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Famille je te hais

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Se taire pour se protéger

Les vacances dont je n’ai pas parlé

 

J’étais au téléphone avec mon père et nous parlions de la rentrée de mon petit frère et de ma petite sœur.

Ou plutôt j’essayais puisque mon père ne me donnait que des réponses très vagues concernant ma petite sœur. J’ai fini par comprendre que l’emploi du temps de ma petite sœur n’était peut-être pas aussi confus que mon père le disait mais qu’il ne pouvait pas me répondre parce que ma petite sœur ne lui avait rien dit.

J’ai pesté intérieurement, mais bon sang comment pouvait-elle faire se comporter ainsi avec eux, à ne rien leur dire alors que quand même elle vit chez eux !

C’est là que ça m’a explosé à la figure.

 

Depuis longtemps, j’ai des relations complexes (compliquées ?) avec ma famille … (sauf ma mère et mon petit frère).  Cet été en a encore été un exemple des plus frappants.

Il y a de l’amour entre nous c’est certain mais aussi un passif (copieux), des tensions, des rancœurs, de l’incompréhension mutuelle. Les voir est toujours source de tension pour moi, nous n’avons pas les mêmes centres d’intérêt, pas la même façon de penser, je déteste leurs opinions à l’emporte-pièce, sans nuances ni subtilités etc etc … Si bien que mes visites se doivent d’être peu fréquentes et courtes pour que ça ne dégénère pas.

Et qu’au fil des ans j’ai mis en place un certain nombre de stratégies pour me protéger.

Dont le silence. Je tais énormément de choses. C’est à peine s’ils savent où je travaille et ce que je fais, ils ne connaissent pas mes amis, ils ne savent pas de quoi ma vie est remplie. Je leur ai même tu que j’étais partie 15j en vacances de l’autre côté de la France …

 

Et c’est exactement ce que ma petite sœur fait à sa façon. Elle se protège, elle leur tait le plus d’éléments possibles de sa vie. Peut-être avec un peu moins de subtilité que moi – encore que je ne suis pas sûre qu’ils soient si dupes que ça me concernant et je n’habite pas avec eux – mais elle fait exactement comme moi et je m’apprêtais à lui en faire le reproche alors que je suis vraiment mal placée pour ça et surtout que je ne suis absolument pas étonnée en y réfléchissant.

Bon sang, je n’ai prévenu mon père de mon départ en Inde que deux jours avant pour m’épargner l’incompréhension, l’inquiétude, les réflexions stupides !

Ce qui est … inquiétant … c’est que mon petit frère aussi applique cette stratégie. De manière beaucoup plus subtile que ma petite sœur par contre puisque si ma petite sœur bloque tout, mon petit frère, lui, semble donner mais ce ne sont que des miettes quand on y regarde bien.

Et ma grande sœur aussi a fait ça, jusqu’à ce qu’être en couple depuis longtemps semble l’émanciper.

 

Je trouve ça assez angoissant sur notre mode de fonctionnement familial … 

Les secrets de son histoire

Les lumières de l’enfance

Ma belle-mère m’a toujours tenu le discours suivant depuis que je la connais : ce qui se passent entre deux personnes, ne regardent jamais qu’elle et même quand on est l’enfant de ces deux personnes on n’a pas de droit de regard ou de jugement sur ce qui se passe ou ce qui s’est passé.

Quand j’avais 11 ans son discours me passait carrément au dessus de la tête et je ne me sentais pas concernée. En grandissant j’ai trouvé que sa position était à la fois très sage et très respectueuse.

 

Mon petit frère est venu … et mon petit frère est reparti … transportant avec lui tout son enthousiasme, sa curiosité, ses réflexions, son besoin de solitude, l’ambiguïté de cette période d’adolescence où soudain l’enfant s’entraperçoit encore, sa candeur …

Tourbillon qui a laissé des traces sans le vouloir et sans s’en rendre compte.

 

Ma grande sœur et moi avons 17 mois d’écart.

Je le sais depuis que j’ai appris à compter.

Depuis que je sais qu’il faut 9 mois pour faire un bébé (et que je n’ai pas été prématurée puisque au contraire j’ai attendu pile la date d’accouchement pour pointer mon nez contrairement à ce que le gynéco avait prédit) je sais que ce délai est plutôt court … surtout pour deux enfants issues de deux mères différentes.

Je me suis toujours expliquée cet état de fait en me disant que j’étais un bébé surprise/accident, pas programmé, pas désiré mais accepté et qu’on avait fini par accueillir avec joie quand il avait pointé le bout de son nez. Dans ma tête ça justifiait aussi le fait que le mariage de mes parents ait tenu si peu de temps : ils n’avaient pas eu le temps de se construire en tant que couple qu’ils devaient déjà se construire en tant que parents. Mais mon père ayant quitté sa première femme quand ma grande sœur avait 6 mois, ça collait niveau date.

