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Me Myself and I

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Le casse-tête de Noel

Prendre son envol

 

A moins que vous me lisiez depuis peu ou pour la première fois, vous le savez sans doute : j’adooooore Noel et la période des fêtes de fin d’année!

Je sens d’ailleurs que l’excitation qui marque pour moi cette période de l’année commence doucement à monter, probablement parce que je commence à mettre en place des choses en rapport avec cette période, que je commence à penser aux cadeaux que je vais faire et à qui.

D’ailleurs rien que de l’écrire là je commence à pousser un « hiiiiii » intérieur et je me contiens pour ne pas me mettre à applaudir des mains de joie.

 

Mais il y a un truc qui me gâche toujours un peu cette période. Ce sont les tiraillements familiaux.

A partir du moment où j’ai eu 18 ans et où la gestion des vacances n’a plus été réglée par le jugement de divorce, ça a toujours été un déchirement de choisir entre mes parents. Mon père l’a bien compris et a décidé d’inviter systématiquement ma mère pour Noel afin de m’épargner ce choix.

Ça aurait dû régler toutes les tensions autour de cette période.

 

Ça l’aurait fait si … s’il n’y avait pas eu la Maladie. S’il n’y avait pas la Maladie.

Peut-être que ça changera avec le temps si tout se passe bien, peut-être que c’est encore frais dans ma tête parce que ça ne date que des dernières fêtes de fin d’année, mais j’ai de plus en plus de mal à m’éloigner de chez moi. Parce qu’en 2015, la première attaque de la Maladie a eu lieu en novembre et elle m’a laissée complètement à bout de force pour les fêtes de fin d’année et il m’a fallu bien ces 15j de congés tranquilles pour m’en remettre. 

Parce qu’en 2017, la deuxième attaque de la Maladie a eu lieu en décembre, une semaine avant mes vacances de Noel et que j’ai bien cru que ces 15j ne suffiraient pas à m’en remettre suffisamment pour reprendre le boulot.

Alors oui, pour moi, la fin de l’année c’est une période que j’adore ET un moment où je sais que je vais être probablement à bout de fatigue et où j’ai immensément besoin de repos. Alors que les fêtes de fin d’année loin de chez moi, surtout quand je dois traverser la France (littéralement) pour aller voir ma famille, c’est surtout beaucoup de fatigue. Ce sont des mauvaises nuits, des moments sans tranquillité et sans repos, des contraintes, du stress. Et je ne peux plus me le permettre. Pas sans le payer au prix fort après. En tout cas c’est l’impression que j’en ai et le besoin de rester au plus près de mon cocon pour limiter les dégâts.

Tout serait tellement plus facile s’ils n’étaient pas aussi loin …

 

Et ça j’ai beaucoup de mal à le faire entendre à mon père.

J’ai aussi beaucoup de mal à le lui dire probablement. D’autant plus quand par ailleurs je n’hésite pas à prévoir de partir 4j en Italie en Novembre et en Janvier… (mais aller en Italie et dans ma famille, c’est pas pareil)

Si bien que plus Noel approche et plus ses demandes se font pressantes pour que je vienne les voir à cette période et plus moi je freine des quatre fers.

Parce qu’on n’est même pas en novembre encore et que je me sens déjà très fatiguée, parce que je sais l’automne toujours très compliqué et chargé professionnellement, parce que je n’aurai pas de vacances avant Noel et que le froid et les épidémies hivernales n’ont même pas encore commencé.

 

Et ça m’agace de sentir cette tension augmenter au fur et à mesure que Noel approche, et mon incapacité à répondre aux attentes de mon père et à assumer clairement de ne pas pouvoir.

L’eau a coulé sous les ponts

Bientôt

 

Quand je me regarde l’année écoulée (oui je sais, qui fait un bilan un 6 octobre ?) (moi) je me dis que j’ai drôlement changé en une année. En même temps, j’ai une impression de continuité, je n’ai pas de sensation de rupture. C’est assez étrange cette sensation contradictoire.

