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Dans ma valise

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Incas et lac Titicaca : les bofs, les flops et les regrets …

Comme pour tous les voyages, il y a eu des ratés au Pérou. Des déceptions, des frustrations. Des choix qu’il a fallu faire ou qu’on a fait pour moi, des trucs que j’avais imaginé et qui se sont avérés bien loin de ce que j’avais imaginé etc … Mais finalement quand je fais la liste, je me dis qu’il n’y en a pas eu tant que ça.

Alors après les supers tops et les tops, il faut quand même que j’aborde ce qui m’a déçue.

Et puis après je vous ferai un billet récapitulatif avec tout plein de conseils pour boucler ce chapitre péruvien.

 

Les regrets

♠ Cusco

J’aurais dû mettre Cusco au minimum dans les tops. Voire dans les super tops. Et pourtant elle se retrouve dans les regrets.

J’ai eu un véritable coup de coeur pour cette ville que j’ai trouvé magnifique … ce qui est pour le coup vraiment rare au Pérou tant la plupart des villes se sont avérées vraiment moches à mes yeux d’européenne. Bien souvent, à Lima, à Arequipa, à Puno, vous n’avez guère que la Plaza des Armas, héritage de la colonisation espagnole, qui soit architecturalement intéressante. Le reste de la ville étant constitué de maisons en brique, pas finie, construite au petit bonheur et de rues cabossées pas entretenues. En fait on nous a expliqué que les péruviens investissaient vraiment peu l’extérieur de leur maison et en plus ils construisent en fonction de leurs besoins/argent donc ils font le rdc en prévoyant déjà le 1er étage mais concrètement celui-ci reste à l’état de projet pendant des années avec les poteaux et les barres d’acier qui sortent en tout sens. En tant qu’européenne, habituée à une architecture plutôt léchée, ça m’a vraiment fait bizarre. Après, je le comprends aussi parce que le Pérou est très souvent soumis à des gros séismes qui détruisent massivement, alors si tous les 10 ans il faut reconstruire sa maison, on n’a pas trop envie d’en faire des tonnes pour qu’elle soit belle extérieurement.

Mais Cusco diffère beaucoup de ça. Ancienne capitale de l’empire Inca, il en reste énormément de vestiges dans la ville et aux alentours. Les espagnols ont réutilisé ces bâtiments incas, leurs rues etc en imprimant bien sûr leur propre trace de manière harmonieuse. Evidemment, quand on sort de l’hypercentre on retrouve les maisons péruviennes classiques mais le centre architectural est bien plus important que je ne l’ai vu ailleurs. Et il est beau. Vraiment.

Mais …

Mais je n’ai fait que survoler Cusco. Je n’y suis restée que 2j et en plus c’était la fin du voyage, la fatigue se faisait sentir et je n’ai rien vu de ses richesses. J’ai vu sa beauté mais j’aurais voulu visiter la cathédrale et pas juste en voir l’extérieur. J’aurais voulu visiter l’église de la compagnie de Jésus et pas juste en voir l’extérieur. J’aurais voulu par dessus tout visiter le couvent St Dominique construit sur le plus célèbre temple inca : le temple du soleil, et pas juste en voir l’extérieur sans en plus en comprendre l’importance sur le moment. J’aurais tué toute ma famille pour visiter le Sacsayhuaman.

De tout ça je n’ai rien vu ou alors juste l’extérieur et j’en garde un goût de regrets amers malgré l’amour fou que je porte désormais à cette ville. (insérer ici des coeurs dans les yeux)

La iglesia de la compania de Jesus

La iglesia de la compania de Jesus

 

Un bout de la plaza de Armas

Un bout de la plaza de Armas

 

El convento Santo Domingo que j'aurais tant voulu visiter :(

El convento Santo Domingo que j’aurais tant voulu visiter 🙁 (on voit très bien le mur inca en pierre noire sans mortier)

 

Les beaux balcons de bois

Les beaux balcons de bois

 

Un autre bout de la Plaza de Armas

Un autre bout de la Plaza de Armas

 

Rue made in inca avec ces murs inclinés de part et d'autre en pierre sans mortier

Rue made in inca avec ces murs inclinés de part et d’autre en pierre sans mortier

 

Une des collines qui entourent Cusco

Une des collines qui entourent Cusco

 

Le bel arc-en-ciel au dessus de la cathédrale (à gauche) et l'église des compagnons de Jésus (à droite)

Le bel arc-en-ciel au dessus de la cathédrale (à gauche) et l’église des compagnons de Jésus (à droite)

 

♠ La Bolivie

C’est mon 2e gros / énorme / gigantesque regret mais pour le coup je le savais depuis le départ.

Dans l’idéal j’aurais fait Pérou ET Bolivie. Pas forcément toute la Bolivie mais au moins le salar d’Uyuni. C’est un rêve … absolu, oui écrivons-le, que de voir ça un jour. Mais ça n’était pas possible sur ce voyage-là, ni en temps ni en finance. Mais le lac Titicaca est commun au Pérou et à la Bolivie et apercevoir les montagnes enneigées de la Bolivie, ça m’a quand même bien bien tordu le bide.

J’aurai ma revanche !

 

Les bofs/flops

♠ Les communautés du lac Titicaca

Je savais que je n’allais pas aimer, je me connais ça fait 30 ans que je vis avec moi-même. Et donc je n’ai pas aimé. J’irai même jusqu’à dire que j’ai détesté. J’ai un vrai problème avec ce type de … d’excursions, on va dire ça ainsi. Une certaine ambivalence. Parce que vraiment je déteste. Je déteste cette intrusion chez les gens, je déteste ce côté Disneyland folklorique avec le petit spectacle et puis après on passe au magasin de souvenirs. En même temps j’ai bien conscience de l’apport financier que ça représente pour ces familles. Alors j’ai serré les dents et j’ai essayé de profiter quand mon cynisme me le permettait et de ne pas gâcher le plaisir de tout le monde ….

Les femmes de la presqu'île de Llachon

Les femmes de la presqu’île de Llachon

 

De la couleur beaucoup :D

De la couleur beaucoup 😀

 

Une petite fille de la communauté Uros

Une petite fille de la communauté Uros

 

Une famille de la communauté Uros

Une famille de la communauté Uros

 

♠ Les dîners touristiques

Ca aussi je savais que j’allais détester et il faut bien reconnaitre que j’ai été extraordinairement préservée quand même sur ce voyage là mais j’y ai quand même eu droit DEUX FOIS.

Et à chaque fois … j’ai dû lutter contre un incoercible fou rire devant le ridicule du truc (parce que vous ne croisez déjà aucun péruvien en poncho alors un péruvien en poncho qui danse c’est … très très wtf) pour ne pas gâcher la soirée des autres qui eux avaient des étoiles plein les yeux. L’alcool aide beaucoup dans ces moments là.

 

♠ Arequipa

Arf quelle déception cette ville qu’on m’avait tant fait miroiter. Arequipa la blanche, Arequipa la magnifique … ben moi je suis restée sur ma faim concernant cette ville. Blanche la plaza de Armas oui mais le reste de la ville … non. Magnifique ? Ben …….. belle oui mais magnifique pas tant que ça. Il y a quelque chose que je ne saurais expliquer qui n’a pas collé entre cette ville et moi.

Il y a des retours plus difficiles que d’autres …

Dans l'avion pour rentrer d'Islande

Dans l’avion pour rentrer d’Islande

 

♣  Quand je suis rentrée d’Inde …

j’ai oublié mon portable à Bombay dans la chambre de l’amie qui m’hébergeait. Acte manqué qui prolongeait mon « injoignabilité » au reste du monde malgré mon retour en France. Pourtant j’avais envie de rentrer, terriblement envie de respirer de l’air frais après la lourdeur indienne. J’ai décollé de Bombay, c’était la mousson, il faisait 35° et 90% d’humidité. J’ai atterri à Bruxelles, nous étions fin juin, il faisait 10° et il pleuvait. Et j’étais en tongs. Choc thermique/culturel/neuronal.