Je n’ai jamais posé de questions à mes parents sur ma naissance si proche de ma grande sœur. Je n’ai jamais posé de questions non plus à mes parents sur comment ils se sont rencontrés, après tout ils travaillaient dans la même entreprise, ça ne prêtait pas à question. En fait je n’ai jamais posé de questions sur rien qui soit antérieur à mes souvenirs d’enfance.

M’auraient-ils répondu la vérité si je l’avais fait ?

Il y a un côté tabou à ce sujet, rappel de mauvais souvenirs et de périodes douloureuses et ils se sont surtout bien gardés de jamais m’en parler. Et le sujet aussi est douloureux pour ma grande sœur, elle en a longtemps voulu à mon père à l’adolescence et peut-être lui en veut-elle toujours un peu aujourd’hui, de l’avoir « abandonné » quand elle n’était encore qu’un bébé.

 

Mon petit frère lui n’a pas ses hésitations, ses réticences, cette implication émotionnelle. Il a interrogé mon père qui lui a répondu probablement plus franchement qu’il ne l’aurait fait pour moi. Et mon petit frère de me répéter avec toute sa candeur que mon père connaissait déjà ma mère avant la naissance de ma grande sœur mais qu’à cette époque là quand on mettait une femme enceinte on l’épousait même quand on était amoureux ailleurs …

Est-ce que ça change quelque chose ?

Pas pour l’adulte que je suis, qui a vécu et réfléchi. C’est désagréable je ne le nie pas mais plus parce que ça me met face au fait que ce que je croyais savoir était plus ou moins erroné ou construit sur des choses peu étayées, et que ça m’oblige à reconsidérer les choses et modifier mes schémas, que parce que ça fracasse quelque chose en moi. Il en aurait peut-être été autrement si j’avais été adolescente, à l’âge où on juge à la fois durement ses parents et où on a des opinions très tranchées et finalement très peu confrontées à la réalité aussi.

Toutefois … j’espère que ça n’arrivera jamais jusqu’aux oreilles de ma grande sœur. Je ne suis pas sûre qu’elle le vivrait ainsi même après tant de temps … Et je n’interrogerai pas mes parents sur cette partie de leur vie. Ça ne regarde qu’eux.

L’effet miroir

Le défi c’était aussi l’absence de moments à moi et de calme

 

Il y a quelques semaines de ça, c’était fête de famille pour moi.

C’était surtout à la fois la première fois que je m’éloignais de chez moi depuis que je sais que j’ai cette maladie et la première fois que j’allais revoir les membres de ma famille.

Je m’étais préparée à ce que ça ne soit pas évident, mais je ne m’étais pas préparée à ce que ça le soit … comme ça.

 

Il a fallu gérer l’anxiété de mes parents déjà.

De ma mère qui n’était pas sereine de me voir m’éloigner géographiquement d’elle pour la première fois depuis que je suis sortie de l’hôpital en l’appelant pour lui dire « maman il faut que je te dise …. j’ai ça ». Comme si à l’autre bout de la France si jamais quelque chose se passait ils ne seraient pas capables de s’occuper de moi.

De mon père ensuite, qui n’a trop rien dit quand je lui ai annoncé à son tour cette maladie mais qui n’en a pas pensé moins. Ainsi la veille de mon arrivée, je l’ai eu paniqué au téléphone, ne se souvenant plus ce que je prenais au petit déjeuner … Comme si c’était important … moi qui n’ai pour indispensable à ce repas là qu’un thé et un jus d’orange, faisant feu de tout bois pour le reste.

 

Il a fallu gérer les autres aussi.

J’ai passé le week-end à regretter d’avoir parlé de cette fichue maladie à ma famille. Je suis plutôt taiseuse sur ce genre de choses et si j’avais écouté ma nature je ne leur en aurais pas touché un mot, je me suis fait violence pour aller contre ça. Parce qu’il ne fallait pas, parce que ça n’aurait pas été correct envers eux, parce que ça aurait fait un obstacle entre nous.

J’avais juste pas prévu qu’eux, iraient en parler aux gens qui leur sont proches. Et ça fait beaucoup de monde. Qui se sont donc jetés sur moi pour prendre de mes nouvelles. D’un côté c’était « mignon », ça m’a montré indirectement que ma famille se faisait beaucoup de souci pour moi. Mais en vérité c’était surtout …. comme si on me mettait une petite claque chaque fois. C’était un week-end de fête, d’insouciance et les autres me renvoyaient encore et encore à ça, comme si c’était la seule chose qu’on avait à me dire ou à me demander sur ma vie actuelle.

 

Et je n’avais vraiment pas besoin de ça.

Parce que le plus compliqué ces jours-là à gérer ça a été …. moi.

J’ai inventé un mot qui m’existe pas, j’appelle ça « la souciance » qui n’est ni plus ni moins que le contraire de l’insouciance.