En ce moment je fais des choses que je n’aurais jamais fait avant, au point de ne pas me reconnaître par moment. En même temps, j’étais bien bête de ne pas les faire avant …

Et j’aime que les choses bougent, qu’elles avancent dans un sens ou dans un autre. Là dessus cette année n’aura pas démérité.

 

J’ai l’impression d’être devenue plus dure, plus rugueuse dans mes relations aux autres, plus détachée aussi.

Et d’avoir pris de l’assurance également. Tout ça.

J’ai l’impression de m’élaguer au fil des mois. De me défaire de tout le superflu, tout ce qui n’est pas vraiment important, pour ne garder que l’essentiel.

Peut-être que cette sensation de changement et de flottement me vient aussi de ces kilos perdus – à la fois peu et beaucoup – en ayant l’impression de n’avoir rien fait pour ça, de cette sensation de réappropriation de certains aspects de mon corps, il y a quelques années que je n’ai pas fait ce poids là, je ne sais même plus bien dans quelle taille m’habiller.

 

Je ne pensais pas que je me dirais, en repensant à ces 365 jours écoulés, que cette année était bien. Pourtant aujourd’hui c’est ce que j’en retiens.

Oh oui elle a été rude, terriblement même, j’imagine que c’est probablement ce qui m’a rendue plus dure.

Elle a été étonnante, pleine d’inattendus, de surprises et de rebondissements, pleine de défis aussi. Ou surtout. 

 

Voyons ce que la suite nous réserve … 

Les journées décadentes

Secret spot <3

 

J’ai bu une bière en mangeant une pizza brûlante assise sur l’une des chaises au bord du lac qui le lendemain soir accueilleraient les spectateurs de la fête du lac.

J’ai passé une après-midi à la plage, dans la fraîcheur de l’ombre d’un arbre et j’ai pique-niqué le soir pendant que le soleil se couchait derrière les montagnes.

Je me suis sauvée une journée entière dans un coin secret, loin de tout, au bord d’un petit lac d’altitude frais.

 

J’aime ces journées d’été, atypiques, décadentes, où je ne fais rien de ce que je fais habituellement alors même que je travaille pourtant. A fortiori en période de canicule.

Oublié le ménage, les courses, les papiers administratifs, le repassage, la cuisine, le blog …

C’est furtif, éphémère, tellement doux et j’en profite. Malgré la chaleur.

Aujourd’hui ……….

Happy day

 

Aujourd’hui ………. j’ai déambulé en tee-shirt à manches courtes orné de dent-de-lion – celui que je désespérais d’exhiber un jour – et en pantacourt, tout en goûtant la douceur des températures et du soleil sur ma peau. 

 

Aujourd’hui ………. j’ai couru, beaucoup, trop probablement, et puis j’ai pris le temps de ralentir, de m’arrêter, de respirer, de regarder le vent qui remuait doucement les branches.

 

Aujourd’hui ………. j’ai remué mes orteils vernis dans des tons rouge-orangés dans mes sandales ouvertes et j’ai goûté leur liberté.

 

Aujourd’hui ………. j’ai fait mon métier, peut-être pas tout à fait dans les règles de l’art mais peut-être encore plus comme il devait être fait à ce moment là et j’adore ça.

 

Aujourd’hui ………. je me suis interrogée – comme depuis 4j – sur ce regain d’énergie, surprenant, inattendu dans ces journées si denses. Moi qui ai vécu ces derniers mois en sachant que je n’aurai jamais assez de cuillères pour tenir la journée – et qui ne m’en rend vraiment compte que maintenant que je respire -, voilà que soudain j’ai de nouveau l’impression d’en avoir presque un stock illimité. Très étrange sensation. Je me demande d’où ça vient et surtout jusqu’à quand la trêve va durer. Il ne faudrait pas que je me réhabitue trop à ne plus finir mes journées à la limite de la rupture.