Mais les 40° de fièvre que j’ai eu les 4 jours suivants m’ont bien aidé à ne pas trop mal vivre ce retour. Et même si j’ai cherché pendant longtemps le chaïwalla dans le train, j’étais heureuse de retrouver la France, ma ville, mon lit, le silence, la tranquillité et le calme. Et ce portable laissé en route m’a permis de gagner les quelques jours dont j’avais besoin pour atterrir sur mes pieds sans être malmenée.

Ca avait été un retour plutôt doux.

 

♣ Quand je suis rentrée de Thaïlande …

A 7h du matin, après 12h de vol et 3 semaines passées là bas dans une douceur absolue des thaïlandais dans leur comportement envers moi, une nana de l’aéroport de Roissy s’est mise à me hurler littéralement dessus parce que je ne prenais pas la bonne file pour passer la frontière. J’ai hésité entre lui coller la beigne de sa vie et retourner me terrer dans l’avion en pleurant et en suppliant qu’on me laisse repartir immédiatement en Thaïlande.

Après ça, il a fallu affronter le RER à l’heure de pointe rempli de parisiens naturellement désagréables mais là encore un peu plus car j’avais un gros sac à dos. Je me suis vraiment demandée ce que je faisais là et ce que j’avais fait pour qu’on m’inflige ça comme punition. Et puis en prime je me suis faite larguée.

Ca avait été un retour vraiment rude.

 

♣ Quand je suis rentrée de Guadeloupe …

Malgré le charme absolu de cette île et sa beauté sublime, je n’avais qu’une hâte : rentrer. Le huis-clos familial avait été étouffant, me menant bien prêt d’une rupture définitive, brutale et sanglante avec mon père malgré le soutien de mes frères et sœurs.

Pour dire, il faisait 30° en Guadeloupe et grand soleil, je suis arrivée à Paris il devait difficilement faire 12° un mi-mai et il pleuvait, il n’y avait aucun train pour Annecy ce week-end là, la SNCF me proposant un improbable et interminable voyage via la Suisse et pourtant j’étais tellement heureuse de rentrer chez moi et de retrouver un peu de sérénité. Et très frustrée de n’avoir pas pu découvrir la Guadeloupe comme je l’aurais voulu.

Mais ça avait été un retour très doux.

 

♣ Quand je suis rentrée d’Islande …

Bien que le décalage horaire et culturel paraissent plus faible qu’avec d’autres pays … le retour d’Islande a été une claque immense. Au niveau du bruit et de la promiscuité déjà. En Islande c’est l’immensité du pays qui écrase mais tout est d’une telle sérénité … on est plus confronté au silence, à la solitude et à la Nature grandiose qu’au bruit, à la foule et à la ville sale. Alors l’arrivée en France a été très difficile. Cet espèce de hangar dans lequel nous avons attendu les bagages avec même pas de toilettes pour faire pipi, la puanteur des quais du RER, la virulence des gens dans ledit RER contre les voyageurs et leurs bagages … j’ai eu énormément de mal à encaisser tout ça après que l’Islande ait tant parlé à ma nature. Réaction de rejet immense envers mon pays qui m’accueillait si mal après 15j d’absence.

Ca a été un retour très difficile.

 

♣ Quand je suis rentrée du Pérou …

J’ai eu l’impression d’être malmenée, bousculée, agressée. Pourtant … pourtant le Pérou est un pays sale et bruyant. J’ai trouvé Paris rutilante et calme en comparaison c’est dire. Et puis on apprend de ces voyages précédents, alors je m’étais préparée psychologiquement dans l’avion à la confrontration avec les agents de la police des frontières aussi aimables qu’une porte de congélateur et j’avais décrété qu’il n’était pas question que je passe plus de 2h dans la capitale.

Mais c’est ailleurs que le mal s’est fait cette fois-ci …

J’ai eu un mal fou à reprendre le fil du quotidien, à réintégrer le train train, à retrouver mes marques. Décalage énorme entre ces 15j au Pérou et ma vie en France. Jet lag évident quand je suis allée faire les courses un fois rentrée et qu’à l’entrée du supermarché je me suis demandée comment on faisait déjà.

Je n’avais pas envie aussi de reprendre ce quotidien, j’avais envie de prolonger un peu cette coupure, résistance mentale amplifiée par la brutalité de ma reprise de travail. J’étais là – j’étais physiquement là tout du moins – il était évident que je me devais d’être pleinement opérationnelle immédiatement. Le jour de ma reprise on m’a collé une réunion à 17h (heure à laquelle je finis théoriquement). Qui a duré jusqu’à 19h. Sans se soucier le moins du monde alors que l’organisatrice le savait parfaitement que c’était mon jour de reprise, sans se dire que je n’aurais peut-être pas le temps de la préparer. Sans me demander si j’étais disponible de fait.

Toute la semaine qui a suivi a été à l’avenant. On m’a demandé de régler des trucs de manière immédiate alors qu’il n’y avait aucun caractère d’urgence et que je n’étais au courant de rien après 15j d’absence, on m’a sollicité sur des trucs qui auraient pu attendre une semaine de plus.

Et j’étais fatiguée. Ca ne se fait pas de le dire quand on rentre de vacances alors j’ai serré les dents, mais je suis rentrée fatiguée comme jamais sans doute en payant la densité du voyage, la fatigue liée à l’altitude subie, les 12h de vol, les 7h de décalage horaire.

C’est passé, mais ça a été un retour vraiment vraiment rude …

Incas et lac Titicaca : les tops !

Pérou épisode 2!

Après vous avoir donné mes supers tops du voyage, on va passer aux tops. Ces choses qui m’ont enthousiasmée pendant le voyage … mais un peu moins que ceux du billet d’avant. Parfois parce que c’était moins un sujet qui m’intéressait, parfois tout simplement parce qu’on ne peut pas vivre dans l’émerveillement absolu en permanence.

Et puis contrairement à la liste faite précédemment, dans celle-ci il y a des moments, des choses intangibles, impossibles à photographier ou à rendre viseullement mais gravés dans ma mémoire et que je vais essayer de retranscrire en mots.

 

♦ Dormir sur le lac Tititcaca

Je vous ai parlé du lac Titicaca dans les supers tops du voyage mais j’évoquais alors le lieu. J’ai eu la chance de passer une nuit dans une communauté du lac Titicaca et si j’ai détesté le côté disneyland de notre intrusion dans cette communauté (j’en reparlerai dans mon prochain billet), j’ai adoré avoir la chance de dormir sur le lac.

A priori peu de touristes le font, la plupart se contentant d’un tour sur le lac (la visite de l’île de Taquile, à fuir d’après les retours) et puis s’en vont. Mais moi vraiment je garde un souvenir incroyable de ma nuit sur le lac, pour l’avoir vu sous d’autres lumières déjà comme je le disais mais aussi (et beaucoup) pour l’expérience. Parce que cette nuit là (et pas que cette nuit là) il a fait – 5°, on a dormi dans des maisons en torchis (mais attention avec un intérieur doublé en roseau!), sans chauffage ni eau chaude, avec 5 couvertures sur le lit qui pesaient 1 tonne chacune et des bouteilles en plastique remplies d’eau bouillante au pied* (et 10 couches de fringue sur le dos). Et oui ça reste un sacré souvenir … bien bien bien loin des hôtels 3 étoiles.

