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Archive for décembre, 2017

Where I stand

Ici, là et maintenant

 

C’est la conclusion un peu … inattendue … de cette fin d’année, comme un pied de nez pour ces 10 mois sur 12 par ailleurs plutôt difficiles, néanmoins c’est la certitude qui m’emplie désormais depuis plusieurs jours, voire même semaines …

Si cette année était à refaire est-ce que je la referais pareil ?

Non évidemment ! Ça me fait toujours marrer les gens qui disent que « oui j’en ai chié des ronds de chapeaux mais si c’était à refaire je referais tout pareil », soit ils n’en ont pas tant chié que ça, soit le temps a vraiiiiment fait son oeuvre.

 

Moi si je devais refaire cette année je m’épargnerais les mauvaises nouvelles de santé et la corvée des traitements contraignants à mettre en place (ça semble se calmer un peu en cette fin d’année) (enfin non on va dire que moi je m’habitue, c’est la grande force de l’être humain que d’être capable de s’adapter, ça prend un peu de temps pour le coup mais ça se fait) évidemment, et surtout – SURTOUT – les bons gros 3 mois de stress très intense entre septembre et novembre.

Mais si je m’éviterais 2-3 gros chausse-trappes, je ne voudrais surtout rien changer du cheminement et je ne voudrais pour rien au monde à cette heure-ci être ailleurs qu’ici, avec les gens que j’ai choisi pour m’entourer, avec les choix de vie que j’ai fait quelqu’ils puissent être difficiles à assumer parfois.

 

Voilà c’est ça ma conscience aigüe de cette fin d’année : que je suis exactement où je dois être, à ma place, entourée des gens qui doivent m’entourer, que je ne voudrais pour rien au monde être 1cm plus à droit ou 1cm plus à gauche et que surtout je ne voudrais pour rien au monde avoir d’autres personnes autour de moi que ceux que j’ai déjà.

Merci à eux, c’est grâce à eux essentiellement que je sais que je suis là où je dois être.

Ré-amour de soi

(Oui je réutilise l’image et alors ?)

 

J’ai perdu du poids.

Tant mieux, c’était ce qui m’avait été demandé.

Mais j’ai manifestement atteint le seuil de perte de poids où ça se voit, ou tout du moins où les gens qui ne me voient pas toutes les semaines le remarquent suffisamment pour prendre le risque fort mesuré de me dire « tu as maigri non? ».

Et ça m’énerve é-nor-mé-ment.

 

J’ai perdu du poids, j’ai perdu du tour de taille,  j’ai d’ailleurs été chaleureusement félicitée par ma médecin pour ça, qui m’a donné à cette occasion du « ma jolie » à n’en plus finir. A mon grand désarroi, j’ai rayonné de fierté après ces félicitations, alors que je n’en tire aucune fierté en fait et que j’évite soigneusement de l’étaler.

J’imagine que les gens qui se permettent de me dire « tu as maigri non ? » s’imaginent me faire plaisir. Dommage …

Je ne dois qu’à mon honnêteté viscérale de ne pas leur répondre « non j’ai pris 10 kgs en fait » au lieu de leur répondre un « oui » gêné qui dit que j’aimerais bien qu’on passe à autre chose. Sauf qu’en général on ne passe pas à autre chose « ça se voit au niveau du visage. Et de la taille. ».

 

Moi je ne le vois pas, déjà parce que je ne m’observe pas en détails dans la glace tous les jours et parce que ça se fait si doucement que d’un jour à l’autre rien ne change.

Et en vérité je m’en moque pas mal. Je maigris parce qu’on m’a demandé de le faire, je le fais pour des raisons médicales et ça s’arrête là. Alors cette irruption constante de mon apparence physique et de mon poids, dans un contexte complètement déplacé enprime, m’agace au plus au point, comme s’il changeait quelque chose à celle que je suis.

Je ne me trouve pas plus jolie qu’avant. Pas moins non plus. 

Je ne suis pas plus aimée qu’avant. Pas moins non plus.

Je ne suis pas plus intelligente qu’avant. Pas moins non plus.

