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Me Myself and I

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Se comprendre un peu plus soi … et les autres

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Et donc …

Je viens de terminer un livre sur l’introversion « La force des discrets – Le pouvoir des introvertis dans un monde trop bavard » de Susan Cain.

J’ai eu une relation compliquée avec ce livre pendant sa lecture. Pendant les 5/6e du livre je me suis demandée pourquoi je le lisais, si c’était vraiment sérieux ou de l’astrologie new-age, si ça me concernait vraiment ou pas. Suis-je introvertie ? Ne le suis-je pas ?

Finalement mes interrogations se sont levées sur le dernier 6e du livre.

 

Je crois qu’il m’a fallu ce temps pour accepter ce terme « introversion » et qu’il puisse me qualifier, pour moi l’introversion c’était la timidité, les gens tellement transparents – pardon discrets – qu’on oublie qu’ils existent. Je ne suis pas timide et je ne crois pas être spécialement discrète. Je ne suis pas expansive c’est certain, je ne raconte pas ma vie, mais introvertie ???

Ca a été sans doute encore plus compliqué à admettre – probablement parce que j’avais beaucoup d’attente sur ce livre (on ne devrait jamais avoir trop d’attente sur quoi que ce soit) – qu’autant je me retrouvais dans les questions posées en début de livre pour aider à déterminer si on est introverti ou pas, autant je ne me retrouvais pas franchement dans ce qui était décrit dans le livre. Par exemple je n’ai pas de problème pour faire une présentation devant 150 personnes voire plus et je ne m’en rends pas malade ni avant ni après, j’ai toujours un peu le trac mais pas plus. Je n’ai pas été martyrisée pendant le collège parce que j’étais « l’intello » timide, j’étais plutôt celle qui a des bonnes notes et qui sait envoyer chier les autres comme il faut.

Et puis à bien des égards le côté très « américain » (américano-centré ?) du livre m’a probablement empêchée de m’identifier. L’auteure est américaine, elle relate sa propre expérience et ceux de personnes qu’elle a rencontré, ses références culturelles sont américaines et m’ont échappé parfois. De plus l’écriture du livre a un côté très storytelling qui m’a franchement grattouillé aux entournures parfois. Sans compter mon ADN de scientifique qui hurlait à chaque fois qu’elle parlait d’une étude scientifique sans qu’elle en donne précisément les références, je comprends l’intérêt littéraire qu’il y a à ne pas surcharger même en bas de page avec ces références mais j’ai du coup du mal à prendre tout ce qu’elle indique au sérieux : bordel ces études ont-elles vraiment existé ? Vraiment démontré ce qu’elle indique ?

Ah et enfin … alors je sais ça parait complètement contradictoire de ma part mais ce livre – même si l’auteur s’en défend régulièrement tout au long des pages – est quand même sacrément à charge envers les extravertis ! C’est normal, c’est un livre pour aider/valoriser/déculpabiliser les introvertis mais moi-même ayant longtemps l’impression de naviguer entre les deux, je me suis sentie agressée sur certains aspects de ce que je suis.

 

Mais malgré ces quelques aspects « négatifs » – et maintenant que j’ai accepté qu’il n’y avait pas forcément de réponse simple à ma question – je ne regrette vraiment pas de l’avoir lu.

Au départ je me suis dit qu’à défaut de m’aider à mieux me connaître moi, il aurait au moins le mérite de mieux m’aider à comprendre les autres.

Comme cette amie institutrice qui passe ses vacances à vouloir du monde, du monde et encore du monde autour d’elle alors qu’à moi ça me parait complètement aberrant. Maintenant j’ai compris que c’était sa manière à elle de recharger les batteries.

Comme mon petit frère qui à mon instar (ouh ça ne se dit pas!) (tant pis) a besoin de moment de solitude et de calme pour recharger les batteries.

 

Mais oui finalement ce livre va m’aider à mieux me connaître moi, aussi.

Est-ce qu’accoler ce mot à ma personne est un soulagement ? Non.

Est-ce que ça va révolutionner ma vie ? Non.

Est-ce que ça va changer quelque chose ? Pas vraiment.

Je n’ai pas de problème avec ce que je suis, pas seulement sur ce plan-là d’ailleurs. Je n’ai pas honte de moi-même, je ne me sens pas bizarre ni en décalage complet.

Au mieux, en ce qui concerne mes rapports avec les autres, ça va me déculpabiliser quand je vais préférer rester seule avec un livre qu’être entourée de 10 personnes qui me braillent dans les oreilles en même temps ou quand je vais préférer un dîner en petit comité de 6-8 personnes à une méga fiesta avec 50 personnes et de la musique plein pot.