Voilà le genre de maison dans laquelle j'ai dormi sur le lac Titicaca

Voilà le genre de maison dans laquelle j’ai dormi sur le lac Titicaca

 

* (nb : si vous dormez comme nous dans une communauté du lac Titicaca et qu’on vous donne une bouteille d’eau chaude le soir ce n’est pas pour que vous vous laviez les pieds mais pour faire bouillotte) (nb 2 : expérience à ne pas reproduire chez vous, leur plastique est différent du notre, nos bouteilles fondraient)

 

♦ les îles Ballestas

Ahlalalala quel moment aussi que celui de la visite des îles Ballestas. D’autant plus que c’est la 1ere vraie visite que j’ai fait au Pérou. Alors ce lieu vraiment spécial, un peu hors du temps et fantomatique, les espèces animales observées de si près, la lumière de ce site et la couleur du Pacifique … c’était vraiment un moment mémorable.

Et puis ce géoglyphe de cactus/chandelier dessiné dans le sable, qui daterait de 200 ans avant J.C, dessiné par la civilisation de Paracas, qu’on aperçoit si bien, c’est complètement fou.

Les piafs squattent

Les piafs squattent

 

Le désert de Paracas et le Pacifique

Le désert de Paracas et le Pacifique

 

Il y a le ciel, le soleil et la mer (et le fameux cactus)

Il y a le ciel, le soleil et la mer (et le fameux cactus)

 

Allez je vous le mets en plus grand :D

Allez je vous le mets en plus grand 😀

 

Un petit bout des îles Ballestas. Le blanc c'est le guano des oiseaux qui sont ici chez eux

Un petit bout des îles Ballestas. Le blanc c’est le guano des oiseaux qui sont ici chez eux

 

Le paradis des oiseaux ... et des manchots de Humbolt <3

Le paradis des oiseaux … et des manchots de Humbolt <3

 

Et des otaries manifestement très très stressées

Et des otaries manifestement très très stressées

 

♦ le musée archéologique de Lima

Je suis trèèèèès musée ! Très très très très musée ! J’adooooore les musées je pourrais y passer ma vie ! Pourtant celui là, j’y suis allée un peu à reculons. A tort.

Alors oui évidemment c’est un musée hein, pas un parc d’animation. Mais celui là vraiment il est super, surtout quand comme moi on a la chance d’avoir un guide en français pour expliquer les collections. L’intérêt le plus évident de ce musée c’est de nous ouvrir les yeux sur l’histoire du Pérou, sa richesse et surtout les différentes civilisations – franchement méconnues en Europe – qui se sont succédées avant les Incas (ça techniquement vous devriez connaître quand même) : Nazca, Chavin, Paracas, etc…

Les riches tissus des civilisations Nazca et Paracas

Les riches tissus des civilisations Nazca et Paracas (1)

 

Les riches tissus des civilisations Nazca et Paracas (2)

Les riches tissus des civilisations Nazca et Paracas (2)

 

♦ couvent Santa Catalina d’Arequipa

C’est un lieu vraiment … à part que ce couvent de plus de 20 000 m2, village au coeur de la ville d’Arequipa. Une architecture bien à part également, chose bien rare au Pérou. Une histoire aussi qui à titre très personnel me fait frémir, hop ma fille au couvent et tu n’en sortiras plus jamais.

Je crois que la traduction n'est pas nécessaire ?

Je crois que la traduction n’est pas nécessaire ?

 

Une ruelle de ce village dans la ville

Une ruelle de ce village dans la ville

 

Des cloitres de toutes les couleurs

Des cloitres de toutes les couleurs

 

Des cloitres partout des cloitres

Des cloitres partout des cloitres

 

Le cloitre des orangers, perspective

Le cloitre des orangers, perspective

 

Les peintures religieuses dans le déambuloire

Les peintures religieuses dans le déambuloire

 

Le cloître des orangers

Le cloître des orangers

 

La vue sur le Picchu Picchu et le Chichina, volcans dominants Arequipa, depuis une terrasse du couvent

La vue sur le Picchu Picchu et le Chichina, volcans dominants Arequipa, depuis une terrasse du couvent

 

♦ La Pachamama et le Pachatata : l’île d’Amantani

Le Pérou comme beaucoup de pays d’Amérique du sud est très catholique. Très très TRES catholique (à 98%). Et j’ai été très impressionnée personnellement de les voir exprimer intensément leur ferveur les 2 dimanches où j’ai été présente mais aussi en pleine semaine lors d’une quelconque fête religieuse.

Cependant … malgré ce catholicisme omniprésent on sent partout le parfum des anciennes croyances, y compris dans un syncrétisme amusant et surprenant.

Et l’une des anciennes croyances les plus vénérées encore au Pérou c’est la Pachamama, la Terre-mère (et son corollaire : le Pachatata).

J’ai eu la chance d’aller sur l’île d’Amantani – sur le lac Titicaca – qui est une île sacrée puisque s’y trouve le temple de la Pachamama et de la Pachatata. Les temples en eux-mêmes ne sont pas du tout impressionnants (on est loin du Parthénon) mais la spiritualité vibre dans l’air et l’île est vraiment très très belle et reposante, préservée aussi, on voit beaucoup moins qu’ailleurs la pollution et le côté Disneyland que j’ai fortement ressenti dans les autres communautés du lac. Et la vue sur le lac depuis les deux temples est vraiment superbe.

(Bon … par contre pour monter c’est vraiment chaud, on part de 3800m d’altitude pour atteindre 4300m et croyez moi qu’à cette altitude ces 500m de dénivelé vous les sentez bien bien passer, dès que la pente se fait un tout petit peu plus raide c’est pow pow pow)

Le temple de la Pachamama pris depuis le Pachatata

Le temple du Pachatata pris depuis la Pachamama

 

La "montagne" Pachamama

La « montagne » Pachatata

 

L'une des vues sur le lac

L’une des vues sur le lac

 

Et une autre depuis la Pachamama

Et une autre depuis la Pachamama

 

♦ L’église St Pierre-Apôtre d’Andahuaylillas (à mes souhaits oui. Après l’Islande je ne pensais pas retrouver des noms compliqués comme ça :D)

Je n’ai pas de photo de l’intérieur de cette église considérée comme « la chapelle sixtine des andes » car il était purement interdit de prendre des photos de son intérieur, les touristes étant indisciplinés et prenant des photos avec flash alors que ça abime les oeuvres. (Et bon sang ce que ça m’agaaaaaace ce type de comportement)

Cette église est vraiment magnifique et resplendissante, baroque mais pas ce baroque d’Europe que nous connaissons si bien, toutefois je n’approuve pas du tout la comparaison avec la chapelle sixtine personnellement, ça m’a même heurtée de l’entendre en fait tant la peinture m’a paru nettement plus grossière.

A defaut d'en avoir l'intérieur j'ai au moins la facade dans le soleil couchant

A defaut d’en avoir l’intérieur j’ai au moins la facade dans le soleil couchant

 

Ollantaytambo

Ville connue surtout pour être un point de départ du train pour le Macchu Picchu et c’est bien dommage. Elle mérite bien plus que ça et en tout cas plus qu’une simple traversée express vers la gare car c’est une magnifique ville inca qui en porte encore énormément de vestiges qui permettent de bien se rendre compte du talent de batisseurs des incas.