Avant quand je partais en voyage ou en week-end, je n’étais qu’euphorie anticipatrice « gniiiiii je paaaaars (loin) de chez moiiiiii gniiiiiiiiiiiiii ! » … eh bien je me demande si je retrouverai cette état d’esprit un jour. Bien sûr qu’avant je gérais l’organisation et la valise et le reste mais j’avais juste hâte de partir. Maintenant j’ai peur, et je pense à toute l’organisation que ça demande, les médicaments à ne surtout pas oublier et ça signifie aussi ne pas oublier de les prendre aux heures où ils doivent l’être, les laboratoires d’analyse à trouver pour faire les prises de sang nécessaires, le médecin à appeler pour lui donner les résultats, et j’en passe et des meilleurs. La souciance. Ne plus jamais partir l’esprit libre, ne plus jamais profiter intégralement d’une journée sans se dire qu’il ne faudra pas oublier le médicament à 19h45 (ou sans que le téléphone le rappelle), etc.

Mon conte préféré quand j’étais petite c’était la princesse aux petits pois, je l’aime toujours beaucoup d’ailleurs (ne me demandez pas pourquoi). Sauf que loin de chez moi, mes exigences et moi m’ont vraiment fait l’effet d’être une princesse capricieuse. Et vas-y que j’ai besoin d’un 2e oreiller pour surélever mes pieds pour dormir, et vas-y que « non je peux pas manger de carotte crue et puis vraiment pas trop de salade verte/haricots verts/tomates/épinard/blettes/fèves et puis je vais m’arrêter là sinon on en a pour la nuit »

J’en hurlerais de rage, de frustration, de me voir ainsi demander parce qu’il me faut plus désormais que ce qu’il faut à n’importe qui et que si chez moi tout a été aménagé depuis longtemps et que je n’y pense plus, chaque fois que je suis loin de chez moi me rappelle à ça.

 

C’est ça finalement qui a été le plus difficile ces jours là, me voir dans les yeux des autres. Cet effet miroir.

Il va me falloir un peu de temps encore pour le digérer.

Ce qu’on lègue à nos enfants sans le vouloir

Ma petite sœur va mal.

Et tout le monde met beaucoup d’énergie depuis 6 mois à ne pas le voir alors qu’à défaut d’être capable de le dire, elle l’exprime de toutes les manières possibles. Ou à minimiser les choses. Ou à espérer que ça va s’arranger tout seul.

Voire à tenir des discours à la fois stupides et dangereux qui risquent surtout d’empirer les choses : mon père de dire qu’il va la foutre dehors quand elle aura 18 ans et que ça va l’obliger à apprendre à se contrôler, ma grande sœur de penser que si elle se met un coup de pied au cul ça ira mieux, ma belle-mère de ne surtout rien dire mais d’exploser sans cesse.

Et moi de penser que c’est surtout une bonne prise en charge par un psychiatre avec relais médicamenteux qui s’impose urgemment. Ce que tout le monde s’acharne à considérer le moins possible … sauf ma petite sœur à qui il manque l’indépendance (sur tous les plans puisqu’elle est mineure encore) pour pouvoir se passer de l’accord de ses parents.

Tentation de la tête dans le sable en attendant que la crise passe … d’une façon ou d’une autre.

 

J’essaye de ne pas leur jeter la pierre, de garder à l’esprit que la souffrance psychique est mal connue du commun des mortels (et plus encore) et que ça s’accompagne souvent d’un tas d’idées erronées et de prescriptifs et stupides « yakafokon ».

J’essaye aussi de garder à l’esprit que la perspective d’une prise en charge psy soit éminemment douloureuse pour ses parents et les autres membres de la famille, qu’il soit le symbole d’une remise en cause personnel, qu’il signe un échec individuel et collectif. Qu’il leur faille un peu de temps pour s’habituer à l’idée soit, mais à un moment la souffrance de ma petite sœur ne pourra pas passer après la leur.

 

J’essaye enfin de regarder les choses comme ils les voient, ou plutôt comme ils veulent les voir ?, et de me dire qu’il leur faudra du temps pour comprendre comment nous en sommes arrivés là et … qu’ils n’y arriveront peut-être tout simplement jamais.

Parce que quand on regarde les choses objectivement et avec une certaine distance on ne comprend pas pourquoi ma petite sœur va si mal. Elle est la fille aimée et choyée d’un couple qui s’aime toujours autant malgré les années et qui ne sont ni maltraitants ni toxiques, elle a grandi dans un milieu hyper privilégié sans connaître de grands soucis ou de grandes crises, ses parents sont prêts à (presque) tout pour lui donner les meilleures chances pour l’avenir que ce soit sur un plan financier ou autre.