En ce qui me concerne moi … eh bien moi je comprends mieux ce besoin de solitude et de silence que j’ai le soir  après le travail alors que j’ai un travail très « sociable » par ailleurs. Je comprends mieux pourquoi je n’aime pas les réunions pas préparées et les brainstorming, pourquoi pour moi l’open space équivaut au 7e cercle de l’enfer, pourquoi je préfère écouter que parler, pourquoi je suis nulle parfois pour raconter un truc banal de manière intéressante, pourquoi je déteste les gens qui parlent sans cesse et de manière inutile, pourquoi je n’aime pas intervenir en public à l’improviste.

Etc … etc… etc…

 

 

Mais si je me comprends mieux, je n’ai pas et je ne vais pas changer.

Parier sur l’avenir

Soleil où es-tu ?

Soleil où es-tu ?

 

Ce week-end j’ai fait quelques menus achats vestimentaires. Et si j’étais croyante, je dirais qu’il s’agit d’un acte de foi.

Ce qui est un peu le cas en fait, mais vis à vis de moi-même, pas d’un dieu quelconque.

 

Début mars, quand la météo a commencé à frémir vers plus de soleil et de chaleur (elle s’est bien calmée depuis) (pute!), intérieurement j’ai frémis aussi : à moi prochainement les jupes, les pantacourts, les sandales et les jambes nues !!!

YOUHOUHOUUUU !!!!

Sauf que … sauf que mon quotidien – en plus des anticoagulants qui te font saigner rien qu’avec un gommage de la peau … – depuis des mois c’est « trucs de contention ». Oui j’appelle ça « trucs de contention » parce que selon la saison / la tenue / la météo ce sont des collants, des bas ou des chaussettes (de contention). Du coup c’est plus facile si je résume ça. 

Bref l’hiver, ça ne me posait pas trop de problème de porter quotidiennement des trucs de contentions. Mais pas question une fois le soleil venu de continuer à les porter. PAS QUESTION ! (J’ai pas trop trop demandé leur avis aux médecins, ils sont plutôt restés flous sur combien de temps je devais porter ces trucs de contention et ça me va bien le flou pour le coup)

 

Donc dès les premiers rayons moins froid j’ai quitté mes trucs de contention en gloussant de joie. Avant de déchanter sérieusement quand ma jambe s’est remise à me faire mal … Et de me dire que le printemps et l’été allaient être bien long et déprimant en pantalon et chaussettes de contention (bim le moral ! BIM !).

Depuis je travaille dur pour me débarrasser de mes trucs de contention et agiter mes orteils nus dans leurs sandales. Et acheter cette jupe et ce pantacourt c’est une façon de me dire que je vais y arriver.

La mémoire du corps

Apaisement ...

Apaisement …

♠ Il y a deux ans et demi de cela, j’ai eu une colique néphrétique.

Un des trucs les plus violents que j’ai connu avec ce passage en 2s de « rien » à « une douleur telle qu’on en tourne de l’oeil et qu’on en vomit » (alors que bon à part si on n’a qu’un rein, ce n’est pas méga méga méga grave foncièrement). La colique néphrétique en elle-même a été réglée en quelques jours. Toutefois pendant les 6 mois suivants j’ai continué à avoir des douleurs importantes, au point que mon médecin généraliste a fini par me faire passer un scanner pour vérifier qu’il n’y avait pas autre chose. Le scanner n’a strictement rien montré à part quelques micro calculs qui ne pouvaient pas expliquer ces douleurs.

Avec le temps ces douleurs ce sont espacées mais il m’arrive toujours parfois de les ressentir deux ans et demi plus tard, et j’ai appris à ne plus m’en faire pour ça ni à avoir toujours du paracétamol avec moi au cas où ça recommencerait.

 

♠ Il y a deux ans de cela, j’ai fait une hémorragie.

Evènement annoncé les deux jours précédents par des douleurs énormes au ventre. Après ça, à chaque fois que je commençais à avoir un tout petit peu mal au ventre je me mettais à trembler en me disant « oh non ça y est, ça recommence, oh non non non ! ». Alors que ça ne recommençait pas, il faut reconnaître qu’avoir mal au ventre ce n’est pas très spécifique. J’ai mis longtemps à réussir à affronter sereinement d’avoir mal au ventre sans envisager forcément le pire.

Je suis persuadée que ce genre d’évènement « traumatique » laisse une mémoire et qu’il faut du temps pour arriver à s’en défaire et que des choses anodines ne virent pas forcément à la catastrophe.