Oh les beaux canaux pour draîner l'eau et les beaux murs parfaitement ajustés typiques des incas

Oh les beaux canaux pour draîner l’eau et les beaux murs parfaitement ajustés typiques des incas

 

Les incas et leur passion des terrasse ;-)

Les incas et leur passion des terrasse 😉

 

Les murs incas

Les murs incas encore

 

Les rues incas et les murs inclinés vers l'intérieur

Les rues incas et les murs inclinés vers l’intérieur

 

Ne me demandez pas ce que ça fait là mais je trouvais ça trop cool :D

Ne me demandez pas ce que ça fait là mais je trouvais ça trop cool 😀

 

♦ décoller en avion de Cusco

Vous allez trouver sans doute étrange comme dernier top de ce voyage. Et pourtant ça va rester comme un de mes souvenirs forts de ce voyage même si je suis probablement la seule à l’avoir ressenti ainsi. Peut-être parce que j’ai très souvent pris l’avion. Peut-être parce que j’étais la seule assez concentrée pour le ressentir. Va savoir …

Cusco est une ville située à 3400m d’altitude et pour en repartir et rejoindre Lima nous avons pris l’avion. Jusque là rien d’étonnant. Sauf qu’à 3400m d’altitude la portance de l’air est moindre par rapport aux altitudes habituelles. Et que lors du décollage je l’ai vraiment ressenti, notre course d’élan a été longue … longue … longue pour un Boeing 747 à pleine puissance et je me demandais si un jour nous allions décoller (ce que nous avons finalement fait). C’était flippant même si manifestement la piste de décollage est conçue en conséquence et excitant en même temps de comprendre ce qui se passait et de savoir que je n’étais pas prête de le revivre. Surtout que derrière il a fallu prendre très rapidement de l’altitude pour dépasser les hautes montagnes qui entourent la ville. Un souvenir vraiment vivace. Mais je ne suis clairement pas prête à décoller de la Paz qui est encore un peu plus haut, à 3660m d’altitude.

Incas et lac Titicaca : les super tops!

Je me suis bien demandée comment vous raconter le Pérou.

Et puis finalement j’ai demandé sur Twitter si je racontais plutôt ce voyage de manière chronologique ou en vrac. Et c’est le vrac qui l’a emporté. Ce qui me va pas plus mal. Je vais donc faire un article sur mes super tops du voyage, un sur mes tops, un sur mes bofs et mes flops/regrets/déceptions. Et un dernier billet récapitulatif avec les conseils et autres infos pratiques. Néanmoins pour ceux qui voudraient une carte avec les différentes étapes pour se rendre compte du périple que ça a fait, dites le en commentaire et je l’incluerai dans le billet récapitulatif.

Ca vous va ? (Si ça ne vous va pas, c’est pareil)

 

Et comme je ne suis pas vache je vais démarrer par mes supers méga tops de ce voyage ! Ces trucs absolument démentiels qu’il ne faut rater pour rien au monde et qui m’ont donnée l’impression que mon voyage avait duré 1 mois tant c’était dense alors que quand je relis mon carnet de voyage je me dis « ah oui c’est passé vite en fait ».

Ils ne sont pas classés par ordre d’importance parce que c’est rigoureusement impossible pour moi de vous dire lequel je préfère entre tous …. (bon … OK petite mention spéciale pour le Macchu Picchu quand même, vrai gros coup de coeur (hiiiiiiii))

Attachez vos ceintures, prenez un cocktail à boire et échauffez les poignets, va falloir scroller pour rejoindre le Pérou !!!

 

les paysages péruviens: l’altiplano, le lac Titicaca, la côte pacifique

Après l’Islande, il y a un peu plus d’un an et demi, et ses paysages fabuleux et grandioses, je m’étais raisonnée qu’il me serait très difficile désormais lors de mes voyages d’être autant confrontrée à la Nature dans toute sa force, sa beauté et sa grandeur. Et je ne suis pas partie au Pérou en recherchant cela (contrairement à l’Islande). Le Pérou m’attirait pour son histoire et ses civilisations (Inca mais pas seulement), parce que c’était l’Amérique du Sud et que je n’y avais jamais mis les pieds et si je me doutais bien que l’Altiplano offrirait sans doute des spectacles grandioses, je ne pensais pas que le pays en lui-même en offrirait autant. Et surtout si variés.

Parce que le premier choc c’est en quittant Lima et en longeant la côte Pacifique que je l’ai eu.

Naïvement, je m’attendais à une côte … verdoyante. Bon ben pas du tout …

Ah oui dis donc c'est un peu ... enfin pas trop ...

Ah oui dis donc c’est un peu … enfin pas trop …

La côte Pacifique au sud de Lima c’est désert. Implacablement désert. 1000 kms de désert de sable plat, montagneux ou dunaire entre Lima et Arequipa, seulement entrecoupés de quelques oasis liées à l’eau descendant de la cordillère des Andes.

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Une dune de chaque côté et entre un mini plan d’eau

 

Des montagnes de sable

Des montagnes de sable

 

Au bout d'un moment, ça lasse tout ce désert quand même non ?

Au bout d’un moment, ça lasse tout ce désert quand même non ?

 

Et au milieu coule une rivière (et un peu de vert dans tout ce désert)

Et au milieu coule une rivière (et un peu de vert dans tout ce désert)

 

C'est quand même putain de beau non ? (si!)

C’est quand même putain de beau non ? (si!)

Mais si c’est la première claque que j’ai pris, ça n’a pas été la dernière.

 

Et la suivante dans mon circuit a été la plus grande : l’altiplano.

Un lieu … absolument incroyable, auquel mes photos ne rendront jamais justice. La lumière y est … pfiouuu incroyable! L’air d’une pureté incroyable (et d’une rareté) et cette immensité face à soi … Tout y est plus vaste, plus lumineux !

Je ...

Je …

 

Wahou (1)

Wahou (1)

 

Wahou (2)

Wahou (2)

 

Wahou (3)

Wahou (3)

 

Wahou (4)

Wahou (4)

 

Wahou (5)

Wahou (5)

 

Wahou (6)

Wahou (6)

 

Wahou (6)

Wahou (7)

 

Le "petit" lac de Lagunillas (wahou 17000)

Le « petit » lac de Lagunillas (wahou 17000)

 

Et puis après ça on en a remis une couche avec le lac Titicaca.

Peut-être parce que c’était juste après l’altiplano qui avait été une vraie claque visuelle, peut-être parce que le lac Titicaca est tellement immense (15 fois la taille du lac Léman) qu’on a du mal à en prendre la mesure, peut-être parce que la lumière à 3800m d’altitude est très brute et crue et qu’elle aplati … Bref je n’ai pas eu de coup de coeur immédiat pour le lac Titicaca. Il me faudra le voir sous une lumière différente et plus douce – au coucher du soleil et au lever du soleil – naviguer dessus et prendre un peu de hauteur par rapport à lui, l’encadrer de montagnes lointaines et blanches pour que son attrait apparaisse.

Le coucher du soleil sur le lac Titicaca

Le coucher du soleil sur le lac Titicaca

 

Lever de soleil sur le lac Titicaca

Lever de soleil sur le lac Titicaca

 

Les montagnes au loin au lever du soleil sur le lac Titicaca

Les montagnes au loin au lever du soleil sur le lac Titicaca

 

J'ai adoré cette lumière matinale

J’ai adoré cette lumière matinale

 

Au loin les montagnes boliviennes enneigées

Au loin les montagnes boliviennes enneigées qui domine le lac Titicaca

 

Le lac Titicaca depuis l'île d'Amantani

Un petit bout du lac Titicaca depuis l’île d’Amantani

 

 

les lignes de Nazca

Voilà bien quelque chose que je ne m’attendais pas à aimer autant. J’ai déjà vu des dizaines de reportage télé sur les lignes de Nazca, je savais que je ne les verrais jamais aussi bien que ces images capturées depuis le ciel. Alors j’avoue que dans le programme et en y arrivant je me disais « bwof ». Et puis je suis montée sur ce mirador, c’était la fin de la journée, le soleil était sur le point de se coucher, le lieu était magique tout seul et même si j’ai vu très peu à l’échelle du site qui est immense, voir ces mains dessinées sur le sol, cet arbre à l’envers et ces immenses lignes c’était … incroyable et extrêmement touchant.

Malheureusement j’ai pu faire très peu de photos et très peu de bonne qualité à cause du soleil franchement couchant.

