//

Me Myself and I

Brevounette

Je me disais que quand même j’étais une personne avec un certain sens moral.

Je suis une fidèle lectrice d’un certain nombre (restreint) de blogs mais je suis une commentatrice rare.

Parce que pas le temps, parce que pas LE commentaire intelligent à laisser à ce moment là ou que 92 personnes l’ont déjà fait avant.

Parfois (pas souvent sinon ils vireraient) ces blogs proposent de gagner sur un petit concours un lot. Encore plus rarement ledit lot m’intéresse.

Et je me contrains à ne pas participer. Même si j’en crève d’envie.

Juste parce que ne commentant pas habituellement, je me dis que le faire là ça ne serait pas classe. Ça paraîtrait intéressée. Même si en fait je lis tous les billets.

 

De la difficulté à mesurer les lecteurs de l’ombre …

 

 

J’ai horreur d’être dans la lumière, sur le devant de la scène.

J’ai horreur de m’exposer franchement, de me mettre en scène.

Surtout quand c’est sur mon lieu professionnel. J’aime que le boulot ne passe pas la porte de la maison, j’aime que le perso ne passe pas la porte du boulot. Même si des fois ce n’est pas possible et que je le comprends … pourtant quelqu’un qui arrive au travail et se met à pleurer parce qu’il/elle s’est engueulé(e) avec son conjoint ça m’agace. Grave.

Je vais peut-être me montrer plus compréhensive à l’avenir …

Cet après-midi je me suis « mise en scène ». Sans le vouloir.

S’évanouir en plein milieu d’un couloir n’est guère une façon discrète de passer.

 

Ca faisait 1h que mon corps criait à l’aide tout en tremblement et sueurs froides, en nausées et vomissement incoercibles, en atroce faiblesse.

Et j’ai été incapable d’avoir le courage d’appeler quelqu’un qui puisse prendre soin de moi. Incapable de montrer ma faiblesse.

Je me disais que ça allait passer … tout seul.

Effectivement ça a fini par passer, allongée et entourée de gens inquiets, avec 8 de tension et la sensation d’être passée sous une moissonneuse-batteuse.

 

J’ai un problème avec cette notion de faiblesse, avec le fait que les gens puissent être bienveillants et ne profitent pas de la situation, avec le fait d’appeler des gens – que j’estime et en qui j’ai confiance – à l’aide.

Et demain je vais aller travailler. Quand même. Comme un défi. Un défi à la con peut-être mais je n’arrive pas à me trouver en assez mauvais état pour être arrêtée… Comme s’il fallait que je sois à l’article de la mort pour ne pas culpabiliser d’être en arrêt.

 

C’est de ça dont j’ai besoin autour de moi, de gens capables de me dire « stop ».

Discussion

6 Responses to “Brevounette”

  1. Ton blog est l’un des rares où je ne reste pas dans l’ombre… je ne suis pas à côté de toi et loin de moi l’idée de donner des conseils ou autres, mais je me permets quand même de te dire STOP !
    Puisque ta tête ne veut pas le faire, c’est ton corps qui appelle au secours.

    Posted by Patricia | 18 juillet 2012, 22:27
  2. oui STOP
    Ecoute ton corps!

    Ca t’apportera rien de bon de passer outre et surtout tu risque de te ruiner la santé. Et la santé c’est le plus important, le reste est secondaire, crois moi sur parole 😉

    Posted by MaO | 19 juillet 2012, 09:24
  3. oh, t’as la même maladie que ma locataire? (elle est en arrêt pour 2 semaines, et comme toi, c’est son corps qui a dit STOP…) (FILE TE RECOUCHER TOUT DE SUITE!!! nanmého!)

    Posted by Daydreamer | 19 juillet 2012, 15:28

A vous les studios

Shaya ailleurs …

~ Tumblr : Books and Boobs

~ Tumblr : Point Vernis

L'instagram de Shaya

Previously

août 2017
L M M J V S D
« Juil    
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031  

D’où viens-tu?