(pour le prix Nobel, il faudra encore repasser)

 

Il y a toutefois une chose positive dans cette perte de poids. 

Elle se fait si tranquillement, sans sentiment de privations ni d’efforts fournis que j’ai retrouvé ce rapport serein (et dédaigneux) avec mon poids et mon organisme. Finalement je ne m’aime pas moins qu’avant.

Le train de Noël est annoncé en gare, veuillez vous écarter du quai

Ooooohhhhh ! (non ils ne sont pas tous pour moi non plus)

Pas de doute, Noël approche. C’est le pied de mon sapin qui se garnit un peu plus chaque jour qui me le dit.

Grâce à mes amies essentiellement, qui depuis lundi font déposer au facteur dans ma boite à lettre un colis chaque jour. A ma plus grande surprise.

Et à ma plus grande joie aussi.

 

Je suis émue, touchée, stupéfaite, reconnaissante, émerveillée par toutes ses marques d’affection et ses petites attentions. Triste et coupable aussi, de savoir que je n’ai pu toutes les rendre par manque d’énergie essentiellement, qui me fait cruellement défaut en cette fin d’année et qui m’a freiné – ainsi que la neige précoce – dans mon élan naturel plein d’enthousiasme envers les autres en cette période.

En vérité j’ai l’impression de ne pas avoir mérité tout ça (même si je m’en régale et que je ne boude pas mon plaisir). Comme l’an dernier, comme l’année d’avant.

 

Je crois que cette façon de déposer les cadeaux au pied du sapin au fur et à mesure de leur arrivée va devenir une tradition de Noël pour moi, aucun enfant n’empêchant cela. J’aime voir le pied de mon sapin se garnir de paquets cadeaux, j’aime avoir le temps d’en profiter en les déposant petit à petit 10j avant Noël, j’aime profiter des papiers cadeaux chatoyants, j’aime m’esbaudir réellement de leur nombre en me disant que c’est beaucoup trop, j’aime avoir le temps – plein de temps – avec eux au lieu de les déposer le 24 et de les ouvrir à minuit.

L’année dernière, et cette année encore, il y a eu un moment de malais où je me suis dit que j’étais devenue drôlement matérialiste, à me réjouir comme ça de cette profusion. Mais cette année, j’ai eu le temps (toujours cette histoire de temps à les voir) de pousser ma réflexion un peu plus loin. Je me moque de ce qu’il y a dans chaque paquet, non en fait pour être précise je me moque de la valeur financière que ça a, il pourrait y avoir une figurine en pâte à sel dans chaque que je serais tout aussi réjouie. Et en plus, je ne doute pas qu’en ouvrant chaque paquet je vais être émue par la pertinence de chaque objet, je vais me dire bouleversée « mon dieu qu’elles me connaissent bien ». Ce qui me touche et me réjouit dans cette accumulation de petits paquets c’est que des gens, des gens que j’aime, aient pris le temps de réfléchir et de chercher un cadeau pour moi – même tout petit – ou qu’ils aient vu quelque chose quelque part et se soient dit « il FAUT que je l’offre à Shaya », qu’ils aient pris le temps de l’emballer, qu’ils aient pris le temps de passer à la Poste pour me l’envoyer. C’est ça qui me touche, ce temps pris malgré la vie chargée pour tout le monde, le travail, les enfants, cette attention à mon endroit.

 

Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour.

 

Le week-end dernier mon père m’a dit « je vais ESSAYER de t’envoyer ton cadeau cette semaine ». Mon père va me manquer à Noël mais il m’a fait de la peine en me disant ça. Parce que Noël (comme mon anniversaire) tombe toujours à la même date, tout le monde la connait, mais que mon père peine à l’anticiper. Parce qu’il était tellement en panne d’inspiration que j’ai cédé et que je lui ai soufflé une idée de cadeau pour moi et que ça signe que malgré 31 ans (bientôt 32) de vie entremêlée par bien des aspects nous sommes des inconnus l’un pour l’autre et que si ça n’avait pas été le cas il aurait peut-être su que j’avais terriblement envie du dernier album de Julien Doré, d’une palette de maquillage bien précise ou d’un certain rouge à lèvres.