Devant vous un arbre à l'envers et le départ d'un triangle en haut à gauche

Devant vous un arbre à l’envers (oui faut un peu d’imagination) et le départ d’un triangle en haut à gauche

 

Les mains (et en plus des fois j'ai mal cadré ...^^')

Les mains (et en plus des fois j’ai mal cadré …^^’)

 

Les mains bis

Les mains bis

 

 

Macchu Picchu

Ah le Macchu Picchu … Je mentirais si je disais que ce n’était pas le coeur de mon voyage. Ce que je voulais voir avant tout, ce dont j’attendais le plus avant l’Altiplano, le lac Titicaca et tout le reste. Le matin du grand jour, malgré la nuit trop courte, je dansais de joie et d’excitation sur le quai de la gare. Et puis, la fatigue de la fin du voyage, le monde à l’entrée du site (évident ! Je ne m’attendais pas du tout à ce que je sois seule mais c’était vraiment désagréable) (surtout vu le comportement de la plupart « han poussez vous vous gâchez ma photo ! » MAIS TU T’ES VRAIMENT CRU TOUT SEUL CONNARD? Bref) ont fait que je suis rentrée dans le site en me disant que j’attendais trop de cette visite, que j’allais être déçue, que j’allais pas aimé, que le monde allait me gâcher MA visite.

Sauf qu’il n’en a rien été. Malgré le monde (bien bien dilué dans la grandeur du site une fois passé l’accès et limité puisqu’il n’y a que 2500 personnes/jour qui peuvent visiter le Macchu Picchu) et la fatigue, j’ai été complètement SUBJUGUEE par ce site incroyable ! Et je vous présente mes excuses car en dehors des photos panoramiques, je n’ai pas vraiment réussi à en saisir correctement la verticalité. (Nb : j’en reparlerai longuement dans mon billet récapitulatif mais si vous êtes sujets au vertige, réfléchissez vraiment avant de vous engagez dans cette visite – et donc dans ce voyage puisque c’en est vraiment un élément majeur – parce que vraiment c’est vertigineux. Grandiose mais vertigineux. Et je ne souffre pas personnellement du vertige donc si je vous dis ça c’est que vraiment …)

Car ce qui rend si beau ce site, au delà de la forêt luxuriante et de son vert (on est à la frontière avec l’Amazonie) , du blanc des nuages, du site inca en lui même c’est l’à-pic absolu de l’endroit où nous sommes. Aussi bien le lieu où a été construit le site même (on voit très bien la rivière en bas et on se demande comment les incas ont monté les graviers qui ont servi à combler les terrasses de culture qu’ils ont crée) que les montagnes qui l’entourent. Pour vous donner une idée, le Wayna Picchu surplombe le site inca, et dessus a été crée le temple de la Lune. On peut y monter (limité à 400 personnes/jour) mais la pente est de 60% !

Allez assez causé, place aux photos

L'espèce de gros dos d'âne dans le prolongement du site, c'est ça le Wayna Picchu

L’espèce de gros dos d’âne dans le prolongement du site, c’est ça le Wayna Picchu

 

Voilà voilà voilà (celle là vous pouvez cliquer pour la voir en grand)

Voilà voilà voilà (celle là vous pouvez cliquer pour la voir en grand)

 

Triple love

Le Love est total !

 

Coucou les gens tous petits !

Coucou les gens tous petits !

 

Les fameuses terrasses de culture (on voit bien la pente là aussi :D)

Les fameuses terrasses de culture (on voit bien la pente là aussi :D)

 

Une partie des pics qui entourent le site (sur la gauche de la photo)

Une partie des pics qui entourent le site (sur la gauche de la photo)

 

Laissez moi là jusqu'à la fin de ma vie svp

Laissez moi là jusqu’à la fin de ma vie svp

 

Le miroir céleste qui permet d'observer indirectement le soleil (donc sans se cramer les rétines) : donc le soleil et autour les nuages puisqu'on a eu une éclaircie pile à ce moment là

Le miroir céleste qui permet d’observer indirectement le soleil (donc sans se cramer les rétines) : donc le soleil et autour les nuages puisqu’on a eu une éclaircie pile à ce moment là

 

 

les salines de Maras

Va savoir dans quel reportage, j’ai vu ce site un jour. Mais j’avais décidé qu’il n’était pas question que j’aille au Pérou sans le voir tant j’avais trouvé ça beau à la télé. Et pour le coup, ce n’est pas facile de trouver un circuit l’intégrant, au final je n’en ai trouvé que 2. Mais je n’ai pas regretté de m’être « battue » pour le voir.

Là bas des familles andines exploitent l’eau très salée d’une source d’eau chaude (chauffée par un volcan à priori) qu’ils font circuler dans des mini piscines d’argile où l’eau sévapore afin de ne récupérer que le sel. C’est très très beau vraiment. En plus on a eu la chance d’arriver les 1ers sur le site et de l’avoir quasiment que pour nous, ça a rendu ça encore plus magique.

Les salines vues de tout tout là haut

Les salines vues de tout tout là haut

 

En zoomant un peu ...

En zoomant un peu …

 

En zoomant encore un peu plus

En zoomant encore un peu plus

 

J'aime beaucoup cette photo

J’aime beaucoup cette photo

 

Wouuuhhh

Wouuuhhh

 

Pfioulalala je m'en remets pas !

Pfioulalala je m’en remets pas !

 

Le petit tas de sel prêt à être récupéré

Le petit tas de sel prêt à être récupéré

 

Bon ben on va peut-être s’arrêter là pour aujourd’hui ?

Incas et lac Titicaca : préambule

Hello le web mondialement mondial ! Oui ça y est je suis rentrée du Pérou.

Et je vais pas mal vous en parler ces prochains temps (je préviens pour ceux que la revue de mes voyages et de mes albums photos lassent), j’espère bien vous faire rêver devant mes photos de l’Altiplano, des lignes de Nazca, du lac Titicaca et du Macchu Picchu !!!! Et que vous vous mettiez tous à courir en tous sens en hurlant « JE VEUX Y ALLEEEEER ».

Mais avant ça ….

Avant ça je vais vous planter l’envers du décor. Je VEUX vous planter l’envers du décor. Ce qu’on ne voit pas sur les photos idylliques. Le côté pile de la pièce d’or. La face sombre du Pérou. Parce que comme l’a dit dès le début le guide avec beaucoup d’humeur « le Pérou, c’est pas l’Pérou! ». Parce que le Pérou n’est pas un pays facile comme l’était l’Islande. Au contraire. Parce que je veux en dire les défauts et la rudesse avant de vous avoir mis tant d’étoiles dans les yeux que vous ne l’entendrez plus ou que vous ne voudrez plus l’entendre.

 

♣ Le Pérou c’est pauvre.

Je m’y attendais hein. Mais clairement pas autant.

Allez savoir pourquoi, j’imaginais l’Amérique du sud plus riche que ça, le Pérou en tout cas. J’aurais été moins étonnée de trouver ces spectacles là en Bolivie ou en Equateur (surtout après le tremblement de terre) ou au Brésil. Peut-être le vieux mythe de l’or, la construction par les Incas etc… Et pourtant … sur mon échelle de la pauvreté, le Pérou c’est pas l’Inde … mais vraiment pas loin. Pour dire. Elle s’étale un peu moins mais elle suinte tout autant.

Le Pérou c’est donc les bidonvilles, les enfants en costume traditionnel pour réclamer une piécette après une chanson ou une photo, les regards envieux …

Malheureusement de cette pauvreté découle nombre de choses.

Bidonville pris à la volée depuis le car

Bidonville pris à la volée depuis le car

 

♣ Le Pérou c’est dé-gueu-lasse.

C’est assez incroyable mais le pays quasi entier est une décharge à ciel ouvert. Le long des routes s’égrènent un chapelet de bouteilles en plastique et de sacs poubelles déversés. Au loin vous contemplez la beauté incroyable de l’Altiplano et quand vous baissez les yeux, à vos pieds il y a toute la laideur de notre monde. Même dans une réserve nationale censée préservée la nature … Et je trouve ça absolument INCOMPRÉHENSIBLE de bousiller une telle beauté ainsi. A fortiori quand son dernier voyage a été l’Islande, ses paysages tout aussi incroyables et son respect absolu de la nature …. Au début de mon voyage, je me suis dit que nos voyages passés impactaient beaucoup nos voyages futurs, y compris sur l’environnement et le respect de celui-ci.

