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Cogito

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Née sous la bonne balance

Comme le sujet est un peu rude je le sais je vous mets une photo réconfortante

 

Je ne sais pas si c’est parce que je travaille dans le bureau à côté de celui d’un médecin spécialiste du sujet avec lequel j’échange régulièrement sur ses patientes parce que ça fait du bien des fois et que je les vois dans la salle d’attente,

si c’est parce que j’ai travaillé sur le sujet de la grossophobie médicale en particulier – et que j’ai réfléchi à la grossophobie en général, d’ailleurs je vous recommande vivement cet épisode d’Un podcast à soi (et d’une manière générale TOUS les épisodes d’Un podcast à soi) sur le sujet – et aux mécanismes qui mènent à l’obésité et notamment à cet enchaînement délétère régimes-effets yoyo,

si c’est parce que j’ai atteint un âge où les femmes ont suffisamment de recul pour pouvoir en parler – parce que c’était il y a plusieurs années et qu’il y a prescription dans leur tête – et pour pouvoir analyser les raisons qui les ont mené à ça,

 

… bref je ne sais pas à quoi c’est dû mais je trouve que les témoignages d’une relation au minimum malsaine avec la nourriture – voire carrément pathologique avec des troubles du comportement alimentaire – se multiplient autour de moi. Y compris chez des personnes que je n’aurais jamais soupçonné d’avoir vécu ça. Et je suis triste de voir ce qu’on peut s’infliger à cause des représentations sociales autour du poids et de la beauté mais aussi l’influence que la famille peut avoir dans l’apparition de ces troubles. Je suis triste … et je suis en colère contre la société aussi.

 

Bien sûr je sais depuis longtemps que l’anorexie et la boulimie existent. Je me souviens des reportages à la télé quand j’étais jeune qui traitait de ces sujets.

Et puis il y a eu cette connaissance du lycée, retrouvée lors de mon arrivée à la fac et qui deviendra une amie au fil des jours, qui avait sorti le premier jour alors qu’on discutait avec plusieurs personnes « et pis des fois quand tu as trop mangé et bah ça fait du bien d’aller vomir après » et que personne, mais absolument personne, n’avait relevé ni réagi alors que moi ça avait allumé toutes mes alertes internes. Et toute l’année ses troubles s’étaient aggravés, au point qu’elle n’avait plus pu me les cacher et que pour son premier rdv avec un psy je l’avais accompagné.

Et puis il y a toutes ces femmes que je croise, qui ont eu une maladie grave dont elles auraient pu mourir, qui ont eu des traitements hyper violents, et qui ont pris du poids à cause des traitements. Et qui s’inflige de ces choses pour perdre parfois juste 3 kgs, et qu’elles n’ont même pas en trop, qui font 10h de sport hyper intensif par semaine jusqu’à tomber d’épuisement et qui te disent qu’elles se privent de toute vie sociale, qu’elles ne veulent plus sortir de chez elle parce qu’elles sont persuadées que tout le monde les regarde et voient comme elles sont grosses, et qui tiennent un discours tellement haineux sur elle-même et sur leur corps …

Et puis il y a mes collègues. Il y a celle qui ne mange rien sans que sa diététicienne l’y ait autorisée, qui pèse tous ses aliments aux grammes près, qui se bourre parfois tellement de légumes pour ne plus avoir faim sans avoir à manger de féculent que même moi qui aime les légumes je pense que j’en serais dégoutée à sa place, qui parle tout le temps de quand elle était obèse et qui dit que la nourriture occupe 90% de ses pensées … et puis cette autre collègue qui a l’air super bien dans sa peau qui raconte que jeune adulte elle a développé un trouble du comportement alimentaire, qu’elle s’est fait vomir un jour et que c’est rapidement devenu hyper addictif et qu’elle avait cette impression puissante de contrôle, qu’elle a perdu 40kgs en quelques mois et que personne ne s’en est inquiété ni ne s’est demandé comment, qu’elle a été félicité incessamment par tout le monde et que ça a renforcé son trouble du coup, que sa mère un peu ronde qui avait toujours rêvé que sa fille soit mince ne l’avait jamais autant prise en photo qu’à cette période là et qu’aujourd’hui quand elle lui dit qu’elle était malheureuse quand elle était mince sa mère ne veut pas l’entendre et change de sujet, qu’elle s’est fait moins vomir quand elle s’est mise en couple parce que c’était plus compliqué mais sans arrêter complètement et que son conjoint de l’époque n’a jamais rien remarqué alors qu’il travaillait dans un centre pour les troubles du comportement alimentaire et qu’il se vantait de repérer facilement les nanas qui se faisaient vomir, qu’elle n’a complètement arrêté de se faire vomir que quand elle a rencontré son conjoint actuel à qui elle a tout dit et qu’elle a pris 10 kgs depuis qu’elle a arrêté mais qu’elle est 100 fois plus heureuse que quand elle était mince.