 

Aujourd’hui ………. j’ai contemplé les étoiles qui scintillaient fort dans ce ciel de nuit si clair et ce petit croissant de lune qui suggérait tant la forme de la pleine lune. Et puis cette planète qui brillait tant au dessus de l’immeuble d’en face, je me demande bien laquelle c’était. Jupiter peut-être ? 

 

Aujourd’hui ………. 

C’était une journée dure et douce à la fois. Une respiration, une pause, un sprint, une chevauchée sur un cheval fougueux.

Du temps

Beau

J’ai pris du temps aujourd’hui et ça a fait du bien.

C’était un objectif du jour – oui j’en suis à me fixer comme objectif de « prendre du temps » – et même s’il le fallait, s’il le fallait physiquement,  ça n’était pourtant pas gagné.

D’une part à cause du changement d’heure. Je déteste le passage à l’heure d’été. Particulièrement ce dimanche de bascule où on me vole une heure et où je passe généralement mon temps à courir … après le temps. Cette heure disparue qui me manque et me donne l’impression d’être le lapin blanc d’Alice toute cette journée.

D’autre part parce qu’il se noue pour moi quelque chose autour du temps actuellement. Autour de sa gestion, autour de sa demande … à l’échelle d’une journée oui mais aussi à l’échelle d’un mois, voire de plusieurs mois.

Pas que pour moi d’ailleurs il me semble, j’ai l’impression qu’il y a dans mon entourage des personnes aussi qui se débattent avec le temps.

 

J’ai médité sur ma gestion du temps, l’occasion de prendre conscience d’un certain nombre de choses mais il me faudra me replonger dedans pour approfondir et retravailler ça.

A l’échelle d’une journée … j’ai besoin de ralentir le rythme de mes journées, de libérer du temps pour du repos ou tout du moins de libérer du temps pour plus de repos. La semaine mais aussi, ou surtout, le week-end.

A l’échelle des mois … j’ai besoin de m’accorder le temps de tourner en rond sur certains sujets, le temps d’avancer et que ça ne se fasse pas en un jour justement

 

L’énorme épisode de fatigue de la fin de l’année dernière qui s’est prolongé au début de cette année a laissé des traces. La fatigue reste un sujet prégnant sur lequel je tourne en rond (si je m’écoutais je n’écrirais que sur ça ici). Il me faut du temps pour accepter sa présence permanente à bas bruit, il me faut du temps pour faire des choix conscients et forts pour réorganiser mes journées en intégrant cette donnée impérative, il me faut du temps pour arrêter de ronger cet os, il me faut du temps pour réajuster mes exigences à mon encontre.

Et je me rends compte que je suis assez peu tolérante avec moi-même sur cette nécessité de temps et même de temps long parfois.

Mon entourage fait probablement preuve de plus de tolérance que moi, j’ai l’impression d’embêter tout le monde tout le temps avec cette récurrence de la fatigue dans ma vie et donc dans mon discours. Pourtant personne n’a jamais manifesté le moindre agacement pour l’instant. Je suis la seule qui s’agace de tourner en rond la dessus. La seule en fait à imaginer que mon entourage en souffre parce que mon entourage n’en dit rien (peut-être qu’il n’ose pas…).

Mon entourage aussi a eu besoin de temps. Du temps pour assimiler, du temps pour procéder à quelques ajustements subtiles pour me ménager sans que j’en ai forcément conscience …

 

Alors d’accord, laissons-nous du temps. Accordons-nous le. Prenons le.

On arrêtera de tourner en rond, on passera à autre chose, quand il sera temps de le faire.

Et si le temps n’est pas encore venu ….

La douceur de l’automne

Color of fall (1)

Ces derniers jours je me demande si l’automne n’est pas ma saison préférée. Encore que, j’aime vraiment beaucoup l’hiver. Le printemps et l’été … moins. J’aime bien alléger mes tenues et qu’il fasse plus doux mais la chaleur ne me convient vraiment pas. Sans compter que l’allergie me gâche franchement le plaisir.