Pourtant quelque chose dysfonctionne. Ça m’interroge beaucoup personnellement d’ailleurs. Je ne peux pas dire que ça ne soit que la faute de ses parents (parce que le problème se situe quand même surtout là) ou de la famille, ni que ce soit que la faute de ma petite sœur. C’est entre les deux que ça frotte. Les réactions, le caractère et l’attitude de ma petite sœur interagissent mal avec les réactions, le caractère et l’attitude de ses parents. Et vice-versa. Personne ne l’a jamais voulu mais le fait est que c’est là. Et je me dis qu’on peut être les meilleurs parents du monde, vouloir sincèrement le meilleur pour son enfant, ça peut quand même mal se passer, parce que … parce que quoi justement ? Parce que les caractères sont trop forts et ne s’accordent pas ? Parce que l’histoire familiale qu’on se trimballe déteint malgré nous ? Parce qu’on n’a pas la bonne réaction au bon moment ? (sans pour autant avoir eu une mauvaise réaction, juste « pas celle qu’il fallait pour la personne en face ») Parce que l’autre s’enferre dans une façon de faire et d’être dont on ne sait pas le faire sortir ?

 

Après je mentirais si je disais que je suis étonnée. Ma petite sœur a toujours eu une fragilité que je n’ai pas repéré chez les autres membres de notre fratrie, en même temps elle a hérité de la place la plus compliqué, coincée entre deux très grandes sœurs physiquement absentes mais omniprésentes dans l’esprit du père et un petit frère solaire, petit dernier et seul garçon tant désiré dans cette lignée uniquement féminine jusqu’à présent. Un jour une spécialiste de l’enfance m’avait dit que dans une fratrie de 3, c’était souvent l’enfant du milieu qui posait le plus de problème avec une vraie difficulté à trouver sa place. (Nous sommes 4 mais je crois qu’on peut aisément nous réduire ma grande sœur et moi à une même entité dans notre fratrie élargie)

 

Bref ma petite soeur va mal et il serait temps que nous ouvrions les yeux.

 

nb : quand je vois comme c’est douloureux pour moi d’écrire sur ça, je jette encore moins la pierre aux autres de n’avoir pas envie de voir.

 

C’était le temps de l’insouciance

Tout vient à point

Le dernier livre qu’on m’a offert et quel bonheur

 

Il y a 3 ans de cela, pour mon anniversaire, mon père m’a offert une paire de boucles d’oreille et deux livres.

Sur le moment, j’ai à peine jeté un œil sur les deux livres, j’ai juste regardé les titres et je me souviens de ne même pas avoir lu le 4e de couverture. Non pas par désintérêt ou parce que les boucles d’oreille mobilisaient toute mon attention – même si elles étaient vraiment magnifiques et que ça ne nécessitait pas beaucoup de ressources intellectuelles de ma part pour m’en rendre compte – mais parce que mon père fidèle à lui-même – même si maintenant qu’il est à la retraite il s’améliore – m’avait offert mes cadeaux d’anniversaire en juillet, soit quasiment 6 mois après la date et que ça n’a pas beaucoup de sens pour moi de les recevoir avec tant de retard (néanmoins j’attends le cadeau de mes 30 ans de ma soeur depuis plus d’un an, je la pense en passe d’établir un record, et je n’ai toujours pas reçu non plus celui de mes 31 puisqu’ils devraient arriver ensemble), et qu’en plus on était la veille du mariage de ma grande sœur dont j’étais la témoin ce qui me donnait vraiment autre chose à faire et à penser que de m’intéresser au contenu de ces deux livres.

Manque de bol en plus, les titres et les couvertures étaient assez peu représentatifs de leurs contenus, et à mes yeux assez peu incitatifs à la lecture. Du rose partout, des titres très emphatiques, j’ai eu tôt fait de les classer en … comment dire ça …. vous savez ces livres qu’on lit facilement et qu’on oublie sitôt les avoir fini ? Comme les Musso et cie. Sans jugement parce que ça fait des fois du bien de se vider la tête sur des livres faciles mais je ne suis pas forcément super adepte de ce genre de livres très superficiels.

Alors après le mariage de ma sœur, j’ai posé ces livres dans ma pile de livres à lire sans les avoir ouvert ni n’avoir lu la 4e de couverture, en me disant que mon père me connaissait fort mal tout de même.

Et ils y sont restés depuis tout ce temps. Je les voyais à intervalle régulier en me disant qu’un jour j’allais me décider à les donner même en ne les ayant jamais ouvert.

 

Et puis … et puis il y a quelques mois  – DRAME ! – je me suis retrouvée avec plus rien à lire. Enfin, plus rien …. je me comprends, j’ai arrêté de compter le nombre de livres que j’ai sur ma liseuse et ma bibliothèque est bien remplie mais je n’avais plus rien de nouveau et/ou d’excitant à lire. Et en traînant devant ma bibliothèque, je suis retombée sur ces deux livres. J’ai « enfin » regardé la 4e de couverture et j’en ai ouvert un. Qui n’était certes pas de la grande littérature, ni de ses livres qui vous marque irrémédiablement, mais qui se passait en Écosse et ça valait le coup de le lire en deux jours rien que pour les descriptions de ces paysages que je rêve de découvrir un jour.