 

Je me rends surtout compte à quel point j’ai eu de la chance. Et aussi à quel point de la même façon que le niveau socio-économique de notre famille joue sur notre avenir, le rapport de notre famille a l’alimentation et au poids joue sur nos risques de développer un trouble alimentaire.

Parce que moi j’ai eu la chance que ma famille n’ait jamais jugé mon poids, ne m’ait jamais fait de remarques négatives (sauf Mémé Bourreau mais finalement ça n’a pas tant joué), ne m’ait jamais accordé de l’attention en fonction de ça, ne m’ait jamais incité à faire de régimes (même s’ils ne m’ont pas découragée quand j’en ai fait deux alors que franchement je crois qu’on ne devrait jamais laisser les adolescentes faire un régime). J’ai eu la chance qu’on ne m’interdise jamais de manger du fromage, du chocolat ou des frites. J’ai eu la chance que ma mère n’ait jamais rêvé d’avoir la taille mannequin et n’ait pas projeté ce rêve impossible sur moi. J’ai eu la chance d’être valorisée sur les aspects intellectuels de ma personnalité et pas sur les aspects physiques. J’ai eu la chance même avec 20 kgs de trop de ne jamais être appelée « la grosse », de ne jamais être moquée, humiliée, persécutée, mise à l’écart. J’ai eu la chance que plein d’hommes me disent leur désir quel que soit mon poids, qu’aucun ne m’ait jamais demandé « de maigrir un peu comme ça je serais encore plus belle ». J’ai eu la chance qu’on m’apprenne à manger équilibré, à aimer les légumes, à les cuisiner,. Avec de la crème et du gruyère rapé aussi. J’ai eu la chance de lire des choses qui m’ont fait comprendre que je ne serais pas plus aimée si j’étais mince, pas plus heureuse, pas plus performante.

Et c’est terrible quand on voit les souffrances que ça génère de se dire qu’on a eu de la chance et que tant d’autres ne l’ont pas.

Question de communication

Quel est le rapport ?

 

Quand je suis arrivée à le Nouveau Boulot ce printemps, il est rapidement ressorti deux choses de ce que mes collègues disaient qui n’allaient pas concernant mon Nouveau Chef.  Je n’étais alors d’accord avec aucune des deux, je ne le suis toujours pas, mais je reste prudente et je garde à l’esprit que je n’ai pas le même recul qu’elles et qu’un nouveau boulot c’est comme un nouvel amoureux, au début c’est tout nouveau tout beau et c’est à l’usage qu’on s’aperçoit des trucs énervants (voire carrément insupportables).

 

Le premier truc c’était que mon Nouveau Chef ne déléguait jamais rien, qu’il voulait s’occuper de tout, tout en ne se positionnant jamais. Bah moi mon Nouveau Chef il me délègue plein de trucs, vraiment plein, et tant mieux parce que j’ai toujours été hyper autonome et indépendante dans mon travail (trop probablement pour certains) et que si j’avais un chef collé à mon cul constamment qui devait valider tous mes mails avant que je les envoie et qui ne me laissait aucune autonomie ni aucune marge de prise de décision, ça me gonflerait vite sévère. Après peut-être que contrairement à mes collègues, mon autonomie je la prends justement en ne lui demandant pas de tout valider. (Et pour ce qui est de se positionner, ben avec moi il s’est toujours positionné en même temps je lui donne toujours le contexte et mon propre avis avant, je ne lui demande pas de se positionner à partir du néant)

 

Le deuxième truc c’était que mon Nouveau Chef était vraiment mauvais en communication, ne communiquait pas ou mal avec l’équipe, etc…

Bon … c’est vrai que mon Nouveau Chef est un taiseux (après je considère aussi qu’il y a des choses qu’un responsable n’a pas à dire à son équipe ou qu’il doit le faire selon son propre tempo). Mais les taiseux j’en ai plein dans mon entourage, on pourrait même me dire que j’en ferais bien partie. Et surtout … et surtout j’ai réalisé en appelant mon père ce soir que si j’ai de mon point de vue si peu de mal à communiquer avec mon Nouveau Chef c’est que j’ai un entrainement de ninja avec mon père, à côté duquel Nouveau Chef est un petit joueur, et que j’applique avec ce dernier la même technique qu’avec mon père : mettre les pieds dans le plat. (Et … ça marche pas mal à priori)

Le week-end dernier, à ma grande surprise, ma petite sœur m’a envoyé spontanément des sms. A ma grande surprise oui mais à ma grande joie aussi, j’y ai vu le signe qu’elle allait mieux. Parce que depuis un an et même plus, c’était moi qui devais constamment la solliciter et qui lui envoyais toujours des sms ou qui l’appelais pour prendre de ses nouvelles. Il faut dire aussi qu’elle avait des choses à me dire, et notamment … qu’elle arrêtait son BTS en alternance avec le soutien de ses parents …