 

Color of Fall (2)

 

Mais je ne boude pas mon plaisir de ce début d’automne qui a tout ce qu’il faut pour me plaire.

A chaque fois que je me déplace, j’ouvre grand les yeux, émerveillée par les couleurs que prennent les arbres. Je m’esbaudis de la multitude de ces tons jaunes, orangés, rouges qui fusent et se mêlent encore au vert parfois dans des arbres bicolores.

Il fait doux encore l’après-midi, mais les matins sont frais et il a fallu renfiler un petit pull oui c’est vrai, et se méfier de ne pas prendre froid par imprudence. Mais ça me va tellement mieux que la chaleur écrasante qui bouffe toute énergie, j’ai l’impression de respirer, de revivre.

Color of Fall (3)

 

Et la lumière ! Vous avez vu comme la lumière a changé ? Comme elle est plus douce ? J’ai l’impression qu’elle s’est faite caressante là où la lumière d’été est plus crue, plus dure. Je le vois quand je fais des photos et j’adore vraiment la lumière qui baigne toutes ses journées, je voudrais les passer à faire des photos et rien que ça.

Et puis voir les courges apparaître sur les étals des marchands me réjouit bien fort aussi. Parce que j’adore ça, le potimarron, le potiron, le butternut, les jack be little … youpiiiii ! D’autant plus que je n’ai strictement aucunes restrictions dans cette catégorie d’aliment ce qui est désormais suffisamment rare pour être noté 😀

 

Color of Fall (4)

 

Bref ya de la joie dans cet automne, espérons que cela dure !

 

Color of Fall (5)

 

(L’article juste prétexte à vous coller plein de photos)

L’effet miroir

Le défi c’était aussi l’absence de moments à moi et de calme

 

Il y a quelques semaines de ça, c’était fête de famille pour moi.

C’était surtout à la fois la première fois que je m’éloignais de chez moi depuis que je sais que j’ai cette maladie et la première fois que j’allais revoir les membres de ma famille.

Je m’étais préparée à ce que ça ne soit pas évident, mais je ne m’étais pas préparée à ce que ça le soit … comme ça.

 

Il a fallu gérer l’anxiété de mes parents déjà.

De ma mère qui n’était pas sereine de me voir m’éloigner géographiquement d’elle pour la première fois depuis que je suis sortie de l’hôpital en l’appelant pour lui dire « maman il faut que je te dise …. j’ai ça ». Comme si à l’autre bout de la France si jamais quelque chose se passait ils ne seraient pas capables de s’occuper de moi.

De mon père ensuite, qui n’a trop rien dit quand je lui ai annoncé à son tour cette maladie mais qui n’en a pas pensé moins. Ainsi la veille de mon arrivée, je l’ai eu paniqué au téléphone, ne se souvenant plus ce que je prenais au petit déjeuner … Comme si c’était important … moi qui n’ai pour indispensable à ce repas là qu’un thé et un jus d’orange, faisant feu de tout bois pour le reste.

 

Il a fallu gérer les autres aussi.

J’ai passé le week-end à regretter d’avoir parlé de cette fichue maladie à ma famille. Je suis plutôt taiseuse sur ce genre de choses et si j’avais écouté ma nature je ne leur en aurais pas touché un mot, je me suis fait violence pour aller contre ça. Parce qu’il ne fallait pas, parce que ça n’aurait pas été correct envers eux, parce que ça aurait fait un obstacle entre nous.

J’avais juste pas prévu qu’eux, iraient en parler aux gens qui leur sont proches. Et ça fait beaucoup de monde. Qui se sont donc jetés sur moi pour prendre de mes nouvelles. D’un côté c’était « mignon », ça m’a montré indirectement que ma famille se faisait beaucoup de souci pour moi. Mais en vérité c’était surtout …. comme si on me mettait une petite claque chaque fois. C’était un week-end de fête, d’insouciance et les autres me renvoyaient encore et encore à ça, comme si c’était la seule chose qu’on avait à me dire ou à me demander sur ma vie actuelle.