 

♠ Depuis 10j j’ai de nouveau mal à la jambe droite. Pas tout le temps, pas beaucoup comparé à ce que j’ai vécu au mois de novembre mais quand même c’est là alors que je n’avais plus eu la moindre douleur depuis 2 mois. Depuis, j’oscille constamment entre me dire que ce n’est qu’une réminiscence de novembre – c’est à dire rien à part cette fameuse mémoire du corps qui se réveille – et au contraire que c’est un signe avant-coureur d’une récidive et que je dois me précipiter chez mon médecin au lieu de tout minimiser tout le temps.

On verra d’ici quelques temps ce qu’il en sera …

To plan brain

Ce jour-là la vue sur le Jura depuis l'aéroport de Genève était superbe

Ce jour-là la vue sur le Jura depuis l’aéroport de Genève était superbe

 

Il y a les gens qui ne savent pas ce qu’ils font à 3j.

Et puis il y a moi qui a une idée très précise de ce qu’elle fera entre demain dimanche et vendredi prochain. Et une idée assez précise de ce qu’elle fera d’ici fin mai. Et qui commence à poser des jalons pour juillet, pour août, pour septembre, pour octobre et peut-être même pour novembre prochain. Il paraît que je fais flipper mon entourage un peu des fois tellement je me projette loin.

 

J’ai un ami quand il pense on dirait qu’il dessine un planisphère tellement il pense large . Il dessine la France puis l’Europe, puis chacun des cinq continents et il rajoute même les flux aériens, maritimes etc… jusqu’à avoir saisi la moindre conséquence du moindre battement d’aile d’un papillon à un instant T.

Moi quand je pense je dessine une ligne de chemin de fer (ou un tunnel ?) (enfin j’imagine que c’est pour ça que je n’ai jamais su faire du mind mapping). Il y a une gare de départ, une gare d’arrivée et plein de gares intermédiaires (mais en fait je rallonge toujours le parcours), ça file toujours plus ou moins droit et ça circule de janvier à décembre autant que de mai à avril. Et si je regarde mes prochaines étapes sur mon carnet de bord (en excluant volontairement le boulot courant) il y a mardi une visite médicale, jeudi l’opération de ma mère, jeudi soir une réunion, puis Venise, une réunion importante début mars, un congrès médical sur 2 jours en mars aussi, le Pérou en mai et puis peut-être – mais ça commence à faire loin même pour moi – Florence en octobre/novembre.

Il y a aussi que la vie, ma vie tout du moins, me demande de planifier. Il y a qu’en février je dois penser à appeler pour prendre rdv en avril chez mon dentiste, qu’en mai je dois appeler pour avoir un rdv avec mon allergologue à l’automne, qu’en novembre je dois faire des examens à l’hôpital. Ce qui explique ma frustration face aux agendas actuels qui ne couvrent majoritairement qu’un an et que même le bullet journal trouve là une limite que je vais devoir contourner.

Il y a que je peux déjà vous dire que le 14 juillet cette année tombe un jeudi, le 15 août un lundi, le 1er novembre un mardi et le 11 un vendredi, autant de jours éventuellement propices à un long week-end mais faut s’organiser à l’avance.

Il y a que pour le Pérou, il faut réserver les billets pour rejoindre la capitale, l’hôtel où dormir la veille du départ et le parking où laisser la voiture pendant mon absence.

Il y a que souvent ça me porte de pouvoir me projeter si loin. Il y a aussi que ça me rassure quand les choses sont organisées à l’avance parce que je ne sais pas bien faire les choses dans l’urgence.

 

Je suis faite pour planifier les choses à l’avance, c’est mon mode de fonctionnement mais ça me rend du coup peu apte à répondre aux sollicitations de dernières minutes ou aux changements majeurs impromptus. Au mieux je me contente juste de râler que je déteste être prévenue au dernier moment, au pire je ne peux juste pas m’adapter.

Tchou tchouuuuu !

Le constat

Mais bon ça va pas si mal

Mais bon ça va pas si mal

Il y a 15 jours, alors que débutaient enfin ces vacances tant attendues, une chaleureuse médecin me faisait ce qui m’a clairement paru sur le moment être comme mon premier cadeau de Noel. Au terme d’un examen d’imagerie, elle m’a dit très étonnée « c’est assez incroyable mais le caillot de 20cm que vous aviez dans la jambe a complètement disparu ».

Dans ma tête ça a résonné comme Libéré, Délivré (ha ha haïssez moi!) « C’EST FINI !« .

Comme si le presque mois et demi qui venait de s’écouler n’allait désormais plus constituer qu’un souvenir, sans impact sur la vie quotidienne. Comme si la parenthèse allait pouvoir être enfin refermée définitivement. 