Du coup je me suis gardé le 2e sous le coude en me disant que son heure viendrait bien un jour aussi. Et son heure est venue, et malgré le titre et la couverture en tons pêche rose il est bien moins superficiel que je le pensais puisqu’il traite du problème de la discrimination raciale aux USA.

Finalement mon père ne me connaît pas si mal que ça …

 

Je me suis dit que j’avais eu raison d’attendre 3 ans pour les lire. Enfin.

C’était d’ailleurs un peu pour ça que je ne m’étais jamais décidée à m’en séparer. Parce que j’avais gardé le souvenir de ce livre, les cerfs-volants de Kaboul, qu’on m’avait donné quand j’étais au lycée ou à la fac en me disant qu’il était merveilleux mais qui, moi,ne m’avait pas du tout inspirée mais que j’avais conservé pendant des années … avant de retomber dessus après mon voyage en Inde et de tomber littéralement amoureuse de ce livre qui m’évoquait tant désormais.

 

Je crois vraiment qu’il y a un temps pour rencontrer certains livres (et que pour certains cette rencontre ne se fera jamais), a fortiori quand on nous les a offert, que nous ne les avons pas choisi. Qu’il faut se laisser et leur laisser la possibilité d’y revenir plus tard. Y compris des années après. Quand le moment sera venu ou qu’il sera juste le bon moment.

Je sais aussi qu’il y a des choses difficiles à m’offrir, et que les livres en font partie (comme les vernis) même si c’est tentant. Parce que j’ai lu tellement et développé un goût si pointu qu’on peut facilement tomber sur un livre que j’aurais déjà lu ou … un vernis qui ne me plairait pas du tout. Et qu’il faut bien connaître les livres déjà dans ma bibliothèque et mes goûts, ou alors avoir saisi au vol le nom d’un livre que j’aimerais tant lire sans l’avoir encore fait, pour ne pas se planter à l’exercice. Ce qui ne m’empêche pas d’avoir des très bonnes surprises régulièrement, des pépites que j’aurais raté ou vers lesquelles je ne serais jamais allée.

Et puis parfois il faut juste le temps.

Nous partîmes neuf mais par un prompt renfort nous nous vîmes … deux en arrivant à table

Le Papa Noël ne pouvant physiquement faire sa tournée en une nuit il est passé en avance chez moi 😉

 

La vie est farceuse … il y a longtemps que je le sais.

Or donc ce Noël tous ensemble dont nous avons rêvé, parlé, préparé depuis plus de 3 mois … n’aura finalement pas lieu.

 

Un décès dans la famille de ma belle-mère une semaine pile avant Noël a tout changé et moi qui devait passer un Noël entourée de toute ma famille, finalement nous le passerons … à deux. J’ai lu cette semaine que pour le Nouvel An Chinois on posait sur la table un bol et une paire de baguettes pour chaque personne absente ce soir là, en riant j’ai dit à ma mère que j’allais peut-être faire la table pour neuf personnes que j’avais prévu et laisser les assiettes vides. 

Oui évidemment je m’en faisais une telle joie de les avoir dans ma ville, j’avais préparé tellement de choses pour cette réunion de famille. Je me réjouissais qu’après l’avoir vu sous le soleil et la chaleur de l’été, mon petit frère la découvre dans sa tenue d’hiver. Tout ça et tant d’autres choses … tombées à l’eau.

Il a fallu gérer pas mal d’émotions et de sentiments compliqués cette semaine. La tristesse de ce décès si brutal évidemment, mais si seulement il n’y avait eu que ça … il y a eu aussi à gérer la culpabilité de ne pouvoir me rendre aux funérailles, le dépit de me retrouver privée de ma famille, l’impression que la Mort me colle aux basques en cette fin d’année, le dépit de ma famille de ne pas pouvoir venir passer Noël ici, la culpabilité de ma grande sœur déchirée entre deux obligations. Et puis des choses pas très belles aussi … dont ma colère immense et complètement irraisonnée contre la personne décédée de nous « voler » ainsi notre Noël.

 

Ce décès nous a renvoyé brutalement à pas mal de choses les uns et les autres. M’a renvoyé à pas mal de choses. Notamment au décès de mon grand-père le jour de mon anniversaire. Ça y a fait un écho violent, cette même colère d’être « volée », moi qui pensais avoir dépassé cet épisode désormais.

Mais il y a eu aussi du positif de ce grand chamboulement. J’ai beaucoup échangé avec mon père cette semaine par téléphone et mon père a fait preuve d’une grande douceur envers moi dans nos échanges, reconnaissant l’impact que ce décès avait sur moi (alors que je ne suis pas la plus impactée on ne va pas se mentir) et c’était vraiment réconfortant. Par ailleurs nous avons eu des échanges moins superficiels que tous ceux que nous avons régulièrement et ça ne nous était pas arrivé depuis très très longtemps …

Nous avons eu notamment une discussion qui a abouti au fait qu’on ne maîtrisait ni sa naissance ni sa mort et pas grand chose entre les deux et qu’il n’y avait pas grand chose à faire sauf agir en s’adapter au mieux. J’ai trouvé ça très réconfortant comme discussion.

