nous demander s’il y a quoi que ce soit que nous puissions faire pour aider?« 

 

Oui c’est vrai ça, comment seraient nos relations humaines si au lieu d’exiger des autres nous commencions par leur offrir quelque chose ?

Ne serait-ce que de la cordialité, un sourire, de la gentillesse, de la bienveillance, de l’amabilité ? Allez au minimum de ne pas être agressif d’entrée de jeu?

De ne pas EXIGER, de ne pas partir du principe que LES AUTRES NOUS DOIVENT quelque chose. Même quand nous sommes en situation de client.

Parce qu’en vérité … ils ne nous doivent rien ou pas tant que ça. Et assurément pas que nous les traitions si mal.

 

J’ai parlé souvent de la propagation de l’énervement, ici ou sur les réseaux sociaux. Et je crois que ça commence souvent par de l’agressivité latente.

L’autre jour au supermarché, un couple devant moi. Tout le temps que la caissière s’occupe d’eux il exprime une agressivité latente envers elle sans raison. Au point qu’à la fin elle perde son calme et expédie vraiment les choses en faisant le minimum y compris côté politesse. Je ne la blâme pas, même moi ils m’ont donné l’impression de m’éplucher les nerfs au couteau à beurre … et la tentation était grande de m’en prendre désormais à elle pour évacuer cette tension qu’ils avaient fait monter en moi.

A la place j’ai pris le temps de lui dire que je comprenais, que ce n’était pas facile d’avoir affaire à des gens pareils. Et ça a fait retomber la pression en elle, je l’ai vu se reprendre, retrouver sa politesse, le monsieur derrière moi aussi l’a déridé. Mais elle a eu cette remarque que j’ai trouvé terrible (et juste) : vous savez des gens qui tiennent la route, dans une journée de travail j’en vois de moins en moins.

Discussion

4 Responses to “Ce que l’on peut pour les autres ?”

  1. Et le côté positif: il y a le cercle vicieux, mais aussi le cercle vertueux, que tu as justement réussi à enclencher avec cette caissière. Et quand on se rend compte qu’on arrive à faire ça, je pense qu’on le tente de plus en plus souvent non?
    Merci pour l’article, je vais essayer de le lire, quand mes yeux seront un peu moins épuisés par la migraine 😉
    (des bises plein!)

    Posted by flofeenix | 17 juin 2016, 22:11
    • Oui c’est complètement ça, une fois qu’on en a conscience on arrive à déjouer ce cercle vicieux la plupart du temps. Et prends ton temps pour le lire, je vais le laisser là 😉

      Posted by Shaya | 18 juin 2016, 21:45
  2. Je suis vraiment en phase avec ça. Merci, voilà. 🙂

    Posted by Georgia | 21 juin 2016, 13:36

A vous les studios

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