En même temps, va trouver l’ombre d’une poubelle au Pérou … il n’y a clairement pas de volonté publique et nationale d’améliorer les choses. Probablement même pas le début d’une prise de conscience du problème. Là aussi ça m’a rappelé l’Inde – on se raccroche aux références qu’on a – et ce souvenir de cette femme qui ne comprenait pas qu’avec mon amie nous nous enquiquinions à conserver nos déchets alors qu’il suffisait de les jeter par la fenêtre du train.

 

♣ Le Pérou c’est un Etat défaillant.

Pour vous donner une idée, la Poste péruvienne n’émet plus de timbres depuis 4 mois, personne ne sait vraiment te dire pourquoi mais bon c’est ainsi. Si bien que j’ai été obligée de ramener mes cartes postales pour les envoyer depuis la France. (Bon ben du coup tu relativises drôlement le fonctionnement de notre propre Poste)

A côté de ça, les péruviens te disent par exemple – et en tant que française le choc a été totale – qu’heureusement que les routes sont entretenues par des compagnies privées (qui font payer des péages) parce que si c’était l’Etat qui s’en occupait …. pfioulalalalala ! (Ah … ok …)

Et puis il y a toute la partie corruption et compagnie :ceux qui y vivent (et qui ont un certain recul sur leur pays) le disent mieux que moi et j’ai été éminemment préservée pendant mon voyage de ça. Mais pas complètement en fait, puisque notre car a pris une amende car il s’était garé le long d’une plage et qu’il fallait pas (j’ai jamais vu de panneau l’interdisant mais mettons) … ladite amende correspondait à la moitié de la paye mensuelle du chauffeur ce qui est juste ÉNORME pour s’être simplement garé à un endroit où il ne fallait pas. On a payé. Parce qu’il n’aurait jamais pris cette amende si son car n’avait pas été plein de touristes. Parce qu’à côté de ça, les péruviens grillent allègrement les feux rouges, les interdictions de dépassement et compagnie et les flics n’en ont juste rien à carrer.

 

♣ Le Pérou c’est des problèmes de sécurité. (je n’ai pas su comment formuler ça autrement pour regrouper tout ça)

Alors oui il y a ce à quoi vous allez penser immédiatement, des agressions. Notamment en prenant les taxis qui appellent leurs potes qui viennent vous dépouiller voire pire. Ce sont des quartiers où il est déconseillé d’aller, même la journée. C’est du narcotrafic là où la coca pousse. Ce sont des vols et des regards franchement envieux (la pauvreté, remember ?). Et sans devenir parano, puisque nous n’avons au final jamais eu aucun problème, les deux soirs où une fille avec qui je me suis bien entendue et moi on a voulu sortir faire un tour dans l’une des villes où nous étions, le guide a été clair : c’était non. Et pas un « non » négociable.

Mais au delà de ça, il y a aussi … il y a aussi que le Pérou manque terriblement d’infrastructures, peu de routes ou alors dans un état pas terrible voire en terre, vraiment peu de trains à l’échelle du pays (qui fait 3 fois la taille de la France) et qui coûtent un rein, 170$ (DOLLARS!) pour faire l’aller-retour au Macchu Picchu . Si bien que même la Panamerica – THE route du pays – ressemble plus à une de nos départementales (de montagnes, ça tournicote sec par endroit) qu’à un de nos autoroutes, avec dessus un trafic de dingue vu que c’est l’axe majeur du pays. Et que les péruviens conduisent comme des barbares, doublent dans une côte sans visibilité, zappent les feux rouges etc. Ya qu’en Inde (encore eux!) que j’ai vu un trafic plus chaotique. J’ai passé des jours à me demander comment il n’y avait pas plus d’accidents. Avant d’apprendre dans la douleur qu’il y en avait plein – et pourtant j’avais vu les petites croix/chapelles à la mémoire des défunts qui jalonnent la route – puisque comme je l’ai raconté sur Twitter (mais bon en pleine nuit je ne crois pas que grand monde l’ait vu) sur le seul dernier gros trajet, entre Puno et Cusco, on a vu 3 accidents dont le dernier était mortel et s’est passé juste devant nous. Et dans mes souvenirs du Pérou il y aura pour toujours gravé l’image de cette voiture encastrée sous un camion et de ces 2 corps broyés dans la tôle fracassée pour lesquels il n’y avait plus rien à faire.

 

 

Au delà de tout ça, le Pérou est un voyage physiquement épuisant. Et je pèse mes mots. Ca fait 4  jours que je suis rentrée et je n’ai pas commencé à récupérer. Je pensais qu’après l’Asie en pleine mousson, ces 35° degrés et 90% d’humidité, rien ne surpasserait ça. J’avais tort.

Néanmoins contrairement à pas mal d’autres personnes, je me doutais que ce serait dur. Mais je n’imaginais pas à quel point … En fait c’est impossible à imaginer tant qu’on ne l’a pas vécu Au delà des 12h de vol et des 7h de décalage horaire, on est monté assez brutalement jusqu’à 4500m d’altitude. Presque le sommet du Mont Blanc. Et franchement il faut l’encaisser. Au minimum – comme moi quoi, sans mal des montagnes en plus – vous vous retrouvez à souffler comme un boeuf en montant un étage. Mais quand je dis souffler comme un boeuf, c’est que vous êtes au bout de votre vie. Quand on vous dit qu’il va falloir marcher quelques heures et monter 400-500m de dénivelé, vous avez envie de pleurer et vous pensez ne jamais y arriver (bon finalement j’y suis arrivée)(et ça valait le coup). Alors que chez moi c’est une petite promenade 400-500m de dénivelé. Et s’il est impossible de s’y préparer physiquement sauf à multiplier d’aller en haute altitude avant son départ – et que le mal des montagnes peut frapper indifféremment les jeunes, les vieux, les sportifs, les pas sportifs, ceux qui sont déjà allés en altitude sans être malade etc… – il faut s’y préparer psychologiquement. Parce qu’on prend vraiment un coup sur le casque. (Par contre ça va bien bien m’aider à comprendre ce que vivent et ressentent mes patients BPCO)

Oui c'est haut (et encore on aurait pu faire pire)

Oui c’est haut (et encore on aurait pu faire pire)

 

Bon …. maintenant que je vous ai montré le revers de la médaille, on part rêver ?

La formidable et sublime vue sur le lac Titicaca en haut de cette fameuse "balade" de 500m de dénivelé, à 4300m d'altitude

La formidable et sublime vue sur le lac Titicaca en haut de cette fameuse « balade » de 500m de dénivelé, à 4300m d’altitude

Pérou J-12

Enfin !

Enfin !

Dans 12j donc je serai au Pérou (et donc en vacances). ENFIN !

J’y réfléchissais hier soir et je me disais que les temps avaient quand même bien changé me concernant. Pendant mon voyage au Pérou il n’y aura rien sur ce blog, alors que j’aurais probablement régulièrement accès au wifi pendant mon séjour, je n’ai même pas envisagé de prendre mon mini pc pour parler ici de mon voyage en « direct ». J’ai même fait la moue quand on m’a dit qu’on allait partir avec une tablette. Et j’ai envisagé follement de partir même sans mon smartphone (mais non).

Alors qu’il y a encore 3-4 ans, c’était presque inenvisageable de laisser ce blog sans activité pendant 15 jours. Il m’est même arrivé d’écrire des billets à l’avance et de les programmer pendant mes vacances (vous pouvez rire). J’en serais bien incapable aujourd’hui, surtout que ça ne me manque pas comme ça me manquait alors, et j’ai déjà du mal à alimenter régulièrement ce blog en mode « courant ». Ce n’est pas le temps en général qui me fait le plus défaut (même s’il manque) mais bien le temps de cerveau disponible.