Aussi ce soir, quand j’ai eu mon père au téléphone, j’ai attendu qu’il aborde le sujet (en lançant 2-3 perches savamment placées tout de même) … j’ai attendu … attendu … attendu … jusqu’à ce que je l’aborde frontalement moi du coup ce sujet, parce que je n’ai jamais été patiente de toute façon. Et que je voyais bien que lui ne voulait pas en parler mais que si moi je mets les choses sur la table, il ne peut plus se dérober. Ça s’est avéré des plus intéressants comme discussion. Beaucoup plus que je ne m’y attendais. Parce que mon père semble avoir bien évolué concernant la santé de ma petite sœur depuis l’été dernier …  L’an dernier je prêchais seule dans le désert familial que c’était un problème de santé que ma petite sœur avait et pas un manque de volonté / un caprice / une façon de se faire remarquer. Et toute l’année j’ai eu l’impression que ça ne bougeait pas beaucoup dans leur tête. Surtout dans celle de mon père. Aujourd’hui il s’avère … il s’avère que c’est mon père qui a demandé à ma petite sœur d’interrompre son BTS parce qu’il juge que son état de santé ne le permet plus, qu’elle se met trop en danger de ce point de vue. Heureusement que j’étais assise, je ne m’y attendais pas à cette évolution. C’est toujours compliqué de savoir vraiment ce qui se passe dans la tête de mon père derrière ce qu’il dit. D’ailleurs ma mère n’a pu s’empêcher de me remettre en mémoire un « incident » familial bizarre qui avait eu lieu en février, où mon petit frère et ma belle-mère devaient venir me voir mais pas mon père parce qu’il ne voulait pas laisser ma petite sœur toute seule à la maison alors qu’ils le faisaient quand elle avait 13-14 ans et que ça me rendait dingue. A l’époque j’avais cru que c’était parce qu’il avait peur qu’elle organise une méga fiesta en leur absence, maintenant je me dis qu’il avait peut-être peur qu’elle fasse une connerie …

 

Alors voilà, finalement ce n’est pas compliqué de communiquer : il suffit de mettre les pieds dans le plat sur les sujets soigneusement évités par l’autre 😉

Faire de la place pour ça

I need space

 

L’amie douce m’a envoyé le lien sur le mammouth (ça fait un peu ésotérique comme phrase) en me disant « ça me  fait penser à toi ».

Ça m’a réjouit, ça me réjouit toujours quand mes amis me parlent de quelque chose qui leur a fait penser à moi.

Quand j’ai cliqué ça m’a encore plus réjouit. Tellement que je l’ai imprimé deux fois : une fois pour l’afficher dans mon bureau, une fois pour le coller dans mon Bullet Journal.

 

Ça m’a parlé ? Oui.

Preuve en est que l’amie douce avait raison …

Ça m’a parlé parce que depuis un peu plus d’un an maintenant, je médite c’est vrai. Et j’adore ces moments là, vraiment, c’est mon petit shoot de bien être quotidien. Mais la méditation comme j’entendais quelqu’un le dire il y a peu ça consiste surtout à centrer son attention.

Et le reste du temps … ben le reste du temps il faut penser au boulot et que ça prend beaucoup de place en ce moment, au rdv à tenir ou à prendre, au quotidien à assurer, au repas du soir et au ménage à faire, à la machine qu’il faut lancer et à celles qu’il faut repasser, et à tout ce qu’il FAUT faire/penser/anticiper.

Et quand j’y réfléchis, quel temps reste-t-il à mon esprit pour vadrouiller ? Pour rêvasser, pour suivre le fil de pensées sans lien avec la vie quotidienne, pour se poser des questions existentielles loufoques et incongrues ? Aucun. Et je sens bien mon esprit qui étouffe de ça.

Il faut que je fasse de la place pour ça. Je VEUX faire de la place pour ça, sortir la tête de l’eau, laisser l’esprit sortir la tête du guidon, s’évader du quotidien et monter plus haut. 

Et j’étouffe de ça.

Nommer

Avis de tempête

 

J’avais dit que j’essayerai de ne pas trop en parler ici et je me retiens depuis des mois d’aborder le sujet, mais il faut que je trouve un nouveau mot, un nouveau nom.

(et vous pouvez m’y aider si vous voulez, vos suggestions sont les bienvenues)

 

Jusque là je l’appelais fatigue. Fatigue même, avec la majuscule. Voire FAAAAATIIIIIIIIGUE.

Et ce nom ne convient pas. Parce que quand je dis aux autres que je suis fatiguée, ils voient la fatigue qu’ils connaissent. Celle qu’on expérimente après une nuit trop courte ou qu’on n’a pas eu de vacances depuis trop longtemps. Celle qui consiste en 2-3 bâillements pendant la journée. Celle qui passe avec une (ou deux ou trois) bonnes nuits de sommeil, ou une sieste, voire même une bonne semaine de vacances.

Et ils me disent de me reposer, ils me disent de dormir, ils me disent qu’ils espèrent que ça va passer rapidement. Ils pensent bien faire je le sais, ils se fient à ce qu’ils connaissent, à leur fatigue, à celle qu’ils ont eu l’occasion d’expérimenter dans leur chair, celle qui n’est là qu’occasionnellement et qui passe aussi vite qu’elle est venue … s’ils savaient comme je les hais quand ils font ça.