Oh oui bien sûr je savais qu’il resterait quelques traces, notamment ce traitement médicamenteux à suivre scrupuleusement pendant un an avant de faire des examens pour essayer de comprendre.

Mais en écoutant ce médecin, je pensais renouer avec l’insouciance de ne pas – plus? – être malade (mais me suis-je jamais vu comme malade ?). Ne plus planifier mes journées en fonction de celle de la veille ou du lendemain, de combien de temps j’avais passé debout ou de si j’avais suffisamment marché. Retrouver la possibilité de faire ce que je veux, pouvoir de nouveau passer une journée à glandouiller sur le canapé sans être obligée d’aller marcher (et pourtant j’adore marcher mais quand ça devient un impératif quotidien au bout d’un moment tu ne rêves que d’une chose : une journée de glandouille sur le canapé sans en payer le prix fort le lendemain), passer des heures à cuisiner debout, faire les magasins en piétinant.

Etre libre de faire de nouveau tout ce que je veux comme je veux.

Bref reprendre ma vie presque comme s’il ne s’était rien passé et assurément presque comme avant.

 

Et je pense que dans la tête de tous les gens à qui j’ai dit que le caillot avait complètement disparu et que je n’avais pas de séquelles anatomiques de cet épisode, ça a résonné de la même manière : Shaya n’est enfin plus malade. (et va arrêter de nous les briser avec ça)

 

Sauf que … sauf que 15 jours se sont écoulés depuis ce rdv et mon organisme s’est chargé de quelque peu briser mon enthousiaste avec deux-trois coups de pelle bien ajustés. Je n’ai à l’imagerie plus rien et pas de séquelles anatomiques mais après avoir gambadé avec insouciance une ou deux journées, le rappel à l’ordre a été sans équivoque (et parfois sans bien comprendre le pourquoi). Des douleurs pas connues depuis des semaines qui reviennent, une sensation de gêne au niveau de la jambe …

Et il me faut bien accepter que non, tout n’est pas fini. Et que même si je n’ai plus de caillot, non je n’ai pas plus rien. Oui je récupère chaque jour un peu plus de mon autonomie, réussissant à faire des choses que je n’arrivais pas à faire jusque là, luttant pied à pied.

Mais pour l’insouciance il faudra encore attendre.

 

Et, pire, je me retrouve à devoir expliquer à mon entourage à qui j’ai annoncé que je n’avais plus rien, qu’il me faut encore par moment m’asseoir, renoncer à ce qu’ils voudraient que je fasse ou à ce que j’avais dit faire et je sens leur lassitude après presque 2 mois à ce régime.

Je crois que c’est encore plus difficile.

Avoir l’air d’avoir bonne mine

Depuis plus d’un mois désormais je me traîne une vraie sale tête.

Même si ça s’améliore par moment, même si ça s’est vraiment amélioré les derniers temps, le fait est que j’ai eu une mine atroce pendant des jours et des jours. Et que par la force des choses je suis devenue spécialiste du maquillage cache-misère.

Je l’ai fait essentiellement pour moi à la base, un peu pour les autres forcément pour éviter trop de questions et trop de questions à la con surtout, mais je l’ai fait en premier lieu pour moi et pour ne pas être un peu plus démoralisée à chaque fois que je voyais mon reflet, avec mes cernes jusqu’au milieu des joues et mon teint blafard/brouillé.

Bref je suis devenue avec pas mal de réussite (au diable la modestie) la spécialiste d’avoir l’air d’avoir bonne mine alors qu’en réalité j’avais une mine atroce. Et ce grâce à quelques produits achetés par chance quelques temps auparavant (et d’autres que j’avais depuis un peu plus longtemps) alors je partage (et j’ai besoin de parler de choses futiles) ! (Mais vous n’aurez pas de photos !)

(nb : tous les produits cités ont été achetés par moi même avec mes petits sous, je ne suis pas blogueuse beauté, je n’ai pas vocation à le devenir)

 
arme n°1 : le fond de teint (Eau de teint Mat de UNE)
On ne va pas se mentir c’est un énorme, giga, méga, coup de coeur pour ce produit. Ce qui n’est pas peu dire puisque je déteste porter du fond de teint et que je n’en portais presque jamais jusque là (nb : je persiste que la base d’un joli teint c’est d’avoir une belle peau donc des produits de soin adaptés à celle-ci, tout le maquillage du monde ne pourra rien si vous avez une peau dégueulasse en dessous sauf à vous trimballer le visage recouvert de 5 cm de produit). Le fond de teint ça plâtre, ça colle, ça transfère sur les fringues, ça donne le teint blafard, ça fait pas du tout naturel … alors les marques ont fait beaucoup de progrès pour faire des produits qui donnent un rendu plus léger et naturel mais il me restait un souci : ça fait briller. Donc il faut mettre de la poudre libre dessus pour matifier. Et comme je suis une grosse faignasse, ça me barbe.