 

Il y a quelques semaines, alors que je parlais à un collègue de mon départ prochain pour le Pérou, celui-ci m’a demandé « ce que je pouvais bien fuir en moi pour partir comme ça tout le temps à l’étranger ». Je me suis retenue d’éclater de rire et surtout de lui répondre la vérité face à une question si orientée.

C’est vrai j’aime aller à l’étranger et même plus, j’en aurais presque besoin. Mais ce n’est pas moi que je fuis dans ces voyages, bien au contraire. Aller à l’étranger c’est me recentrer sur moi, me retrouver moi, m’occuper de moi et me nourrir moi. Il est vrai qu’il y a de la fuite dans ce goût de l’étranger, la fuite des autres : de leur invasion, de leur indifférence, de leurs injonctions, de leurs jugements à l’emporte-pièce, de leurs problèmes, de leur égoïsme/égocentrisme.

Et là, croyez-moi, j’ai vraiment besoin de fuir les autres. Jeudi on va fêter TVP + 6 mois et quand je repense à ces 6 derniers mois ils me laissent un goût plein d’amertume dans la bouche.

Il parait que je materne les autres, je ne sais pas si le qualificatif est très approprié ni même juste mais le fait est que je prends soin – ou du tout moins  que j’essaye – des autres et parfois je me trouve ridicule ou je me dégoûte de le faire. Et pendant ces 6 derniers mois j’ai essayé que ma maladie ait le moins d’impact sur les autres, j’ai essayé de garder au mieux la même disponibilité pour eux, de ne pas moins les « materner » parce que la vie continue pour les autres et que les problèmes des autres ne s’arrêtent pas parce que moi j’en ai. Mais au final si j’ai été très disponible pour les autres, rares sont ceux qui l’ont vraiment été pour moi et dans la durée. C’est partiellement ma faute, évidemment, au moins pour 50%, incapable que je suis de dire quand ça ne va pas ou quand j’ai besoin d’un peu d’attention, d’affection et d’écoute; incapable aussi de simplement laisser tomber les gens. Mais je pense aussi que c’était très pratique pour eux que je continue à être disponible, à les materner sans vraiment se soucier de moi en retour. Ce n’est pas nouveau pour moi cet asymétrie presque (tout est dans le presque) toujours présente dans les relations : il y a celui qui écoute/prend soin/protège et l’autre; mais c’est une des premières fois que j’en souffre autant et que j’en veux tant aux autres.

D’ailleurs je me demande si j’aurais tenu aussi longtemps sans Lisbonne et Venise, opportunément placés dans ces 6 mois.

Alors oui l’étranger comme une des meilleures bouffées d’air existantes. Coupure géographique, coupure temporelle aussi avec 7h de décalage horaire quand j’en serai au petit déjeuner vous serez presque au goûter, coupure technologique enfin en étant presque injoignable et certainement moins disponible.

 

Néanmoins parce qu’au Pérou il y aura du beau et de l’apaisement et que c’est le plus important, je compte bien le partager avec vous sur Instagram pendant mon voyage et surtout vous le raconter ici en rentrant : #IncasEtLacTiticaca !!! Youhouhouuuu !

Des voyages et des livres

Et là tout se mêle

Et là tout se mêle

 

Quand je suis partie en Inde, j’ai prévenu mon père 2 jours avant mon départ.

Parce que … parce que j’étais plus jeune, que c’était mon 1er vrai voyage à l’étranger, seule et vraiment loin, dans un pays qui véhicule vraiment beaucoup de choses dans l’esprit des gens. Parce que j’étais plus jeune, pas sûre d’assumer ce dans quoi je m’étais lancée et que par lâcheté je voulais m’éviter le discours terrifié/terrifiant, l’incompréhension, la colère, la froideur … bref toutes ces choses que mon père allait (peut-être) (sûrement) me renvoyer. Parce que je n’avais pas trouvé le moment propice pour m’élancer et le lui dire et encaisser ses réactions.

Parce qu’en définitive c’était vraiment très bien d’avoir attendu le bout du bout pour lui dire.

 

J’ai vieilli, j’ai pas mal (pas autant que je voudrais) voyagé depuis, j’ai attrapé le virus de la vadrouille je crois, j’ai acquis l’assurance de l’expérience, celle qui dit que je peux me débrouiller seule même dans un avion plein d’indiens dont l’accent au couteau me rend inintelligible l’anglais. Du coup je me suis lancée il y a peu pour annoncer à mon père mon départ futur (pas prochain encore, mais futur) au Pérou pour autant de temps que j’étais partie en Inde.

Discours terrifié/terrifiant, froideur qui cache la colère ou la peur, incompréhension, absence total d’enthousiasme ou d’encouragements. Heureusement que je me passe de sa permission pour faire quoi que ce soit depuis longtemps.

 

Pour rien au monde je ne renoncerai à cette envie de voyager et d’explorer le monde même si personne dans mon entourage ne le comprend.

 

….

 

Et puis, coïncidence temporelle,  retombée par hasard sur ce billet exhumé par Lizly, je me suis dit que mon père ne devrait pas s’étonner en fait que je vadrouille et que j’aime ça.

Les livres m’ont formé, formaté, préparé, prédisposé à voyager. Ils m’ont appris à voyager en fait. Sans bouger de ma chambre peut-être mais ils m’ont emmené dans des lieux inconnus, ils m’ont appris à me laisser embarquer sans forcément savoir où j’allais, à me laisser porter malgré la perte des repères familiers.

Finalement je voyage depuis que j’ai 6 ans.

Et je voyage parce que je lis.

Revoir Venise …

Vous vous souvenez ?

Avant de partir j’avais peur de moins aimer Venise que la 1ère fois. Qu’après avoir déployé tous ces fastes pour me séduire elle me déçoive, salie par la grisaille et une foule touristique trop importante.

En conséquence de quoi je suis arrivée à Venise sous une lumière absolument incroyable et je suis retombée sous le charme en 2s malgré les vendeurs de perches à selfie et touristes nourrissant les pigeons place St Marc.

Ooohhh tu es toujours aussi belle <3

Ooohhh tu es toujours aussi belle <3

 

Ooohhh tiens, ça me dit quelque chose ...

Ooohhh tiens, ça me dit quelque chose …

 

Foulant à nouveau le sol de Venise, guettant la réaction de mon frère et de ma soeur, je me suis rappelée de ma propre réaction la première fois en découvrant la place St Marc à la tombée du jour et je me suis dit que j’avais presque fait un syndrome de Stendhal en fait ce jour là ^^’

C'était quand même bien calme

C’était quand même bien calme

 

Tadam !

Tadam !

 

C'est beauuuuu !

C’est beauuuuu !

 

Etrangement Venise est une ville que j’ai dû mal à écrire, probablement parce que les clichés la concernant sont tellement nombreux que le moindre mot est galvaudé.

Reste les photos et les regards émerveillés de mon petit frère et de ma grande soeur.

 

Je vous écris vraiment sous chaque photo que c'est beau ? ;-)

Je vous écris vraiment sous chaque photo que c’est beau ? 😉

 

Et là joie de découvrir encore et encore ses canaux calmes, d’admirer ses anciens palais et d’enjamber ses ponts mystérieux.

Le Grand Canal de nuit ...

Le Grand Canal de nuit …

 

Et le Grand Canal de jour !

Et le Grand Canal de jour !

 

Ainsi font font font les petits canaux d'Venise

Ainsi font font font les p’tits canaux d’Venise

 

Ainsi font font font 3 p'tits ponts et puis s'en vont

Ainsi font font font 3 p’tits ponts et puis s’en vont

 

Mais néanmoins, malgré la faiblesse des mots, je vais partager mon coup de coeur de ce séjour-ci avec vous. Plus qu’un coup de coeur, un coup de foudre. Malgré le gris, les trombes d’eau qui trempent jusqu’aux os, le vent qui gèle et le froid qui transperce … Et ce coup de foudre, partagé par toute ma fratrie c’est … Burano !