 

Et je n’avais vraiment pas besoin de ça.

Parce que le plus compliqué ces jours-là à gérer ça a été …. moi.

J’ai inventé un mot qui m’existe pas, j’appelle ça « la souciance » qui n’est ni plus ni moins que le contraire de l’insouciance.

Avant quand je partais en voyage ou en week-end, je n’étais qu’euphorie anticipatrice « gniiiiii je paaaaars (loin) de chez moiiiiii gniiiiiiiiiiiiii ! » … eh bien je me demande si je retrouverai cette état d’esprit un jour. Bien sûr qu’avant je gérais l’organisation et la valise et le reste mais j’avais juste hâte de partir. Maintenant j’ai peur, et je pense à toute l’organisation que ça demande, les médicaments à ne surtout pas oublier et ça signifie aussi ne pas oublier de les prendre aux heures où ils doivent l’être, les laboratoires d’analyse à trouver pour faire les prises de sang nécessaires, le médecin à appeler pour lui donner les résultats, et j’en passe et des meilleurs. La souciance. Ne plus jamais partir l’esprit libre, ne plus jamais profiter intégralement d’une journée sans se dire qu’il ne faudra pas oublier le médicament à 19h45 (ou sans que le téléphone le rappelle), etc.

Mon conte préféré quand j’étais petite c’était la princesse aux petits pois, je l’aime toujours beaucoup d’ailleurs (ne me demandez pas pourquoi). Sauf que loin de chez moi, mes exigences et moi m’ont vraiment fait l’effet d’être une princesse capricieuse. Et vas-y que j’ai besoin d’un 2e oreiller pour surélever mes pieds pour dormir, et vas-y que « non je peux pas manger de carotte crue et puis vraiment pas trop de salade verte/haricots verts/tomates/épinard/blettes/fèves et puis je vais m’arrêter là sinon on en a pour la nuit »

J’en hurlerais de rage, de frustration, de me voir ainsi demander parce qu’il me faut plus désormais que ce qu’il faut à n’importe qui et que si chez moi tout a été aménagé depuis longtemps et que je n’y pense plus, chaque fois que je suis loin de chez moi me rappelle à ça.

 

C’est ça finalement qui a été le plus difficile ces jours là, me voir dans les yeux des autres. Cet effet miroir.

Il va me falloir un peu de temps encore pour le digérer.

Mon pire défaut

Moi en y repensant

C’est un message reçu pour la nouvelle année (un message très positif hein) qui m’a amenée à me demander quel était mon pire défaut. On s’interroge souvent sur les qualités, les siennes ou celles des autres, mais assez peu sur les défauts. Pourtant ils sont au moins aussi importants, il est rare de rencontrer une personne dénuée de toute qualité mais ce sont les défauts qui nous font/feront fuir.

J’en ai tout un tas hein on ne va pas se mentir; je suis teigneuse, impatiente, autoritaire et rigide et intransigeante et obtuse (tu sens le gros gros défaut ?), abrupte voire acerbe, arrogante, trop souvent intolérante et peu compréhensive, compliquée, frondeuse, orgueilleuse, râleuse, rancunière quand ça me prend, soupçonneuse, susceptible, je doute tellement des autres … et j’en passe. Il faudrait sans doute un bon moment pour tout lister et je suis honteuse de la plupart de mes défauts mais s’il y en a vraiment vraiment un dont je ne suis pas fière (et donc le pire), c’est de très souvent ne pas aller vers les autres.

 

Je disais donc au début que c’est un message le soir de la St Sylvestre qui m’a amené à penser à tout ça.