Or miracle ce fond de teint a un rendu mat ! Donc je peux zapper la poudre (et le blush) le matin quand j’ai la flemme (95% du temps ….). Et il a un fini vraiment hyper léger. C’est sur, ça ne masque pas les grosses imperfections mais pour moi ça unifie le teint et ça donne plutôt bonne mine, bref ça fait ce que j’attends de lui.

arme n°2 : l’anticerne (intuitive touch bb cream concealer anticerne soin de UNE) (z’auraient dû faire un nom plus long encore tient)
L’anticerne c’est encore un truc que je n’utilisais jamais. Mon 1er anticerne je l’ai acheté l’année dernière pour le mariage de ma sœur pour dire … (J’ai un rapport assez détendu au maquillage, quand on a des cernes, on en a et il ne faut pas forcément les cacher, on est pas toujours au top de sa forme)
J’ai toujours trouvé que c’était un produit compliqué à choisir et à utiliser. Ça plâtre ou ça n’est pas suffisamment efficace ou mal adapté à la carnation ou ça démarque ou … bref !
Celui-ci n’a que 2 teintes : clair ou foncé. Il s’applique au doigt. Il se fond avec la carnation ET IL NE PLÂTRE PAS ! Alors oui si vous creusez au niveau des cernes, ça ne le masquera pas, par contre l’aspect gris-noir des cernes disparaît, et ça défatigue le regard c’est incroyable.
 
arme n°3 : le blush
Alors là j’en ai plusieurs mais dernièrement j’en utilise deux de Kiko qui font très bien le travail et surtout qui sont mats parce que les blush qui te transforme en boule de noel, je n’en peux plus. J’en ai un rose poudré qui fait le teint frais (Heidi qui court dans les champs) mais surtout j’en ai un ocre rouge qui a un effet bonne mine incroyable ! Faut juste l’appliquer avec la main légère 😀
 
arme n°4 : le fard à paupière
Depuis que je suis malade j’évite soigneusement les fards à paupière aux teintes froides (comment on sait qu’une teinte est froide ? Quand vous la regardez vous vous dites tiens c’est « froid », il y a des roses froids, des marrons froids et d’autres qui sont chauds) parce que ça accentue le creusement du regard et l’effet teint blanc. Il y a peu j’avais acheté un super fard à paupières couleur « fauve » et ben ça donne méga bonne mine !
 
arme n°5 : le rouge à lèvres (rouge. Très rouge)
Oui je sais c’est fou mais c’est sans doute l’un des meilleurs anticerne/fond de teint/blush du monde. Aussi appelé la technique de « détourner l’attention ». Parce que pendant qu’on admire vos lèvres rouge carmin on oublie vos cernes jusqu’au milieu du visage, votre teint brouillé, vos traits tirés et tout le reste.

Esprit de Noël es-tu là ?

Finalement j'ai réussi à le faire

Finalement j’ai réussi à le faire

J’adore la période des fêtes. J’ai toujours adoré cette période ! Mon âme d’enfant fait des bonds quasi continus à l’intérieur de moi-même en poussant des miiiiiiiiiii surexcités.

J’adore chercher des cadeaux pour mes proches, j’adore réfléchir aux repas du réveillon et du jour de Noel, j’adore cette frénésie d’organisation, j’adore ces conciliabules secrets entre frères et sœur pour s’organiser pour les cadeaux, j’adore ces décorations de Noel qui fleurissent un peu partout, j’adore faire un beau sapin de Noel, j’adore emballer et planquer les cadeaux, j’adore voir les illuminations de Noel, j’adore acheter les chocolats de Noel, j’adore cette ambiance si particulière !

J’adore, j’adore, j’adore !

 

Pourtant cette année … j’ai vraiment du mal à me mettre dans l’ambiance Noël et ça me frustre énormément.

La météo y est un peu pour quelque chose, j’ai besoin de mon mois de Novembre gris, froid, sombre et humide pour voir arriver les illuminations de Noel avec joie et mon mois de Novembre a été plutôt très doux et ensoleillé même si la neige a fini par se montrer un peu (très peu) sur les sommets.