 

Parce que moi ma fatigue c’est une chape de plomb sur l’ensemble de mon corps dès que je me lève, même après une nuit de 9h de bon sommeil, même après 10 nuits de 9h de bon sommeil. Depuis qu’elle s’est installée, elle est là tout le temps, toute la journée, tous les jours, toutes les heures. Elle ne s’en va jamais, elle ne me laisse aucun répit. Même quand je me repose, même quand je fais la sieste, même quand je suis en vacances depuis 15j. Même quand je fais ça, elle ne s’améliore pas. Elle ne s’améliorera jamais.

Quand je me repose c’est soit pour conserver un peu d’énergie (économiser mes « cuillères« ) pour « après » car il y a autre chose à faire plus tard, soit que je ne peux plus faire autrement parce que je n’ai plus la moindre goutte d’énergie.

Et cette chape de plomb devient de plus en plus pesante au fil des heures de la journée au point que faire à manger le soir est au delà de mes forces, au point que parfois le soir quand je conduis je me dis que je suis un vrai danger tant mes réflexes sont ralentis, au point qu’en fin de journée j’ai l’impression d’avoir perdu 20 points de QI tellement je n’arrive plus à réfléchir ou alors seulement de travers. Cette fatigue me liquéfie le cerveau et me ronge la moelle. Quand je me lève, mon tableau de bord m’indique que je suis déjà sur la réserve question énergie, à la fin de la journée, je suis en panne sèche.

 

Ça fait 5 mois que je la subis cette fatigue, ça commence à faire et ça n’est pas fini … Alors ma fatigue c’est aussi me demander si je vais pouvoir continuer à travailler à temps plein et combien de temps et comment je vais faire quand je ne pourrai plus; c’est prendre sur moi pour ne pas pleurer de fatigue le matin, le soir et aussi tout le reste de la journée parce que c’est la seule chose que j’ai envie de faire mais que ça ne m’aidera pas. Ma fatigue c’est prendre sur moi – et y laisser beaucoup d’énergie – pour ne pas hurler et insulter mon entourage qui n’y est pour rien, tellement je suis fatiguée justement ou parce qu’il me demande un effort mineur… pour eux mais énorme pour moi. C’est trop souvent manquer d’énergie pour les autres et en culpabiliser à mort. C’est être très égocentrée et en culpabiliser tout autant. C’est imposer des choix à son entourage qu’on aurait préféré éviter de leur imposer (et à soi aussi). C’est se demander si on arrivera à remplir ses obligations et ses engagements, savoir qu’on va devoir se plier à certains et qu’on va le payer chèrement. C’est accepter d’aller dîner un soir avec un ami en se demandant si on ne sera par trop fatiguée pour ça et si on ne va pas le planter au dernier moment. C’est y penser et en souffrir tout le temps tout en essayant (vainement en général) de ne pas parler que de ça aux autres et de ne pas que s’en plaindre.

 

Vivre avec cette fatigue c’est comme avoir un budget de 500€ par jour et avoir 700€ d’achats à faire. Parfois il y a des achats que je diffère au lendemain, et parfois je me mets à découvert et j’en paie les conséquences plus tard.

Alors pour peu qu’on y rajoute une mauvaise nuit de sommeil ou un événement fatiguant pour n’importe qui, c’est carrément l’apocalypse.

 

Les médecins appellent ça « asthénie » mais ça ne me va pas, ça ne parle à personne d’autre qu’à eux. Moi je l’appelais « fatigue » mais ça ne me va pas non plus.

Il faut pourtant que je lui trouve un nom, un nom qui dise …

Permanence et impermanence

C’est le cycle de la vie, le cycle éterneeeel (vous l’avez dans la tête maintenant)

 

Ça fait un (long) moment que j’entends parler de l’impermanence des choses. Probablement depuis que certains de mes amis au lycée se sont fortement intéressés au bouddhisme.

J’ai toujours détesté cette notion. Elle m’angoisse. Elle me terrifie.

 

Je ne comprends pas comment on peut trouver rassurant l’idée que nous perdrons un jour tout ce que nous avons, tout ce que nous chérissons, tout ceux que nous aimons. Probablement parce que je suis une personne d’engagement. Pas d’engagement au sens où je vais aller manifester ou défendre des causes mais dans le sens où quand je ne m’attache pas facilement à quelqu’un et je laisse peu de gens passer mes défenses mais quand je le fais ce n’est pas à moitié.

Et globalement je voudrais que rien ne change, que les gens que j’aime et qui m’aiment ne cessent jamais de le faire. Surtout ça. Je suis terrifiée à l’idée de perdre les gens que j’aime et que plus personne ne m’aime.