 

Dans mon bullet journal de décembre j’avais noté « passer un chouette Noël ». Dimanche dernier j’ai failli, de dépit, le raturer me disant que ça n’avait plus de sens. Et puis finalement non. Il m’aura fallu 2j pour me retourner mais même si ce n’est pas le Noël imaginé pendant 3 mois, cela scelle-t-il définitivement le sort de ce Noël ? J’ai décidé que non. Parce que je n’ai pas besoin d’avoir toute ma famille autour de moi – et n’idéalisons pas les choses leur présence aurait impliqué aussi son lot de contrariétés et d’aigreurs – pour passer un chouette Noël, pas besoin d’une grande tablée, d’un méga repas et de conversations qui bourdonnent en tout sens. Du coup je me suis demandée ce qui m’était vraiment indispensable pour passer un chouette Noël, est-ce qu’être seule si ça devait arriver un jour serait si terrible tant que j’ai un bon petit plat, une bonne petite bouteille et un bon film ? 

J’ai bien réfléchi et j’ai fini par trouver ce qui m’est indispensable. Les cadeaux sous le sapin, des cadeaux que je ne me serais pas offert moi-même, et je n’en manque pas cette année encore. Ça peut paraître bassement matérialiste mais il n’en est rien. Je n’ai pas besoin de cadeaux à 200€ et de tous les derniers trucs à la mode, mais tant qu’il y aura des cadeaux sous le sapin, même si le jour de Noël je suis physiquement seule, je saurai que j’aime et que je suis aimée en retour. Et ça me suffit.

 

Alors je vous souhaite un très bon réveillon et surtout … d’être aimé(e).

Trop gâtée ?

Mmmmhh ?

Mmmmhh ?

 

L’année dernière, ma belle-mère a été gravement malade. Par gravement j’entends qu’elle a été brutalement plongée en coma artificiel et hospitalisée plusieurs jours en réanimation.

A cette occasion, mon père s’est retrouvé à devoir soudainement tout gérer, la logistique d’une maison, deux enfants (ma foi relativement grand), son travail et … l’hospitalisation angoissante de sa femme. Ma grande sœur et moi-même lui avons proposé de débarquer en catastrophe pour l’aider ce qu’il a refusé obstinément. Et il faut bien reconnaître qu’il a tout mené de front.

A cette occasion néanmoins, j’attendais de ma petite sœur de 15 ans qu’elle fasse preuve d’un peu de maturité et d’autonomie en oubliant un temps son nombril et sa petite personne, et qu’elle essaye d’aider au mieux mon père. Il n’en a rien été … bien au contraire. Elle a été absolument insupportable, poussant loin mon père dans ses retranchements alors que la période était déjà franchement difficile. Quand celui-ci m’en a fait part, j’ai trouvé des excuses à ma petite sœur, pensant qu’elle était insupportable parce qu’elle gérait mal l’angoisse et le stress lié à l’état de santé de sa mère. Sauf que … une conversation avec elle et mon petit frère le lendemain m’a montré qu’ils étaient tout sauf inquiets concernant leur mère et qu’en fait ils n’avaient strictement aucune idée de la gravité de son état de santé. Je me suis surtout bien gardée de leur ouvrir les yeux sur le moment.

 

Mais depuis cet épisode j’ai beaucoup réfléchi et d’autres événements depuis m’ont amené à me dire – même si c’est un peu horrible mais ma grande soeur partage mon avis – qu’en fait ma petite sœur avait peut-être été trop gâtée par la vie. Ou plutôt que celle-ci ne lui avait pas encore appris dans la douleur qu’elle réserve tant de mauvaises surprises et que souvent il faut aller chercher les choses avec les dents. Ma petite sœur est de ces enfants qui n’ont jamais eu de problèmes : ses parents sont toujours mariés et heureux, ils n’ont pas de problèmes financiers, pas de problèmes d’emploi, pas de problèmes de santé. Ma petite soeur n’a jamais manqué de rien, ni affectivement ni matériellement, et accessoirement elle n’a jamais eu à aider ou prendre en charge des choses à la maison la répartition des tâches étant parfaite entre mon père et ma belle-mère.

Dans une moindre mesure ma petite soeur est comme ces enfants riches qui ont toujours été entourés pour satisfaire à tous leurs besoins, ont toujours tout eu; et se montre incapable de se prendre en mains – et de prendre les choses en mains – en cas de difficultés.