Et puis surtout, c’est moi qui avais l’esprit trop occupé par autre chose pour laisser de la place disponible pour Noel. Et trop de « rituels » liés à Noel dont je suis privée. Je n’ai pas de calendrier de l’Avent, je n’en ai jamais eu et pour le coup je n’associe pas du tout ça à Noel.

Par contre … par contre d’habitude je prends le temps de réfléchir  aux cadeaux que je veux faire, je vais fouiner dans les magasins et en général j’ai terminé les achats de Noel  fin novembre pour éviter la folie de Décembre. Cette année … cette année, je n’ai pas du tout eu le temps de me pencher sur cette histoire de cadeaux. J’allais le faire quand … Et puis je suis privée de shopping, de magasins etc … Il me reste internet mais ça n’est pas franchement la même chose pour se rendre compte déjà (genre le camion pour le Filleul il est pas trop gros ni trop petit ?) et imaginer la personne avec. Du coup j’ai vraiment du mal et pour une fois je le fais vraiment plus par obligation que par envie, sans enthousiasme, mécaniquement et sans m’investir. Et comme je commande et je fais expédier directement dans la foulée, je n’ai pas fait le moindre paquet cadeau.

Je n’ai toujours pas mis mon sapin de Noel, je ne vais pas pouvoir le mettre avant quelques temps encore par manque de temps et par interdiction de rester planter debout sans bouger.

Je n’ai pas vu les illuminations de Noel encore et je ne sais pas si et quand je pourrai. Je n’ai absolument pas commencé à réfléchir aux repas … enfin si par exclusion puisqu’un nombre non négligeable d’aliments me sont déconseillés. 

Je n’ai pas d’idées de cadeaux de Noel à demander pour moi non plus parce que je n’y ai pas trop réfléchi, pas le temps et que rien ne me fait vraiment envie alors j’ai fait une liste à minima.

Bref j’ai du mal.

 

Alors il est encore temps hein! Et heureusement! Parce qu’il n’est pas question qu’en plus de tout le reste ce truc me gâche mon Noel !

Déjà j’essaye de laisser un peu de place pour la légèreté de Noel dans ma tête. Pour l’émerveillement qui m’envahit naturellement habituellement. 

J’essaye de faire des cadeaux qui plaisent le plus possible même s’ils ne sont pas aussi recherchés que d’habitude.

J’essaye de m’investir dans la fête, dans les cadeaux, dans la déco etc… même si je suis obligée de déléguer beaucoup.

Et puis je m’émerveille de cette jolie illumination de Noel installée par la mairie devant chez moi alors qu’il n’y avait rien l’année dernière … SI C’EST PAS UN SIGNE CA !

 

(Et si ça ne fonctionne pas, je re-re-re-regarde Love Actually!)

Un peu de moi

Like a candle in the wind

Like a candle in the wind

[Comme tout un chacun je me suis réveillée samedi matin complètement groggy après une trop courte nuit. Complètement sonnée par la violence, le ventre tordu par le nombre de morts et les visages affichés dans les avis de recherche transformés au fil des heures en avis de décès, émue aux larmes aussi par la solidarité de ces #PortesOuvertes et intérieurement honteuse d’être si soulagée que tous ceux que j’aime soit sauf. Mais j’ai choisi le silence plutôt que les textes grandiloquents sur le sujet, je ne peux pas écrire sur ça. Alors j’écris sur autre chose qui malheureusement m’occupe beaucoup trop l’esprit aussi actuellement.]

 

 

Il faut que je pose ça quelque part et ce quelque part ça sera ici. Pour au moins avoir dit les choses vraiment comme elles sont une fois, et Dieu sait que ce n’est pas ma spécialité.

Après on n’en parlera plus. Je continuerai à en rire vite pour éviter d’en pleurer, à minimiser les choses et à faire des blagues sur ça.

 

La douleur

Aujourd’hui mardi 17 novembre j’en suis à mon 12e jour de douleur d’affilée à la jambe droite. Et quand je parle de douleur je ne parle pas d’un bleu ou d’une crampe, je parle de cette sensation sans fin qu’on fait du carpaccio au scalpel dans ma jambe et sans anesthésie. Je parle que si on me demandait sur une échelle de 0 à 10 à combien je suis, régulièrement j’aurais répondu 9. Parce que répondre 10 ça aurait été reconnaître que ça ne pouvait pas être pire et je suis le genre de personne qui pense toujours que ça peut être pire. J’ai eu mal à me retenir plusieurs fois de pleurer, à en hurler dans ma voiture parce qu’au moins personne ne m’y entendait. Ceux qui ont déjà vécu ça savent à quel point la douleur vous laisse seul avec vous-même, vous ronge intérieurement.