Pour des histoires de famille et d’héritage, ma mère et ma tante sont brouillées depuis plusieurs années et j’ai moi même perdu tout contact avec ma tante et mes cousins. Or il se trouve que pour la première fois depuis des années ma tante m’a envoyé un message de bonne année, évidemment je me suis demandée mille fois si c’était fait exprès ou une erreur j’y ai même pensé toute la nuit et je me suis rendue compte que je n’aurais jamais fait la démarche inverse. On peut faire toute la psychologie de comptoir qu’on veut sur le pourquoi du comment mais le fait est que si je rebondis toujours quand on me sollicite, je vais peu vers les autres. Je vais rarement lancer la conversation, je ne vais pas chercher à renouer le contact quand il est rompu même quand j’en aurais envie. Et même quand il n’est pas rompu je ne vais pas forcément être celle qui envoie un petit message pour prendre des nouvelles en premier. Et objectivement je trouve ça parfois hyper nul. Typiquement, pour ma tante qu’est-ce que ça m’aurait coûté de lui envoyer moi un petit message il y a déjà plusieurs mois ?

Alors oui parfois je force ma nature, j’ai ainsi renoué avec un ami perdu de vue en osant lui envoyer un sms – en espérant qu’il n’ait pas changé de numéro – après avoir reçu force encouragement de ma meilleure amie … c’est pour dire. Envoyer ce sms m’a donné l’impression de me jeter dans le vide … et pourtant je ne l’ai jamais regretté. Ce n’est pas pour autant que je vais plus facilement vers les autres.

 

Et je n’ai, je l’avoue, à l’heure actuelle aucune envie de changer ça, histoire d’en rajouter dans la honte.

Nous partîmes neuf mais par un prompt renfort nous nous vîmes … deux en arrivant à table

Le Papa Noël ne pouvant physiquement faire sa tournée en une nuit il est passé en avance chez moi 😉

 

La vie est farceuse … il y a longtemps que je le sais.

Or donc ce Noël tous ensemble dont nous avons rêvé, parlé, préparé depuis plus de 3 mois … n’aura finalement pas lieu.

 

Un décès dans la famille de ma belle-mère une semaine pile avant Noël a tout changé et moi qui devait passer un Noël entourée de toute ma famille, finalement nous le passerons … à deux. J’ai lu cette semaine que pour le Nouvel An Chinois on posait sur la table un bol et une paire de baguettes pour chaque personne absente ce soir là, en riant j’ai dit à ma mère que j’allais peut-être faire la table pour neuf personnes que j’avais prévu et laisser les assiettes vides. 

Oui évidemment je m’en faisais une telle joie de les avoir dans ma ville, j’avais préparé tellement de choses pour cette réunion de famille. Je me réjouissais qu’après l’avoir vu sous le soleil et la chaleur de l’été, mon petit frère la découvre dans sa tenue d’hiver. Tout ça et tant d’autres choses … tombées à l’eau.

Il a fallu gérer pas mal d’émotions et de sentiments compliqués cette semaine. La tristesse de ce décès si brutal évidemment, mais si seulement il n’y avait eu que ça … il y a eu aussi à gérer la culpabilité de ne pouvoir me rendre aux funérailles, le dépit de me retrouver privée de ma famille, l’impression que la Mort me colle aux basques en cette fin d’année, le dépit de ma famille de ne pas pouvoir venir passer Noël ici, la culpabilité de ma grande sœur déchirée entre deux obligations. Et puis des choses pas très belles aussi … dont ma colère immense et complètement irraisonnée contre la personne décédée de nous « voler » ainsi notre Noël.

 

Ce décès nous a renvoyé brutalement à pas mal de choses les uns et les autres. M’a renvoyé à pas mal de choses. Notamment au décès de mon grand-père le jour de mon anniversaire. Ça y a fait un écho violent, cette même colère d’être « volée », moi qui pensais avoir dépassé cet épisode désormais.