 

Jusqu’à présent, je trouvais que c’était plutôt une chance pour ma petite soeur de n’avoir pas été obligée de se confronter à une autonomisation rapide et forcée comme ma grande soeur et moi l’avons connu. Maintenant je ne sais plus …

Des voyages et des livres

Et là tout se mêle

Et là tout se mêle

 

Quand je suis partie en Inde, j’ai prévenu mon père 2 jours avant mon départ.

Parce que … parce que j’étais plus jeune, que c’était mon 1er vrai voyage à l’étranger, seule et vraiment loin, dans un pays qui véhicule vraiment beaucoup de choses dans l’esprit des gens. Parce que j’étais plus jeune, pas sûre d’assumer ce dans quoi je m’étais lancée et que par lâcheté je voulais m’éviter le discours terrifié/terrifiant, l’incompréhension, la colère, la froideur … bref toutes ces choses que mon père allait (peut-être) (sûrement) me renvoyer. Parce que je n’avais pas trouvé le moment propice pour m’élancer et le lui dire et encaisser ses réactions.

Parce qu’en définitive c’était vraiment très bien d’avoir attendu le bout du bout pour lui dire.

 

J’ai vieilli, j’ai pas mal (pas autant que je voudrais) voyagé depuis, j’ai attrapé le virus de la vadrouille je crois, j’ai acquis l’assurance de l’expérience, celle qui dit que je peux me débrouiller seule même dans un avion plein d’indiens dont l’accent au couteau me rend inintelligible l’anglais. Du coup je me suis lancée il y a peu pour annoncer à mon père mon départ futur (pas prochain encore, mais futur) au Pérou pour autant de temps que j’étais partie en Inde.

Discours terrifié/terrifiant, froideur qui cache la colère ou la peur, incompréhension, absence total d’enthousiasme ou d’encouragements. Heureusement que je me passe de sa permission pour faire quoi que ce soit depuis longtemps.

 

Pour rien au monde je ne renoncerai à cette envie de voyager et d’explorer le monde même si personne dans mon entourage ne le comprend.

 

….

 

Et puis, coïncidence temporelle,  retombée par hasard sur ce billet exhumé par Lizly, je me suis dit que mon père ne devrait pas s’étonner en fait que je vadrouille et que j’aime ça.

Les livres m’ont formé, formaté, préparé, prédisposé à voyager. Ils m’ont appris à voyager en fait. Sans bouger de ma chambre peut-être mais ils m’ont emmené dans des lieux inconnus, ils m’ont appris à me laisser embarquer sans forcément savoir où j’allais, à me laisser porter malgré la perte des repères familiers.

Finalement je voyage depuis que j’ai 6 ans.

Et je voyage parce que je lis.

St Marc éclairée

Retrouver Venise

St Marc éclairée

Bientôt …

 

Depuis combien de temps j’y pense et j’en parle de ce voyage ?

Depuis 2 ans et qu’après avoir emmené ma petite soeur à Londres, j’ai dit à mon petit frère que pour ses 14 ans, lui aussi il aurait son voyage ?

Depuis 1 ans quand je lui ai dit de réfléchir à la destination de SON voyage ?

Depuis 9 mois quand il m’a dit qu’il aimerait aller en Sicile ou à Venise ?

Depuis 6 mois quand j’ai constaté que la Sicile aux dates voulues ce serait impossible et qu’en conséquence nous irions à Venise ?

Depuis tout ça et tant d’autres choses …

 

Plus la date approche et plus je trépigne d’impatience, telle une enfant qui voudrait accélérer le temps pour être le matin de Noël et découvrir ses cadeaux.

J’ai hâte de retrouver Venise, sa beauté, sa sérénité, sa splendeur, son calme, son mystère, son charme, son originalité. J’ai hâte de la faire découvrir à mon petit frère et ma grande soeur, de voir leur émerveillement, de les sentir conquis. J’ai hâte de parcourir ses ruelles, de franchir ses canaux, d’admirer ses palais, de contempler ses couleurs, d’écouter son souffle, de déambuler dans ses recoins.

J’ai hâte, j’ai hâte, j’ai hâte.

 

Et j’ai peur.

La première fois, je suis allée à Venise parce qu’on m’y emmenait, sans rien attendre d’elle à part trop de tourisme, trop de touristes, trop de romantisme dégoulinant et de la déception. Et elle a déployé ses plus beaux atours pour me retourner et me séduire en 1/4 de seconde : une lumière, un soleil et un ciel bleu incroyable, un peu de brume pour se faire mystérieuse le soir, le calme de début janvier sans être pour autant déserte (je doute que Venise le soit jamais, déserte), la douceur de l’air comparée aux températures glaciales de mes Alpes, des découvertes culinaires à tomber à la renverse. Toute ma première fois à Venise n’a été qu’enchantement.