 

La fatigue

12 jours de douleur c’est 12 nuits de douleur aussi. De sommeil haché, interrompu brutalement par un accès de douleur qu’il faut gérer en attendant que les médicaments antalgiques agissent. La fatigue aussi que le moindre mouvement soit compliqué, que monter les 2 étages soient une épreuve, que les descendre soit un calvaire. La fatigue des accès de douleur quand le corps en réaction fait monter la tension au plafond et accélérer le rythme cardiaque. La fatigue enfin d’être celle qui rassure, qui explique, qui minimise, qui fait rire, qui dédramatise. Je suis fatiguée de gérer l’angoisse des autres en plus de la mienne, de devoir renoncer avec le sourire à un week-end programmé et attendu de longue date. La fatigue aussi qu’on me dise d’être forte, d’être courageuse alors que je ne fais que ça depuis des jours et que je suis fatiguée d’être forte et courageuse un peu.

 

La peur

Depuis lundi j’ai peur. Depuis que cette médecin tellement gentille, douce et rassurante m’a dit que j’avais un thrombus dans la jambe qui partait du 1/3 inférieur de la cuisse et couvrait toutes les veines du 1/3 supérieur du mollet. (Envahi comme un cancer je n’ai pu m’empêcher de penser) Regardez pour vous rendre compte ce que ça représente. J’ai peur depuis que cette médecin et mon médecin généraliste m’interrogeant tous les deux m’ont dit « ce n’est pas logique, vous ne devriez pas avoir un truc pareil, pas vous ». Mais en fait j’ai peur depuis mercredi, me rendant compte que le mollet avait durci remettant en cause le diagnostic initial posé. Et depuis vendredi j’ai peur, quand le biologiste complètement paniqué m’a appelé pour me dire que mes résultats sanguins étaient mauvais et qu’on était vendredi et que mon médecin faisait grève et que si jamais j’avais du mal à respirer il fallait que j’appelle le 15.

Au delà de tout ça, j’ai peur parce que le problème de travailler dans le monde médical c’est que quand il t’arrive quelque chose tu as l’arborescence mental des possibles qui se déploie dans ta tête. Les médecins ne s’expliquent vraiment pas cette thrombose veineuse profonde, moi non plus, au delà du fait que ça sous entend que ça peut arriver de nouveau n’importe quand, il va falloir creuser pour essayer de trouver une cause : un trouble de la coagulation ou … un cancer occulte ?

Alors oui … j’ai peur de la suite un peu.

 

Et il y a le 2e effet kiss cool (sinon c’est pas drôle)

Dans le peu de facteur de risque à une TVP auquel je suis exposée, il y a le traitement que je prends depuis plus de 2 ans pour mes ovaires – traitement que je venais seulement de réellement apprivoiser – même si le risque associé est dans les 3 premiers mois de prise du médicament. Mais le médecin m’a quand même demandé de l’arrêter par précaution. Sans certitude de pouvoir le reprendre un jour. Or ce médicament est le seul que je puisse prendre pour si ce n’est soigner, au moins éviter la propagation. Elle va donc reprendre son oeuvre de destruction. Avec pour corollaire ces symptômes de mon organisme qui s’épuise à faire quelque chose qu’il n’est pas (plus?) apte à faire. Renouer avec des règles imprévisibles et aléatoires, une fois tous les 2 ou 3 mois, elles mêmes accompagnées de vomissements tellement violents que j’en fais un malaise une fois sur deux.

 

 Les prochains mois vont être riants. J’ai drôlement hâte.

Qui sème le vent récolte la colère

L'heure des choix

L’heure des choix

Il y a quelques temps (hum ok vu mon incapacité à lire un livre dernièrement ce « quelques temps » commence à dater) j’ai lu un livre qui s’appuyait dans son intrigue sur les neurones miroir. Ces neurones qui seraient impliqués (et tout est dans le conditionnel) dans l’empathie – voire d’autres émotions – et l’apprentissage par imitation.

J’y pense souvent depuis le début de l’automne.

 

La colère est une compagne fidèle depuis longtemps en ce qui me concerne. Un refuge même jusqu’à ce que je décide de reprendre la main et de la remettre à sa juste place. Je transformais presque tout en colère : quand j’étais triste, j’exprimais la colère; quand j’avais peur, j’exprimais la colère etc.

Depuis j’ai remis la colère là où elle doit être : l’expression juste d’une blessure infligée par autrui, d’une indignation et j’essaye d’y recourir à bon escient quitte à prendre parfois sur moi et à relativiser ce qui sur le coup m’a excédée.

Mais aujourd’hui encore quand je suis très fatiguée, c’est la colère – explosive et sans discernement – qui ressort immanquablement pour s’abattre sur mon entourage.