Evidemment que j’ai des ami(e)s dont nos chemins ont divergé. Souvent en douceur, sans heurts. Mais les quelques uns avec qui ça n’a pas été le cas restent une blessure à vif pour moi. Évidemment que je sais qu’un jour mes parents vont mourir, et que moi aussi je vais mourir. Mais j’ai déjà un rapport à la mort aigu, conscient, (qui angoisse mon entourage régulièrement d’ailleurs), je n’ai pas envie de vivre avec cette idée en permanence en tête.

 

Donc voilà j’ai toujours eu peur de cette idée.

Mais j’ai découvert il y a peu que comme souvent, il y avait quand même un versant positif à cette notion.

Lors de deux moments un peu difficiles pour moi. Le premier ça a été quand j’ai eu une période de mauvais sommeil. De vrai mauvais sommeil. Qui a duré longtemps. Et pour lequel je me suis appuyée sur un programme de sophrologie lié au sommeil, que j’avais déjà fait, pour m’aider à traverser ce mauvais moment au mieux. Et à la dernière séance, il disait de garder confiance car rien n’est éternel, pas même les troubles du sommeil. Et j’avais – pour une fois – trouvé ça extraordinairement réconfortant.

De même en faisant cette fois-ci un programme de méditation sur la douleur. Quand vous êtes pliée en deux de douleurs, que vous ne rêvez que d’un scalpel qui vous arracherait quelques organes pour qu’enfin la douleur disparaisse, il est bon – et réconfortant une fois encore – de se rappeler que la douleur ne durera pas toujours, qu’elle finira par passer. (Mais ça implique aussi qu’elle reviendra …)

 

Et c’est vrai que ça l’est, réconfortant, de se dire que les mauvaises choses passeront un jour. Sauf que ça s’accompagne du fait que les bonnes passent aussi … Alors je continue à me débattre avec cette idée d’impermanence des choses …

Du temps

Beau

J’ai pris du temps aujourd’hui et ça a fait du bien.

C’était un objectif du jour – oui j’en suis à me fixer comme objectif de « prendre du temps » – et même s’il le fallait, s’il le fallait physiquement,  ça n’était pourtant pas gagné.

D’une part à cause du changement d’heure. Je déteste le passage à l’heure d’été. Particulièrement ce dimanche de bascule où on me vole une heure et où je passe généralement mon temps à courir … après le temps. Cette heure disparue qui me manque et me donne l’impression d’être le lapin blanc d’Alice toute cette journée.

D’autre part parce qu’il se noue pour moi quelque chose autour du temps actuellement. Autour de sa gestion, autour de sa demande … à l’échelle d’une journée oui mais aussi à l’échelle d’un mois, voire de plusieurs mois.

Pas que pour moi d’ailleurs il me semble, j’ai l’impression qu’il y a dans mon entourage des personnes aussi qui se débattent avec le temps.

 

J’ai médité sur ma gestion du temps, l’occasion de prendre conscience d’un certain nombre de choses mais il me faudra me replonger dedans pour approfondir et retravailler ça.

A l’échelle d’une journée … j’ai besoin de ralentir le rythme de mes journées, de libérer du temps pour du repos ou tout du moins de libérer du temps pour plus de repos. La semaine mais aussi, ou surtout, le week-end.

A l’échelle des mois … j’ai besoin de m’accorder le temps de tourner en rond sur certains sujets, le temps d’avancer et que ça ne se fasse pas en un jour justement

 

L’énorme épisode de fatigue de la fin de l’année dernière qui s’est prolongé au début de cette année a laissé des traces. La fatigue reste un sujet prégnant sur lequel je tourne en rond (si je m’écoutais je n’écrirais que sur ça ici). Il me faut du temps pour accepter sa présence permanente à bas bruit, il me faut du temps pour faire des choix conscients et forts pour réorganiser mes journées en intégrant cette donnée impérative, il me faut du temps pour arrêter de ronger cet os, il me faut du temps pour réajuster mes exigences à mon encontre.

Et je me rends compte que je suis assez peu tolérante avec moi-même sur cette nécessité de temps et même de temps long parfois.

Mon entourage fait probablement preuve de plus de tolérance que moi, j’ai l’impression d’embêter tout le monde tout le temps avec cette récurrence de la fatigue dans ma vie et donc dans mon discours. Pourtant personne n’a jamais manifesté le moindre agacement pour l’instant. Je suis la seule qui s’agace de tourner en rond la dessus. La seule en fait à imaginer que mon entourage en souffre parce que mon entourage n’en dit rien (peut-être qu’il n’ose pas…).

Mon entourage aussi a eu besoin de temps. Du temps pour assimiler, du temps pour procéder à quelques ajustements subtiles pour me ménager sans que j’en ai forcément conscience …

 

Alors d’accord, laissons-nous du temps. Accordons-nous le. Prenons le.

On arrêtera de tourner en rond, on passera à autre chose, quand il sera temps de le faire.

Et si le temps n’est pas encore venu ….

Décrépitude

Heureusement la vie est bien belle 🙂

 

J’ai été voir mon ostéopathe. Pour la deuxième fois en 3 mois.