Alors je tremble un peu que cette seconde rencontre ne brise toute la magie crée par la première. Et si Venise était envahie de touristes au point de ne plus pouvoir circuler dedans ? Et s’il pleuvait non stop les 4 jours ? Et si sous la grisaille, Venise perdait tout son charme et son éclat ? Et si après leur avoir tant vanté Venise, mon petit frère et ma grande soeur étaient déçus ? Et si tout n’était que galères et moments de lose absolue ? Et si après m’avoir tant séduite, Venise ne s’avérait qu’une illusion trompeuse ?

 

Oui j’ai peur un peu. Mais j’ai hâte. Mais j’ai peur.

La théorie des cadeaux

Promis, après j'arrête

Et il y en a encore caché à droite et derrière ceux qu’on voit ^^’

On est quand même bien d’accord que l’un des trucs qui joue le plus à Noel ce sont les cadeaux non? 

(Ouais on va être matérialiste mais pas que …)

 

J’ai toujours du mal à comprends les gens/familles qui instituent le « pas de cadeaux à Noel (que pour les enfants) ». Même si je comprends l’allègement financier que cela représente et la disparition des cadeaux ratés reçus (ou offerts).

J’ai inversement beaucoup de mal à comprendre les gens/familles qui instituent le « tiens va t’acheter ton cadeau toi-même et tu l’emballes pour le mettre sous le sapin ». Même si je comprends la facilité et le confort d’une non-prise de risque.

Sauf que dans les deux cas c’est le temps et l’investissement émotionnel de celui qui offre qui est plutôt à remettre en cause. Et dans ce domaine il s’avère que je suis extrêmement chanceuse en fait, je m’en rends compte.

 

Ce n’est pas le cas tous les ans, loin de là mais cette année j’ai fait une petite liste d’idées de cadeaux de Noel pour ma famille. Parce que je sais que c’est quand même plus facile quand on est un peu guidé, on ne se retrouve pas complètement paumé avec zéro idées pour le jour J … et un cadeau tout pourri. Et même si je ne fais pas une liste, nous avons un fonctionnement en « téléphone arabe » dans ma famille : je donne des idées à ma grande sœur qui les répète à mon père (et vice-versa), ma belle-mère demande à ma mère, mon petit frère nous donne une idée de cadeau pour mon père, mon père m’appelle pour me demander des idées de cadeau pour mon beau-frère, le sms envoyé à mon beau-frère pour vérifier que ma sœur n’avait pas déjà le livre que je souhaitais lui offrir. Au final on essaye le plus possible d’avoir des idées de cadeaux qui vont plaire à leurs destinataires et la surprise sur le contenu des cadeaux ! (Et ça communique beaucoup de manière secrète pendant novembre/décembre)

Et puis sinon il reste nos cerveaux et ce que nous savons des autres. C’est en partie pour ça que je fais toujours les cadeaux en commun avec ma grande sœur : 2 cerveaux pour réfléchir, 2 fois plus d’informations sur une même personne. (Et ne nous mentons pas : un budget 2 fois plus gros) (ainsi que 2 fois moins d’énervement puisque nous nous répartissons les tâches)

Ça ne veut pas dire que nous ne nous foirons pas parfois. Mais quand même on y met du notre et pas qu’un peu.

 

Et ça dans le fond, je crois que c’est le plus important.

J’ai fait une liste de cadeaux de Noël oui. Si bien que dans le tas de paquets cadeaux au pied du sapin, j’ai une bonne idée de ce que certains doivent contenir : hummm le paquet noir à pois blanc ? Sans aucun doute la BD que j’ai demandé. Et celui rayé ? Les deux livres demandés également. (Hummm dans le paquet rose à pois argenté ? OK c’est un cadeau que je me suis faite à moi-même ^^)

Sauf que … Sauf que dans chaque colis contenant ces cadeaux qui ne seront pas une surprise, il y avait au moins un cadeau de plus dont je n’ai aucune idée de ce que c’est. Vraiment aucune idée.

Si bien que sur les 10 cadeaux que j’aurai à ouvrir demain (10!!! O_o) il n’y en a que 4 dont je suis sûre ou quasi sûre du contenu. Et si je suis ravie qu’on m’ait offert ce que j’avais demandé et que je sais que ça me plaira, je reconnais que ces cadeaux surprises ont une petite saveur supplémentaire. Celui de la recherche, du temps passé, de l’effort supplémentaire, de l’attention qu’on m’a portée. Peu importe ce qu’ils seront : le geste suffit.

Et j’ai drôlement hâte de les ouvrir !

 

Mais j’ai aussi drôlement hâte qu’on ouvre ceux que j’ai offert en espérant qu’ils plairont ! (je suis terrifiée par l’idée de m’être plantée en offrant un cadeau, du coup j’ai toujours envie d’aller me planquer dans les WC quand on les ouvre)

 

 

Sur ce je vous souhaite à tous un bon Réveillon. Profitez des vôtres, passez une belle soirée joyeuse et heureuse quelque soit les éléments qui la composent! (on peut être heureux seul avec un paquet de chips sur son canapé).

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