Heureusement si j’ai la colère facile, celle-ci s’éteint souvent aussi vite qu’elle s’est allumée (par contre quand ça n’est pas le cas, fuyez).

 

Pourtant depuis quelques mois je me suis rendue compte que j’étais souvent en colère « sans raison ». Ou plutôt que la colère que je ressentais avait été crée par le contact avec celle exprimée par les autres. Que ce n’était pas ma propre colère, pas même de l’empathie pour ce que je pourrais considérer comme une juste cause. Simplement de la colère crée par contagion, de la colère réaction à l’agression de la colère des autres.

Et les autres expriment beaucoup de colère.

Beaucoup trop.

Les réseaux sociaux sont un lieu privilégié pour ça, défouloir confortable pour exprimer sa frustration et son indignation. Mais pas seulement, les gens que je croise dans la rue ou au boulot expriment aussi beaucoup de colère, constamment à fleur de peau et sur la défensive. Prêts à mordre le moindre mollet pour un mot, un regard, un geste.

Et l’on tourne en rond : la colère rend l’autre agressif ce qui met lui même en colère quelqu’un d’autre …

 

Je crois que nous devrions nous méfier de cette sur-expression permanente de la colère. 

La colère c’est un feu de forêt, elle brûle tout et ne laisse que cendres derrière elle. Et surtout elle nous prend beaucoup d’énergie, de l’énergie que nous n’avons plus alors pour valoriser le beau, le positif.

Ayant réalisé ceci, j’ai décidé de me blinder pour ne pas laisser la colère des autres tout envahir et consumer mon énergie inutilement, et laisser de la place à autre chose.

Petite nature oui

Brouage, si belle !

Brouage, si belle !

J’ai pris ma revanche sur Brouage.

Brouage cette citadelle royale située en Charente-Maritime.

Qu’est-ce qu’elle m’avait fait ? Oh elle rien, mais moi j’avais une revanche à prendre.

 

La dernière – et seule – fois où j’y étais allée avant ça c’était il y a … 7 ou 8 ans ? J’avais passer un long week-end dans le coin, long week-end prévu et organisé depuis un moment. Je suis montée dans le TGV, j’allais bien. Une heure plus tard, je tremblais de fièvre et je tenais à peine debout … Mais quand même, le lendemain, malgré mes 40 de fièvre j’avais tenu à visiter Brouage comme prévu. L’autre jour j’ai appris que la totalité des remparts de Brouage faisait 2.5 kms … trois fois rien quoi. A l’époque avec mes 40 de fièvre et mes myalgies, ça m’avait paru pire qu’un marathon … et encore cette fois ci, en les parcourant en pleine santé je me suis rendue compte que je n’avais pas fait la totalité des remparts il y a 7-8 ans en fait.

 

Bref … des souvenirs comme ça j’en ai plein dans ma boîte. Des endroits que j’ai parcouru tremblante de fièvre ou le ventre tordu de douleurs. Des endroits où j’ai une revanche à prendre. Parce que je l’ai fait oui mais j’en ai bavé. Là comme ça, je repense à mon voyage au Maroc où j’ai chopé une angine de feu et malgré le fait que tout le monde ait essayé de m’en dissuader, j’ai parcouru Volubilis à pied sous la pluie (il n’avait pas plu depuis 6 mois mais là forcément il fallait qu’il pleuve ce jour là) et tant pis pour la fièvre qui allait forcément empiré …

 

Alors oui je suis une petite nature, je le sais bien et on ne cesse de me le répéter afin d’être sûr que je ne l’oublie pas. A mon corps défendant. Ou tout du moins à mon esprit défendant.

Je suis souvent malade oui, hop le virus, hop la bactérie, hop hop hop attaque sur Shaya! Sans compter un organisme pourvoyeur de blagounette dont une amie me disait il y a peu « qu’il ne me laissait rien passer ». Mais j’essaye toujours que ça soit le moins possible une gène. Passer outre la fatigue, les douleurs, les grelottements, pour profiter quand même. Je ne me ménage pas pour que ça ne pèse pas trop.

Dans les limites de mes possibilités. Parce qu’il y a forcément un moment où il faut bien que je plie et que j’évoque mon corps, que je cale un peu. Et j’aimerais bien dans ces moments-là qu’on me ménage, puisque moi je me ménage le moins possible. J’aimerais bien qu’on ne me demande pas constamment de ne surtout pas faire sentir que oui là je suis malade, douloureuse ou autre.

 

Et je me rattrape après, Brouage c’est fait! Va falloir que je retourne à Volubilis !

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