Pour beaucoup ça parait peu, pour moi ça parait beaucoup. C’était la première fois que j’y allais de manière aussi rapprochée sans que ce soit à la demande de l’ostéopathe qui jugeait qu’une seconde séance était nécessaire pour achever le travail de la première.

Et en plus j’en suis ressortie, à l’immeeeeense frustration de mon ostéo, sans que mon problème soit résolu. Comme il y a 3 mois. A son immense frustration mais non à la mienne puisque je n’attendais pas de solution miracle de sa part, je voulais surtout éliminer toute origine mécanique à cette inflammation que je me traîne depuis des mois et qui se balade. Et non il n’y a aucun problème de mobilité, pas de bassin déplacé, pas de genou qui aurait bougé et qui expliquerait cette douleur. Et donc pas de mobilisation à faire pour tout remettre en ordre. D’un côté je me dis que c’est qu’il a bien travaillé – et moi aussi quelque part puisque j’ai fait les corrections qu’il m’avait demandé – puisque jusque là j’avais toujours une vertèbre déplacée pour expliquer ce torticolis ou une cheville en vrac.

Alors voilà, j’ai tous les symptômes d’une tendinite qui se balade, mais rien qui soit retrouvé à l’imagerie (encore faut-il qu’elle ait été bien faite mais ça c’est autre chose …) et dont on ne connait pas la cause ce qui complique singulièrement la possibilité de corriger les choses pour que cette inflammation cesse.

 

Et trop de facteurs nous échappent, je m’en suis rendue compte en échangeant avec mon ostéo.

Je connais les grands principes de la maladie qui m’affectent mais joue-t-elle sur le collagène, entraînant indirectement cette inflammation ? Je n’en sais rien.

Je suis persuadée que les anticoagulants jouent en empêchant (allez ralentissant …) la guérison, je l’ai constaté sur autre chose, restant 5j à 40 de fièvre là où ça n’aurait duré qu’un jour ou deux normalement ; me tapant une étonnante extinction de voix de 10 jours au grand désespoir de mon père qui s’énervait que je ne guérisse pas plus vite. Il me faut du temps, plus de temps, mon corps peine …

J’en viens d’ailleurs à redouter … la grippe …  une bonne grippe qui secoue déjà toute personne en bonne santé, je me demande comment je m’en dépatouillerais alors que des virus plus anodins me mettent déjà terriblement à mal. Avant je me vaccinais pour les autres, maintenant je vais me vacciner pour moi et faire chier les gens qui m’entourent pour qu’ils soient vigilants et me protègent. Heureusement que j’ai la chance de travailler avec des gens déjà vigilants et qui doivent enfiler des masques au moindre doute …

 

En vérité, j’ai l’impression de tomber physiquement en décrépitude depuis 2 ans et que la chute ne connait pas de fin.

Au delà des suivis hospitaliers qui se sont surajoutés, ma « consommation » de soins (en médecine classique ou en médecine douce) augmentent je le vois bien … à mon grand désespoir. RDV chez le médecin généraliste plus souvent (alors qu’il ne fait pas le suivi), radiographies, échographies, séances de kiné, séances d’ostéopathie, magnétisme etc … Tout ça pour essayer de ne pas encore plus partir en miettes en fait. Et pourtant malgré tout ça et tous mes efforts, j’ai l’impression que ça empire, que j’ai continuellement quelque chose de travers, soit je suis fatiguée, soit j’ai mal quelque part, etc etc …

Je me demande quand est-ce que j’ai été 100% au top dernièrement ? 

Quand est-ce que mon entourage n’a pas été obligé d’ajuster subtilement les choses pour me laisser des plages de repos ?

Quand est-ce que je n’ai pas répondu que j’avais mal quelque part ou que j’étais fatiguée à pleurer ?

 

Et ça a des effets … bien au delà de ma santé physique.

J’allais écrire que j’avais toujours eu une nature anxieuse. Mais en fait c’est faux. Je ne suis pas anxieuse au quotidien. Par contre toute situation nouvelle/inconnue m’a toujours inquiétée et j’ai toujours eu tendance à imaginer tous les scénarios possibles pour l’affronter … même les pires … et des fois ça m’a bien aidé.

J’ai réalisé que j’avais tellement perdu confiance en mon corps, en ses capacités à me porter / me supporter / faire ce que j’attends de lui, que j’avais en fait beaucoup perdu confiance … en moi. Parce que j’ai beau parler de lui à la troisième personne, comme si c’était un élément extérieur ou un autre personnage de l’histoire, en vérité mon corps … c’est moi.

Et si je ne me sens pas plus anxieuse qu’avant en fréquence, le fait est que je le suis de plus en plus souvent pour des choses complètement anodines … à me demander avec inquiétude par exemple si je vais être capable … d’ouvrir la porte de mon nouveau boulot alors qu’il s’agit juste de mettre une clé dans une serrure et de la tourner …

C’est dire le niveau de perte de confiance quand même …

 

Ça ne me freine pas heureusement. Ou pas encore tout du moins. Ça ne m’empêche pas de foncer tête baissée dans de nouveaux projets (oh un nouveau boulot!) avant quand même qu’une petite voix ne finisse par me dire que je ne vais pas y arriver, que je n’en suis pas capable ou que je ne vais pas tenir physiquement la distance …

 

« On » va me dire qu’il faut que je corrige ça ou tout du moins que j’évite que ça s’aggrave. Oui je me doute merci, mais tant que mon corps me lâche toujours un peu plus … ça parait compliqué.