Son calme, sa simplicité, sa beauté colorée et atypique.

Si tu vas à Buranooo

Si tu vas à Buranooo

 

N'oublie pas de longer les canauuux

N’oublie pas de longer les canauuux

 

Dans un petit village

Dans un petit village

 

Caché sous les couleurs sauvages !

Caché sous les couleurs sauvages ! (oui j’avais une goutelette sur mon objectif ! Pour dire comme ça tombait)

 

Et vous savez quoi ? Je compte bien retourner à Venise (encore et encore)

St Marc éclairée

Retrouver Venise

St Marc éclairée

Bientôt …

 

Depuis combien de temps j’y pense et j’en parle de ce voyage ?

Depuis 2 ans et qu’après avoir emmené ma petite soeur à Londres, j’ai dit à mon petit frère que pour ses 14 ans, lui aussi il aurait son voyage ?

Depuis 1 ans quand je lui ai dit de réfléchir à la destination de SON voyage ?

Depuis 9 mois quand il m’a dit qu’il aimerait aller en Sicile ou à Venise ?

Depuis 6 mois quand j’ai constaté que la Sicile aux dates voulues ce serait impossible et qu’en conséquence nous irions à Venise ?

Depuis tout ça et tant d’autres choses …

 

Plus la date approche et plus je trépigne d’impatience, telle une enfant qui voudrait accélérer le temps pour être le matin de Noël et découvrir ses cadeaux.

J’ai hâte de retrouver Venise, sa beauté, sa sérénité, sa splendeur, son calme, son mystère, son charme, son originalité. J’ai hâte de la faire découvrir à mon petit frère et ma grande soeur, de voir leur émerveillement, de les sentir conquis. J’ai hâte de parcourir ses ruelles, de franchir ses canaux, d’admirer ses palais, de contempler ses couleurs, d’écouter son souffle, de déambuler dans ses recoins.

J’ai hâte, j’ai hâte, j’ai hâte.

 

Et j’ai peur.

La première fois, je suis allée à Venise parce qu’on m’y emmenait, sans rien attendre d’elle à part trop de tourisme, trop de touristes, trop de romantisme dégoulinant et de la déception. Et elle a déployé ses plus beaux atours pour me retourner et me séduire en 1/4 de seconde : une lumière, un soleil et un ciel bleu incroyable, un peu de brume pour se faire mystérieuse le soir, le calme de début janvier sans être pour autant déserte (je doute que Venise le soit jamais, déserte), la douceur de l’air comparée aux températures glaciales de mes Alpes, des découvertes culinaires à tomber à la renverse. Toute ma première fois à Venise n’a été qu’enchantement.

Alors je tremble un peu que cette seconde rencontre ne brise toute la magie crée par la première. Et si Venise était envahie de touristes au point de ne plus pouvoir circuler dedans ? Et s’il pleuvait non stop les 4 jours ? Et si sous la grisaille, Venise perdait tout son charme et son éclat ? Et si après leur avoir tant vanté Venise, mon petit frère et ma grande soeur étaient déçus ? Et si tout n’était que galères et moments de lose absolue ? Et si après m’avoir tant séduite, Venise ne s’avérait qu’une illusion trompeuse ?

 

Oui j’ai peur un peu. Mais j’ai hâte. Mais j’ai peur.

Un jour j’irai à Lisbonne avec toi

Qu’ils ont été doux et insouciants ces 4 jours à Lisbonne.

Et comme c’était bon.

 

J’ai une liste (j’ai en fait pas mal de listes :D) des villes et des pays que je veux visiter. Une des rares listes que j’ai uniquement sur informatique par ailleurs. Et je coche au fur et à mesure de mes pérégrinations. Et j’en rajoute au fur et à mesure de mes envies.

Lisbonne était dessus depuis longtemps. Tout comme le reste du Portugal en fait.

Mais comme très souvent, il me faudra revenir à Lisbonne que j’ai eu seulement l’impression d’effleurer.

 

J’ai a-do-ré Lisbonne ! (J’ai l’impression d’écrire ça à chacun de mes voyages mais tant mieux en fait, j’aime l’idée de rester toujours enthousiaste et capable d’être séduite)

J’ai trouvé Lisbonne très calme et reposante. Alors certes c’était au mois de janvier ce qui n’est sans doute pas le pic d’activité touristique, encore que j’ai été justement très étonnée du nombre de touristes croisés (y compris français … malheureusement).

J’ai trouvé Lisbonne très simple et vivante, loin de la sophistication et de la muséification d’autres capitales. On y voit les stigmates de la crise et de la pauvreté, même en plein centre-ville. Les immeubles en mauvais état et abandonnés, murés. Ce n’est pas tout beau, tout propre, tout lisse (même si c’est probablement bien pire ailleurs au Portugal que dans le centre de Lisbonne).

J’ai trouvé Lisbonne à taille humaine, loin des villes tentaculaires et des immeubles trop haut pour que le regard en capte la fin.

J’ai trouvé Lisbonne facile et … difficile. J’ai un excellent sens de l’orientation et pourtant j’ai eu un mal fou à me repérer dans Lisbonne au départ. Comme si ma boussole interne était brouillée. En même temps, à part qu’il n’y a pas de plan des bus/trams – comme à Londres (c’est quoi cette incapacité à faire un putain de plan des bus ??? Même la RATP y arrive !) – et que les noms d’arrêts ne sont pas forcément évocateurs, je n’ai pas galéré comme dans d’autres villes pour avoir les informations nécessaires à la plupart de mes déplacements.

 

Et les lisboètes alors ? Tout doux, calmes – pour ce que j’en ai vu – comparés à leurs frères ennemis espagnols si braillards.

Finalement le plus compliqué – et c’est paradoxal – ça a été … la langue.

Je parle espagnol, je ne suis pas bilingue loin de là mais je sais construire des phrases pour demander ce dont j’ai besoin quand je vadrouille, et même s’ils détestent ça le portugais et l’espagnol sont – et c’est fascinant – des langues étroitement liées : « donde esta ? » pour l’un quand l’autre demande « onde esta ? », le jus d’orange se dit « zumo de naranja » chez l’un et « sumo de laranja » chez l’autre … etc etc etc

Alors spontanément sur mes lèvres, en réponse à l’oreille, c’est l’espagnol qui est venu un nombre incalculable de fois et je l’ai ravalé tout autant de fois parce que je sais que les portugais détestent ça. Mais l’espagnol trustant le cerveau, c’est l’anglais qui se faisait la malle ne venant que péniblement. Pour finalement me faire engueuler de ne pas avoir tout simplement parlé français dès le départ … On me l’avait dit et je l’ai vérifié, c’est impressionnant le nombre de lisboètes qui parlent français !

 

Ceci ayant été dit, montons dans le vieux tramway en bois grinçant et bringuebalant ?

Chauffe Marcel !

Chauffe Marcel !

 

Lisbonne est une ville de collines, ça monte et ça descend beaucoup, ça m’a rappelé Lyon personnellement … Les quartiers les plus typiques sont ceux de l’Alfama et du Barrio Alto que je n’ai pas eu le temps de parcourir en long en large et en travers comme j’aurais voulu.

 

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Et puis de Lisbonne je n’ai pas manqué de prendre le tram 15 pour rejoindre Bélem, sa fameuse tour et surtout son incroyable monastère des Hiéronymites. Ces deux bâtiments sont d’architecture manueline, et c’est assez incroyable.

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Pour terminer, j’ai eu l’occasion d’assister à la relève de la garde républicaine portugaise (tous les 3e dimanche du mois), 3/4h à me retenir de rire mais c’était chouette quand même !

Garde à vous !

Garde à vous !

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