Mais il y a eu aussi du positif de ce grand chamboulement. J’ai beaucoup échangé avec mon père cette semaine par téléphone et mon père a fait preuve d’une grande douceur envers moi dans nos échanges, reconnaissant l’impact que ce décès avait sur moi (alors que je ne suis pas la plus impactée on ne va pas se mentir) et c’était vraiment réconfortant. Par ailleurs nous avons eu des échanges moins superficiels que tous ceux que nous avons régulièrement et ça ne nous était pas arrivé depuis très très longtemps …

Nous avons eu notamment une discussion qui a abouti au fait qu’on ne maîtrisait ni sa naissance ni sa mort et pas grand chose entre les deux et qu’il n’y avait pas grand chose à faire sauf agir en s’adapter au mieux. J’ai trouvé ça très réconfortant comme discussion.

 

Dans mon bullet journal de décembre j’avais noté « passer un chouette Noël ». Dimanche dernier j’ai failli, de dépit, le raturer me disant que ça n’avait plus de sens. Et puis finalement non. Il m’aura fallu 2j pour me retourner mais même si ce n’est pas le Noël imaginé pendant 3 mois, cela scelle-t-il définitivement le sort de ce Noël ? J’ai décidé que non. Parce que je n’ai pas besoin d’avoir toute ma famille autour de moi – et n’idéalisons pas les choses leur présence aurait impliqué aussi son lot de contrariétés et d’aigreurs – pour passer un chouette Noël, pas besoin d’une grande tablée, d’un méga repas et de conversations qui bourdonnent en tout sens. Du coup je me suis demandée ce qui m’était vraiment indispensable pour passer un chouette Noël, est-ce qu’être seule si ça devait arriver un jour serait si terrible tant que j’ai un bon petit plat, une bonne petite bouteille et un bon film ? 

J’ai bien réfléchi et j’ai fini par trouver ce qui m’est indispensable. Les cadeaux sous le sapin, des cadeaux que je ne me serais pas offert moi-même, et je n’en manque pas cette année encore. Ça peut paraître bassement matérialiste mais il n’en est rien. Je n’ai pas besoin de cadeaux à 200€ et de tous les derniers trucs à la mode, mais tant qu’il y aura des cadeaux sous le sapin, même si le jour de Noël je suis physiquement seule, je saurai que j’aime et que je suis aimée en retour. Et ça me suffit.

 

Alors je vous souhaite un très bon réveillon et surtout … d’être aimé(e).

Le Shikakaï, mes galères et moi

Je dédie (oui je suis comme ça moi, je dédie!) ce billet à mes consoeurs de galère avec le shikakaï !

 

Je me kiffe

Je me kiffe

Il y a un moment que je me débats avec mes cheveux (mes cheveux, mes ongles, mes 2 batailles) et je vous racontais il y a un peu plus d’un an comment j’avais déjà bien rétabli les choses.

Sauf que depuis ce billet, j’ai poursuivi ma quête du moins décapant possible. J’ai fini par comprendre que c’était par ça que passerait le salut et la santé de mes cheveux. Et cette quête a fini par me conduire au shikakaï (je vous la fais méga courte).

Quand j’ai découvert ce produit j’étais super méga enthousiaste genre petit cabri qui bondit partout de joie. Et grâce à une généreuse amie, j’ai eu rapidement du shikakaï entre les mains prête à révolutionner ma vie !!!

 

Et la première fois que je l’ai utilisé … ça n’a pas été la cata totale, les cheveux aussi gras que si je n’avais rien fait, mais ça n’a pas été la révolution attendue. Je me suis retrouvée dans un espèce d’entre-deux, les cheveux ni propres ni vraiment totalement cracra, un truc un peu collant au toucher mais visuellement pas catastrophique. Toutefois deux jours après il a fallu que je me relave les cheveux.