Quand le sage désigne la lune …

Lune qui là haut s’allume

 

 

C’est probablement l’un de mes pires défauts, pas le pire mais assurément l’un des pires, je suis souvent prétentieuse.

Prétentieuse concernant mes capacités intellectuelles. Oh je ne me prends pas pour Einstein et je sais qu’il existe nombre de personnes plus intelligentes, plus douées, plus débrouillardes, plus capables, plus tout ce que vous voulez que moi.

Mais quand même, je me sens régulièrement supérieure intellectuellement à des gens que je croise, et il y a un certain mépris chez moi dans la façon dont je les traite (et je ne suis pas très fière de l’écrire).

Et régulièrement aussi, je suis renvoyée au fait que parfois … l’idiot n’est pas celui qu’on croit (et ça remet les idées en place).

 

L’autre jour je discutais de la tentation de dérives sectaires dans nombre de pratiques dites alternatives (magnétisme, reikki, etc) et je me targuais de garder toujours une distance critique par rapport aux discours que pouvaient tenir ces pratiquants, y compris et surtout pendant des moments de faiblesse – quand vous sortez d’une heure de séance vous êtes en position de faiblesse -, même s’il n’y a aucun véritable tentation de dérives sectaires de leur part.

Je n’ai personnellement jamais oublié (ni digéré) cet ostéopathe qui avait essayé de me lessiver le cerveau en me soutenant que si j’avais mal au dos c’était à cause du cancer du sein de ma mère que je n’aurais soi-disant jamais accepté et quand j’avais répondu que à mon avis c’était plutôt lié au coup de poing que j’avais reçu à cet endroit-là, il avait tenu mordicus à le relier au cancer du sein de ma mère (et y était parvenu puisque ce coup de poing avait été reçu pendant que ma mère était en traitement pour son cancer).  Je me souviens surtout à quel point pendant quelques heures son discours m’avait profondément remuée avant que je ne réussisse à prendre de la distance vis à vis de ça et à le remettre à sa juste place.

Je me targuais donc de garder une distance critique vis à vis des discours de ce type et mon interlocuteur probablement étonné de mon assurance n’a pu s’empêcher de me rétorquer que c’était quand on était trop sûr de soi qu’on était le plus fragile.

Il a raison, il a éminemment raison. Je me suis sans doute mal exprimée ce soir là, parce que je sais que je pourrais être une très bonne cible mais paradoxalement, j’ai l’impression que savoir que j’ai des failles qui pourraient être exploitées me rend plus prudente que si je me déclarais forte et insubmersible.

 

Evidemment je l’ai déjà fait de me déclarer inattaquable, forte, supérieure, sur certains sujets.

Evidemment, j’ai déjà été moqueuse voire méprisante face à certaines déclarations que je jugeais stupide. Evidemment j’ai déjà ricané avec d’autres sur des choses que nous jugions collectivement idiots.

Et je le referai probablement encore.

Mais quand même …

 

L’autre jour sur un réseau social bien connu, je vois passer des photos moqueuses d’une bouteille de sirop sur laquelle il est indiqué en gros que dans un verre de sirop il y a 90% d’eau, sachant que la marque conseille plus bas sur la bouteille de mettre 9 volumes d’eau pour 1 volume de sirop … Et tout le monde de ricaner que c’est complètement con, qu’ils ne savent vraiment pas compter, que ça doit être payé bien cher pour être aussi bête.

Sauf que là pour moi les marketeux ne sont ni stupides ni des billes en mathématiques. Un peu à la manière des prestidigitateurs, pendant que tout le monde regarde les 90% d’eau, tout le monde oublie les 10% de sucre quasi pur qui constituent le sirop. Sachant qu’un verre en moyenne fait 150ml, ça nous fait du environ 15g de sucre pas verre de sirop. Allez disons 10g si vous ne remplissez pas votre verre à ras bord … soit environ 2 morceaux de sucre. Par verre. Et actuellement personne n’a trop envie de se dire que son enfant (ou soi-même) boit l’équivalent de 2 morceaux de sucre quand il boit un verre de sirop.

 

Du coup je me dis qu’on devrait plus souvent se demander qui est vraiment l’idiot de l’histoire.

Perdue avec moi-même

Non ce n’est pas une nouvelle méthode de mesure du tour de cuisse, c’était juste pour montrer mon vernis assorti à mon pantalon

 

J’ai perdu une taille de pantalon.

C’est logique, la concrétisation de ce poids perdu et qui continue à l’être, pourtant je continue à ne pas y croire et à avoir besoin de le dire pour – tenter – de rendre ça concret. Pourtant je ne l’ai pas vu venir. Pas vraiment.