 

Hier soir ma sœur m’a appelée, un peu désespérée, en me disant qu’on pourrait acheter peut-être tel truc à mon père. On a déjà un cadeau pour mon père, un beau cadeau je trouve (un opinel édition limitée pour ceux que ça intéresserait), je le sais c’est moi qui m’en suis occupée. « Oui mais il ne vaut que 30€ alors on va racheter un truc comme ça on aura presque dépensé la même somme pour tout le monde »

J’ai dit Ok parce que je n’avais pas envie d’argumenter mais en vrai, ça m’a soûlée ce principe d’acheter un truc un peu bidon pour dire d’avoir dépenser la même somme pour tout le monde. 

Je me suis dit que Noël était devenu une fête commerciale le jour où la valeur financière des cadeaux était devenue plus importante que le temps, l’attention et la pertinence qu’on y mettait.

Noyel Spirit !

Jingle bell, jingle bell (flou)

 

 

(Oui j’ai des articles de blog un peu récurrents, un peu comme les marronniers des journalistes, que voulez-vous …)

 

Noel approche, je le sens dans les dates sur le calendrier et surtout dans ce frétillement intérieur qui m’agite de plus en plus, de plus en plus en permanence. L’esprit de Noël est là. En tout cas pour moi il est bien là.

(hiiiiiiiiii des décos de Noël !!!!!) (hiiiiiiiiii des cadeaaaaauuuuuuxxxxx!) (hiiiiiiii un marché de Noeeeeel !!!!)

 

Je n’ai pas fait le sapin encore, le temps a manqué mais je vais me rattraper dès le week-end prochain et je sais déjà depuis 15j de quelles couleurs il sera … parce que ça ne sera pas les mêmes que l’an dernier évidemment ! Les cadeaux ne sont pas finis encore non plus, manque de temps là encore pour mon plus grand désespoir normalement j’ai tout bouclé fin novembre, mais je sais ce que je vais offrir à tout le monde. J’ai programmé les goûters de Noël avec mes patients, je parle chocolats et macarons à tout bout de champ. Je commence à cogiter intensément à ce que j’aimerais cuisiner dans cette période particulière, en tentant des recettes de fêtes inédites ou en refaisant des particulières, j’avais aimé faire mon foie gras mi-cuit après tout alors pourquoi ne pas le refaire ? Et pourquoi ne pas tenter cette terrine de trois poissons comme je le dis depuis des années. Ça doit finir par être un peu épuisant pour mon entourage cela dit … (enfin ya bien des gens qui avaient déjà sorti les décos de Noel avant le 1er décembre alors je ne suis pas la pire)

Et puis j’inaugure des choses nouvelles, j’ai deux magnifiques calendriers de l’Avent à ouvrir cette année, moi qui n’en ai jamais eu, ça me fait bizarre j’avoue.

 

Mais ce Noël s’annonce aussi tout en hésitations et en points d’interrogations, à l’image de cet automne en fait qui a été fait de questionnements, d’incertitudes, d’angoisses. A l’image de cette année en fait.

Mais ce Noël sera doux, c’est une certitude – enfin je m’avance bien … il reste 20j avant la date fatidique et l’expérience de l’an dernier m’a appris que tout pouvait changer au dernier moment – et un pied de nez à cette année violente et douloureuse sur bien des points et sur bien des mois. Pour effacer les jours sombres et finir sur une note des plus positives !

 

Il faut dire que la météo m’a aidé à me mettre dans le bain de ce Noël qui approche aussi … la neige était à portée de vue depuis plusieurs jours déjà, à portée de mains presque, hésitante à recouvrir la ville, la saupoudrant tel le sucre glace sur une gaufre au départ pour finalement s’inviter franchement (et franchement plus qu’attendu) et recouvrir la ville de 10cm de blanc immaculé.

Alors j’ai cessé de lutter … Noël arrive ! HIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !

Shaya ailleurs …

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