//

Me Myself and I

Bouffée d’engouement

Si j’avais pu, je n’aurais pas arrêté mes études à la fin de mon master 2.

J’aurais adoré continuer jusqu’au doctorat, rédiger une thèse. J’ai renoncé parce que consacrer 3 ans de sa vie pour n’avoir aucune reconnaissance, un boulot précaire et mal payé … non merci.

(Je crois l’avoir déjà expliqué non? J’ai l’impression de radoter!)

 

Mais cette émulation intellectuelle me manque.

J’aime beaucoup mon boulot mais même s’il serait prétentieux de ma part de dire que j’en ai fait le tour, j’en maîtrise quand même une bonne partie. La littérature scientifique que je compulse le concernant est plus ou moins toujours la même et ce que je rédige le concernant aussi.

Il n’y a plus l’émoustillement de la nouveauté, de la découverte, de devoir se constituer une bibliographie en lisant et triant des textes, de chercher un plan qui réponde à la problématique (ou même juste un plan tout con). Cette impression de découvrir un nouveau continent, vierge jusque là.

Même si j’essaye de retrouver tout ça en me tournant vers de nouveaux domaines (coucou la pneumo), dans le fond ça reste toujours plus ou moins proche de ce que je connais déjà.

 

L’autre jour j’ai retrouvé cette sensation – et surtout je me suis rendue compte à quel point ça me manquait! – en me plongeant un peu par hasard, un peu par défi personnel et un peu (beaucoup) par intérêt dans un sujet que je ne connais pas du tout et qui s’annonce hyper intéressant mais pas facile à appréhender (parce que personne n’a fait le ménage dedans).

Cette sensation d’exaltation intense ça me manque, bordel ce que ça me manque !!!

Et ce que ça fait du bien de la retrouver !!!

Discussion

6 Responses to “Bouffée d’engouement”

  1. Ton post me fait beaucoup d’écho. Je regrette souvent de m’être arrêtée au niveau de la Licence et donc de n’avoir jamais rédigé de mémoire. Je suis certaine que j’aurais adoré ça. Mais je ne me voyais pas « perdre » deux ans dans un Master qui ne m’était pas indispensable alors que j’avais déjà mon projet professionnel. Si j’avais encore eu la possibilité de passer une Maitrise, je pense que je me serais laissée tenter…
    Je me « console » en me disant qu’il n’est jamais trop tard et que j’aurais d’autres occasions.
    La preuve, tu es en plein dedans 😉

    Posted by Lizly | 24 août 2012, 10:45
    • La différence c’est qu’il faut se créer les occasions maintenant mais si on en voit une passer, il ne faut pas hésiter! Même si on prend sur son temps personnel.

      Posted by Shaya | 24 août 2012, 17:37
  2. Quel beau billet!
    Et qui me parle beaucoup car j’ai fait le choix de sacrifier ma vie perso et pro pour mener à terme mon doctorat d’histoire. Alors oui, un an après la soutenance, je suis dans la précarité et je cherche un taf… mais je ne regrette pas: précisément pour toutes les raisons que tu donnes.

    Posted by Elooooody | 24 août 2012, 17:44
    • J’admire les gens qui font ce choix là. Vraiment. Je les envie aussi.
      J’espère sincèrement que tu sortiras vite de la précarité et que tu trouveras un travail pour être récompensé de ce choix là.
      J’espère aussi que cette émulation intellectuelle ne te manquera pas.

      Posted by Shaya | 24 août 2012, 20:07
  3. Pourquoi ne pas reprendre un doctorat ?Tu es jeune si j’en crois tes écrits. Il n’est jamais trop tard pour continuer ou recommencer dans une autre branche et tu « attises » ma curiosité en évoquant le « sujet que tu ne connais pas du tout à cause du ménage pas fait ! » ce n’est pas un truc sur la poussière quand même ?

    Posted by Colette | 26 août 2012, 13:51
    • Je pense que j’envisagerai un doctorat le jour où j’aurais un projet professionnel pour l’accompagner. En attendant je devrais m’attaquer à certains DU.
      Et non le sujet ce n’est pas la poussière mais un truc de psychologie.

      Posted by Shaya | 26 août 2012, 18:04

A vous les studios

Shaya ailleurs …

~ Tumblr : Books and Boobs

~ Tumblr : Point Vernis

L'instagram de Shaya

Previously

octobre 2017
L M M J V S D
« Sep    
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
3031  

D’où viens-tu?