Ça faisait quelques semaines que je me disais que bientôt je pourrais rentrer dans la taille du dessous, les soldes ont été l’occasion d’envisager sérieusement l’achat d’un pantalon à un prix très intéressant dans cette taille, mais que je ne pouvais pas essayer auparavant. Finalement à trop hésiter, celui-là m’aura échappé. Mais une séance d’essayage ultérieure l’aura montré, j’aurais pu l’acheter.

 

Ça devrait me réjouir non ? C’est l’attitude attendue par le reste de la société.

Ce sont des félicitations qu’on m’a adressé quand j’en ai parlé alors que je n’avais rien demandé (comme quand les gens remarquent que j’ai perdu du poids). 

En vérité non. Si j’en parle, si j’en ai parlé c’est parce que je suis perturbée par ce changement de taille. Complètement paumée en vérité. Comme si en perdant une taille de vêtements je n’étais plus vraiment moi. 

Ce n’est pas une question d’image dans la glace, pas une question de chiffre sur la balance ou sur l’étiquette. C’est une question de repère, de ceux qu’on intègre et sur lesquels on se construit.

Il va me falloir un peu de temps pour intégrer ce changement, pour ne plus systématiquement me diriger vers la taille du dessus. Il va me falloir d’autant plus de temps que je perds du poids de partout sauf de la poitrine (je sais, certaines vont être jalouses mais moi j’aurais bien aimé perdre un peu de là) et que si la taille du bas a changé, celle du haut non.

 

Tout ceci m’a fait penser aux personnes qui subissent une chirurgie bariatrique ou une chirurgie esthétique et qui perdent leurs repères en un passage sur le table d’opération. La violence que ça peut être, que ça doit être, même quand on l’a désiré, alors que personnellement il ne s’agit que d’une taille de vêtement …

J’accepte …

Let the sunshine!

 

Il y a quelques temps il m’a dit « tu es comme Don Quichotte, tu préfères te battre contre des moulins à vent que t’adapter au monde qui change ».

J’ai trouvé ça un peu rude.

Je ne suis effectivement pas réputée pour ma souplesse (mentale) (enfin la physique aussi), je déteste les changements de plan de dernière minute, les invitations au débotté, j’aime avoir le temps de planifier, d’anticiper, de me préparer, de me retourner.

Mais s’il me faut du temps pour m’adapter, le fait est que je m’adapte au final. Je suis plus tortue que lièvre. Voire même plus glacier et montagne que caméléon et girouette.

Et je trouve ça vraiment injuste surtout comme remarque avec tout ce que j’ai fait depuis 10 mois.

 

 

Avant hier elle m’a dit « il faut accepter Shaya, ac-cep-ter !!! Il n’y a comme barrières que celles que l’on se met à soi-même. »

Je n’ai rien dit sur le moment, trop assommée. Mais avec le recul cette remarque me met en colère même si je suis en partie d’accord avec ça.

Je ne l’ai pas compris sur le moment mais « l’acceptation » aura sans doute été le mot de mon année 2017. Et très probablement celui de mon année 2018.

Oh oui il faut ACCEPTER ! Je suis au courant merci bien ! Sauf que entre la théorie, que je connais parfaitement, et la pratique il y a ……… un monde,au moins. Et que ce n’est pas parce qu’on me somme d’accepter ce qui m’arrive que miracle des miracles, tadam !, je vais réussir à le faire. 

Par ailleurs, je ne suis pas tout à fait d’accord avec le fait qu’il n’y ait comme barrières que « celles que l’on se met à soi-même ». Evidemment que nous sommes nos propres ennemis mais la vie aussi te met des bonnes grosses barrières dans la gueule parfois, du modèle mur de Berlin, et que si on peut leur grimper dessus pour les dépasser faut arrêter de faire comme si tout le monde en avait forcément les ressources (morales, physiques, financières, familiales, amicales).

Or donc il me faut accepter. Là ! Tout de suite ! Maintenant ! Immédiatement !

L’injonction de le faire est là, la mise en demeure immédiate. Personne pour me dire « tu vas finir par l’accepter mais ça prend un peu de temps c’est normal », aucun délai, aucun temps accordé. Pourtant je suis persuadée que tout ce dont j’ai besoin c’est … de temps. Mais je saoule avec mes demandes de temps, avec mon besoin de temps. Il est vrai que ce n’est pas tellement à la mode dans notre société, le temps long laissé aux choses pour qu’elles se fassent. 

 

 

Et puis … et puis j’aimerais qu’on cesse de m’enjoindre à accepter ce sur quoi je fais encore un blocage en faisant fi de toutes les autres choses que je dois accepter dans le même temps, que ce n’est pas négligeable du tout en quantité, et que je ne peux pas tout gérer en même temps (ou alors mon cerveau va exploser). Ça ne me parait pas démentiel de ne pas avoir encore fait tout le travail en 10 mois.

 

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