//

Cogito

Béquille(s) chimique(s) et pharmaceutique(s)

Je me suis faite la réflexion la semaine dernière, de manière un poil emphatique, alors que je baguenaudais (j’adore ce verbe) en Ardèche profonde (là où les ponts sont à priorité parce qu’on ne passe pas à deux et que le parapet est en option) que sans la béquille chimique de l’industrie pharmaceutique je ne pourrais pas vivre.

En vérité c’est un peu emphatique parce que je ne souffre pas (encore) de maladies chroniques qui pourraient entraîner ma mort si je ne prenais pas mes médicaments quotidiennement (je pense hypertension etc…).

 

Néanmoins …

Néanmoins si je ne prends que l’allergie par exemple, j’essaye d’imaginer la vie sans antihistaminique et même si ça ne me tuerait pas, moi j’aurais envie de crever.

Preuve en est de cette méga crise d’allergie que j’ai faite en Ardèche (thanks les rafales de vent à 80 km/h)  qui m’a laissé sur le carreau 1h le temps que les médicaments fassent effet et qui fait encore sentir ses conséquences 4j après tant je me sens K.O.

 

Surtout.

Surtout je me sens vraiment comme une merde de ne pouvoir vivre sans béquille(s) chimique(s).

Je déteste qu’on me demande comment je vais parce que si je répondais honnêtement au lieu de mon traditionnel « ca va », j’aurais l’impression de toujours avoir un pet de travers. J’ai toujours un pet de travers ! Mal à la tête (« tu prends ENCORE un ibuprofène ?!? » m’a-t-on fait la remarque dernièrement … ben oui le dernier datait de 2j avant et oui j’ai de nouveau mal à la tête!), crises d’allergie, douleurs au ventre inexpliquées, réactions de mon corps inexplicables et j’en passe ! Et forcément une certaine fatigue liée à tout ça.

Alors que les gens de mon entourage non ! Oh ils ont bien une petite gastro par ci, un rhume par là, une tendinite exceptionnellement. Ils ont toujours la pêche, ils font des trucs de dingue sur une durée inimaginable. Tandis que moi, il n’y a pas une semaine sans que j’aurais un truc à me plaindre j’ai l’impression.

Je me fais horreur quand j’y pense (du coup j’évite de trop y penser) et je n’ose imaginer le calvaire régulier si les médicaments n’existaient pas alors que là j’arrive quand même à peu près à vivre sans que ça ait de conséquences majeures.

Discussion

4 Responses to “Béquille(s) chimique(s) et pharmaceutique(s)”

  1. Sans les lunettes (ce n’est pas chimique mais c’est artificiel) je serais sûrement tombée dans un trou que je n’aurais pas vu et je serais morte depuis longtemps.

    Posted by Anna Musarde | 19 mai 2015, 09:48
  2. Et si on changeait de paradigme? Et si on réfléchissait à tout ce que tu PEUX faire grâce à ces médicaments? Partir à l’autre bout du monde, supporter (même avec un temps d’adaptation) la nature ET un vent de 80km/h ET le printemps, vivre sans arriver à y penser tout le temps? Je n’ai pas beaucoup de détails, mais moi, je trouve que tu fais énormément de trucs vachement chouettes….Alors en effet je n’ose imaginer ce que ça doit te demander comme efforts, mais franchement, je t’admire, et ça me rend un peu tristoune de savoir que tu te fais horreur…
    Je t’embrasse fort fort 🙂

    Posted by Floh | 20 mai 2015, 17:22
    • Je ne me fais pas horreur 24h/24 😉 Je m’aime bien la plupart du temps mais quand je vois tout ce que je ne suis pas « capable » de faire naturellement alors que la plupart des gens le font sans problème, je …

      Posted by Shaya | 20 mai 2015, 20:04

A vous les studios

Shaya ailleurs …

~ Tumblr : Books and Boobs

~ Tumblr : Point Vernis

L'instagram de Shaya

Previously

août 2017
L M M J V S D
« Juil    
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031  

D’où viens-tu?