La semaine suivant j’ai recommencé (je n’ai jamais eu dans l’idée de n’utiliser que le shikakaï en shampoing mais bien d’alterner au moins une fois sur deux avec un shampoing doux plus classique) … et j’ai obtenu globalement le même résultat. Franchement dépitée. Alors j’ai commencé à cogiter : est-ce qu’il fallait une période de transition ( comme pour le low poo) ? est-ce que le shikakaï n’était que pour les cheveux hyper secs ? est-ce qu’il fallait le combiner à d’autres produits pour qu’il devienne efficace ?

 

En toute logique j’ai cherché des réponses sur le net. Et globalement j’ai trouvé que dalle. Personne ne parlait d’une période de transition, personne ne disait que le shikakaï n’était que pour les cheveux hyper secs et plein de monde l’utilisait seul. ET SURTOUT PERSONNE NE DISAIT GALERER AVEC ! Au contraire pour tout le monde c’était magique, merveilleux, formidable, un chemin pavé de roses mais sans épines.

Ok merci les nanas de me laisser seule avec mes galères.

Du coup j’ai laissé mes neurones turbiner un petit moment.

 

Le shikakaï c’est l’aboutissement de plein d’une année d’essais, d’échecs, d’informations engrangées et de progrès. Je pense que ça m’a aidée. Parce qu’à mon 3e essai j’avais enfin les cheveux propres !!!!!!! Et, bien utilisé, mes cheveux ont adoré le shikakaï.

Alors voici mes conseils / ma façon de l’utiliser :

-> les deux premières fois j’ai mélangé 2 cuillères de soupe avec de l’eau froide, je l’ai laissé poser 10mn surtout sur les racines et j’ai rincé vite vite, bref j’avais tout faux …

 

♥ je pense que quand on passe sans transition des shampoings qu’on trouve dans les supermarchés au shikakaï on doit être dérouté par la sensation vraiment différente sous les doigts une fois les cheveux rincés. J’ai dû résister longtemps, et je dois encore le faire, à l’envie de faire un shampoing classique parce qu’au toucher j’avais l’information que mes cheveux n’étaient pas propres. Alors qu’une fois secs ils étaient nickels. Mais plus décapés, donc plus avec ce côté crissant sous les doigts après le shampoing. Ca fait 30 ans que j’utilise des produits de grandes surfaces, on n’oublie pas comme ça certaines sensations apprises (même inconsciemment) pendant des années et il faut en avoir conscience et ne plus se fier à ça pendant un temps.

♥ dans le genre « les trucs qu’il faut oublier », il faut aussi oublier la « facilité » : hop hop hop un peu sur mes racines, je frotte 2s, ça mousse, je rince et c’est tout propre. Le shikakaï demande plus de travail de la personne qui l’utilise et il vaut mieux en avoir conscience avant de se lancer dedans.

♥ moi je l’utilise de la manière suivante  : pour mes cheveux épais qui m’arrivent en général aux épaules, je mets 3 cuillères à soupe de poudre auxquelles j’ajoute de l’eau TIEDE/CHAUDE (pas d’eau froide!) jusqu’à obtenir une pâte assez liquide mais pas trop (merci Shaya). Si c’est trop liquide c’est galère à mettre sur les cheveux, on s’en fout partout, si c’est trop compacte on galère à en mettre partout, ça vient avec l’expérience 😉 J’humidifie mes cheveux avec un pshiiit d’eau et j’applique la pâte bien partout jusqu’aux pointes et je me masse vigoureusement le cuir chevelu et les longueurs pour que le shikakaï « nettoie ». Ensuite je laisse poser 10mn. Puis sous la douche je remets un peu d’eau sur mes cheveux et de nouveau je frotte vigoureusement mon cuir chevelu et les longueurs. Enfin je rince bien bien bien bien bien, bref longtemps. Et comme ça j’ai les cheveux propres.

♥ si un produit naturel ne fonctionne pas c’est probablement qu’il n’est pas utilisé correctement, pas qu’il ne marche pas.

 

En espérant que ça en aide quelques unes au lieu qu’elles se découragent tout de suite parce que maintenant c’est merveilleux mais au départ ça a été bien galère.

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